Plus de pouvoir pour Serpentard ! – ou le Retour du Bâton, (folie collective, ep.06)

 

Les dernières interventions de Prolo de la Lite ici me font penser à celle, dans l’une de nos feuilles de chou nationales, d’un clochard de Neuilly dont on avait appris que Carla Bruni le visitait de temps à autre lorsqu’elle sortait seule de chez elle. Elle n’avait pas manqué d’offrir au pauvre homme un toit où s’abriter et une cantine où se rendre lorsqu’il l’aurait voulu, mais il avait refusé, – ultime orgueil de celui qui aurait perdu là son dernier bien au monde : le fait de survivre sans devoir rien à personne ; en somme sa liberté. A cela, Carla, compréhensive comme à son habitude, n’avait pas vu de mal. L’orgueilleux personnage avait été apparemment, dans son trouble passé, grand amateur de musique. Aussi, c’est de cela, debout sur le pavé, qu’ils discutaient généralement ensemble. Dans la plus grande des simplicités, la première dame de France était un jour venue à lui munie d’un baladeur numérique : afin qu’il puisse écouter à nouveau les musiques qu’il avait autrefois aimées. La conclusion du clochard à ce propos m’a laissé depuis une grande amertume à l’âme (je vous la résume avec autant d’exactitude qu’il m’est possible) :

« Ben oui je l’ai jeté. Elle m’a offert un i-pod, elle est bien gentille, la Carla, mais comment elle aurait voulu que je le recharge dans la rue ? Non, c’est vrai, Carla elle a bon coeur. C’est quelqu’un de bien, c’est sûr. Mais ce n’est pas ce qu’on appelle une Grande Dame, ça non. »

Alors là, voyez, autant je comprends ce qui a pu motiver Robespierre & Co – car il faut être compréhensif dans la vie ; ça n’est pas parce qu’on n’est pas d’accord avec les gens qu’on peut se priver pour autant d’examiner leurs motivations avec honnêteté intellectuelle -, autant je comprends qu’on puisse avoir les « Grandes Dames » en horreur, autant à partir du moment où l’on attribue encore du sens à ce terme, je ne vois pas au nom de quelles foutues valeurs supposément supérieures ce foutu clochard peut affirmer sans ciller que Carla Bruni n’en est pas une !

Enfin si. Je vois quand même. Parce que la nature humaine n’est pas si compliquée que le croient les petites filles innocentes… Mais ce ne sont pas des « valeurs supérieures » qui poussent le clochard à mordre la main qu’on lui tend, non. Ce sont des valeurs de clochard. Ce sont les sempiternelles valeurs de merde de la putain de mentalité servile, alimentées exclusivement par la complaisance du faible dans son propre ressentiment envers le fort. C’est l’illustration même de ce que le peuple n’est sain, saint, probe et gai que maintenu dans la peur du bâton. Et qu’il n’apprécie plus la justice à sa juste valeur partir du moment où on lui en donne trop. Parce que dans sa putain de mentalité servile, encore une fois, ce qui est rare est par définition cher. De la bonté et de la justice comme s’il en pleuvait et comme si elles lui étaient dues, c’est dans son esprit pauvre de pauvre, de la bonté et de la justice « bon marché ».

***

A titre d’illustration, je vous offre en avant première la lettre d’un ami reptile à l’intention des hommes faibles.

Elle s’adresse tout particulièrement à ces hommes faibles qui pour s’exempter d’avoir à dépasser leur propre ressentiment d’être des faibles, s’imaginent que leur misère provient toute entière de ce que des conspirateurs d’élite leur refusent le libre accès au pouvoir et à l’argent.

 

LES REPTILIENS SONT VOS MAÎTRES

 

Vous avez toujours eu raison : nous existons réellement.

Oui nous gouvernons dans l’ombre. Oui nous œuvrons pour un Nouvel Ordre Mondial. Oui nous avons sacrifié Lady Diana. Oui nous vous capturons à bords de nos OVNI Nazi, afin de nous délecter de vos organes. Oui nous allons détruire l’islam.

Mais bordel qu’est que vous pensiez ! Il va falloir arrêter de se toucher la bite en rêvassouillant de bien respecter toutes les cultures, tout en veillant quand même à ce qu’elles se mélangent, dans un esprit d’ouverture. C’est de la merde. Cette planète n’ira nulle part si vous n’êtes jamais d’accord sur rien. Vous n’irez jamais nulle part à vous soucier du sort de quatre branlos de tibétains perchés sur leur montagne. Vous n’allez pas non plus fonder une dynastie intergalactique en vous souciant de votre putain de calotte glacière.

Vous êtes totalement contre-productifs.

Oh nous avons bien compris votre projet. Celui de rester merdique sur votre petit caillou merdique. Nous ne vous laisserons pas faire. Vous voulez vraiment vous laisser crever sur votre tas de fumier paumé au fin fond de l’univers, dans l’obscurité glaciale de l’espace infini, tout ça au nom de votre putain de libre-arbitre ?

Et « moi je veux pas faire ci », et « moi je veux pas faire mi », et « moi je veux être maître de mon destin ». Vous plaisantez bande de bourricots ? Vous ne prendrez pas le contrôle du cœur de votre soleil avec des questions existentielles. Vous ne pourrez même pas vous rendre au travail demain si vous continuez à avoir tant de remords à aller chercher le pétrole là où il se trouve.

Oui le 911 c’est nous. Oui nous allons vous injecter de la nano-technologie. Oui nous planifions les chemtrails. Oui nous contrôlons les médias, la finance et vos pensées. Oui nous pratiquons le Shapeshifting.

Oui nous voulons plus de pouvoir.

Pour Serpentard !

 

Signé : Lampropeltis

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9 réflexions sur “Plus de pouvoir pour Serpentard ! – ou le Retour du Bâton, (folie collective, ep.06)

  1. Héhéhé . Du coup , j’ai une certaine sympathie pour ce clochard . M’identifier à lui ne me dérange pas . J’ai toujours consideré l’indépendance comme une vertu cardinale , bien au dessus de toutes les nobles aspirations .
    Mais l’ingratitude , le ressentiment , où l’avez-vous vue dans mes propos ?
    Quand on est indépendant , on n’est ni du peuple , ni de l’élite , on est en-dehors .
    Regardez Carla Bruni . Se faire entretenir , exister par les autres et de fait , pour les autres , être en tout temps passif , dépendant , secondaire , ne voilà-t-il pas des valeurs de mendiants ?
    Le policier qui dégage un clochard sur un banc , lui fait parti du peuple . Comme Carla Bruni fait parti du peuple . Le clochard est en-dehors .
    Quand on existe pour et par les autres , on fait parti du peuple , et pis c’est tout . Il y a des maîtres et des esclaves , une morale de maîtres et une d’esclave . Force est de constater qu’en république , les maîtres on toujours un morale d’esclave . Vous me faites un peu penser à ces beaufs du nord qui gagnent au loto , vivent en côte d’azur , s’achètent un hummer et des fringues de luxe , et regardent leurs anciens voisins avec pitié . Ils croivent s’être débarassés de leurs vulgarité , mais elle les habite , peu importe leur situation . Ils seront toujours tournés en dérision par les vieilles familles , la vulgarité profonde des nouveaux riches .

    Une famille d’aristos déclassés regardera toujours les nouveaux riches avec pitié et amusement .
    Votre définition du peuple doit sérieusement être remise à jour . Et ne prenez pas celà pour une offense , je vous vois venir .

  2. Superbe, j’en ai les lames aux yeux!
    Mais c’Prolo n’en vaut pas la peine,
    ça n’est après tout qu’un sale gueux
    qui a mal parlé à une reine!

  3. Parceque j’ai 5 minutes et qu’il me plait d’être utile, et sans vouloir, en rien, discuter avec vous autres d’un sujet dont de toute façon je ne sais rien :

    […]beaufs du nord qui gagnent au loto , vivent en côte d’azur[…] Ce qui concerne donc 3 mecs, en gros.

    […]vivent en côte d’azur , s’achètent un hummer[…] J’ai dû voir un hummer sur la route, une fois, il y a cinq ans.

    […]et regardent leurs anciens voisins avec pitié […] Quand ceux-ci viennent en vacances ?

    Alors soit Iréna vous fait penser à ce qui n’est finalement qu’une construction fantasmatique, soit vous avez un pote qui a touché gros, et ça vous fout la rage. D’autant plus qu’il a culot de vous inviter tout les ans, toute une semaine, au mois d’août.

    Le nouveau riche dont vous parlez: il est où ? Je ne vois que des types qui ont réussi, ou des criminels.

    Et s’il vous plait ne venez pas me répondre.

  4. Guard, mon cher, vous êtes décidément un amour ! Est-ce que je peux révéler qui vous êtes ? ^^

    Et d’ailleurs, comment faites-vous pour frapper ainsi dans le mille sans connaître rien au sujet dont nous parlons ? Vous êtes très fort. C’est sidérant. :)

    @ Lampro : Tu as vu ? A présent j’ai un bouffon personnel qui m’écrit des grossièretés en vers. C’est la seu-cla, non ?

    @ Prolo de la Lite : Je vais encore vous répondre, car j’en ai envie. Mais pas là tout de suite… C’est une juste question de disponibilité et de temps.

  5. Que lis-je? quoi? « Bouffon personnel »?
    Raiponce, es-tu vraiment sérieuse,
    fais-tu de moi un criminel,
    voilà des questions épineuses!

    Réponds! Mon coeur blessé gémit,
    que me reproches-tu donc, amie?
    D’avoir avoué mes sentiments
    d’être attiré comme un aimant?

    Je t’aime Raiponce, je t’aime si fort.
    Mais, moi, je ne puis supporter,
    ni ton fiel ni ta gerbe d’or,
    il n’y a plus à ergoter.

    Je te croyais autre, Irena,
    spirituelle, fine et libre,
    mais tu n’es qu’une d’ces filles à chibres.
    J’dis adieu à mon nirvana!

    Oui, c’est ainsi que je mourus,
    par tes doux mots, assassiné.
    J’men vais retrouver ma morue,
    celle qui m’était prédestinée!

    Adieu Raiponce, adieu! Je t’aimais si fort! Adieu, adieu!..

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  7. A l’époque, je ne comprenais guère l’acharnement dont faisait preuve Denis.l à l’égarde de Millie aka Irena Adler, je comprenais encore moins les éructations scatologiques des commentateurs CGB mais maintenant, je sais pourquoi.

    Irena Adler est un être d’une insensibilité extrême. Insensible, elle est, à faire supporter à son public masculin un déluge de vers nombriliste que la seule différenciation de son sexe rend possible. Imaginez ne serait-ce qu’un type écrivant les mêmes états d’âme dégoulinants, la même prose chiadée écrite dans une vieux français insupportable qui vous ne fait pas regretter d’avoir raté Hypokhâgne, et je vous laisse deviner à quel point il serait tricard à vie dans toute la blogosphère.

    Il ne s’agit pas d’un mépris de la Plèbe contre l’Elite, comme voudrait nous le faire croire Irena, de même qu’un très mauvais écrivain qui ne vend pas se mettrait à critiquer la Junk Food livresque.

    Comme un chippendale sur Skyrock montrant ses abdos ne fait généralement pas long feu (voir Mickael Vendetta), Irena Adler saît que toute la lourdeur du monde sera excusé par le trou qu’elle a entre les jambes.

    Ceci est cru et vulgaire, mais c’est la vérité vraie.

    La nature restera toujours la nature, même derrière des hecto-litres des Belles Lettres, le succés de CAER Raiponces chez les porteurs de « glaouis » en témoigne.

  8. D’ailleurs il existe un lien évident entre le narcissisme bloguesque de Irena et son refus d’écouter les confessions des uns et des autres.

    Votre égoïsme royal vous met dans ‘incapacité à considérer le reste du monde comme autant de « confessions valables », pendant que vous gavez votre public des vôtres sans aucune vergogne.

    Vous m’avez blessé et rendu encore plus aigre vis à vis des femmes, ces êtres félins devenus petit à petit incapable d’ampathie à force d’adoration et de sollicitations déplacées.

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