« Comment je suis devenue une sorcière » – intermède comique.

Publié (la première fois) le : 24 janvier 2011 à 15 h 31 min 

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Voici, pour vous complaire, et pour varier les plaisirs, un petit dialogue sur FB avec Môssieur Pierre Cormary en personne, – monsieur Cormary et son poulailler, bien sûr : tout « grand écrivain » actuel (même considéré comme tel seulement dans un milieu très restreint), typé nouvelle droite,  se doit de régner sans partage sur un élevage raisonné de basse-courtisanes.  –  Il y a donc des Cormariées, en quelque sorte, comme il y a des Nabiennes, ou encore de jeunes et belles Beigbeder-beggars. Parce qu’on ne peut pas toujours être sérieux et que je sens mes lecteurs un tantinet lassés par mon obssession des Conspis, je leur concède ce petite intermède de répit. Quoique, si mon sujet préféré les ennuie carrément, cela soit tant pis pour eux, qu’ils se le disent. Car ils n’ont pas fini d’en avoir au dîner et au petit déjeuner, les ingrats ! Une obsession c’est sacré, après tout, merde ! Et puis il s’agit d’un vieux compte à régler : je vous raconterai, un jour, ma vie en enfer chez les conspis, – enfin si vous continuez à être sages. ^^

Par souci de ne pas trop les salir, le nom de certains personnages secondaires a été modifié.

Pierre Cormary : « L’émerveillement s’attarde et la honte demeure » – Si je devais résumer ma vie intime….

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Nouna Masoch ‎…. Caresserais-tu, parfois, l’aube d’un bonheur?…

Pierre Cormary Je préfère la joie au bonheur qui n’est pas gai comme dit l’autre. [2 personnes aiment ça]

Nouna Masoch C’est vrai : le premier souffre moins de rêve que l’autre.

Pierre Cormary http://pierrecormary.hautetfort.com/archive/2008/01/14/le-bonheur-n-est-pas-gai-max-ophuls.html [2 personnes aiment ça]

Nouna Masoch Super, ça fera mon repas. J’émerge, je me douche et dévore ça. ;)

Céline Bourge

Génial cet article! Ah l’homme qui court après un truc qu’il ne peut même pas réellement définir… C’est l’histoire de l’humanité ça non? Et pour être un peu tristanusienne, petit calembour:
signé la poule qui fait le zoeuf…
Oui je sais Shakespeare peut gravement nuire à la santé mentale des gens et cher Pierre Cormary je t’autorise complètement à effacer ce post ;)

Pierre Cormary Tout cela est bien beau, mais personne n’a encore reconnu la référence de ma citation… Assez difficile, je crois. Sauf peut-être pour Olivier Noël…

Tristanus Ah ! J’avais oublié ce texte ! Tu as illuminé mon dimanche neurasthénique et laforguien. Le bonheur, c’est un texte de Cormary hilarant sur le bonheur, tombant sur la platitude quotidienne comme un OVNI dans un potager !

Nouna Masoch ‎ » s’envoyer la côte de bœuf à la sauce béarnaise et au sel de Guérande du Saint André » …… Ce n’est pas le malheur ça, vous frôlez le Bonheur, oui! :D

Nouna Masoch

‎ » Le philosophe désespère, scandalise, blasphème, agresse, terrorise, décourage. Il détruit les idoles, suspend les jugements, torpille les opinions. Il se masturbe en public, détourne les esprits les plus jeunes et provoque la haine des parents d’élèves. Le philosophe, c’est le danger public par excellence que les autorités décident un jour de neutraliser. » … lol ça m’rappelle mon cousin Newman qui prépare sa thèse en schizioanalyse là… Excellent personnage, sympathique mais 35 tours de stade en talons quand je parle avec lui.

Pierre Cormary Et je viens de changer les illustrations rien que pour l’aimable assistance… [1 personne aime]

Irena Adler Toute passion charnelle éphémère porte avec elle son pesant de honte…

Pourquoi en êtes-vous encore là ? N’êtes-vous donc pas marié ?

Nouna Masoch Le mariage, c’est l’Etat qui dort avec vous et votre épouse. [Pierre Cormary aime ça]

Pierre Cormary Marié, moi ? Vous êtes bien étrange, Irena…

Nouna Masoch J’ai envie de faire un clip pour ton article…

Pierre Cormary Je t’en prie. Carte blanche ! [Nouna Masoch aime ça]

Tristanus ‎(« La poule qui fait le zoeuf » ? C’est tristanusien, ça, Céline ?…)

Nouna Masoch « et vous comprendrez pourquoi l’honnête père de famille ne peut qu’haïr la philosophie… « 

Ouh…. Je vais partir sur cette idée pour le clip.
>>> S’affaire.

Irena Adler « et vous comprendrez pourquoi l’honnête père de famille ne peut qu’haïr la philosophie… « 

Voyons mais… désolée M. Cormary… mais quelle ineptie !Le philosophe est celui qui aime la sagesse, non ? Quoi de moins sage que les passions sans… lendemain ? Et quoi de plus sage – de plus ambicieux, aussi – que l’apprentissage de l’amour chrétien, humble, patient, laborieux et désintéressé, auquel nous invite le mariage ?

Qui est le plus sage d’entre les hommes, sinon celui qui sait pertinamment, au fond de lui-même, que le premier, (l’amour passion), – illusion miroitante et acidulée – est foncièrement décevant, alors que le second, (amour de longue haleine), en apparence lourd, terne et ennuyeux, est une véritable pierre précieuse, pouvu qu’on le dégrossisse, qu’on le taille ?

Quant à la femme, elle qui vieillit plus vite et qui doit nidifier, à votre avis, de ces deux formes d’amour, laquelle est sa véritable amie ?

***

« Marié, moi ? Vous êtes bien étrange, Irena… »

A ceux qui me diront : « Balivernes de grenouilles de bénitier ; va donc enfourcher ta croâ, croâ! », je leur répondrai que la passion éphémère, charnelle, qui va précédée non pas d’un jeune amour ailé, mais d’un marchand de vin rubicond et d’une boule à facette, est pourtant, d’entre les deux, la moins humaniste. En effet, la fille d’un soir est une fille inconnue, elle est sa robe, sa coiffure, ses souliers, elle est le lieu en lequel on l’a rencontrée, elle est ce qu’elle a dit d’elle, elle est un moment, une projection de son amant, aussi. L’aimée d’un soir est imaginaire : on lui parle d’elle en la couvrant de flatteries. Mais ce sont des flatteries pour elle inédites. Elle répond au rêveur : « Ah bon? Je suis Manon Lescaut ? Ah bon ? Je suis la nymphe des bois Sylvie ? » Et cela la fait rire : elle rit derrière son masque, comme une enfant à qui l’on offre une panoplie de princesse, de sorcière ou de clown, rit en s’admirant devant la glace. Car le déguisement n’est pas cousu à sa peau et il disparaîtra aux douze coups du minuit suivant.

En revanche, à ceux qui ne croient pas que l’on puisse littéralement apprendre, à force de temps et de bonne volonté, à aimer quelqu’un, une fois qu’il ait accepté pour toujours votre présence à ses côtés et que vous l’assistiez dans ses joies et dans ses peines, je leur expliquerai que chaque être humain recèle en lui-même, comme un puit, une telle richesse de stratifications et de profondeur sans fond, que le simple fait de se pencher dessus donne le vertige, et qu’il est par nature impossible à effeuiller, impossible à déshabiller, mais que seuls ceux qui ont tenté un tel exploit, par curiosité de l’âme humaine, savent que cela est impossible : car l’âme est une source de curiosité inextinguible précisément parce qu’elle ne s’atteint jamais.

[1 personne aime ça : Pascal Labeuche]

Irena Adler

Quant au fait que vous me trouviez étrange… J’espère que vous n’imaginiez pas que je cherchais un flirt ?Vous savez, si je parle avec des hommes, c’est seulement parce qu’en moyenne je trouve leur conversation plus piquante, parce que je les trouve plus intéressants. Et si je cherche un homme (car oui, effectivement, si l’on veut, c’est mon cas), c’est uniquement à la façon dont l’entendait Diogène : je cherche parmi les âmes celles qui offrent le plus de correspondance avec ce que je m’imagine être une « belle âme », selon des critères moraux et esthétique qui m’appartiennent, naturellement.

Bien à vous.

[1 personne aime ça : Pascal Labeuche]

Pascal Labeuche Quoi, littéralement, de plus subversif, aujourd’hui dans notre pays, qu’un couple marié et fidèle ? [1 personne aime ça : Irena Adler]

Pascal Labeuche D’autant plus subversif que ce n’est pas du tout leur intention. [1 personne aime ça : Irena Adler]

Irena Adler ‎ @ M. Labeuche (deuxième com’) : ouimais je ne sais plus qui a dit qu’on était dispensé de juger les gens en fonction de leurs intentions (bonnes ou mauvaises), – que sinon on s’rait jamais rendus -, qu’on pourrait dorénavant se contenter de les juger sur leurs actes. ;=)

Pascal Labeuche Dieu soit loué !

Irena Adler Ha ha !   [Pascal Labeuche aime ça]

Pierre Cormary

Vous êtes de plus en plus étrange, Iréna… Et votre réponse au premier degré annihile mon texte au second degré…Même si je suis heureux de paraître si « piquant ». Quant à la recherche de l’âme soeur (Diogène ???? Vous m’en direz tant), je crois que nous en sommes tous là, et que ce genre d’espoir va de pair avec ce genre d’impasse, non ? (Et là, je parle autant pour vous que pour moi.) @Nouna, merci encore.

@Pascal L., Dieu est loué.

Irena Adler

L’âme soeur, je l’ai déjà trouvée, monsieur Cormary. Décidément vous me lisez avec beaucoup de désinvolture. Je vois que ce que je vous écris ne fait pas l’objet d’un grand respect de votre part.Quant à votre fameux texte « au second degré », je n’en sais rien, pour tout vous dire. Je vous lis aussi peu que vous me lisez, à présent sachez-le, afin que les pendules soit mises à l’heure.

Vous êtes un fat, doublé d’un inculte et d’un idiot, à l’image de la plupart des contributeurs du RING. Je n’aurais jamais dû vous laisser le bénéfice du doute, mal m’en a pris.

[Pierre Cormary aime ça]

Seccotinemacopine « Une question me turlupine, naturellement… Et moi, la créature, (accompagnée de son Pygmalion), m’avez-vous vue ? ^^ » (Irena machin)
http://img5.imageshack.us/img5/7938/corbeau16ia.jpg -_-

[Note aux lecteurs : Pierre Cormary est, dans le civil, gardien au musée d’Orsay. J’y suis justement allée ce vendredi dernier pour voir la fameuse expo de Jean-Léon Gérôme, peintre d’histoire, – peintre « réac » -, académique en butte aux premiers impressionnistes, avant qu’elle ne soit retirée. (NB : Le musée d’Orsay avait par ailleurs enfin sorti -« Victoire- ! », du placard à horreurs, sa collection de tableaux de Bouguereau !) – Je n’ai donc pas pu résister à la tentation de demander à monsieur Cormary s’il m’y avait vue. Fin de la note aux lecteurs. C’est donc ma question au gardien de musée que Seccotine ma copine reprend-là.]

Irena Adler@ Seccotine : La méchanceté des moches envers les autres ne les rend pas plus belles pour autant. Essayez plutôt de lui montrer vos fesses, au grand écrivain. C’est à l’aspect de leurs fesses qu’il juge l’intelligence des femmes, il ne vous l’a jamais dit ?

Seccotinemacopine ‎ (punaise quand je pense qu’à vingt ans j’ai eu ce même trip vouvoiement carrosse pomme duchesse et éventail casino-promo :’o)

Irena Adler

Vous aviez vingt ans et vous vous faisiez passer pour plus mature que vous n’étiez ; maintenant que vous n’avez plus vingt d’ans, il ne vous reste plus que l’aigreur de n’avoir rien appris et d’être pourtant vieille. Je vouvoie les vieux par politesse ; consultez donc Schopi (nhauer) au sujet de la politesse.

Seccotinemacopine

Du pain (de la tarte) béni(e) décidément!

http://gateauxnancy.com/images/Photodegateaux/Tarte_fruits.JPG(Irina change trois fois de photo de profil en 3 minutes quand elle parle à une autre femme – en l’occurence dont le cul comme le reste est très joli, merci bien! Je dois filer, essaye d’ici là de trouver une photo moins cucul la pralinette de toi!)

Irena Adler

Tout le monde ne peut pas être aussi sûr que vous de sa beauté. ^^

Il ne fait aucun doute que vous êtes laide (à l’intérieur de vous, la noireaude ne trompe pas), en revanche j’ai eu honte subitement de m’être prétendue belle – car cela aussi, précisément, est par définition disgracieux. Enfin, je vous souhaite une bonne séance de pâtisserie. Et n’hésitez pas à en offrir une au grand écrivain qui héberge gracieusement notre querelle : les tartes, c’est ce qu’il préfère. Comme les autres « grands écrivains » de sa génération (Beigbeder, Nabe.. etc.) ; il raffole des tartes – en particulier celles qui comme vous ont un beau cul.

Pierre Cormary

Le plus drôle, dans sa photo, c’est son miroir.
(Au fait, évite de manger des pommes aujourd’hui, ma belle Seccotine)

http://www.youtube.com/watch?v=M6mE5Hwte-U

Irena Adler

Oh là là ! Le brillant homme ! Vous avez trouvé ça tout seul ?
Hélas, vous n’êtes pas le premier à me la faire. :) Tant pis.Nan mais c’était bien tenté. Prochaine étape : brûler la sorcière et invoquer papa Freud. Vous y êtes presque, un peu de grivoiserie de corps de garde, et vous êtes arrivé. :)

***

Ah ça c’est le vrai portrait du philosophe moderne, pas vrai? :

http://www.gala.fr/var/gal/storage/images/media/images/photos_lifestyle/photos_beaute/astuces_de_stars/frederic_beigbeder/frederic_beigbeder_sous_les_groupies/650107-1-fre-FR/frederic_beigbeder_sous_les_groupies_reference.jpg

Pierre Cormary

Si on y a tous pensé, c’est que cela doit être vrai, non ?

******

:(

Irena Adler

Ha ha ! Mais bien sûr que c’est vrai, que je suis une sorcière ! – D’ailleurs, Céline serait d’accord avec vous, la majorité a toujours raison, et il n’y a pas de fumée dans feu. [Ce que vous ne savez pas, c’est que les hommes disent en général que je suis comme Double-Face : à la fois Blanche-Neige et la Méchante Reine – voyez comme ça va loin !]Mais au fait, qu’est-ce que c’est, au juste, une sorcière ? Il faudrait interroger Michelet. Je veux dire, les fous dangereux et les intellectuels pacifiques n’ont ils pas en commun d’être à la fois la « Bête noire » pour certains et un « Ange Bleu » pour certains autres ? Ce qui compte, lorsqu’on doit juger un homme/une femme, n’est-ce pas au final ses actes ? A savoir : le fou est dangereux, alors que l’intellectuel, même dit « méchant », est foncièrement pacifique.

C’est Freud, justement, qui dit que le premier geste véritablement civilisateur, ce fut quand quelqu’un jeta une insulte au lieu de jeter un pavé. Cependant les musulmans le font encore, de jeter des pavés sur les « sorcières » (& assimilées) avec le sentiment du devoir accompli, alors qui croire ?

Ce qu’il y a de bien pour moi, quel que soit le parti (Freud ou Islam) que vous choisissiez, c’est que dans le monde virtuel, les pavés ne sont jamais de toute façon eux-mêmes que des mots. ^^

Irena Adler

Bien sûr (ah là là, j’oublie parfois que je parle à des incultes), ma réflexion sur Céline était ironique. Citation exacte : « Les cons sont la majorité, c’est donc bien forcé qu’ils gagnent. »
Louis-Ferdinand Céline (1894-1961)Quant à Diogène, souvenez-vous, il déambulait, en parfait cynique, sur la place publique bondée d’Athènes, en plein jour une lampe à huile allumée à la main, et interpelait le passant en disant : « Je cherche un Homme, je cherche un Homme, et n’en trouve pas. »

Pierre Cormary Quelle culture !

Irena Adler

Bon sang, Diogène et ses chiens dans son gros pithos, sa lanterne à la main, ou assis par terre dans une ruelle sale et ferré aux pieds comme un esclave, vous l’avez eu assez longtemps sous les yeux, récemment, lorsque vous faisiez les cent pas au musée d’Orsay !

Irena Adler

« Quelle culture ! »Vous voulez rire ? Ce n’est pas de l’érudition, ça. [En vrai je ne lis pas beaucoup, je suis plus une dilettante qu’autre chose]. C’est ce qu’on appelle de la culture G de base. – La citation de Céline je viens de la piqu…er sur FB, c’est dire ! :D

Pierre Cormary Au secours ! [Irena Adler aime ça]

Irena Adler

Personne ne viendra vous secourir ! Vous êtes entre mes mains ! Hihihiâârrrh ! [Rire Sardonique]


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24 réflexions sur “« Comment je suis devenue une sorcière » – intermède comique.

  1. Je n’arrive pas à savoir si vous êtes géniale , conne ou folle … Même si je fait des efforts , je doit encore travailler .
    Et je vous vois plus en Fifi Brindacier qu’en une quelconque princesse Disney …

  2. deux remarques :

    – d’où tirez vous cette patience, et cette ardeur à commenter et discuter avec les internautes, partout où ils sont??? Vous me faites penser aux exégètes qui ont passé leur vie à commenter le Code Civil et qui en ont fait des Traités à plusieurs dizaines de volumes (sans parler de tous ceux qui sont morts avant d’être arrivé à bout des quelques 2000 articles dudit Code).

    – votre digression sur « la fille d’un soir » est magnifique. C’est la première fois que je lis quelque chose aussi beau de vous (ou qui me touche autant).

    « la fille d’un soir est une fille inconnue, elle est sa robe, sa coiffure, ses souliers, elle est le lieu en lequel on l’a rencontrée, elle est ce qu’elle a dit d’elle, elle est un moment, une projection de son amant, aussi. L’aimée d’un soir est imaginaire : on lui parle d’elle en la couvrant de flatteries. Mais ce sont des flatteries pour elle inédites. Elle répond au rêveur : « Ah bon? Je suis Manon Lescaut ? Ah bon ? Je suis la nymphe des bois Sylvie ? » Et cela la fait rire : elle rit derrière son masque, comme une enfant à qui l’on offre une panoplie de princesse, de sorcière ou de clown, rit en s’admirant devant la glace. Car le déguisement n’est pas cousu à sa peau et il disparaîtra aux douze coups du minuit suivant. »

  3. !!!
    Si vous deviez me faire penser à une période de l’Histoire, indubitablement, ce serait la Fronde !
    ( j’espère que je ne choque pas la royaliste qui doit sommeiller quelque part en vous)

  4. Bonjour Ariane :)

    Il y a un petit moment déjà, je ne vous le cache pas, que j’ai lu votre commentaire. Je n’ai pas trouvé le courage d’y répondre tout de suite, et vous allez peut-être en trouver la raison curieuse : c’est qu’il m’a beaucoup touchée.

    J’ai envie de vous faire une confidence. Il y a longtemps que je ne parviens plus à me faire des amies-filles. J’ai un rapport avec les filles (plus qu’avec les garçons, bizarrement), complexe et torturé. [Saphisme latent dirait Freud… ^^ J’en doute. Et puis pour ce que j’accorde de crédit, en général, aux freudiânneries… ^^].

    Curieusement, je ne vous ai pas répondu à vous, mais comme votre commentaire me trottait dans la tête, des réponses que j’ai faites à d’autres personnes se sont trouvées empruntes de tout ce à quoi il me faisait penser.

    A une fille, ma fois, je ne dirais pas vraiment gentille, mais au moins diplomate et qui voulait faire amie-amie avec moi afin de me prouver, en gros, que dans la vie il n’y a pas que la haine, car-il-y-a-aussi-des-sourires (un peu comme de Dr Cameron au Dr House, si vous voyez ce que je veux dire, lolol!), j’ai répondu ceci :

    « Mais je veux pas d’amis-sourires, moi ! C’est chiant à se tuer, Cordicopolis. On est obligé d’y souscrire à tout ce que disent et font les imbéciles (heureux ou pas), sous prétexte qu’ils sont gentil… – Sous prétexte qu’ils sont gentils tant qu’on souscrit à tout ce qu’ils disent et qu’on leur fait des sourires. Bref, non seulement c’est un cercle vicieux, – et les cercles vicieux c’est moche ;) -, mais ça veut dire aussi que les Cordicopolien ne sont pas meilleurs que les autres – peut-être même au contraire. Car je peux vous assurer qu’au royaume des loups-assoiffés-de-sang et des connards-furibonds (ce sont des motards ^^) aussi, si vous excellez dans l’art d’être toujours d’accord avec tout le monde et de ne jamais perdre votre sourire, (même lorsqu’on vous crache sur les pompes), tout le monde finit par vous accepter.. et même coucher avec vous. Le pied, non ? :)

    ***

    En plus je n’ai pas besoin de votre autorisation ni de me conduire bien, pour être la bienvenue ici ! Vous si, mais pas moi. :)
    Oui, je sais, c’est injuste. :D »

    Elle m’a répondu :

    « Je vous cède la place, Irena. »

    J’y ai fait :

    « Quelle place ? Celle que je me taille dans le gras ?
    Vous ne cédez rien, car je prends. »

    Et vlan ! Ca c’est bien envoyé, hein ? Ha ha…

    « Y m’a filé une beigne

    J’y ai filé un marron

    Y m’as filé une chataigne…

    … etc. »

    <:oP – Lolol !

    ***

    "D’où tirez vous cette patience, et cette ardeur à commenter et discuter avec les internautes, partout où ils sont ??"

    Euh… du fait que j'ai toujours un petit copain, mais que je n'ai aucun ami ? :)

    CQFD, j'ai envie de dire… ^^

    ***

    "votre digression sur « la fille d’un soir » est magnifique. C’est la première fois que je lis quelque chose aussi beau de vous (ou qui me touche autant)"

    Merci. :)

    C'est qu'on a toutes le même vécu, et qu'on porte toutes la même souffrance, mine de rien, de ce côté-là…

    Tenez, dans la suite de la conversation que vous avez pu lire ci-dessus, voilà ce que j'ai pu écrire, entre autre, à Mister Cormary :

    « La fille du degré zéro, elle n’a pas peur de continuer à croire qu’elle a raison : à savoir que les gens comme vous croient foncièrement que les femmes sont incapables d’intellectualité pure. C’est le pt de vue de Freud, pour qui chez nous tout enthousiasme/toute colère, fut-il porté sur un sujet politique ou littéraire, ne peut être autre que d’origine fondamentalement sexuelle. Toutes ces filles qui minaudent avec vous et se rient de celle qui parle tout haut de ce dont elles souffrent toutes en secret, vous laissent dans cette ignorance crasse : à savoir l’ignorance du fait que la femme possède elle aussi une âme. Je n’ai pas peur non plus du rire gêné, de votre part et de la leur, qui suivra mon intervention : car ce ricanement primitif est juste humain. Il n’est pas à votre honneur, il n’a normalement pas sa place chez les gens qui ont reçu un début d’éducation, mais il est humain.

    Votre Seccotine, faites-lui mes excuses si c’est votre copine actuelle. Je ne suis même pas allée voir son profil, je lui ai répondu du tac-au-tac, par habitude (la scène que nous venons de jouer, je la connais par coeur ^^), j’ignore complètement qui elle est. Exceptionnellement, dites-lui que je ne la juge pas. C’est une pauvresse qui a vendu son âme pour séduire, parce ça lui paraissait être le seul plan viable. Chacun fait ce qu’il peut pour survivre en ce bas-monde et être entouré… Mais aussi, elle reste très consciente, quand même, de tout cela, et elle en souffre : c’est le signe que quelque soit le prix que l’on en tire, on ne la vend jamais complètement. C’est le signe que l’idée même que le Maître des Illusions puisse nous reprendre notre âme, comme le ferait un huissier d’un téléviseur, est elle aussi une illusion. ^^ »

    Ah oui, là tout de suite, on ne rigole plus. Ca manque de légèreté, de style, de retenue, de tout ce qu’on veut ; c’est pas agréable non plus à lire… Ca rappe, en quelque sorte. Parce la vérité est rappeuse, par définition ? [Oh, j’emploie le verbe « rapper » dans son sens (imagé) initial, comme cela fait drôle. :)]

    Mais, quoique je ne vous demande pas de souscrire à tout ce que je dis dans cette envolée lyrico-déchirée, je tiens à ce que vous sachiez quand même que c’est d’avoir vu comment vous et l’aimable Lilou aviez sympathisé avec la démarche première qui m’avait amenée chez Cormary, qui m’a donné le courage (et la folie) de lui balancer tout ça.

    Comme quoi c’est l’espoir – l’espoir en l’occurrence d’une possible solidarité féminine au sens noble et plein du terme, d’une solidarité dans les douleurs, du fait que nous partageons (fondamentalement en silence) une condition mine de rien difficile… – c’est l’espoir de la « possibilité-d’un-sourire » (pour ne pas dire de la possibilité d’une île), c’est le désir du sourire vrai (dont parlent vraisemblablement sans bien le connaître les filles pseudo-gentilles comme celle de tout-à-l’heure), qui serre nos cœurs trop gros pour ce qu’il faudrait en faire, (trop dodus pour supporter sans souffrir le corset social), et qui lorsqu’on a trop d’amour à donner, pousse en définitive aux actions kamikazes et rend suicidaire et fou.

    ***

    J’ai pu vérifier pour la énième fois, à postériori, que les hommes (même ceux de bonne volonté, comme Misanthrope Modéré qui ne me veut jamais de mal, mais en l’occurrence m’a expliqué sa version des choses au sujet de cette affaire, et m’a montré à cette occasion qu’elle ne le touchait pas en soi), ignorent complètement la véritable portée de ce dilemme que nous vivons toutes : ce fossé infranchissable qui existe entre ce que les hommes (et les pères!) nous demandent d’être pour nous aimer, et ce que nous sommes… Car la femme, contrairement à l’homme, comme elle doit nidifier pour perpétuer l’Espèce, a un besoin vital de ne faire qu’un avec ce qu’elle veut être d’une part, et ce qu’il faut qu’elle fasse de l’autre pour être aimée/épousée. Cela s’appelle la quadrature du cercle, oui, mais c’est notre condition.

  5. Et à Lilou aussi, merci pour son soutien ! (Il y en a un peu pour vous aussi dans la réponse que je fais à Ariane.)

    Faites « péter » la liste. Et si vous avez aussi des plans pour les approcher, je ne dis pas non – ça me facilitera parfois les choses… ;) Les anecdotes vécues contenant outrages&goujateries en tout genre sont les bienvenues, naturellement ! :)

    ***

    Eh oui, mon cher Guard, je suis un gangster ! Entre Robin des Bois et le loubard de Renaud qui doit filer ses grolles et son pantalon. ;)

  6. Eh oui , que voulez-vous , quand on n’a pas la chance de naître femme , on se débrouille avec ce qui pend , faut pas nous en vouloir !!!
    J’aime beaucoup cette phrase de Jack London , « les femmes sont les conservatrices de la race , les hommes en sont les enfants prodiges  » .
    Nous ne sommes que des gamins , le plus grand des hommes ne sera jamais qu’un enfant gâté , un gosse turbulent et batailleur comparé à sa mère …
    Seules les femmes sont capables d’apparter la rédemption , ce sont les uniques créatrices , l’origine et le but de la vie , vous n’allez quand même pas vous en plaindre ?!?

  7. J’ai cessé depuis longtemps de réfléchir aux relations hommes/femmes ; mais je peux affirmer ceci (grosso modo) sur mon expérience:

    très jeune, j’ai eu beaucoup plus peur des femmes que des hommes. D’abord parce inconsciemment j’ai dégagé l’image de la sorcière persécutrice, ce qui fait qu’être en conflit avec un homme ne me faisait rien tandis que l’idée d’être en conflit avec une femme me terrorisait, et je pouvais très vite me braquer, être terrorisée.
    Aujourd’hui j’ai retrouvé une certaine sérénité dans tout cela, et je tente tant bien que possible d’appréhender mon rapport au même sexe de la même manière : par le rire. Je ris beaucoup et je fais beaucoup rire, et c’est là je crois la manière que j’ai à la fois de m’incliner devant les gens (je ne vous veux pas de mal, je suis inoffensive), mais aussi de les tenir (puisque les gens du coup aiment ma compagnie). Ma première approche des gens est véritablement l’humour. Et, donc, je me rend compte que je ris autant avec les hommes de mon entourage qu’avec les femmes, ce qui fait, je crois, que j’ai réussi à régler le problème.
    Je suis très attachée à l’idée de sourire que vous développez. D’abord parce que (pardonnez moi de cette remarque un peu simpliste) mais je trouve que le sourire fait qu’une femme est belle : ) tandis que l’éclat de rire peut potentiellement l’enlaidir (j’en sais quelque chose!). Mais je ne veux pas forcément non plus faire « amie-amie » ! Je ne suis pas une fille « gentille » ; en revanche je dirais que je suis une fille « toute simple ». C’est juste que c’est dur de le montrer sur internet outil que je ne maitrise pas du tout sur le plan dialectique.

    « Comme quoi c’est l’espoir – l’espoir en l’occurrence d’une possible solidarité féminine au sens noble et plein du terme, d’une solidarité dans les douleurs, du fait que nous partageons (fondamentalement en silence) une condition mine de rien difficile… – c’est l’espoir de la « possibilité-d’un-sourire » (pour ne pas dire de la possibilité d’une île), c’est le désir du sourire vrai (dont parlent vraisemblablement sans bien le connaître les filles pseudo-gentilles comme celle de tout-à-l’heure), qui serre nos cœurs trop gros pour ce qu’il faudrait en faire, (trop dodus pour supporter sans souffrir le corset social), et qui lorsqu’on a trop d’amour à donner, pousse en définitive aux actions kamikazes et rend suicidaire et fou. »

    J’aime parfois dire des femmes qu’elles sont mes « soeurs » et que parfois l’une d’entre elles pourra me rendre « fière » de ma/notre condition. Mais par autre moment je les trouve si navrantes que j’oublie aussitôt cela.

    Désolée de ces remarques pas très ordonnées, mais j’ai travaillé toute la journée, et je suis un peu groggy. J’ai conscience que ça ne sers pas mon commentaire.

  8. « Je ne suis pas une petite fille « gentille » ; en revanche je dirais que je suis une petite fille « toute simple ». C’est juste que c’est dur de le montrer sur internet outil que je ne maitrise pas du tout sur le plan dialectique. »

    C’est encore plus mignon comme ça.
    Quelle adorable enfant ! Quelle fraîcheur !

  9. je sais, je sais. C’est ridicule quand c’est dit à l’écrit. Alors qu’à l’extérieur, nul n’est besoin de le dire. Ce qui est insupportable sur internet c’est d’avoir à dire l’évident.
    Ceci dit je pense en pleurant un peu que je n’ai plus vraiment l’âge d’être une « petite fille ».

  10. non pas ridicule. votre expression est d’une candeur, pureté toute féminine vraiment charmante que je ne trouve guère chez les jeunes filles talonnées, à casque apple, glaçantes, revêches et sèches de cœur et d’esprit, de mon quotidien.

  11. Caer >Ha c’est que je plaisantais en disant ça, mais…

    L’horrible et globuleux Yann Moix ^^

    Difficile fini d’énumérer tout les motifs qui peuvent le rendre détestable, lettre honteusement insultante à la Suisse, écrivain moyen hargneux, défense pour des motifs douteux de R.Polanski, disciple et chienchien de BHL, réalisation de deux bouses cinématographiques insupportables (Cineman et Podium).

    En général je zappe ce genre de personnage et détourne mon attention dès qu’on parle de lui, à la télé, la radio ou ailleurs, mais là je suis tombé sur cet article : http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Yann-Moix-veut-adapter-Voyage-au-bout-de-la-nuit/%28gid%29/2092396.
    Cette peau de zobe ratée du Cinéma commercialo-bovin français veut adapter Voyage au bout de la nuit au cinéma, sacrilège !!!

    On le trouve très bien sur facebook, la Règle Du Jeu et autres lieux du web plébiscités par les petits philosophes branchouilles, mais bon je ne sais pas trop par rapport à Cormary c’est un poisson un peu plus gros…

  12. Millie , y’a t’y moyen de remettre en ligne la nouvelle du concierge espagnol matricide ?
    Je crois avoir croisé l’original …

  13. Faudrait pas que ce poème déclaration d’amour contienne des fautes, alors je donne une version corrigée :

    Pénis L. est un éjaculateur précoce,
    partout ou il passe il envoie la sauce,
    Hordalf est gros porc fou de jeux vidéos,
    et un inculte fini plein de beaux idéaux.

    Hey! cette Irina est de loin la plus jolie,
    Moi Grodion, je me la serrerais bien au lit,
    j’vais créer sur facebook un fake philosémite,
    et draguer cette p’tite nuit et jour jusqu’au coït!

    Irina je t’aime!
    Vois cet Hispano-Albanais,
    Mi-hidalgo mi-chapardeur,
    qui t’écris des vers satinés,
    alors qu’en vrai c’est un branleur.

    Irina je t’aime!
    Je me souviens que sur Ilys
    je n’osais t’aborder, de peur
    qu’XP c’blaireau fasse une jaunisse,
    et censure mes fieffées ardeurs.

    Irina, ou Millie, ou quel que soit ton nom,
    daigne accepter mon amour pur et platonique,
    rêver de toi occupe mes jours hummm c’est si bon
    mais quand je bande j’fantasme et je te nique!

    Signé par le plus Albanais
    des slameurs, c’lui que j’ai nommé,
    « Grodion né de père espagnol »
    Millie amène-toi j’ai la gaule!

    Ca y est c’est fait, j’me suis branlé
    et de toi M’t’nant j’n’ai plus envie,
    je r’tourne lire de c’pas les conneries,
    de Saint XP le gros pédé.

    Irina je t’aime malgré tout
    et sur tes belles et rondes fesses
    je te fais un, deux gros bisous,
    Un jours tu s’ras mien! Ma maîtresse!

  14. Voyons voyons, Pierre Cormary est tout ce que l’on voudra SAUF un écrivain !
    Laissez-le à son petit égotisme d’impuissant pervers, ce vague blogueur n’est rien, sinon un prétentieux gros porc.

  15. Pingback: Comment j’ai fixé mon jugement sur Cormary – la suite (moins comique). « CAER

  16. Paindenis était tout en vit et le criait à qui l’entende, son désir trop vite assouvi partout le mettait à l’amande. Quant à Croupion, cet hidalgo, peu chaste, il avait les ardeurs d’un caïman de marigot, et sous des airs plutôt hâbleurs, il prétendait, cet africain, tenir là le fief de ses vers, c’était petit et si mesquin que jamais ils ne le trouvèrent. O Scarlett, que fais-tu dans ce trou à rats à compter les crêtes de cet étrange haras? Que dis-tu de cette branlette… heu… bluette, qui hélas sur ton caer ne hisse que ses morbides couleurs blettes? « Las ! Plût au ciel qu’il ne sévisse! »? Oui, qu’as-tu dis, toi que voilà, de ce poème foumouala?

    – Caer noster jactance est sed libera nos a malo.

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