L’heure du règlement de comptes

Article publié à l’origine le 2 décembre 2011 à 22 h 50


Une réponse à monsieur Cormary, en remerciement pour ses deux derniers articles :

L’affaire Alexandra Legrand http://pierrecormary.hautetfort.com/archive/2011/11/25/l-affaire-alexandra-legrand.html

L’affaire Alexandra Legrand / Irena Adler : suite et j’espère fin : http://pierrecormary.hautetfort.com/archive/2011/11/29/l-affaire-alexandra-legrand-suite-et-j-espere-fin.html

J’ai dû répartir le screen du fil de conversation ci-dessous sur deux .jpg (il ne tenait pas sur un seul). La seconde moitié de ma réponse n’est pas la moins cruciale, c’est pourquoi je vous engage à ne pas oublier de la consulter. Voici les deux liens :

https://raiponces.files.wordpress.com/2011/12/chez-parloir-monsieur-cormary_01.jpg 

https://raiponces.files.wordpress.com/2011/12/chez-parloir-messieurs-cormary-et-boyer_021.jpg

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Comment j’ai fixé mon jugement sur Cormary – la suite (moins comique).

Voici, pour vous complaire, et parce qu’il ne faut jamais faire les choses à moitié, la suite inédite de mon premier échange (datant mois de Janvier de cette année) avec Pierre Cormary & ses donzelles, « chez lui » sur FB.

Je n’avais pas osé le publier entier la dernière fois, par décence, sans doute… par pitié aussi… peut-être également parce que je n’avais pas envie de casser l’ambiance sur Caer à l’époque (en ce temps-là j’essayais encore de ne pas sombrer trop souvent dans la mélancolie)… Tout simplement, comprenez-vous, car j’avais espéré pouvoir ensevelir cette affaire dans les enfers de ma mémoire : en ce temps-là je travaillais encore beaucoup à ne pas devenir « l’homme du ressentiment »…

Figurez-vous qu’au bout d’un petit moment j’étais même parvenue à lui pardonner complètement son attitude, à cet homme ! (- Paradoxalement, il en va de mon caractère…) – Ainsi qu’à la dénommé Mawie Tournelle, qu’il m’a été donné de fréquenter durant une courte période.

Aujourd’hui, hélas, j’ai été forcée par les nouveaux développements de cette affaire de renoncer à tous mes beaux rêves de paix de jadis. Je me console en me disant qu’il vaut toujours mieux ressentir de la rancœur que n’avoir pas de cœur du tout ! Que voulez-vous, moi aussi j’ai mes petits côtés procédurier.

Voici donc le mirifique et sanglant final caché de l’article précédent intitulé : « Comment je suis devenue une sorcière » – intermède comique.

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Mawie Tournelle / Seccotinemacopine  [pour info : une psychothérapeute de son état, qui a voulu plus tard devenir mon amie, sisi ! ^^ NDLA] :

Irina Raiponce clochette muse des druides de l’an 322 « VNR »: ces pâtés incohérents c’est juste pas possible cocotte. J’en reviens donc à ce que je sous-entendais au départ en te citant. Pierre est, le pauvre, chaque semaine, l’objet d’énamorations hystérisantes se transformant en plaintes bruyantes quand la Pompadour n°5682 suffoque indignée de ce que celui-ci ne lui baise les pieds. « Je cherche un Homme, je cherche un Homme, et n’en trouve pas. » Ah! L’histrionisme, la dramatisation, le théatralisme, ce désir d’attirer coûte que coûte l’attention de l’autre et d’être prem’s dans le champ de son désir, sans parler des troubles des processus de la pensée proches de la débilité mentale (d’où ce que certains psychiatres parlent carrément de la « bêtise hystérique »)… Oh non, tu n’es hélas même pas folle – ni intellectuelle ni seule contre tous (cf. les 2/3 mots clefs glanés ds ma lecture transversale de tes derniers pâtés) Même tes troubles dissociatifs ne sont pas intéressants in fine. Rien en toi n’est intéressant, je cherche de bonne foi (c’est que vous êtes nombreuses dans cette psyché) mais non… Tu es la copie de la copie de la copie de la copie d’une longue lignée de mimodramettes, qui, dans leur expression somatique, enchaînent les troubles urologiques, gynécologiques et gastro-instestinaux :o(

Ciao, petite rêveuse! (je sais que tu vas enrager, aller sur Word nous concocter une réponse cassante digne de la femme fâââtâââle que tu es, trop accrochée pour ne pouvoir céder le dernier mot, et au passage nous raconter passionnée encore ce que tu aimes, ce que tu n’aimes pas, tes épistoles au vicomte de Valmont écrites à la plume de canard pompon, mais je n’ai vraiment pas le temps là).

Pierre Cormary : What’s the fucking God’s blood catilinaire !!!  [Pour info, il parle de moi, là. NDLA]

Irena Adler :

Mawie, c’est de toi, n’est-ce pas, que tu nous parles, hein ? :) Comme c’est touchant.

Ecoute, je ne sais pas ce que tu as contre moi, pourquoi tu me donnes autant de fureur et de temps. Si l’on se fiait à tes raisonnements, il faudrait comp…rendre que tu es amoureuse ?

 Mais non, tu n’es pas amoureuse. C’est juste, comme moi, une vertueuse colère intellectuelle qui ta bite. ^^

 Enfin je voulais juste que tu saches que tu pouvais venir me lire, si le cœur t’en disait. Car j’apprécie ton esprit batailleur et polémique. Tu seras bien reçue : j’ai plein de lecteurs qui ne demandent qu’à s’amuser. Oh, j’en ai des gaillards, je te promets, parmi mes amis : viens sur mon mur, tu verras. De rudes gaillards comme dans les sales de garde!

 Je suis certaine que tu ferais, comme moi, *fureur* dans une salle de garde. ^^

 Le fond de ma pensée, c’est que tu n’es pas à ta place parmi les groupies de Cormary. Je pense que tu mérites mieux, toi aussi. Fais comme moi : possède toi-même tes fans, cela te libèrera du désir masochiste de courtiser des écrivaillons crétins. :)

 XOXO

[Je vous fais le topo : voilà déjà plusieurs heures que des guenons débiles s’en prennent à moi (cf : mon précédent article) – en groupe, qui plus est, et avec une perfidie rare – chez Monsieur Cormary, et pas l’ombre jusqu’ici d’une réaction pacifiante de sa part – bien au contraire ! Je trouve qu’il manque un peu cruellement de sens de l’hospitalité. NDLA]

Pierre Cormary :

Mawie n’a pas besoin de « posséder » pour régner sur ses fans dont je suis d’ailleurs le premier… Vous devriez comprendre ça, Irena, vous qui ,malgré tout, êtes la dernière de mes fans (et qui comme tous les fans a un rapport un peu compliqué avec son idole, pauvre de moi !!!).

Allez, avec le sourire…

Irena Adler :

Cormary… vous délirez. Je crois n’avoir jamais lu qu’un seul texte de vous, et encore peut-être juste en le survolant. Ca parlait d’Onfray et de Freud et j’étais en total désaccord, sur tous les points, avec vous.

 Je hais Roudinesco & co, …comme je hais Kersan et sa clique. C’est sans concession, ça paraît peut-être cruel, mais c’est de la pure répulsion intellectuelle. Que voulez-vous que j’y fasse ?

 Je me suis dit un jour que peut-être Kersan et ses potes vous traitaient mal et cela vous a fait monter d’un petit point dans mon estime. Petit point que vous avez largement reperdu aujourd’hui.

 Vous parlez de « posséder »… mais vous êtes complètement à côté de la plaque ! Votre Mawie est un monstre de vilénie, et moi je n’ai jamais « possédé » personne, parce que d’une part je ne suis pas le diable, et de l’autre je ne crois pas être en mesure de susciter de la vraie fan-attitude. Des gens m’aiment bien, parfois me prennent seulement en pitié, c’est tout.

Bécile Caron : Eh ben c’est animé ici!!! A quand le combat nues dans la boue???

Bécile Caron : Non histoire que je m’émerveille et puis que j’en ai un peu honte histoire de revenir dans le sujet… au premier degré bien sûr moi je n’en connais pas d’autres :)
.

Pierre Cormary : Ton premier degré a fait fuir la donzelle du degré zéro, je crois.
.

Aride Gnagnagna : Iréna vous avez fait la même erreur que moi : épiler trop les sourcils.

Il y a 11 heures · J’aimeJe n’aime plus · 1 personnePierre Cormary aime ça.

[Monsieur Cormary pense donc également que je m’épile trop les sourcils. Intéressant. NDLA]

Irena Adler :

La fille du degré zéro, elle n’a pas peur de continuer à croire qu’elle a raison : à savoir que les gens comme vous croient foncièrement que les femmes sont incapables d’intellectualité pure. C’est le pt de vue de Freud, pour qui chez nous tout enthousiasme/toute colère, fut-il porté sur un sujet politique ou littéraire, ne peut être autre que d’origine fondamentalement sexuelle. Toutes ces filles qui minaudent avec vous et se rient de celle qui parle tout haut de ce dont elles souffrent toutes en secret, vous laissent dans cette ignorance crasse : à savoir l’ignorance du fait que la femme possède elle aussi une âme. Je n’ai pas peur non plus du rire gêné, de votre part et de la leur, qui suivra mon intervention : car ce ricanement primitif est juste humain. Il n’est pas à votre honneur, il n’a normalement pas sa place chez les gens qui ont reçu un début d’éducation, mais il est humain.

 Votre Mawie, faites-lui mes excuses si c’est votre copine actuelle. Je ne suis même pas allée voir son profil, je lui ai répondu du tac-au-tac, par habitude (la scène que nous venons de jouer, je la connais par coeur ^^), j’ignore complètement qui elle est. Exceptionnellement, dites-lui que je ne la juge pas. C’est une pauvresse qui a vendu son âme pour séduire, parce ça lui paraissait être le seul plan viable. Chacun fait ce qu’il peut pour survivre en ce bas-monde et être entouré… Mais aussi, elle reste très consciente, quand même, de tout cela, et elle en souffre : c’est le signe que quelque soit le prix que l’on en tire, on ne la vend jamais complètement. C’est le signe que l’idée même que le Maître des Illusions puisse nous reprendre notre âme, comme le ferait un huissier d’un téléviseur, est elle aussi une illusion. ^^

Pierre Cormary : Aride, peux-tu abattre une bonne fois pour toute la créature ?

[Alors là, permettez-moi d’interrompre une nouvelle fois cet échange palpitant, mais nous tenons je crois quelque chose de rare.

Le gars vient de demander à l’une de ses amies, qui plus est sur son propre mur FB, de « m’abattre » :

1 – Arrêtez-moi si je me trompe, mais n’est-il pas le seul maître à bord ? N’est-il pas seul à maîtriser le bouton rouge de la censure chez lui ?
2 – Pourquoi demande-t-il à une fille  – UNE FILLE ! – de le défendre ? Pense-t-il que ses amies sont capables de « m’abattre » rhétoriquement ? – C’est mal parti, pour l’instant. Et puis comment le serait-elles, si lui ne l’est pas ?
3 – Le fait qu’il ne juge pas bon de répondre à mes critiques construites par une argumentation de son cru signifie-t-il qu’il ignore tout de l’art de la joute rhétorique ? … Ou bien qu’il se juge tellement supérieur à l’importune que je suis, qu’il ne daigne même pas se charger de mon cas en personne ? (J’ai penché pour cette solution, à l’époque)… Ou bien se prend-il pour une sorte de préfet romain flemmard, que son statut privilégié d’auteur (& de poulain du Déca) mettrait à l’abri de tout  – y compris de réfléchir ? … Ou bien pour un chef de guerre africain entouré d’une garde féminine ? … Etrange attitude, quoi qu’il en soit.
4 – « Abattre » est un drôle de mot. Il fait froid dans le dos, vous ne trouvez pas ? Croyez-vous qu’il soit prendre au second degré  (ouimaisalors dans quel sens, concrètement) ? Ou bien au premier ? … Le même Cormary en a accusé d’autres de le menacer de mort alors qu’ils tenaient des propos semblables, – et pourtant dans le cas des « autres », il s’agissait d’un contexte nettement plus potache (trollistique) que celui-là.]

Irena Adler : C’est à vous de le faire, Cormary. Je vous ai déjà supprimé comme ami. Il vous suffit ou d’interdiire à ceux qui ne sont pas vos amis de commenter sur votre mur, ou de me bloquer. Adieu !

.

Pierre Cormary :

Mais ma pauvre Irena, moi, je n’ai rien contre vous. Vous êtes une de de ces pauvres folles qui errent sur le net et qui se font exclure des forums, des sites et des FB les uns après les autres. Si je vous ai gardé sur le mien, c’était parc…e que vous étiez la récréation pathologique de la semaine. Mais vous avez été si profondément décevante, inepte, idiote, antilittéraire, même pas femme fatale, même pas érogène, vous contentant de déblatérer à tort et à travers, de vomir connerie sur connerie avec une arrogance consternante, que même un type comme moi finit par s’ennuyer. Presque pire qu’Elisabeth Lepidi, c’est vous dire. Lorsque vous osez répondre à Mawie (Mawie qui est plus qu’une surwonder woman !), vous vous discréditez avec une telle démesure que l’on a presque de la peine. Je n’ose même pas vous laisser entre les mains d’une Aride Gnagnagna qui vous écorcherait vive avec la désinvolture avec laquelle elle écorcha jadis votre gourou. Vous n’êtes qu’une sale petite conne, Iréna Adler, inculte, stupide, méchante, basse, perturbée, nulasse totale, parasite d’Internet, en manque de tout. Alors, pour votre bien, je préfère en rester là. Oubliez-moi, oubliez-nous, et lisez Feu Pâle de Nobokov avec lequel tout a commencé. Bonsoir à vous.

Irena Adler : …

Irena Adler : Bon, c’est pas tout ça les noobs. C’est que même pour un troll comme moi, il commence à sentir mauvais ici.

@ +++++++++++++++

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NDLA : Je précise que je n’ai rien supprimé de mes interventions (ni de celles de mes interlocuteurs). J’en donne ma parole d’honneur (qui comme un certain nombre de personne le savent, vaut encore quelque chose).

P.S : Cette discussion je me souviens, est la dernière où Nico de Montreuil soit jamais intervenu en ma faveur… la dernière fois qu’il prit ma défense héroïquement – comme ç’avait été jusque-là son habitude. Cela vint après-coup dans le présent fil, un certain temps après mon départ ; hélas je n’en ai pas retrouvé la trace, j’ai dû perdre le morceau de ficher .txt où j’avais conservé son intervention. :’)

Nico de Montreuil, si je t’ai repoussé, c’est parce que je ne méritais pas un admirateur aussi fervent que toi. Posséder un fan de ton importance, de ton irréprochabilité, eût impliqué que je fusse une personne véritablement irréprochable moi-même. Si je n’ai jamais su quoi répondre à tes interventions c’est parce qu’elles m’intimidaient et me faisaient me sentir par trop humble. Je sais que souvent ces silences, tu les as mal pris. Il aurait fallu pour accepter ta si grande capacité d’aimer que je sois meilleure que je ne l’étais, ou bien que je me fasse passer pour telle… 

« Comment je suis devenue une sorcière » – intermède comique.

Publié (la première fois) le : 24 janvier 2011 à 15 h 31 min 

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Voici, pour vous complaire, et pour varier les plaisirs, un petit dialogue sur FB avec Môssieur Pierre Cormary en personne, – monsieur Cormary et son poulailler, bien sûr : tout « grand écrivain » actuel (même considéré comme tel seulement dans un milieu très restreint), typé nouvelle droite,  se doit de régner sans partage sur un élevage raisonné de basse-courtisanes.  –  Il y a donc des Cormariées, en quelque sorte, comme il y a des Nabiennes, ou encore de jeunes et belles Beigbeder-beggars. Parce qu’on ne peut pas toujours être sérieux et que je sens mes lecteurs un tantinet lassés par mon obssession des Conspis, je leur concède ce petite intermède de répit. Quoique, si mon sujet préféré les ennuie carrément, cela soit tant pis pour eux, qu’ils se le disent. Car ils n’ont pas fini d’en avoir au dîner et au petit déjeuner, les ingrats ! Une obsession c’est sacré, après tout, merde ! Et puis il s’agit d’un vieux compte à régler : je vous raconterai, un jour, ma vie en enfer chez les conspis, – enfin si vous continuez à être sages. ^^

Par souci de ne pas trop les salir, le nom de certains personnages secondaires a été modifié.

Pierre Cormary : « L’émerveillement s’attarde et la honte demeure » – Si je devais résumer ma vie intime….

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Nouna Masoch ‎…. Caresserais-tu, parfois, l’aube d’un bonheur?…

Pierre Cormary Je préfère la joie au bonheur qui n’est pas gai comme dit l’autre. [2 personnes aiment ça]

Nouna Masoch C’est vrai : le premier souffre moins de rêve que l’autre.

Pierre Cormary http://pierrecormary.hautetfort.com/archive/2008/01/14/le-bonheur-n-est-pas-gai-max-ophuls.html [2 personnes aiment ça]

Nouna Masoch Super, ça fera mon repas. J’émerge, je me douche et dévore ça. ;)

Céline Bourge

Génial cet article! Ah l’homme qui court après un truc qu’il ne peut même pas réellement définir… C’est l’histoire de l’humanité ça non? Et pour être un peu tristanusienne, petit calembour:
signé la poule qui fait le zoeuf…
Oui je sais Shakespeare peut gravement nuire à la santé mentale des gens et cher Pierre Cormary je t’autorise complètement à effacer ce post ;)

Pierre Cormary Tout cela est bien beau, mais personne n’a encore reconnu la référence de ma citation… Assez difficile, je crois. Sauf peut-être pour Olivier Noël…

Tristanus Ah ! J’avais oublié ce texte ! Tu as illuminé mon dimanche neurasthénique et laforguien. Le bonheur, c’est un texte de Cormary hilarant sur le bonheur, tombant sur la platitude quotidienne comme un OVNI dans un potager !

Nouna Masoch ‎ » s’envoyer la côte de bœuf à la sauce béarnaise et au sel de Guérande du Saint André » …… Ce n’est pas le malheur ça, vous frôlez le Bonheur, oui! :D

Nouna Masoch

‎ » Le philosophe désespère, scandalise, blasphème, agresse, terrorise, décourage. Il détruit les idoles, suspend les jugements, torpille les opinions. Il se masturbe en public, détourne les esprits les plus jeunes et provoque la haine des parents d’élèves. Le philosophe, c’est le danger public par excellence que les autorités décident un jour de neutraliser. » … lol ça m’rappelle mon cousin Newman qui prépare sa thèse en schizioanalyse là… Excellent personnage, sympathique mais 35 tours de stade en talons quand je parle avec lui.

Pierre Cormary Et je viens de changer les illustrations rien que pour l’aimable assistance… [1 personne aime]

Irena Adler Toute passion charnelle éphémère porte avec elle son pesant de honte…

Pourquoi en êtes-vous encore là ? N’êtes-vous donc pas marié ?

Nouna Masoch Le mariage, c’est l’Etat qui dort avec vous et votre épouse. [Pierre Cormary aime ça]

Pierre Cormary Marié, moi ? Vous êtes bien étrange, Irena…

Nouna Masoch J’ai envie de faire un clip pour ton article…

Pierre Cormary Je t’en prie. Carte blanche ! [Nouna Masoch aime ça]

Tristanus ‎(« La poule qui fait le zoeuf » ? C’est tristanusien, ça, Céline ?…)

Nouna Masoch « et vous comprendrez pourquoi l’honnête père de famille ne peut qu’haïr la philosophie… « 

Ouh…. Je vais partir sur cette idée pour le clip.
>>> S’affaire.

Irena Adler « et vous comprendrez pourquoi l’honnête père de famille ne peut qu’haïr la philosophie… « 

Voyons mais… désolée M. Cormary… mais quelle ineptie !Le philosophe est celui qui aime la sagesse, non ? Quoi de moins sage que les passions sans… lendemain ? Et quoi de plus sage – de plus ambicieux, aussi – que l’apprentissage de l’amour chrétien, humble, patient, laborieux et désintéressé, auquel nous invite le mariage ?

Qui est le plus sage d’entre les hommes, sinon celui qui sait pertinamment, au fond de lui-même, que le premier, (l’amour passion), – illusion miroitante et acidulée – est foncièrement décevant, alors que le second, (amour de longue haleine), en apparence lourd, terne et ennuyeux, est une véritable pierre précieuse, pouvu qu’on le dégrossisse, qu’on le taille ?

Quant à la femme, elle qui vieillit plus vite et qui doit nidifier, à votre avis, de ces deux formes d’amour, laquelle est sa véritable amie ?

***

« Marié, moi ? Vous êtes bien étrange, Irena… »

A ceux qui me diront : « Balivernes de grenouilles de bénitier ; va donc enfourcher ta croâ, croâ! », je leur répondrai que la passion éphémère, charnelle, qui va précédée non pas d’un jeune amour ailé, mais d’un marchand de vin rubicond et d’une boule à facette, est pourtant, d’entre les deux, la moins humaniste. En effet, la fille d’un soir est une fille inconnue, elle est sa robe, sa coiffure, ses souliers, elle est le lieu en lequel on l’a rencontrée, elle est ce qu’elle a dit d’elle, elle est un moment, une projection de son amant, aussi. L’aimée d’un soir est imaginaire : on lui parle d’elle en la couvrant de flatteries. Mais ce sont des flatteries pour elle inédites. Elle répond au rêveur : « Ah bon? Je suis Manon Lescaut ? Ah bon ? Je suis la nymphe des bois Sylvie ? » Et cela la fait rire : elle rit derrière son masque, comme une enfant à qui l’on offre une panoplie de princesse, de sorcière ou de clown, rit en s’admirant devant la glace. Car le déguisement n’est pas cousu à sa peau et il disparaîtra aux douze coups du minuit suivant.

En revanche, à ceux qui ne croient pas que l’on puisse littéralement apprendre, à force de temps et de bonne volonté, à aimer quelqu’un, une fois qu’il ait accepté pour toujours votre présence à ses côtés et que vous l’assistiez dans ses joies et dans ses peines, je leur expliquerai que chaque être humain recèle en lui-même, comme un puit, une telle richesse de stratifications et de profondeur sans fond, que le simple fait de se pencher dessus donne le vertige, et qu’il est par nature impossible à effeuiller, impossible à déshabiller, mais que seuls ceux qui ont tenté un tel exploit, par curiosité de l’âme humaine, savent que cela est impossible : car l’âme est une source de curiosité inextinguible précisément parce qu’elle ne s’atteint jamais.

[1 personne aime ça : Pascal Labeuche]

Irena Adler

Quant au fait que vous me trouviez étrange… J’espère que vous n’imaginiez pas que je cherchais un flirt ?Vous savez, si je parle avec des hommes, c’est seulement parce qu’en moyenne je trouve leur conversation plus piquante, parce que je les trouve plus intéressants. Et si je cherche un homme (car oui, effectivement, si l’on veut, c’est mon cas), c’est uniquement à la façon dont l’entendait Diogène : je cherche parmi les âmes celles qui offrent le plus de correspondance avec ce que je m’imagine être une « belle âme », selon des critères moraux et esthétique qui m’appartiennent, naturellement.

Bien à vous.

[1 personne aime ça : Pascal Labeuche]

Pascal Labeuche Quoi, littéralement, de plus subversif, aujourd’hui dans notre pays, qu’un couple marié et fidèle ? [1 personne aime ça : Irena Adler]

Pascal Labeuche D’autant plus subversif que ce n’est pas du tout leur intention. [1 personne aime ça : Irena Adler]

Irena Adler ‎ @ M. Labeuche (deuxième com’) : ouimais je ne sais plus qui a dit qu’on était dispensé de juger les gens en fonction de leurs intentions (bonnes ou mauvaises), – que sinon on s’rait jamais rendus -, qu’on pourrait dorénavant se contenter de les juger sur leurs actes. ;=)

Pascal Labeuche Dieu soit loué !

Irena Adler Ha ha !   [Pascal Labeuche aime ça]

Pierre Cormary

Vous êtes de plus en plus étrange, Iréna… Et votre réponse au premier degré annihile mon texte au second degré…Même si je suis heureux de paraître si « piquant ». Quant à la recherche de l’âme soeur (Diogène ???? Vous m’en direz tant), je crois que nous en sommes tous là, et que ce genre d’espoir va de pair avec ce genre d’impasse, non ? (Et là, je parle autant pour vous que pour moi.) @Nouna, merci encore.

@Pascal L., Dieu est loué.

Irena Adler

L’âme soeur, je l’ai déjà trouvée, monsieur Cormary. Décidément vous me lisez avec beaucoup de désinvolture. Je vois que ce que je vous écris ne fait pas l’objet d’un grand respect de votre part.Quant à votre fameux texte « au second degré », je n’en sais rien, pour tout vous dire. Je vous lis aussi peu que vous me lisez, à présent sachez-le, afin que les pendules soit mises à l’heure.

Vous êtes un fat, doublé d’un inculte et d’un idiot, à l’image de la plupart des contributeurs du RING. Je n’aurais jamais dû vous laisser le bénéfice du doute, mal m’en a pris.

[Pierre Cormary aime ça]

Seccotinemacopine « Une question me turlupine, naturellement… Et moi, la créature, (accompagnée de son Pygmalion), m’avez-vous vue ? ^^ » (Irena machin)
http://img5.imageshack.us/img5/7938/corbeau16ia.jpg -_-

[Note aux lecteurs : Pierre Cormary est, dans le civil, gardien au musée d’Orsay. J’y suis justement allée ce vendredi dernier pour voir la fameuse expo de Jean-Léon Gérôme, peintre d’histoire, – peintre « réac » -, académique en butte aux premiers impressionnistes, avant qu’elle ne soit retirée. (NB : Le musée d’Orsay avait par ailleurs enfin sorti -« Victoire- ! », du placard à horreurs, sa collection de tableaux de Bouguereau !) – Je n’ai donc pas pu résister à la tentation de demander à monsieur Cormary s’il m’y avait vue. Fin de la note aux lecteurs. C’est donc ma question au gardien de musée que Seccotine ma copine reprend-là.]

Irena Adler@ Seccotine : La méchanceté des moches envers les autres ne les rend pas plus belles pour autant. Essayez plutôt de lui montrer vos fesses, au grand écrivain. C’est à l’aspect de leurs fesses qu’il juge l’intelligence des femmes, il ne vous l’a jamais dit ?

Seccotinemacopine ‎ (punaise quand je pense qu’à vingt ans j’ai eu ce même trip vouvoiement carrosse pomme duchesse et éventail casino-promo :’o)

Irena Adler

Vous aviez vingt ans et vous vous faisiez passer pour plus mature que vous n’étiez ; maintenant que vous n’avez plus vingt d’ans, il ne vous reste plus que l’aigreur de n’avoir rien appris et d’être pourtant vieille. Je vouvoie les vieux par politesse ; consultez donc Schopi (nhauer) au sujet de la politesse.

Seccotinemacopine

Du pain (de la tarte) béni(e) décidément!

http://gateauxnancy.com/images/Photodegateaux/Tarte_fruits.JPG(Irina change trois fois de photo de profil en 3 minutes quand elle parle à une autre femme – en l’occurence dont le cul comme le reste est très joli, merci bien! Je dois filer, essaye d’ici là de trouver une photo moins cucul la pralinette de toi!)

Irena Adler

Tout le monde ne peut pas être aussi sûr que vous de sa beauté. ^^

Il ne fait aucun doute que vous êtes laide (à l’intérieur de vous, la noireaude ne trompe pas), en revanche j’ai eu honte subitement de m’être prétendue belle – car cela aussi, précisément, est par définition disgracieux. Enfin, je vous souhaite une bonne séance de pâtisserie. Et n’hésitez pas à en offrir une au grand écrivain qui héberge gracieusement notre querelle : les tartes, c’est ce qu’il préfère. Comme les autres « grands écrivains » de sa génération (Beigbeder, Nabe.. etc.) ; il raffole des tartes – en particulier celles qui comme vous ont un beau cul.

Pierre Cormary

Le plus drôle, dans sa photo, c’est son miroir.
(Au fait, évite de manger des pommes aujourd’hui, ma belle Seccotine)

http://www.youtube.com/watch?v=M6mE5Hwte-U

Irena Adler

Oh là là ! Le brillant homme ! Vous avez trouvé ça tout seul ?
Hélas, vous n’êtes pas le premier à me la faire. :) Tant pis.Nan mais c’était bien tenté. Prochaine étape : brûler la sorcière et invoquer papa Freud. Vous y êtes presque, un peu de grivoiserie de corps de garde, et vous êtes arrivé. :)

***

Ah ça c’est le vrai portrait du philosophe moderne, pas vrai? :

http://www.gala.fr/var/gal/storage/images/media/images/photos_lifestyle/photos_beaute/astuces_de_stars/frederic_beigbeder/frederic_beigbeder_sous_les_groupies/650107-1-fre-FR/frederic_beigbeder_sous_les_groupies_reference.jpg

Pierre Cormary

Si on y a tous pensé, c’est que cela doit être vrai, non ?

******

:(

Irena Adler

Ha ha ! Mais bien sûr que c’est vrai, que je suis une sorcière ! – D’ailleurs, Céline serait d’accord avec vous, la majorité a toujours raison, et il n’y a pas de fumée dans feu. [Ce que vous ne savez pas, c’est que les hommes disent en général que je suis comme Double-Face : à la fois Blanche-Neige et la Méchante Reine – voyez comme ça va loin !]Mais au fait, qu’est-ce que c’est, au juste, une sorcière ? Il faudrait interroger Michelet. Je veux dire, les fous dangereux et les intellectuels pacifiques n’ont ils pas en commun d’être à la fois la « Bête noire » pour certains et un « Ange Bleu » pour certains autres ? Ce qui compte, lorsqu’on doit juger un homme/une femme, n’est-ce pas au final ses actes ? A savoir : le fou est dangereux, alors que l’intellectuel, même dit « méchant », est foncièrement pacifique.

C’est Freud, justement, qui dit que le premier geste véritablement civilisateur, ce fut quand quelqu’un jeta une insulte au lieu de jeter un pavé. Cependant les musulmans le font encore, de jeter des pavés sur les « sorcières » (& assimilées) avec le sentiment du devoir accompli, alors qui croire ?

Ce qu’il y a de bien pour moi, quel que soit le parti (Freud ou Islam) que vous choisissiez, c’est que dans le monde virtuel, les pavés ne sont jamais de toute façon eux-mêmes que des mots. ^^

Irena Adler

Bien sûr (ah là là, j’oublie parfois que je parle à des incultes), ma réflexion sur Céline était ironique. Citation exacte : « Les cons sont la majorité, c’est donc bien forcé qu’ils gagnent. »
Louis-Ferdinand Céline (1894-1961)Quant à Diogène, souvenez-vous, il déambulait, en parfait cynique, sur la place publique bondée d’Athènes, en plein jour une lampe à huile allumée à la main, et interpelait le passant en disant : « Je cherche un Homme, je cherche un Homme, et n’en trouve pas. »

Pierre Cormary Quelle culture !

Irena Adler

Bon sang, Diogène et ses chiens dans son gros pithos, sa lanterne à la main, ou assis par terre dans une ruelle sale et ferré aux pieds comme un esclave, vous l’avez eu assez longtemps sous les yeux, récemment, lorsque vous faisiez les cent pas au musée d’Orsay !

Irena Adler

« Quelle culture ! »Vous voulez rire ? Ce n’est pas de l’érudition, ça. [En vrai je ne lis pas beaucoup, je suis plus une dilettante qu’autre chose]. C’est ce qu’on appelle de la culture G de base. – La citation de Céline je viens de la piqu…er sur FB, c’est dire ! :D

Pierre Cormary Au secours ! [Irena Adler aime ça]

Irena Adler

Personne ne viendra vous secourir ! Vous êtes entre mes mains ! Hihihiâârrrh ! [Rire Sardonique]


La parabole du cheminot – Folie collective, ep.05

« Montrez-nous scientifiquement – sans attaque ad hominem, sans argument d’autorité – que la thèse officielle est vraie de vraie. » (Dia)

 

Nanan ! Ce n’est pas à moi de prouver « scientifiquement » (en l’occurence, le mot fait bien rire),  qu’il est faux de prétendre qu’aucun avion n’est tombé sur le Pentagone . – D’ailleurs, cela est fort possible, qu’en sais-je ? Et après, j’ai envie de vous dire, qu’est-ce que cela ferait ? Ce qu’on appelle la « Raison d’Etat » implique depuis toujours que certains crimes soient autorisés aux Grands et gardés secrets, on le sait bien. Cet état de fait n’a jamais choqué, que je sache, aucun spectateur de la série 24H00 ou des films de James Bond !

[De même, l’histoire de celui qui accède au Pouvoir et à l’Argent dans un pur esprit de vengeance et finit par considérer toute pièce d’or gagnée par lui comme de l’or « rédimé »(c-à-d lavé de ses fautes : de l’or entassé aux pieds du Divin) et tout crime perpétré par lui comme un crime voulu par Dieu, ce n’est pas là que l’histoire des juifs imaginée par les compulseurs obsessionnels du machinchose de sages de Sion. C’est tout simplement aussi celle – fictionnelle – du Comte de Monte Cristo. – Héros populaire français, s’il en est! :)]

Au nom de quoi serait-ce à moi de prouver que le gouvernement américain ne nous cache rien de ce qu’il sait sur les E.T ? – Moi que la cause extraterrestres-o-phobe comme extraterrestre-o-phile non seulement indiffère, mais fait doucement rigoler ?

Pourquoi devrais-je vous prouver que les Franc-Maçons ne gouvernent pas le monde depuis des chambres obscures où se perpètrent d’atroces crimes et des orgies sans nom ? – Moi à qui il suffit de venir d’une petite ville de province dont la moitié des petits commerçants ayant pignon sur rue sont, de notoriété commune, des Franc-mac, et d’avoir pu constater par moi-même que ces gens ne sont pas pour autant des Lumières : plutôt des « petits-bourgeois-gentihommes » à la Molière, abyssalement médiocres et cons. [- Moi dont le père, figurez-vous, fréquentait là-bas, dans le temps, une sorte de beauf fêtard très populaire, vaguement épicurien mais sans relief, qui fut un jour, d’après ce qu’on m’a dit, à quelques voix d’être élu représentant du Grand Orient de France. Lolol !]

Non, je n’ai pas à essayer de prouver « scientifiquement » que les Juifs ne sont pas mâtinés du sang reptilien des Elohims qui destinent la race humaine à accéder à un niveau technologique semblable au leur qui lui permettrait (à la race humaine, NDLA), entre autre chose, de conquérir sa galaxie ! – Non, parce que si je m’essayais seulement à émettre un avis supposément documenté à propos des Elohims, eh bien non seulement je passerais pour une bredine, mais il y aurait de forte chances que ça soit mérité. ^^

Non, je n’ai pas à « prouver » tout ça, comprenez-vous bien ? Car ce serait comme si vous demandiez à un cheminot de vous prouver que prendre le train n’est pas dangereux. Il vous rassurerait d’abord, avec patience : « Pourquoi croyez-vous que cela pourrait être dangereux? C’est absurde! ». Vous lui répondriez certainement qu’il est déjà arrivé que les trains déraillent. Alors il s’exclamerait : « Personne ne vous force à prendre le train. J’ai du travail. Veuillez circuler. »

Pour autant, ce cheminot ayant clôt la conversation brutalement et n’ayant pas souhaité accéder à vos désirs ni s’exprimer davantage, cache-t-il un monstrueux secret ? Non, il me semble : il est juste trop occupé à gagner sa pitance pour se soucier de vos problèmes,. Il se contente d’être persuadé, en toute bonne foi, qu’en l’occurrence vous ne risquez rien, même si par ailleurs il sait aussi, tout autant que vous, qu’il n’est théoriquement pas impossible que le train déraille. Cependant il ne fait aucun doute à ses yeux que le possible déraillement de ce train-là entre mille que vous vous apprêtez justement à prendre, ne serait qu’un affreux hasard (le fameux Cygne Noir de  Nassim Nicholas Taleb) : d’autant plus que lui et ses collègues travaillent sur la voie ferrée afin d’écarter au maximum ce genre de problèmes. Quant à l’éventualité qu’un terroriste y soit venu poser une bombe dans la nuit  : en vertu de quel raisonnement foireux la SNCF serait-elle à voir comme son complice légitime ? Quel enquêteur maboule ferait d’elle – a priori victime – son suspect n°01, alors que tant de groupuscules de fous-furieux courent de par le monde, qui ont davantage d’intérêt que la SNCF à faire ça ?

De l’avantage de subtituer la (méconnue) méthode naïve-ironique à la (rebattue) méthode paranoïaque-critique – Folie collective toujours, ep.04

 

Lettre au Père Noël

Lettre au Père Noël

Misanthrope Modéré m’a fait part, sur Facebook, d’un mail qu’il avait envoyé à notre Président de la République. Peut-être cela semblera-t-il incroyable ou idiot à certains, et pourtant M. Sarkosy nous offre – à nous son peuple – la possibilité de lui communiquer nos impressions sur la façon dont il mène l’arche France à bord de laquelle nous sommes tous embarqués.

Voici l’adresse : http://www.elysee.fr/ecrire/

En soi, quoi de plus louable de la part du Président de la République, n’est-ce pas ? Alors, pourquoi la plupart des Français riront-ils du geste de Misanthrope Modéré ? Comment, ces gens, cette majorité, persuadée de l’inefficacité totale d’un tel geste, sont-ils donc finalement tous parfaitement résignés à l’idée de ne vivre que dans une démocratie de façade ? Cette idée, plutôt, ne leur serait-elle pas, plus encore, fondamentalement confortable, pour qu’ils cherchent à discréditer toute velléité d’espoir chez les autres de faire entendre leur voix en haut-lieu ?

Il me semble, pour ma part, que poser les bonnes questions aux bonnes personnes, sans vaines pudeurs ni égotisme, et tant qu’on n’a pas pu prouver que c’était inutile, est le seul moyen possible d’aborder honnêtement le réel – le seul moyen, en quelque sorte d’en connaître les contours et la teneur : en somme de l’éprouver. Car quand bien même une démarche comme celle de M.M paraîtrait ridicule au tout-venant, en quoi le serait-elle, en l’occurrence, du point de vue du pouvoir démocratique auquel nous sommes sensés nous adresser, – lui dont toute la crédibilité ne tient par définition qu’en la foi renouvelée de son peuple en sa vocation de représentant légitime et accessible ?

Le Droit laïque a légitimité à être considéré comme le remplaçant naturel du Clergé de l’ancien régime à la droite du Glaive actuel. Nous avons le *droit* de nous adresser à Sarkozy et cela paraît ridicule ? Mais qu’est donc Sarkozy sans le Droit ?

Trop de gens font les malins en prétendant connaître la profondeur réelle du fossé qui sépare *ce qui est* et *ce qui devrait être*. Or ne pas s’arroger le *droit* de se comporter selon ce qui devrait être – ce que devrait être la démocratie, notamment – et d’ignorer un tel supposé fossé, c’est paradoxalement aussi se résigner à ne jamais pouvoir prouver qu’il existe ! – voire même, le cas échéant, le créer de toute pièce.

Non seulement qui tente rien n’a rien, mais qui ne tente rien ne *sait* rien non plus – et voilà le plus grave.

 

 

Si les conspirationnistes allaient, comme M.M fait ici, à la rencontre du Pouvoir (ou de tout ce qu’ils lui identifient – à tort ou à raison – comme les juifs ou les franc-maçons), au lieu de rester enfermés chez eux devant leurs écrans à se bourrer le mou les uns les autres en publiant des vidéos hystériques sur le net, alors ils ne seraient plus des conspirationnistes : ils seraient les bons anges gardiens de notre société, venus humblement, sans a-priori, poser les bonnes questions aux bonnes personnes, pour démasquer vendus et traîtres. Ils seraient des journalistes désintéressés, des enquêteurs par vocation, – les amis de la vérité réunis ! …

Làs, y aurait-il parmi eux de vrais journalistes désintéressés, qu’aussitôt la majorité conspirationniste, celle qui n’est pas allée voir par elle-même, parce qu’elle déteste les journalistes par définition, dirait d’eux qu’ils ont pactisé avec le Diable pour qu’il leur achète une carte de presse. Plus encore, certains conspirationnistes reclus dans leur e-cellule enfumée ne jugent la qualité de l’information qu’à sa provenance : une chaîne publique s’aviserait-elle de donner la parole à un polémiste en accord avec eux, qu’aussitôt ils remettraient automatiquement leurs propres idées en question pour la première fois. Plus encore, de les voir exprimées en pleine lumière, elles s’en trouveraient à leurs yeux obscurcies. – Peut-être par une sorte d’effet-rebond de leur intelligence paranoïaque malade,  finiraient-ils quand même par pardonner à leurs idées géniales d’avoir été entâchées de médiatisation télévisuelle ; mais peut-être alors ne pardonneraient-ils que parce qu’ils auraient vu dans cette médiatisation insolite de « la Vérité » (leur vérité, NDLA), une manoeuvre de plus de l’Ennemi pour les éloigner d’Elle.  De même, la liberté de ton du larron s’exprimant à leur place – jugée ontologiquement impossible sur une chaîne publique – sera regardée avec la plus grande des méfiance : « Il fait l’ange ? C’est donc la bête ! », pensera-t-on immédiatement dans leur milieu.

Mais voilà, de combattants de la Vérité ils ne sont généralement qu’en rêve, de preux chevaliers, ils n’en font que dans leurs jeux vidéos. Leur activité majeure ?  Nouer pêle-mêle, sans discrimination, depuis leurs chambres closes et bordéliques d’adolescents attardés, vrais scandales de presse, vraies découvertes scientifiques et rumeurs de latrines, avec croyances barbares. Donner au vrai, quand il est rare, l’apparence du faux, en l’épinglant, en entomologiste, avec des collections de sornettes, dans des albums de curiosité.

Suivant tantôt les intérêts antisémites des musulmans en adoptant le protocole de sages de Sion comme une autre bible, tantôt ceux des libéraux en chargeant l’Etat laïque, à travers son rejeton sectaire (mais soutien de la première heure), la Franc-maçonnerie, d’une pyramide babylonienne, scandaleuse à souhaits, de vices archaïques et gratuits, ils sont avant tout *consommateurs* de croyances et de combats de tous bords, mais ne font jamais – ne *créent* jamais ! – l’actualité. Ils ne croient qu’en l’incroyable, et, dans un élan de dédain romantique et vaniteux, méprisent, vomissent, à titre de « préjugé », le vraisemblable, l’évident, le visible. Ils sont le peuple de France  révolutionnaire dont un vent de Réforme a écartelé aux quatre points cardinaux la piété légendaire, ils sont le peuple à l’intelligence démente et disproportionnée, gavé « d’idées nouvelles », de la Russie Dostoïevskienne : ils courent à l’insurrection aveugle, au crime d’honneur incompréhensible, enfin à l’attentat meurtrier.

Il ne faut pas les prendre à la légère, mais il ne faut pas les écraser de silence non plus : je pense qu’il faut parler d’eux.

Raiponces à toutes les questions que vous vous posiez (concernant le conspirationnisme) – Folie collective, ep.03

F.A.Q
Qu’est-ce que le conspirationnisme ?

Définition :
Le conspirationnisme désigne l’attitude consistant à substituer abusivement à l’explication communément admise de certains phénomènes sociaux ou événements historiques, un récit alternatif …qui postule l’existence d’une conspiration.

• « abusivement » : le récit proposé s’affranchit des règles élémentaires du raisonnement scientifique, notamment en écartant systématiquement les éléments qui seraient de nature à le contredire ou – lorsqu’il consent à les examiner – en échouant à les réfuter de manière satisfaisante.

• « postule » : la conspiration n’est jamais démontrée.

  • Le conspirationniste n’est pas plus un enfant que l’homme atteint de nanisme ne doit achever sa croissance.
Vieux enfants
Vieux enfants

« Le conspirationnisme, c’est peut-être un refus de grandir, ou plus précisément, c’est une perversion de cette capacité à imaginer propre à l’enfance. Or, l’imagination, lorsqu’elle n’est pas soigneusement maîtrisée avec le temps, devient un fardeau. C’est trop lourd. Il y a trop « d’harmoniques » : la voix devient fausse. » Nico de Montreuil

Nico de Montreuil touche juste. En l’occurrence j’ai écrit mon dernier article en pensant à des geeks qui frôlent le syndrome de Peter Pan !

  • Le conspirationniste évolue dans un réel en tout point conforme à une mauvaise SF, mais ne lit pas de romans.

 

La belle reptilienne - V
La belle reptilienne – V

« Il en est de même avec l’intelligence : l’imagination (l’harmonique de la pensée) s’alourdit d’années en années. Il faut travailler pour qu’elle continue d’irriguer agréablement notre pensée, qu’elle chante juste. Mais certains n’en font qu’à leur tête, continuent à parler, et nous cassent le cerveau.J’ai observé une chose étonnante. Souvent, ces personnes sont parfaitement insensibles à la littérature. A creuser… » Nico de Montreuil

Cela est tellement vrai… Leurs propres délires conspis ont radicalement nettoyé mes anciens amis de tout ce qu’il pouvait leur rester d’esprit romanesque.

Je proposerais, à cela, une explication simple : si l’on considère que le conspirationniste vit déjà dans une sorte de jeu vidéo à la « Deux Ex » (ou comme celui, à sortir, dont j’ai affiché le Trailer dans mon article précédent), alors son réel est en tout point conforme à ce que nous, lecteurs adultes donc désillusionnés, aux prises avec un réel dénué de sens supérieur et donc décevant, identifions à de la fiction. En ce sens ils ont tué la fiction en la réalisant : ils ont désappris même à comprendre ce que « fiction » veut dire.

Je pense d’ailleurs que la nature foncièrement puérile de leur vision du monde tient tout entière elle aussi là-dedans : ils n’ont pas renoncé à « La Merveille ». [La Merveille est nom  que Chrétien de Troyes donne à son Deus ex machina dans de Cycle du Graal : la conquête du Graal ne peut se faire sans elle. Elle est l’intervention divine nécessaire, salvatrice (ou maligne), dans le cours banal (= décevant) des choses, NDLA]. Mais qui dit possibilité du miracle dit aussi porte ouverte à toutes les fenêtres : comme l’enfant dont l’organe de la raison est encore en formation, chez qui la frontière entre l’ici tangible et l’au-delà intangible est encore molle et mince, le conspirationniste flirte avec une dangereuse pensée magique qui est source d’angoisses. Comment cela serait-il autrement, à partir du moment où tout chose incroyable cesse de l’être ? – notamment la présence d’un monstre sous leur lit ou la possibilité du surgissement d’un fantôme ou d’un extraterrestre d’un placard à balais.

  • Une histoire du conspirationnisme qui est aussi celle de la modernité
Imprimerie & Internet : même combat

Imprimerie & Internet : même combat.

Les conspirationnistes sont donc, de ce point de vue, effectivement à rapprocher des paysans et autres pauvres hères crédules de la France d’antan, si chers à Michelet. L’historien explique bien comment, à la veille de la Renaissance, les esprits se sont brûtalement échauffés. Ces temps de rupture avec un ancien ordre établi correspondent, comme le nôtre, avec l’irruption sur la place publique d’une foultitude de connaissances autrefois réservées à une élite érudite.  L’invention de l’imprimerie, comme aujourd’hui celle d’internet, a eu pour conséquence un phénomène inédit de démocratisation exponentielle du savoir. Et puis, bien sûr, la publication d’une Bible en langue vulgaire a littéralement volé à la caste des prêtres – comme jadis Prométhée a volé le feu au Ciel – l’exclusivité de son étude. Avant un tel cataclysme, qui l’a chamboulée de fond en comble, la société médiévale était en quelque sorte à rapprocher de la société indienne traditionnelle : elle avait ses castes dirigeantes et son troupeau, elle était un corps solidaire dont les membres inférieurs n’étaient rien séparément et dont les chefs avaient vocation de penser pour et à la place de la multitude. Or une telle pyramide sociale hyératique ne pouvait tenir que dans la mesure où elle était considérée par tous comme voulue par Dieu, et où ceux à qui auraient eu besoin qu’existe un ascenseur social au centre de cette pyramide, n’avaient pas les moyens de dire aux prêtre que Dieu désirait lui aussi cet ascenseur [notamment en citant Matthieu 20.16 Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers]. L’édition de la Bible en langue vernaculaire, si chère aux protestants, a tout changé : tous les individus, du plus humble au plus important, fussent-ils chargés la journée d’obéir au plus influent des supérieurs hiérarchiques, se mirent à développer, au soir, une vie intérieure propre ; chacun s’accorda le droit de posséder un avis personnel sur tout, indépendamment de celui de son curé ou de celui de son Roi.

  • Car les conspirations et les crimes des puissants eux aussi sont des réalités historiques

Vierge de fer
Vierge de fer

A cette époque, la théologie Jésuite – catholiques de l’extrême, terribles clercs à poigne, résolus à endiguer coûte que coûte la montée du raz-de-marée protestant/jansénistes – attribue sans ménagement la volupté et la jouissance au démon ; la souffrance et la peine seules apparaissent comme sacrées. La religion du Christ devient alors aux yeux des humbles – à cette époque, comme si cela ne suffisait pas, écrasés par d’inhumaines pestes noires et de longues famines – celle des maîtres opresseurs [a.k.a. Sabre et Goupillon alliés]. Ces religieux jésuites, en effet, alors qu’ils sont en charge des pauvres, des simples, des orphelins et des malades, les traitent comme des criminels, les exploitents, les tuent à force d’exercices d’expiation – comme si Dieu les avait fait vilains parce qu’il ne les aimait pas ! A rebours, les petites gens, la paysannerie, se prennent à célébrer, de nuit, le Sabbat ; ils implorent la protection du Seigneur Démon qui devient pour eux [comme Lucifer le sera un peu plus tard pour les Romantiques], une sorte de Dieu de la Liberté. Leurs messes noires  consistent essentiellement à tout faire à rebours, notamment à communier de dos la tête en bas avec un radis noir entre les dents, en montrant ses fesses au grand méchant Jésus, le patron des églises des riches… ^^  Les rumeurs de conspirations, des plus vraissemblables et documentées [car la conspiration  bien sûr elle aussi – je ne l’ai peut-être pas assez dit- est une réalité historique], aux plus grotesques et ésotériques,  – exactement comme aujourd’hui ! -, vont alors bon train. Chez les protestants, on colporte certains crimes montrueux du côté catholique. Du côté catholique, on identifie pêle-mêle sorcières et protestants. Chacun se dit martyr de l’autre, chacun se jette du « païen », de l’ « impie », de l’ « amant du Diable », à la tête. Et le bon peuple trinque : écartelé entre son jour et sa nuit, il ne sait plus à quel saint se vouer.

Pierre de la Bastille

Pierre de la Bastille

C’est une sorte de cauchemar héréditaire du peuple français qui, [apogée et fin du formidable retournement des valeurs initié à la Renaissance qui s’inspira du « Les premiers seront les derniers » biblique], les fit entrer en révolution et attaquer la Bastille. Or cette prison où la royauté avait longtemps enfermé ses ennemis personnels sans jugement préalable, en 1789 elle ne servait déjà quasi plus ! Michelet raconte que les Sans-Culotte, interdits, s’étant trouvés nez-à-nez avec une poignée de vieux malades mentaux à particule (éloignés là de leur héritage par leurs propres famille) et des centaines de cellules vides, ne voulurent d’abord pas – littéralement – en croire leurs yeux : ils entendaient pleurer à travers la muraille ! Ils étaient persuadés d’entendre les voix suppliantes de leurs précurseurs – frères et soeurs de lutte aînés -, et leurs infinis soupirs… Ils cherchèrent dans tous les coins, crurent que le Gouverneur – déjà tué – avait caché quelque part des prisonniers torturés dans quelque oubliette… Peine perdue. Les lieux, sinistres, infects, sordides, gardaient bien, sous forme de squelettes, la trace d’immenses soufrances passées, mais il n’en restait rien. Le temps avait impitoyablement emporté le sang et laissé  les ferronneries cyclopéennes et les pierres, et le peuple, ivre du désir de réparer l’irréparable, en était réduit à  halluciner collectivement.

Imaginons un instant une foule immense de conspirationnistes de tous les pays venue mettre à sac une base secrète de l’armée américaine à la recherche d’un vaisseau E.T. et de son contenu. Comment réagirait-elle, n’y trouvant que les reliefs d’un prototype de fusée des années 60 abandonné et un vieux phonographe ?

  • En toute imagination du Mal, même la plus angoissée, quelque chose est bon – non pas forcément la lettre, mais au moins l’esprit.

The Witcher

"Il s'appelait Gerald de Riv..."

Souvent, je pense aux villageois de Roumanie avec leurs tyrans au-dessus de leurs tête ; ces paysans naturellement supersticieux confrontés à des races nobles et cruelles sévissant en toute impunité depuis des forts francs imprenables… Ce sont eux qui inventèrent, – parfois aidés, il est vrai, par des agents féodaux désireux de bouter une dynastie rivale hors du trône en salissant sa réputation –  anecdote après anecdotes, le mythe canonique du vampire tel que nous le connaissons. Je me dis alors que si l’on veut penser en maître et non en esclave, il faut savoir qu’hors de l’Histoire avec un grand H et de sa résonnance dans l’imaginaire populaire roumain, le mythe du « Dracula » n’a jamais eu aucune réalité. Du moins, il n’eut jamais de réalité aussi longtemps qu’on s’en borna à la lettre, – en revanche je crois qu’il n’est pas vain d’en étudier l’esprit.

Folie Collective, ep.02

 

Prison

Prison

 

« Il faudrait franchir le cap de facebook et expliquer a tous ceux qui n’ont pas eu le temps ou les moyens de savoir : aux citoyens/nos proches que ce sytème capitaliste nous détruit que les politiques nous manipulent et que les médias nous mentent,que des élites veulent un nouvel ordre mondial et qu’ils se rassemblent en secret, qu’ils se nommment bildeberg, le siecle, qu’ils contolent les médias, les banques […] »

Bib le Rasta

« […] Moi par principe je me méfie de tout, et en particulier des gens qui ont le potentiel pour transformer notre planète en goulag géant (je ne dis pas qu’ils en ont le pouvoir ou les moyens juste par prudence, mais je n’en pense pas moins). J’en ai tellement lu et entendu sur ces groupuscules du mal qui détiennent les 3/4 des richesses mondiales (au bas mot) qu’il n’y a plus de place logique dans mon cerveau pour leur coller une étiquette « supercherie ». »

Toutouille

Beaucoup de gens pensent […] Les médias nous mentent … […] Ils veulent un nouvel ordre mondial . […] Les juifs controlent les médias […] Et ce ne sont pas des délires d’allumés et de paranos qui déclenchent les totalitarismes, mais l’hygiènisme, et en demandant des mesures contre cet individu [le conspirationniste, NDLA] , ( qui d’ailleurs n’est certainement qu’une création de votre esprit aussi fertile qu’une malienne naturalisée ) , c’est vous la fachisteuuuuuu .

Prolo de la Lite

 

La tirade de Prolo de la Lite, qui fait de beaux efforts pour s’extraire de sa condition (mais qui doit encore travailler), a été très grossièrement épurée de ses scories intelligentes afin d’en extraire le squelette conspirationniste : Prolo de la Lite connaît bien son dossier, quoiqu’il s’en défendre. Normal : dans son milieu d’extraction, même l’esprit le plus rétif finit par être gagné par la paranoïa du temps, par capillarité. La citation de Bib le Rasta, en revanche, je n’en ai pas la primeur ; elle m’a été rapportée.  J’ignore d’où elle provient exactement mais une chose est sûre : si Bib n’existait pas, nul ne serait besoin de l’inventer. Ce qu’il dit reflète exactement les propos d’un nombre croissant (c’est le cas de le dire) de soralien/éveillés de banlieue (merci A.naar). Et encore Bib est soft ! :) Figurez-vous que je me suis faite prendre à partie deux fois à ce sujet par des taxis parisiens, dont l’un arabe… et avec quelle agressivité, encore ! – Fuckalors ! On ne prend pas le taxi pour se faire bourrer le mou ! Le client est-il roi ouioumerde ?

Je sais qui ils sont, les Crétinus Alpestis Paranolux Conspix, Toutouille pourrait confirmer, j’en ai connu de beaux spécimen. Et parce que j’en ai gros sur la patate,  je leur dédie haineusement ce nouvel article, à mes anciens amis ! … Un article pour des albatros de Baudelaire complètement cuits : aux petits oignons!

 

Bouh !

Bouh !

 

« Oui, je suis d’accord avec vous. Le conspirationnisme est la pathologie intellectuelle de notre époque. Ils sont d’ailleurs de plus  en plus  nombreux. Au boulot, chez des amis, en famille… je crois qu’ils sont là, autour de nous, qu’ils attendent un faux-pas. Quel est est leur but ? Pour qui travaillent-ils ? » – Nico de Montreuil

Exactement, Nico ! C’est là exactement ce que je suis tentée de me demander… « Qui sont-ils ? D’où viennent-ils? La vérité est-elle ailleurs ? [Générique d’X-Files : ON] » – Réaction paranoïaque inversée, si l’on peut dire. :)

De toute façon la peur en elle-même – la peur des autres, leurs obsessions morbides, s’entend – effraie. Il est difficile de garder la tête froide et de ne pas s’énerver, je vous le dis sereinement, lorsque, surréagissant à une critique du libéralisme de pur bon sens – par exemple  : « La haute finance méprise les nations et leurs lois, don’t you think so ? » – , vos amis d’hier glissent spontanément sous vos yeux ébahis, et sans que vous ne puissiez rien faire pour les retenir, communautairement et sans retour, – glissent savonneusement, j’ai envie de dire, vers des considérations de nature proprement délirante, du type : « Nous sommes tous épiés ; ils nous surveillent et ils nous le montrent… Regardez la récurrence des signes franc-massons dans la Science-Fi hollywodienne ! A la tête du nouvel ordre mondial, des dynasties reptiliennes gouvernent le monde depuis toujours.. etc.  »

Je trouve consolation, une fois de plus, dans mon précieux petit recueil d’extraits de l’Histoire de France de Michelet à la lecture de ce passage :

« L’Histoire n’est pas faite seulement d’actions, elle n’est pas seulement épopée. Elle est aussi lourde, comme une femme enceinte est lourde de son enfant, de tous les rêves, de tous les cauchemards qui constituent la vie profonde d’un peuple. Michelet fut sans doute le premier à mettre en évidence le rôle fondamental que joua à travers les siècles l’onirisme confus qui bien souvent inspira la marche du temps. Jérôme Carcopino dit de César qu’il ne fit que traduire le songe profond du peuple romain en l’emmenant à la conquête du monde jusqu’alors connu. C’est là un thème familier à Michelet pour qui la causalité de l’Histoire est surtout une causalité de l’insconscient. Là le peuple devient être humain, et comme l’être il vit alternativement de lumière consciente et de ténèbres. La France emportée par la révolution va enfouir cette révolution jusque dans son inconscient. Ainsi se mit-elle après le 14 juillet à rêver » –Claude Mettra

 

Life is a video Game

 

Au final je crois que ce qui m’effraie le plus dans l’imaginaire des conspirationnistes, c’est qu’il n’a plus rien qui a trait à l’inconscient collectif Français. Ce sont de pauvres consommateurs du soft-power américain acculturés… Ils nient l’Histoire! Ils nient le libre arbitre, ils nient nos héros. Ils nient l’humanité, le hasard, – la Chance, alliée de l’intrépidité qui est capable de la saisir, intrépidité en laquelle était pourtant naguère réputée exceller le peuple Franc ! -, qui gouverne si souvent seul les grandes révolutions de l’humanité, cf : La Théorie du Cygne Noir.

C’est le jour où un conspi m’a affirmé, – éclat de bêtise nue – que Napoléon lui-même n’avait pas pu se faire seul, avec la grâce de Dieu et celle de la fata Fatum – la fée hasard -, que j’ai vu rouge ! Dans le délire plébéien, débordant de ressentiment nietzschéen, de cet infi(r)me incapable de s’expliquer à lui-même le réel décevant de sa propre destiné non-héroïque, Napoléon, à l’image de tous les autres Seigneurs, Césars, Empereurs et Princes avant lui, ne pouvait devoir sa formidable ascension qu’à je ne sais quelle protection de puissances supérieures obscures et tentaculaires, ou à certains liens de sang secrets… La théorie conspirationniste emportait volontiers après Napoléon, pourvu qu’on la questionne, Clovis et Charles de Gaulle, dans son maelström de connerie nivelante… Bref, ce conspi m’a donné un avant-goût de jusqu’où pouvait descendre l’homme moderne désenchanté dans la bassesse, pour tuer la possibilité même de l’héroïsme, au lieu de se prendre le cul à poignée et d’admettre une quelconque responsabilité dans ses propres échecs.

J’ai vu, ce jour-là, jusqu’où l’homme jaloux et convaincu de son impuissance par sa propre mollesse, pouvait refuser d’utiliser ses mains, par peur de les ouvrir et ainsi de donner sa chance à la chance qui était enfermée dedans.

 

 

Des jeux vidéos ? Du rap ? Manifestement la conspiracy ce ne sont pas seulement des oeuvres nerdéennes isolées de salut public, ça fait vendre, aussi.

Voilà le genre de mail que je reçois sur FB … ;)

Je ne sais quand précisément, comment et pourquoi j’en vins à prononcer, à chuchoter presque, votre prénom et votre nom, à les répéter songeur et à déclarer tout ce que ceux-ci m’évoquaient : le charme d’une période lointaine à la grandeur révolue, des parfums enivrants et envoûtants de scandales sulfureux, la fureur et le panache d’aventures exotiques et coloniales, les complots machiavéliques et feutrés de conjurations secrètes, les agissements tortueux d’espions aussi redoutables qu’insaisissables, l’angoisse sourde de mystères embrumés déroulant leurs méandres au son du sifflement des becs de gaz ou de la vapeur hurlante de sombres locomotives lancées à pleine puissance dans les profondeurs d’une nuit humide et pluvieuse.

Je m’interrompis soudain embarrassé. Mon hôte, le docteur Watson, me sourit.

– « Tadorne, mon ami, peut-être est-ce là l’un des effets secondaires de vos voyages répétés dans le temps et de vos longs séjours dans le passé car vos déclarations sont troublantes ! Vous semblez frappé d’amnésie… Iréna Adler… LA femme ! »

Ce fut comme si je tombais lourdement à la renverse dans une eau glacée ; la mémoire me revint de façon fulgurante transformant ma gêne première en honte.

Un nom, votre nom ! Insolemment lisible, faisant fi de toute dissimulation, comme un défi, comme un indice si apparent qu’il en était devenu improbable, inacceptable, invisible.

Iréna Adler, la seule femme qui ait su duper le maître des détectives et s’attirer son admiration. Quelles références !

La classe, non ? :-D

 

Pieter Boel — Grande vanité

Pieter Boel — Grande vanité

Folie collective [ou « C’est pas ma faute à moi », le complexe de l’impuissance, ep. 01]

« Il faudrait franchir le cap de facebook et expliquer a tous ceux qui n’ont pas eu le temps ou les moyens de savoir: aux citoyens/nos proches que ce sytème capitaliste nous détruit que les politiques nous manipulent et que les médias nous mentent,que des élites veulent un nouvel ordre mondial et qu’ils se rassemblent en secret,qu’ils se nommment bildeberg,le siecle, qu’ils contolent les médias,les banques que l’on mange de la merde puisqu’ils modifie le codex alimentarus ( programme chargée d’élaborer des normes alimentaires, des définitions et des critères applicables aux aliments ) qui ne sert pas les intérêts des consommateurs mais plutôt ceux des grandes multinationales de l’industrie agroalimentaire, de la pharmacie, de la chimie ou de la biotechnologie,en indiquant par exemple que le codex a permis à au moins 8 pesticides interdits, que l’industrie alimentaire a eu raison de notre gastronomie française, expliquer aux ouvriers que leur secrétaires nationaux respectif sont des collabos avec les patrons,expliquer au croyants que meme tout les dieux ne peuvent pas remédier a ce fléau et aprés il faudrait qu’on descende tous dans la rue manifester notre indignation envers ce que nous avons créer… »

Signé : Bib LeRasta

 

Mais qu’allons-nous en faire, de ces illuminés ? Ces illuminés à ne pas confondre avec leurs – sacro-saints ? – illuminatis, les dénommés conspirationnistes qui détestent les conspirateurs… Une chatte y retrouverait-elle ses petits ?

Vous savez quoi ? J’irai même jusqu’à dire qu’ils m’inquiètent.  Ces idées séduisent surtout le lumpen-prolétariat. Les musulmans et les petits blancs banlieusards trouvent dans cette paranoïa collective matière à fonder une sorte de communauté d’idées. Et les folies collectives, l’histoire du XXe siècle nous a appris tout ce qu’il fallait savoir à leur sujet…

Lecteurs, à vos réactions !

Bonne nouvelle des étoiles

MONSTRES GÉNÉREUX :
les trous noirs engendreraient les galaxies !

Un quasar ‘nu’ pris en flagrant délit

Quasar induced galaxy formation:
a new paradigm?
(PDF)

Il est question ici des Quasar (ou des trous noirs, en l’occurrence c’est du pareil au même) comme n’étant rien moins que les créateurs primordiaux des galaxies (et non des monstres prêts à les engloutir) – c’est-à-dire les créateurs de l’univers visible : de l’univers lumineux.

Selon la théorie de David Elbaz (un français !!), avant eux étaient les ages dits « obscurs » : la soupe primordiale composée de plasma, et avant ça le « Big Bang ». Cela explique le fait que chaque galaxie (la Voie Lactée ne fait pas exception) abrite en son cœur un trou noir super-massif – trou noir dont par ailleurs la masse comparée à celle de l’ensemble des étoiles qui gravitent autour, est inversement proportionnelle à l’age de la galaxie qu’ils composent ensemble. – En clair, la taille du trou noir central d’une vieille galaxie comme la voie lactée est modeste en comparaison de celle des trous noirs des galaxies plus jeunes que l’on observe aux confins de l’Univers [NB : chacun sait que les observations faites aux confins de l’Univers nous ramènent à l’observation des premiers instants qui ont suivi le Big Bang].

« Un trou noir, cet archétype de l’obscurité, qui émettrait de la lumière ? Le paradoxe n’est qu’apparent. En effet, lorsqu’il dévore la matières aux alentours, le trou noir devient l’astre le plus énergétique du cosmos ! Lui-même ne brille pas : il reste une sphère opaque , dont la taille dépend de sa masse, et dont le pouvoir d’attraction déforme tellement la trame de l’espace-temps qu’il en perd toute forme. (…) »

« HE0450-2958 (le Quasar éloigné – donc jeune – observé par David Elbaz) est “nu”, c’est-à-dire isolé dans l’espace, (il est seulement) relié à une galaxie par par un fin pinceau lumineux long de 22.000 années lumière. »

(Science & vie, Les trous noirs seraient les créateurs du monde, p.57, avril 2010, #1111)

Le Quasar apparaît comme un trou noir en pleine absorption de matière (à l’origine, essentiellement des gaz et de l’énergie : ce dont était composé le plasma) qui émet par ses deux pôles un mince – et néanmoins formidablement puissant – jet d’énergie pure qui vient heurter ce qui l’entoure – en l’occurrence les confins du maelström de gaz qui tourne autour de lui – et ainsi conduit à la formation d’étoiles.
Ce jet, comme un pinceau, dessinerait des trainées d’étoiles, qui s’enrouleraient, à cause de sa force gravitationnelle, autour du trou noir en question. Et quand ce dernier aurait fini d’absorber tout le gaz en suspension alentour, sa capacité à bombarder s’épuiserait, et une nouvelle galaxie serait née.