De l’avantage de subtituer la (méconnue) méthode naïve-ironique à la (rebattue) méthode paranoïaque-critique – Folie collective toujours, ep.04

 

Lettre au Père Noël

Lettre au Père Noël

Misanthrope Modéré m’a fait part, sur Facebook, d’un mail qu’il avait envoyé à notre Président de la République. Peut-être cela semblera-t-il incroyable ou idiot à certains, et pourtant M. Sarkosy nous offre – à nous son peuple – la possibilité de lui communiquer nos impressions sur la façon dont il mène l’arche France à bord de laquelle nous sommes tous embarqués.

Voici l’adresse : http://www.elysee.fr/ecrire/

En soi, quoi de plus louable de la part du Président de la République, n’est-ce pas ? Alors, pourquoi la plupart des Français riront-ils du geste de Misanthrope Modéré ? Comment, ces gens, cette majorité, persuadée de l’inefficacité totale d’un tel geste, sont-ils donc finalement tous parfaitement résignés à l’idée de ne vivre que dans une démocratie de façade ? Cette idée, plutôt, ne leur serait-elle pas, plus encore, fondamentalement confortable, pour qu’ils cherchent à discréditer toute velléité d’espoir chez les autres de faire entendre leur voix en haut-lieu ?

Il me semble, pour ma part, que poser les bonnes questions aux bonnes personnes, sans vaines pudeurs ni égotisme, et tant qu’on n’a pas pu prouver que c’était inutile, est le seul moyen possible d’aborder honnêtement le réel – le seul moyen, en quelque sorte d’en connaître les contours et la teneur : en somme de l’éprouver. Car quand bien même une démarche comme celle de M.M paraîtrait ridicule au tout-venant, en quoi le serait-elle, en l’occurrence, du point de vue du pouvoir démocratique auquel nous sommes sensés nous adresser, – lui dont toute la crédibilité ne tient par définition qu’en la foi renouvelée de son peuple en sa vocation de représentant légitime et accessible ?

Le Droit laïque a légitimité à être considéré comme le remplaçant naturel du Clergé de l’ancien régime à la droite du Glaive actuel. Nous avons le *droit* de nous adresser à Sarkozy et cela paraît ridicule ? Mais qu’est donc Sarkozy sans le Droit ?

Trop de gens font les malins en prétendant connaître la profondeur réelle du fossé qui sépare *ce qui est* et *ce qui devrait être*. Or ne pas s’arroger le *droit* de se comporter selon ce qui devrait être – ce que devrait être la démocratie, notamment – et d’ignorer un tel supposé fossé, c’est paradoxalement aussi se résigner à ne jamais pouvoir prouver qu’il existe ! – voire même, le cas échéant, le créer de toute pièce.

Non seulement qui tente rien n’a rien, mais qui ne tente rien ne *sait* rien non plus – et voilà le plus grave.

 

 

Si les conspirationnistes allaient, comme M.M fait ici, à la rencontre du Pouvoir (ou de tout ce qu’ils lui identifient – à tort ou à raison – comme les juifs ou les franc-maçons), au lieu de rester enfermés chez eux devant leurs écrans à se bourrer le mou les uns les autres en publiant des vidéos hystériques sur le net, alors ils ne seraient plus des conspirationnistes : ils seraient les bons anges gardiens de notre société, venus humblement, sans a-priori, poser les bonnes questions aux bonnes personnes, pour démasquer vendus et traîtres. Ils seraient des journalistes désintéressés, des enquêteurs par vocation, – les amis de la vérité réunis ! …

Làs, y aurait-il parmi eux de vrais journalistes désintéressés, qu’aussitôt la majorité conspirationniste, celle qui n’est pas allée voir par elle-même, parce qu’elle déteste les journalistes par définition, dirait d’eux qu’ils ont pactisé avec le Diable pour qu’il leur achète une carte de presse. Plus encore, certains conspirationnistes reclus dans leur e-cellule enfumée ne jugent la qualité de l’information qu’à sa provenance : une chaîne publique s’aviserait-elle de donner la parole à un polémiste en accord avec eux, qu’aussitôt ils remettraient automatiquement leurs propres idées en question pour la première fois. Plus encore, de les voir exprimées en pleine lumière, elles s’en trouveraient à leurs yeux obscurcies. – Peut-être par une sorte d’effet-rebond de leur intelligence paranoïaque malade,  finiraient-ils quand même par pardonner à leurs idées géniales d’avoir été entâchées de médiatisation télévisuelle ; mais peut-être alors ne pardonneraient-ils que parce qu’ils auraient vu dans cette médiatisation insolite de « la Vérité » (leur vérité, NDLA), une manoeuvre de plus de l’Ennemi pour les éloigner d’Elle.  De même, la liberté de ton du larron s’exprimant à leur place – jugée ontologiquement impossible sur une chaîne publique – sera regardée avec la plus grande des méfiance : « Il fait l’ange ? C’est donc la bête ! », pensera-t-on immédiatement dans leur milieu.

Mais voilà, de combattants de la Vérité ils ne sont généralement qu’en rêve, de preux chevaliers, ils n’en font que dans leurs jeux vidéos. Leur activité majeure ?  Nouer pêle-mêle, sans discrimination, depuis leurs chambres closes et bordéliques d’adolescents attardés, vrais scandales de presse, vraies découvertes scientifiques et rumeurs de latrines, avec croyances barbares. Donner au vrai, quand il est rare, l’apparence du faux, en l’épinglant, en entomologiste, avec des collections de sornettes, dans des albums de curiosité.

Suivant tantôt les intérêts antisémites des musulmans en adoptant le protocole de sages de Sion comme une autre bible, tantôt ceux des libéraux en chargeant l’Etat laïque, à travers son rejeton sectaire (mais soutien de la première heure), la Franc-maçonnerie, d’une pyramide babylonienne, scandaleuse à souhaits, de vices archaïques et gratuits, ils sont avant tout *consommateurs* de croyances et de combats de tous bords, mais ne font jamais – ne *créent* jamais ! – l’actualité. Ils ne croient qu’en l’incroyable, et, dans un élan de dédain romantique et vaniteux, méprisent, vomissent, à titre de « préjugé », le vraisemblable, l’évident, le visible. Ils sont le peuple de France  révolutionnaire dont un vent de Réforme a écartelé aux quatre points cardinaux la piété légendaire, ils sont le peuple à l’intelligence démente et disproportionnée, gavé « d’idées nouvelles », de la Russie Dostoïevskienne : ils courent à l’insurrection aveugle, au crime d’honneur incompréhensible, enfin à l’attentat meurtrier.

Il ne faut pas les prendre à la légère, mais il ne faut pas les écraser de silence non plus : je pense qu’il faut parler d’eux.

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7 réflexions sur “De l’avantage de subtituer la (méconnue) méthode naïve-ironique à la (rebattue) méthode paranoïaque-critique – Folie collective toujours, ep.04

  1. Ceci est une réaction aux billets n° 3 et 4, qui, j’espère, apportera des éléments à ceux qui ne comprennent pas la charge anti-conspis de Millie. Pour faciliter la lecture, je rassemble tout ici, en deux commentaires.

    Au début, j’étais surpris de votre résolution à traiter de la question de la conspiration. Apparemment, elle vous taraude. Pourquoi pas. Et puis, à force de lire les billets, d’y réfléchir, de m’engouffrer dans toutes les portes que vous ouvrez, j’y ai trouvé des échos à mes propres préoccupations. Et je crois maintenant avoir compris ce qu’il y a derrière tout ça.
    Je crois que posez une question qui dépasse largement celle du conspirationnisme.
    Je me trompe peut-être, mais, après tout, c’est le privilège du lecteur d’extraire d’une réflexion, ce qui peut l’éclairer sur sa propre « quête de la vérité », n’est-ce pas ?

    Sur le billet n° 3 :

    « si l’on considère que le conspirationniste vit déjà dans une sorte de jeu vidéo … alors son réel est en tout point conforme à ce que nous…identifions à de la fiction. En ce sens ils ont tué la fiction en la réalisant : »

    Bien vu… Mais cet argument ne leur fait-il pas encore la part trop belle ? Parce qu’en poussant un peu : Ils « vivraient » ce que nous ne ferions que lire ? Ils seraient des idiots heureux, touchés par la grâce de l’innocence ? Ils auraient l’intelligence du cœur, quand nous n’aurions que celle de la connaissance ? Non, évidemment. Leur pouvoir de nuisance et leurs prétentions sont celles d’adultes.

    Au contraire, je crois que c’est nous qui « réalisons » la fiction. Je m’explique. Eux entendent interpréter le monde par une grille de lecture, simple, et suffisante à elle-même. Un monde singulièrement applati et pauvre. Nous, nous savons nos limites, et nous finissons par comprendre (il faut l’espérer du moins) qu’il est impossible d’expliquer le monde, ou seulement très partiellement, par la maîtrise de disciplines rigoureuses (Histoire, Philosophie, économie, etc).
    Et par là-même, nous permettons quelque chose de considérable. « Nous » rendons possible et nécessaire l’existence de la littérature – élargissons : nous rendons possible l’existence de l’Art. Parce que, par l’exercice – parfois difficile – de la compréhension de l’Art, nous pouvons approcher des vérités humaines, inaccessibles aux disciplines scientifiques.
    Oui, car la fiction n’a de sens qu’à travers son « expulsion » de la réalité. Autrement ce n’est plus une fiction. Cela implique évidemment une compréhension lucide de la réalité et de nos propres limites à pouvoir l’appréhender.

    Si vous le permettez, j’inverse donc votre proposition : ce n’est pas que les conspis ignorent la littérature parce qu’ils s’imaginent la réaliser ; mais c’est qu’ils détruisent toute possibilité de fiction/littérature/art par une prétention à faire tenir la réalité entière dans une pauvre pensée, compréhensible par un enfant de dix ans.

    Et c’est d’ailleurs pour cela les dictatures idéologiques, qui fonctionnent sur des mécanismes très proches de ceux qu’emploient les conspis, haïssent l’art : communistes, « nazies »… ou celle de notre temps, moins sanguinaire, mais en cela plus difficile à combattre : la dictature de la pensée correcte.

    Ensuite,
    vous assimilez le conspi
    « aux paysans et autres pauvres hères crédules de la France d’antan. »
    Parce que,
    « L’invention de l’imprimerie, comme aujourd’hui celle d’internet, a eu pour conséquence un phénomène inédit de démocratisation exponentielle du savoir. »
    Ce qui a eu pour conséquence que
    « tous les individus, du plus humble au plus important…. se mirent à développer… une vie intérieure propre »
    D’où une réaction :
    « A cette époque, la théologie Jésuite …attribue sans ménagement la volupté et la jouissance au démon – la souffrance et la peine seules apparaissent comme sacrées. »
    Alors,
    « Ces religieux jésuites, en effet, alors qu’ils sont en charge des pauvres, des simples, des orphelins et des malades, les traitent comme des criminels, les exploitents, les tuent à force d’exercices d’expiation »
    En conséquence de quoi,
    « C’est une sorte de cauchemar héréditaire du peuple français qui, les fit entrer en révolution et attaquer la Bastille. »

    Intéressant. Et plutôt iconoclaste pour une « réac », non ?
    A se demander pourquoi votre blog s’appelle CAER, l’inverse de REAC^^
    En résumé – si j’ai bien compris – l’apparition de nouvelles technologies de diffusion de l’information a permis aux individus une vie intérieur propre, qui leur a été refusé, ce qui provoqué en retour le déchaînement de leurs instincts les plus vils.
    Je note, dans un coin de ma tête, votre évocation du mythe de Dracula.

    ….suite plus bas

  2. Suite.

    Le billet ci-dessus commence de façon surprenante pour un blog réacosphérien.
    Mon Dieu, on dirait presque une défense de la démocratie !

    « M. Sarkozy nous offre – à nous son peuple – la possibilité de lui communiquer nos impressions sur la façon dont il mène l’arche France à bord de laquelle nous sommes tous embarqués. »
    « Trop de gens font les malins en prétendant connaître la profondeur réelle du fossé qui sépare *ce qui est* et *ce qui devrait être*. »
    « Car quand bien même une démarche comme celle de M.M paraîtrait ridicule au tout-venant, en quoi le serait-elle, en l’occurrence, du point de vue du pouvoir démocratique auquel nous sommes sensés nous adresser ? »

    Je rassure les lecteurs de Millie. Je ne crois pas qu’elle soit passée du côté de Libé. Je dois confesser, à ce stade, que j’ai une intuition : est-ce qu’elle ne sera pas en train de nous tendre un miroir ? ( CAER / REAC)

    Parce que, franchement, cette charge contre les conspis qui restent
    « enfermés chez eux devant leurs écrans à se bourrer le mou les uns les autres en publiant des vidéos hystériques sur le net…»
    ils m’en rappellent d’autres, pas vous ;-) ?
    Hé, nous sommes ici, sur un blog, lié à d’autres bloggeurs, par la magie d’Internet.
    Pour mémoire, rappel sur Internet :
    « L’invention de l’imprimerie, comme aujourd’hui celle d’internet, a eu pour conséquence un phénomène inédit de démocratisation exponentielle du savoir. »

    Je reviens sur les conspis. Reprenant la logique du billet précédent, vous dites qu’
    « ils sont le peuple de France révolutionnaire ».

    Et que font les révolutionnaires ?
    « ils courent à l’insurrection aveugle, au crime d’honneur incompréhensible, enfin à l’attentat meurtrier. »

    Mais oui…C’est maintenant que je relie votre raisonnement au mien. Nous savons que l’esprit révolutionnaire a inspiré toutes les dictatures sanglantes du XXe siècle, de gauche et de droite.
    Et ces dictatures, conduites par de véritables « draculas », je les évoquais plus haut, en parlant de leur volonté de détruire l’art.
    (je me cite) « Et c’est d’ailleurs pour cela les dictatures idéologiques, qui fonctionnent sur des mécanismes très proches de ceux qu’emploient les conspis, haïssent l’Art : communistes, « nazies »… ou pensée correcte. »

    De mon point de vue, l’esprit conspirationniste est une incarnation possible de l’esprit idéologique / dogmatique. Bien entendu, les idéologues ne sont pas (tous) des imbéciles, il y en a même de brillants, mais je maintiens que leur structure mentale est semblable à celle des conspis. On en lit souvent, « chez nous » ou ailleurs, qui entendent plier la réalité à leur vision, et, pour cette raison, avec qui il est extraordinairement difficile d’entrer dans un dialogue sincère.

    Voilà donc ma conclusion, celle que j’ai tiré des lectures (plus qu’enrichissantes – comme d’hab.) de vos billets. J’espère ne pas avoir trahi le fil de votre raisonnement, [mais après tout, je suis un lecteur, libre de ses choix] Et… je reconnais avoir projeté sur celui-ci certaines de mes préoccupations.

    En conclusion, il n’est pas impossible que votre réflexion soit inspirée par notre propre situation. Notre lot de départ est la difficulté à exprimer certaines idées dans cette dictature molle. Notre outil est l’utilisation du monde virtuel, qui fourmille d’informations à disposition de tous (chance ET danger). Notre épée de Damoclès est notre démon de l’idéologie, de la pensée dogmatique, et de sa caricature, qui ne grouille pas très loin de ce que vous soulevez, l’esprit conspirationniste.

    Alors j’ajoute : comment briser l’étau ? Par l’amour de « l’art », qui seul peut nous permettre avancer dans nos pauvres « réflexions », nous qui ne sommes rien, ni personne.
    Ce n’est parce que je suis réac que je me contrains d’aimer Art/beauté/Littérature, mais c’est que je ne les trouve pas dans notre monde que je suis devenu réac.

    D’ailleurs, vous dites des conspis :
    « ils sont avant tout *consommateurs* de croyances et de combats de tous bords, mais ne font jamais – ne *créent* jamais ! – l’actualité. »

    Cette phrase fait sens, dans le fil de votre raisonnement, mais j’irai plus loin encore. Je dirai :
    « ils ne créent jamais », tout simplement.

  3. Ouf !

    Très intéressant !

    – je n’ose le publier tel quel sous la forme d’un article… Est-ce que vous désirez cela ?

    Vous sentez-vous capable de reprendre encore cette réflexion (oh ! peut-être point tant que vous pourriez l’imaginez – peut-être juste travailler la présentation et choisir quelque images ^^) afin qu’elle soit publiable ?

    Peut-être préférez-vous garder les « découvertes » de votre conclusion sous le coude, afin de les utiliser plus efficacement une prochaine fois ?

    Je respecterai votre décision, faite comme bon vous semble.

  4. Il n’y a qu’une chose, rétrospectivement, qui me chiffonne… J’ai l’impression qu’il vous faut comme une sorte de raison supérieure pour réussir à apprécier mon « dossier conspirationnisme ». Comme si pour vous le conspirationnisme ne pouvait raisonnablement faire l’objet de tant d’intérêt de ma part, en soi. Pour tant, c’est le cas ; désolée de vous décevoir.

    Je ne dis pas que le mode de raisonnement paranoiaque/conspi n’est pas en germe en chacun de nous, je ne vous dis pas qu’il n’existe aucun lien entre cette mouvance et celle des « réacs ». Seulement la mouvance conspi, sur le net, est un phénomène qui possède ses propres repères, ses propres références, ses propres réseaux d’information et qui est d’ampleur internationnale. Rien à voir avec la petite blogosphère réacophile francophone, dites-vous bien. Quant en plus on sait qu’ils méprisent totalement l’histoire, la philosophie et la littérature, on sait qu’il y a quand même au final plus de différences entre eux et nous que de points communs, non?

    J’ai bien conscience, vous savez, de ce que pour les béotiens qui ignorent même jusqu’à leur existence, mes « conspis » sont complètement – tragiquement ! – abstraits. Je sais aussi que vu la façon dont j’identifie le phénomène « conspi’  » à toutes sortes d’autres qui lui sont étranger (à savoir des phénomènes historiques, philosophiques et littéraires), il y a de fortes chances que les conspis eux-mêmes ne se reconnaissent pas dans le portrait que je fais d’eux. Seulement j’éprouve un besoin très grand de les étudier, que voulez-vous ? Pour moi, pour des raisons qui sont liées à mon vécu, il se trouve que ça veut dire beaucoup, – même si les conspis sont un détail pour vous. ;)

    ***

    En revanche, pour tout ce qui est de votre exégèse « à rebours » de la mienne, j’ai trouvé ça simplement génial. Je n’ai rien à ajouter : votre esprit en roue libre trace sans effort les distances impressionnantes qui séparent des points d’un même ensemble en apparence forts éloignés. ^^

  5. « J’ai l’impression qu’il vous faut comme une sorte de raison supérieure pour réussir à apprécier mon « dossier conspirationnisme ».  »
    Peut-être… Ou tout simplement, je suis allé un peu trop loin. Comme je l’ai dit, je suis conscient d’avoir voulu tirer de vos réflexions autre chose que ce que vous vouliez dire.

     » Pourtant, c’est le cas ; désolée de vous décevoir.  »
    Ohhh, ne me prêtez des jugements si durs :) Il s’agit d’une discussion. Et puis quant bien même je ne serais pas d’accord avec vous, ce qui finira bien par arriver un jour ou l’autre, cela ne voudrait pas dire que je serais « déçu ». Ce serait de ma part la marque d’une immaturité et d’une « possessivité-de-lecteur » dont je suis, je l’espère, parfaitement incapable.

    « Seulement la mouvance conspi, sur le net, est un phénomène qui possède ses propres repères, ses propres références, ses propres réseaux d’information et qui est d’ampleur internationnale.  »
    Oui.

    « on sait qu’il y a quand même au final plus de différences entre eux et nous que de points communs, non? »
    Oui, et heureusement.

    « Pour moi, pour des raisons qui sont liées à mon vécu, il se trouve que ça veut dire beaucoup, – même si les conspis sont un détail pour vous. ;) »
    Hey, c’est les paroles d’une chanson, ça non ?
    Non, ce n’est pas un « détail » pour moi. Simplement un sujet qui ne m’intéresse peut-être pas prioritairement aujourd’hui, mais sans signifier dans mon esprit qu’il soit indigne d’intérêt. Et vous voyez bien que cela ne pas m’empêché d’avoir suivi vos billets – très riches – avec attention ;-)

    Sur les suggestions du commentaire précédent (merci !), je réfléchis.

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