Indignez-vous, rindignez-vous, qu’ils disaient…

Basilique Saint-Denis

[Article Wikipédia : attention, extraits !]

 

La basilique Saint-Denis est une église de style gothique située à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis. Fondée en tant qu’abbatiale, elle a aussi le statut de cathédrale du diocèse de Saint-Denis depuis 1966. Elle est la nécropole des rois de France. La basilique Saint-Denis fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862[1]. Le jardin qui l’entoure fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 19 août 1926[1].

[…]

L’église fut agrandie à deux reprises sous les Mérovingiens, notamment sous Dagobert Ier qui y fit placer vers l’an 630, les corps de saint Denis (premier évêque de Paris) et ses deux compagnons, le prêtre Rustique et le diacre Éleuthère.

L’église de Saint-Denis devint une nécropole royale car la renommée légendaire de Denis de Paris se développa sous l’influence de l’abbé Suger qui en fit un compagnon de saint Paul envoyé en France pour christianiser Paris. Mais cette nécropole partagea ce privilège avec d’autres églises et ce n’est que sous les Robertiens et les Capétiens directs qu’elle obtint ce monopole très rarement remis en cause.

[…]

Un nouveau sanctuaire fut entrepris vers 750 par Pépin le Bref. Sous les Carolingiens, une église de plan basilical à trois nefs et à transept saillant fut construite. En 775 une dédicace en présence de Charlemagne par l’abbé Fulrad. Elle fut rénovée au cours des âges, jusqu’au XIVe siècle.

En 869, Charles II le Chauve devant la menace des invasions des Vikings fortifie le monastère.

En 1959, on a découvert pendant des fouilles le sarcophage de la reine Arégonde, épouse de Clotaire Ier, morte en 573/579, qui serait ainsi la première personne royale qui y fut inhumée[3].

[…]

L’abbaye est consacrée le 11juin1144, inaugurant le francigenum opus, appelé plus tard l’art gothique. Reprenant le principe du déambulatoire à chapelle rayonnante en le doublant, Suger innove en prenant le parti de juxtaposer les chapelles autrefois isolées en les séparant par un simple contrefort. Chacune des chapelles comporte de vastes baies jumelles munies de vitraux filtrant la lumière. Le voûtement adopte la technique de la croisée d’ogives qui permet de mieux répartir les forces vers les piliers.

Par la suite, l’édifice devint encore plus important. Il abrita les regalia[4] (instruments du sacre), devint nécropole royale et plus seulement dynastique. Considérée comme la principale nécropole de la monarchie française depuis Hugues Capet, ce dernier qui en était abbélaïc, s’appuya souvent sur la puissance de l’abbaye pour conforter son pouvoir.

Le 22août1291, une bulle du papeNicolas IV, datée d’Orvieto, confirmant elle-même une bulle de Célestin III, accorda aux religieux de Saint-Denis le privilège de n’être soumis à aucune sanction canonique, émanée de qui que ce fût, hormis de leurs abbés, sans une licence spéciale du souverain pontife.

C’est à l’abbaye de Saint-Denis que les rois de France se rendaient pour y prendre l’oriflamme avant de partir en guerre ou en croisade.

 

 

La dégradation de la Basilique au vingt-et-unième siècle

Si la basilique a bénéficié de plusieurs campagnes de restauration depuis le dix-neuvième siècle et qu’au début du vingt-et-unième siècle, plusieurs vitraux ont fait l’objet de nettoyage, la dégradation de la nécropole n’a pas été interrompue pour autant.

Ainsi, malgré la réfection du chevet, le maire de Saint-Denis a déploré à l’occasion des Journées du Patrimoine 2006 l’absence de projets de réfection de la façade sud (14 millions d’euros), de la pierre et des portails romans de la façade ouest, alors que des vitraux ont été remplacés en 2003 par du plastique[8].

De plus, sous l’effet des travaux de construction du RER B, qui ont profondément modifié le cours de rivières souterraines, le sanctuaire royal est miné par une série d’infiltrations dont l’action se conjugue à la dissémination des sels de salpêtre et à la pollution moderne[9]. La solidité des caveaux est gravement fragilisée et nombre de monuments funéraires sont détériorés sous l’effet de l’humidité. Les ossuaires de tous les rois de France scellés en 1817 par des plaques de marbre sont victimes de graves infiltrations[10].

Par ailleurs, les cercueils de la crypte des Bourbons sont particulièrement détériorés. Certains sont posés sur de simples tréteaux, d’autres ont été brisés et éventrés sous l’effet de l’humidité, laissant apparaître des ossements. La crypte n’est pas du tout mise en valeur, la grille d’accès en est fermée, il n’y a aucun éclairage ou information destinée au public[11].

En outre, aucun plan de sauvetage n’a été programmé pour préserver un site qui, par ailleurs, ne bénéfice plus, depuis vingt ans, des crédits budgétaires qui lui permettraient de financer la reprise d’un chantier de fouilles pourtant jugées prometteuses par de nombreux historiens. Les chantiers de fouilles archéologiques du sous-sol sont arrêtés depuis les années 1990. Des sarcophages mérovingiens, comme le cercueil intact de la Reine Arégonde, n’ont pas fait l’objet d’études approfondies. En effet, les spécialistes souhaiteraient pouvoir accéder au sous-sol de l’entrée où se trouve la tombe du roi Pépin, père de Charlemagne. Certains archéologues ont proposé d’utiliser les caméras utilisées par les égyptologues pour étudier les nécropoles royales des Pharaons et les Pyramides[9].

Enfin, le projet d’inscrire la basilique de Saint-Denis et sa nécropole royale au patrimoine mondial de l’UNESCO semble bloqué alors que la basilique est la première église construite dans le style dit gothique du monde[9].

 

 

Et les parisiens d’aller chercher des motifs d’indignation en Thaïlande, au chili ou au Bénin, les Frontistes de Gauche de placarder leurs affiches : « Faites la révolution ici comme ils la font en Egypte » sur les murs de la capitale… Ne cherchez plus, les gros. L’Indignation Majeure, elle est à vos portes ; et parce que Gainsbourg et Brassens parlent des batailles qu’ils ont menées mais n’ont formulé aucun manuel de l’indignation à l’usage des générations à venir, vous restez empêtrés dans leur ombre et de là où ils sont, ils vous méprisent. Que ceux qui ont des yeux pour voir courtisent la sainteté et les mystères du Don ; et les autres se contentent, je ne sais pas, d’assumer, à demeure, leur bourgeoisie indécrottable et cessent de pourrir la route des croisades avec leurs gueules de touristes enfarinées.

A propos de l’Egypte, on parie combien qu’en l’absence de dictateurs pour tenir tout ce beau-monde au pas, les souris vont en profiter pour se taper indéfiniment sur la gueule les-unes-les-autres, faction contre faction, jusqu’à ce que, de toutes les richesses, y compris culturelles et « révolutionnaires », qui avait été construites et accumulées par les autorités liberticides en place, il ne reste strictement plus rien. Ah, l’Afrique ! Bernard Lugan vous expliquerait, tas de fantoches, qu’elle a plus besoin [les juifs et les femmes aussi, – comme en somme tout ce qui aime l’amour vache et sait danser sur des tambours], de marcher à la trique que de se voir accorder des droits.

Parce que les Droits de l’Homme, ça n’est pas fait pour la bestiaille, allons !

 

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10 réflexions sur “Indignez-vous, rindignez-vous, qu’ils disaient…

  1. Pauvre rebut d’humanité qui vient se plaindre ici de qu’il se sent personnellement offensé par la critique sous-jacente du boboïsme qu’il perçoit dans ce post… Et la détérioration de la Basilique Saint-Louis, isolée, perdue au beau milieu de la jungle de Seine-Saint-Denis, tombe de nos Rois de France, épicentre du patrimoine historique français, – notre plus haut lieu de culte ! -, ne lui suscite pas une même une seconde d’arrêt, de recueillement ou de silence.

    La tombe de Pépin le Bref est là-dessous, et l’on n’est jamais allé voir, est-ce que quelqu’un comprend ? Les tombes des Valois sont éclairées par des vitraux en plastique parce que des nègres ont déjà cassé là-bas tout ce qui était fragile. Est-ce que quelqu’un comprend ici que ces tombes sont plus importantes que toutes les pyramides de l’Egypte ?

    Comprenez-vous que la dynastie Carolingienne aurait dû s’appeler la dynastie Pipinide, car Pépin en fut le premier souverain ? Comprenez-vous ce que cela signifie, d’avoir à disposition les reliques du grand-père de Charlemagne ? Les trésors terrestres ont été volés à la Révolution, mais le trésor spirituel est encore présent. Seulement, pour combien de temps encore ? Personne en ce pays ne prétend-il plus lutter contre la moisissure et la poussière que tous nous devenons ?

    Ces gens illustres dont les os saillent à présent dans l’obscurité de leurs tombes humides, furent pour certains, en leur temps, les égaux en sainteté des premiers papes de Rome, mais qui se soucie de ça ?

  2. Si cela n’a pas de sens, rien n’a de sens. Si cela n’a pas de valeur, rien n’a de valeur. Croyez-moi ou non, mais rappelez-vous ce que je vous dis.

  3. Gnniiii … Ca me fait chier d’être d’accord avec vous ! Je suis compagnon , une bonne moitié de mon travail s’accomplit sur des édifices classés , bien souvent religieux . J’éprouve infiniment plus de peine à voir une Eglise tomber en ruine qu’un éthiopien avoir faim .
    Que le tombeau des Roy soye situé dans le premier domaine hérétique du Royaume ne m’enthousiasme guère …
    Mais si votre réponse doit avoir du sens , vous feriez mieux de publier le commentaire de votre interlocuteur , non ?
    Si tous les Souverains avaient autant de bon-sens qu’Anne de Bretagne , leurs coeurs seraient gardés loin du peuple , même si ça n’empêche pas la bêtise destructrice et crasse des rébublicains de tout poils .

  4. Wow ! Z’êtes Compagnon du Devoir ?

    C’est la grande classe… j’aurais bien aimé être compagno(nne), (je suis assez douée de mes mains, sans vouloir me vanter ^^), mais déjà y’a peu de gonzesses parmi vous, ensuite fallait s’engager à 14 ans, qu’on m’a dit. Et moi j’ai songé pour la première fois à me reconvertir dans l’artisanat quand j’avais dépassé les 23… alors bon. ^^

    A 14 ans, quand on a des parents hippie-esques, on ne songe pas encore à l’avenir, on ne songe même pas à gagner de l’argent un jour, vous savez… On peut encore, d’après les adultes (nous-mêmes, on se doute bien déjà qu’il y a une couille dans le potage, mais bon), devenir tout ce que l’on désire : cosmonaute, designer, mathématicien mannequin ou explorateur… On a la vie devant soi et on connaîtra forcément la vie d’étudiant et la bohème, qui sont vachement chouet’s et romantiques. Et puis la vie de château aussi et la célébrité – ce qui n’est pas le cas de tous les cosmonautes, il faut bien en convenir. ^^… Enfin tout le toutim, vous devez connaître plus ou moins. J’aurais dû sécher tous les cours et faire le cancre. Peut-être qu’on se serait fait un peu plus de souci pour ma pomme ; et pis que j’aurais reçu plus de fessées. ;-)

    Parents, méfiez-vous de vos enfants trop sages… ce sont peut-être des anarchistes masqués ! ;)

    ***

    Mon interlocuteur n’avait aucun sens en lui même ; seule la réponse en a. – Nah ! ^^

  5. Si vous craignez de laisser aux autres lecteurs le soin de juger si mes commentaires ont du sens ou non, c’est qu’ils en ont sûrement un tout petit peu.
    Retirer notre échange en entier me semblait logique. Ce qui est mesquin, c’est de me répondre, alors que je n’ai pour ma part (visiblement) plus cette liberté.

    Vous enfreignez les règles tacites du flamewar, non pas avec la grâce d’un vicomte de Jarnac, mais avec la mauvaise foi d’un quidam insatisfait qui tente de refaire une conversation de la veille dans sa tête.

    Je reviendrai souiller vos pages de commentaires de perfides remarques modérément critiques, voire polies ! Et je r’commencerai aut

  6. Vous êtes un troll, Auguste Meurissois/Mars Attacks/Comte Dracula. Avec les gens comme vous il n’y a pas règles tacites ou explicites du flamewar qui vaillent.

    Adolf Mamadou/Clown Grodion, tu es démasqué.

    ***

    Un informateur m’a parlé d’un certain Concombre Masqué du forum de l’Organe. Il a bon ? ^^

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