Etre sans conne être

Hélas, bien souvent, lorsqu’on parle de vraie littérature, il n’y a que des hommes ou presque au rendez-vous. Le pire étant qu’un tel constat s’impose d’autant plus que le niveau scolaire est égal.. et élevé ! Souvent …je me suis dit que s’il existait encore un reliquat de féminité sacrée Isiaque (Isis – déesse « à dévoiler » de la Connaissance et de ses mystères) chez les Occidentales contemporaines, il ne fallait précisément pas espérer le trouver chez les doctorantes que l’Etat subventionne pour « chercher », mais du côté des provinciales rebelles et des brouillonnes a-scolaires… – De ces femmes à qui l’on coupe encore régulièrement, au foyer, la parole… – Du côté de celles qui ne s’expriment jamais à point nommé et de la manière qu’il convient. Je crois fondamentalement que tout ce qu’il y a à défendre dans la femme est ce qui en est opprimé. Et qu’aussitôt qu’on cesse de la maintenir en une saine (et cependant tragique) oppression, la femme cesse de perler goutte-à-goutte sainteté et mystère…

C’est sur ce paradoxe-là que personnellement j’ai toujours crucifié le féminisme, qui défend la femme au nom ce qu’elle abandonne (- en premier lieu, donc, son statut de victime et d’éternelle soumise) sitôt précisément qu’elle parvient à se défendre seule et à être entendue.

Comme disaient les hommes du temps jadis, ce que l’homme est amené à posséder, la femme se doit contenter de « l’être ».

Par ailleurs, je dois avouer m’être beaucoup amusée, adolescente, à entretenir doctement « les adultes » de livres et d’auteurs que je n’avais pas lus. De même aujourd’hui quand un homme/un professeur me considère à nouveau comme une enfant, il m’arrive encore de céder à la tentation de lire en lui ce qu’il attend (ou non) de moi que je pense des ouvrages dont il me parle, et de comparer une telle vision à ce qu’il en dit effectivement… C’est avec aisance que je m’offre ainsi, disposant du seul matériau intellectuel qu’il me livre, sans avoir fourni le moindre effort de documentation préalable, la possibilité de mieux coincer le larron dans ses propres contradictions interne que ne le ferait n’importe quelle étudiante fidèle – tant la discipline universitaire aura dûment rompu la pauvre oie blanche à réfléchir dans le sens contraire : c-à-d épurer un tel discours de ses scories, afin d’en extraire « ce qu’il convient d’y entendre ».
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5 réflexions sur “Etre sans conne être

  1. Mais que se passe-t-il donc avec vos articles sur ILYS ?
    Auriez-vous refusé les avances d ‘ XP ?
    Agressé John Terby ?
    Tenté d’occire Blueberry ?

  2. Je n’étais pas très satisfaite de moi. J’ai besoin d’un peu de temps avant de me relire et voir si ça vaut le coup d’être ré-écrit.

    Et pis j’ai la grippe aussi, snirfle. Novembre à Paris.. *_;*

  3. Allez, je vais répondre ici – disons, un peu plus complètement que la dernière fois – à la question que vous avez eu la délicatesse de venir me poser ici, Nico, Soap. D’une part parce que j’ai été flattée de constater, dernièrement, qu’un certain nombre de personnes étaient curieuses des raisons de ma récente disparition d’Ilys, de l’autre parce cela m’a permis d’apprendre que lesdites personnes intéressées venaient toutes ici, en dernier recours, prendre de mes nouvelles, – et vu que je n’en donnerai plus aucune ailleurs (y compris sur Facebook – !!) durant env. 1 mois – pour cause de vacances -, je prends l’initiative de leur laisser un petit mot ^^.

    Alors voilà, l’autre soir quand mon article récemment écrit a brusquement disparu de la Une d’Ilys, je me trouvais dans un état de grand trouble, dû à une conjonction de facteurs malheureux. Il y avait d’un côté ce gros rhume – je ne vous ai pas menti à ce sujet – qui me provoquait un brusque accès de fièvre vespéral… Il y avait aussi cette récente lecture malheureuse sur le Blog de secours d’Ilys -« TheUpRooted »- qui sans que je m’en fusse complètement aperçue, m’avait non seulement décoché une flèche dans le dos, mais m’avait atteinte… De façon subreptice et pernicieuse, certaine toxine ayant été versée dans mon verre sous mes propres yeux, je n’avais cependant pu me retenir complètement d’en boire une gorgée (!) – peut-être cette vieille impossibilité dans laquelle je suis, confrontée à l’altitude ou au vide, de ne pas éprouver un vertige qui me fait désirer choir (lat. : « cadere »). Les mauvaises intentions, les voeux de malheur d’autrui, au lieu d’enhardir comme il aurait fallu ma soif inextinguible de revanche et mon ardeur au combat, avaient entamé cette sérénité nouvelle que vous m’avez vue ces derniers mois, dont j’avais justement enveloppé mon coeur à dessein de le voir brisé moins souvent, et qui m’avait jusque-là offert une protection sans faille contre les mauvais sorts. En s’installant dans les recoins les plus secrets de mon moral, le poison du persifflage s’était mis à agir comme un virus : il avait grignotté, en tâche de fond (comme disent les geeks), bonne part du contingent de petits soldats qui formait mon système immunitaire. Au moment où donc l’autre soir, une nouvelle publication chargée dans mon fusil, je sonnai l’heure du retour aux combats, quand j’exhortai mon coeur à me défendre, il se retrouva curieusement nu. Le vent de la défaite s’était pour moi, je le sentais, à nouveau levé, le vertige du doute et du sentiment d’impuissance saoulait tant et si bien mon âme qu’elle se retrouvait brutalement – un peu comme par magie – dépossédée de sa force. Je me retrouvai inapte au combat, donc forcée de fuir mon éternel champ de bataille – à contre-coeur bien sûr.

    Epilogue :

    On ne gagne pas toutes les batailles quand on fut toujours, d’office, (même si – précisément – on ne le fut guère jamais que par goût de l’exploit et dégoût des passions ordinaires), en minorité devant l’adversaire. Cependant il s’agit de comprendre, pour nous autres qui sommes dès le début partis pour perdre, à quel moment nous arrêter. Je pars avec encore quelques atouts en poche et non dépouillée de pied en cap comme d’habitude : ainsi l’honneur à peu près sauf me permettra de continuer à croire que la lutte que j’ai mené à mes dépens contre « cette figure tutélaire d’Ilys dont le règne sans partage y allait de soi » (n’en déplaisent à ceux qui prétendaient réellement diriger ce blog) ne fut pas juste un écueil pour moi.. Sous-entendu peut-être ainsi pourrai-je aussi, à mes moments de spleen, le considérer comme une rude épreuve (de plus) dont je suis ressortie (encore un peu plus) maturée et grandie. – Lolol !

    Post Scriptum : Le langage amphigourique employé dans le ci-présent commentaire ainsi que son absence de conclusion en bonne et due forme sont volontaires : ils n’ont pas vocation autre que celle d’arrêter les cons.

    Bien à vous. :)

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