Homo fugit velut umbra

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« Mon vrai visage est l’amour (et voici l’amour). »

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Angélique :aimerait pouvoir dire « bonne fête Maman » et a une pensée pour ceux qui se trouvent dans la même situation.

_posté sur FB le dimanche 29 mai 2011 à 03h du mat’ env.

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  • Coypu : Rattrape-toi le 19 juin…
  • Angélique : Que se passe-t-il à cette date ?
  • Coypu : Regarde ton calendrier.
  • Angélique : Justement, je n’en ai pas.
  • Coypu : Non sérieusement, je ne vois pas le rapport à vrai dire …
  • Coypu : http://www.joyeuse-fete.com/calendrier.html
  • Angélique :Ah oui, la fête des pères, ok. Oui pour ça, je n’aurai pas de problème tu sais.
  • Coypu : Profites-en, ça ne durera pas…
  • Angélique : Tu n’as pas de propos plus rassurants ? Sérieusement ? :)
    La durée, c’est relatif…
  • Angélique : Du côté de mon père, on vit longtemps.
  • Coypu : Les propos rassurants, ce n’est pas mon style…
    Bien sûr que je suis très sérieux.
    Le temps passe à une vitesse foudroyante. Même si ton père doit vivre longtemps, il n’empêche que tu finiras par le perdre, et très vite. Ce n’est même pas demain que tu seras vieille et orpheline : c’est tout à l’heure.
  • Pierre : Une belle attitude Angélique ! Je prendrai le contre-pied d’autre en te disant que l’Esperance et la Foi font qu’elles restent avec nous comme Lui ! On t’embrasse bien fort.
  • Marie: T’embrasse sur mon coeur bella…
  • Dudule : Ah -_- Ma mère est partie avec Roger.
  • Angélique : Merci Pierre et Marie, je vous embrasse aussi
    @ Dudule : Roger Sterling ?
  • Anne : cette fête est une fête commerciale, pas besoin de cela pour penser à notre mère où qu’elle soit
  • Angélique : Dans le fond, je suis bien d’accord.
  • Irena Adler : Coypu. Votre comportement frôle la grave inconvenance. Je serai à la place de Angélique, je vous botterais le cul.
    Je suis désolée Angélique. Je t’embrasse tendrement. :)
  • Coypu : Ah oui, pourquoi ? Ce n’est pas moi qui suis inconvenant, c’est la mort.
  • Patricia : Je ne suis pas d’accord avec vous Millie. J’aurais personnellement aimé qu’on me dise ces paroles de vérité, absolument indispensables et crues comme la mort. J’ai attendu 30 ans pour m’apercevoir que demain ceux que j’aime ne seront plus, et qu’après demain ce sera mon tour. Je trouve au contraire que c’est une preuve d’amitié.
  • Coypu : Voilà une pensée virile !
  • Coypu : quoique non irréprochable sur le plan de la concordance des temps)
  • Angélique : Merci pour cette pensée Irena. Coypu ne veut pas être méchant, il s’exprime de façon dure mais ce n’est pas contre moi ou pour me faire de la peine. C’est seulement sa façon de dénoncer une triste vérité. Mais je suis d’accord avec toi, dans le sens où j’exposerais les choses avec plus de tact. Mais bon, nous ne sommes plus des enfants après tout, nous pouvons tout entendre, n’est-ce pas ?
  • Coypu : En effet ! Je fais juste une réserve sur le mot « dénoncer », qui me gave grave. Les élèves l’emploient sans arrêt. Selon eux, les auteurs passent leur temps à « dénoncer » ceci ou cela, c’est exaspérant. Et dénoncer la vérité, c’est carrément absurde.
    Sinon, le tact, c’est pour les tafioles, non ? ^^
  • Patricia : Ah oui, Coypu ? Qu’est ce qui vous choque dans ma concordance des temps ?
  • Coypu : ‎ »J’aurais personnellement aimé qu’on me DÎT ces paroles de vérité »
  • Patricia : c’est vrai, merci.
  • Guillaume : Ha tout ça est bien triste… mes pensées vont à toi Angélique.
  • Angélique : Oui désolée, tu sais, quand je vis à mille à l’heure (comme en cette période), je ne prends pas le temps de me relire ou de corriger ma syntaxe.C’est une erreur, j’en suis consciente.
    Le tact, c’est pour les tafioles, mais pas toujours … Parfois, ça reste un préalable nécessaire dans les relations humaines. Là encore, tout dépend des relations.Merci Guillaume. Comme dit Coypu, ça arrive à tout le monde un jour ou l’autre …
  • Coypu : C’était plutôt une erreur de sémantique que de syntaxe. Et avoir employé le mot « syntaxe » est une seconde erreur de sémantique… :-)
  • Angélique : Mouais, bref … Je rends les armes. :-)
  • Coypu : J’aime à faire capituler les femmes… ^^
  • Angélique : Et tu fais cela fort bien.
  • Coypu : Peut-être, mais pas très souvent… ^^
  • Irena Adler : Re.

    Je comprends bien ce que vous dites, Patricia. Mais vous êtes d’une nature trop parfaitement bonne. Trop heureusement enracinée que vous êtes (à l’image de votre servante ^^), douce et patiente bovidée, votre tempérament excessivement – divinement – féminin est suffisamment fort et apaisé, je le devine, pour que de tels propos, s’ils vous étaient adressés, coulent sur votre échine comme un baume de fraîcheur sur un galet de rivière. Je ne ressens pas tout-à-fait la même chose, cependant, en ce qui concerne Angélique. Angélique qui est déjà un peu trop exigeante avec elle-même, qui est un poil doloriste sur les bords peut-être aussi… à mon avis, Angélique, en fragile « fille d’Eve » qu’elle est, en se laissant « intruser » ainsi par la malveillance d’autrui (sous couvert de nous démontrer sa supposée force ou plutôt la force de ses convictions) se met parfois en danger. C’est Churchill qui a dit :

    « Le Diable cherche à nous faire croire que nous pouvons être éprouvés au-delà de nos forces. Ce n’est pas vrai. »

    Dans le cadre du culte de la performance que vise constamment Angélique – ce qui est tout à son honneur ! – , je dirais que le libéralisme arbore souvent le visage d’un tel Diable. Et Coypu n’est pas sans haine à l’égard du libéralisme, souvenons-nous en.

    Coypu, à cause de ses contradictions multiples (notamment anti-libéralisme&anti-atlantisme / élitisme fasciste autoproclamé), me fait souvent l’effet d’un infiltré. Ce dans quoi il se révèle le plus ‘fort’, justement, consistant essentiellement à discréditer ceux qui sont supposés appartenir à son propre ‘camp’. La chose peut très bien être inconsciente de sa part (involontaire, je n’en doute pas) – ce genre de ‘vouloir avoir raison deux fois’ (pour et contre soi-même) est tellement caractéristique de la profession à laquelle (corps et âme) il appartient ! -, cependant je ne le sous-estimerai pas au point de croire qu’il ne se juge pas au moins aussi sévèrement lui-même, que je suis capable de le faire. Ce pourquoi, étant donné qu’il ne se gène pas pour venir jusque dans les chiottes de ses voisins saper leurs quatre vérités, leurs fois, leurs fiertés et leurs appartenances – et cela en dépit des règles les plus élémentaires du savoir-vivre [cf audiart : « Les cons ça ose tout c’est à ça qu’on les reconnait »] – , et même de s’attaquer aux faibles [alors qu’il en est lui-même un], je ne vais pas me gêner pour lui réserver un traitement idoine.

    Si Coypu se conduit ainsi, Angélique, ce n’est pas comme vous le croyez par un effet de son expérience de la mort, de la vie et du grand âge… En vérité c’est exactement le contraire qui est à l’origine de ses nombreuses interventions ici : votre vécu de jeune orpheline l’impressionne.

    _Lui-même étant fort probablement encore puceau – à tout le moins métaphoriquement : dans le sens où il ne s’est encore jamais fait déniaiser par la Vie, dans le sens où il n’est quasi jamais entré dans le domaine de l’Expérience, se contentant de tirer toute sa connaissance du monde de sa digestion (pas mauvaise, au demeurant) des « grands auteurs » qui lui plaisent via leurs écrits…
    _Lui-même se considérant comme un pauvre piéton sans vécu à qui la vie refuse de conférer un destin/des aventures, eh bien, chère Angélique, votre « vraie souffrance » le rend jaloux…
    … Eh bien, cela titille son complexe d’infériorité hénaurme, et suscite son envie !

    En conséquence de quoi, le voilà venu qui fanfaronne : il joue le caïd qui a tout-vu tout compris. « Moi j’ai pas peur de la mort », « moi je sais que tout le monde perd ses parents »… Tout cela pour masquer le fait que son statut de lecteur boulimique congénital le rend purement et simplement incapable de toute implication véritable « ici et maintenant » dans le relationnel réel. Et qu’un tel état de fait l’empêcherait tout simplement – exactement comme l’Etranger de Camus – de faire son deuil, si la mort effectivement avait le mauvais goût de venir se présenter devant le pas de porte de sa mère…

    Contrairement à Angélique qui sait à quoi le deuil ressemble, Coypu ne le connait que par les livres, et la mort reste pour lui un concept abstrait. Jusque dans un cimetière, et même s’il habitait dans un cimetière, il continuerait (avec d’autant plus d’acharnement apeuré) à ne pouvoir regarder la mort en face, dans les trous qu’elle a à la place des yeux.

    « Moi apapeu’ de la moort ! »
    « Moi je sais que tout le monde perd sa mère comme Angélique »
    « Moi je suis donc comme Angélique, je suis son égal, en tant que jeune orpheline elle n’est donc pas plus valeureuse ni plus héroïque ni plus importante aux yeux de Dieu que moi »
    « Moi aussi je vais mourir ! Si ce n’est pas une encore plus grande tragédie que le fait de voir mourir les autres ! »
    « Moi aussi j’ai donc ma tragédie à moi, je n’ai rien à envier aux Oedipe, Antigone, Phèdre et Othello! »
    « Moi aussi je suis donc un héros »
    « Moi aussi j’habite donc un roman »
    « Moi aussi je devrais donc susciter l’envie, la crainte, la pitié et l’admiration »

  • Coypu : Mais comment peut-on écrire autant de CONNERIES ???
  • Coypu : Ma mère s’est suicidée il y a 5 ans, à sa SIXIÈME tentative, et mon père est mort il y a 2 mois, ce que Angélique sait très bien, contrairement à toi, pauvre idiote.
  • Coypu : J’ai pris plusieurs photos de son CADAVRE, dont une dans son CERCUEIL avant qu’il soit refermé, tu veux que je te l’envoie, petite cruchasse ?
  • Coypu : J’ai chez moi une partie des CENDRES de ma mère, et l’urne contenant toutes les CENDRES de mon père, tu veux que je t’en envoie un petit sachet, misérable bas-bleu ? Tu as envie de te mettre un peu de mort dans les narines ?
  • Coypu :Retourne à tes fourneaux, au lieu de déblatérer tes sottises sur des gens dont tu ignores absolument tout.
  • Irena Adler : :)

    Je savais quasiment déjà tout.

  • Irena Adler: Et je vous parle juste avec le même absolutisme dans la justice aveugle, hyper rationnelle et déresponsabilisée que celui dont vous usez en permanence avec tout le monde.Je vous donne de l’oeil pour oeil dent pour dent.Et je vous remercie pour la force de votre indignation.Et votre impuissance actuelle face à moi me repaît.

    Comme tout le monde, j’aime beaucoup quand on m’insulte, cela me donne l’impression d’être un personnage d’importance.

  • Irena Adler : Vous savez, tout le monde meurt. Et toutes les mères, et tous les pères du monde, monsieur Coypu.En quoi votre cas est-il à part ?Quant à la poussière, nous y viendrons tous, comme vous l’expliquiez si bien ici il n’a pas de cela 48h. Merci bien pour les petits sachets, donc. J’en ai déjà dans mon jardin et j’y plante les tomates.
  • Irena Adler : Moi, sinon, j’ai mes deux parents et ils m’aiment. Je suis belle et jeune et je multiplie les courtisans, merci. :)
  • Irena Adler : Tout ce que je dis n’est que la vérité.
    Honni soit celui qui n’aime pas la vérité. ^^
  • Irena Adler : En plus mes deux parents qui m’aiment, je m’amuse en permanence à leur dauber dessus. C’est injuste, non ?Bah ce n’est que la jeunesse : on pose le pied sur la tête des anciens, et ceux-ci s’enfoncent. C’est cela, bien sûr, ou crever. ^^
  • Irena Adler : Comme vous, là : vous venez de trouver plus hyper-rationnel, désinvesti et sans émotion que vous. :)Même dans le désinvestissement intellectuel par rapport aux choses de la vie, je vous dépasse ! Dégueulasse, non ?
  • Patricia : Je suis atterrée.
  • Patricia : Carton rouge, Irena. Vous allez trop loin.
  • Irena Adler :Sommes-nous fascistes, oui ou non ?Savez-vous au juste ce qu’a été votre « Cathédrale de Lumière » ?Alors comme ça vous voulez tous regarder Hitler dans les yeux ?Eh bien alors raffermissez vos cœurs, ne soyez pas ainsi pusillanimes.Qui veut du fascisme en aura.
  • Irena Adler : N’était-ce pas une grande reine de France qui disait que pour avoir la force du bien il fallait avoir celle du mal ?Moi j’ai la force du mal. Et vous ?
  • Irena Adler : Barbebleue accompagna Sainte Jehanne d’Arc.
  • Irena Adler : Voilà comme on écrit l’histoire : à la pointe du couteau.
  • Irena Adler : Le Seigneur est celui qui prend le poids du péché sur lui.
  • Irena Adler : Etcoetera !
  • Patricia : Le fascisme n’exclut ni l’honneur ni l’amitié. Et non, je n’ai pas la force du mal. La vie, les autres parfois, en ont suffisamment.
  • Irena Adler : Ho ho ! L’honneur ? L’amitié ? Venant d’une femme ?Les femmes sont incapables d’honneur et d’amitié, d’autant plus avec les hommes, tout le monde le sait.Nous ne sommes là que pour leur servir de jouet. Nous devons être le plus dangereux des jouets. Eh bien jouons !***Si tout cela, tout ce en quoi nous croyons, était faux… que resterait-il de nos amours ?
  • Irena Adler : J’ajouterai que je fais tout cela pour Coypu, mue par un amour infini. Ceci est un acte d’amour. Je suis devenue Coypu contre Coypu. Cela s’appelle l’empathie totale. Il n’y a pas d’acte d’amour supérieur. On atteint comme ceci au Divin.
  • Irena Adler : Si l’amour est une chose laide et dangereuse, qu’y puis-je ?
    J’ai été formée pour ça.
  • Angélique : Vous avez la fâcheuse tendance à créer des polémiques au moment où je dois m’exiler et quitter mon PC. Je serai donc brève.
  • Angélique:- J’ai expliqué brièvement à Irena en privé le passé et les épreuves de Coypu au cas où elle l’ignorait (mais elle était déjà au courant) afin de démontrer qu’il avait déjà enduré le passage de la mort via celle de ses proches ; je pense que Coypu en étant cru dans ses propos fait cela pour surpasser une quelconque peur ou une émotion tout simplement. Mais cela ne veut pas dire qu’il ne souffre pas intérieurement, comme chacun de nous.

    – Qu’Irena souhaite s’adresser à Coypu comme il peut le faire avec d’autres, ne me semble pas illégitime, si cela sert seulement à lui montrer que telle ou telle façon de s’exprimer n’est pas forcément la bonne. Je rappelle ici que je ne suis pas juge de cette situation, le domaine des atteintes ou agressions verbales faisant souvent partie de la subjectivité (un tel sera scandalisé par certains propos, un tel -comme moi- refusera de réagir avec son coeur mais plutôt avec sa raison. J’ai donc ce point commun avec Coypu, même s’il y parvient encore mieux que moi. En revanche, une diatribe ne devrait pas servir à blesser quelqu’un fut-ce involontairement, mais qui ne blesse pas involontairement ? Que celui à qui cela n’est jamais arrivé me jette la première pierre.
    Irena semble convaincue que les hommes sont vilains par nature, et je le pense aussi. c’est pourquoi je m’efforce d’être la plus bonne possible dans mes rapports amicaux.
    A l’instar de Patricia. Je comprends donc tout à fait sa réaction, et je suis convaincue comme elle que l’amitié et l’honneur sont des valeurs fondamentales qui existent même entre un homme et une femme (ayant d’ailleurs plus d’amis masculins, je peux en témoigner).
    Les gens sont parfois durs entre eux, nous avons tous été vexés ou blessés par telle ou telle parole, c’est le propre de la nature.

    Irena, si tu penses avoir dépassé certaines limites, tu peux toujours demander pardon, en expliquant que cela n’était pas ton but. Car tu es quelqu’un de gentil, et je sais d’avance que tu ne veux pas blesser les gens, seulement les bousculer dans leurs certitudes bien ancrées.

    Coypu, tu peux à ton tour reconnaître qu’il t’arrive parfois de faire preuve « d’absolutisme dans la justice aveugle » qu’énonce Irena, car elle n’est pas la seule à l’avoir remarqué. Moi-même, je sais que cela fait partie de ton caractère, mais au fond je l’accepte. L’amitié est aussi d’accepter les « défauts » (appelons-les ainsi, bien qu’encore, tout cela étant basé sur la morale, et nietzschéens comme nous sommes, nous ne pouvons pas prétendre être de grands moralisateurs) de l’autre.

    Hum, il me semble que j’ai dit l’essentiel.

    A vous de jouer.

  • Irena Adler : Je ne demanderai pas pardon. Là enfin je suis moi-même. Voici mon vrai visage. Et je suis très fière de moi.
  • Angélique : On a tous deux visages … ;)
  • Irena AdlerJe n’en ai qu’un. Les autres sont des masques.Mon vrai visage est l’amour.Et voici l’amour.
  • Angélique : C’est ça l’amour ? « Aime ton prochain, sois impitoyable » ? :)
    Dans ce cas j’aime mieux être tenue éloignée de cette malédiction ^^
  • Irena Adler C’est une véritable vertu, que vous soyez tenue éloignée de cette malédiction. C’est ce qui fait que vous, contrairement à moi, n’êtes pas une sorcière.

« If you don’t care what folks says about dis family, I does! »

Mammy: « If you don’t care what folks says about dis family, I does! »

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Moi je suis pour déchoir provisoirement de leur nationalité les couillons d’immigrés (et surtout enfants d’immigrés) qui se rendent coupables « d’attentat à la dignité de la nation française et de son peuple » (il doit bien y avoir déjà dans le code pénal – ou le code Napoléon – un crime de ce genre qui soit prévu)… Ils seraient condamnés à des travaux forcés non rémunérés d’intérêt général durant une durée fixée à leur jugement – mais ré-évaluable à la hausse au cours du service. Travaux forcés « à l’américaine’ du type remblaiement des routes, nettoyage des fossés, aide aux agriculteurs.. etc. Que des boulots physiques (qui vident la tête) en-dehors des villes, avec chaines (électroniques) aux pieds, sous contrôle judiciaire. Cela ferait de la main-d’œuvre gratuite pour relever la France – à condition surtout de garder ces esclaves modernes (en période probatoire de re-citoyennisation) dans les services publiques, afin qu’ils ne prennent pas les bons emplois des français dans les entreprises privées. En plus ça désengorgerait les prisons.

Un tel traitement réservé aux délinquants serait plus juste, en tous les cas, que de soumettre a-priori tous les postulants au droit d’asile/tous les pauvres gens en voie de régularisation administrative, à des épreuves humiliantes, ou de les parquer dans des zones de quasi-non-droit, comme on voit en Suisse. Seuls les auto-proclamés ennemis de la nations française (les coupables de crimes racistes à l’encontre d’autochtones, les brûleurs de drapeaux.. etc.) connaîtraient le sort des esclaves antiques (qui fut loin d’être toujours aussi cruel qu’on croit).

P.s : Des études économique sérieuses confirment qu’au temps où les chanteurs de blues travaillaient dans nos champs de coton sudistes, leur niveau de vie moyen était supérieur à celui du travailleur rémunéré de base chez les nordistes.(1)
La chose était courante aussi du temps de la Rome antique : les esclaves engagés comme secrétaires particuliers, comptables ou philosophes dans les grandes maisons patriciennes vivaient parfois comme des princes, alors que certains citoyens de base, comme il n’avaient pas le droit de travailler, crevaient de faim…
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Une commentatrice est arrivée sur le thread originel où je finissais à peine de pondre le raisonnement que vous venez de lire, et voilà ce qu’elle m’a dit :

« Je verrais bien la Princesse Raiponce, heureuse et détendue, travailler dans nos champs de coton sudistes tout en chantant du blues… »

Et voilà justement ce que Raiponce y’a raiponçu :

_ Mes ancêtres étaient tous paysans, et pauvres. J’aime la terre, et la cultiver ne me dérangerait pas. Curieusement, j’aime aussi énormément le blues. Je ne le chante pas mais c’est un rythme qui, irrésistiblement, lorsqu’il surgit, me possède. Il ‘me prend par le bas, par le haut’ (Edith Piaf Copyright), et je ne peux m’empêcher de danser cette musique.

On a laissé entendre alors que par ces propos – en vantant la musique des noirs américains, je suppose – je m’éloignais de la (supposée) doxa de la ‘nettocratie franchouillarde’ (sic).

Raiponçe :

_ Je suis française de souche, c’est un fait. Je n’ai pas besoin de ne pas aimer le blues pour prouver mon appartenance à ma terre. C’est la grande différence entre ‘eux’ et moi.

Spéciale dédicace à ceux qui croient que les français de souche n’existent pas.

Bonus tracks :

_ P.s : Ma demi-sœur qui vit à la campagne et qui est aussi pauvre que moi (à la différence qu’elle a deux enfants à charge et plus d’homme à la maison) a justement longtemps travaillé dans une plantation de plantes à fleurs. Repiquer des pots, cassée en deux, toute la journée pour des clopinettes, c’est pire je crois, au niveau physique, que de ramasser du coton.

_ Pp.s : Quant à être heureuse et détendue… je vais vous dire une chose. Pour n’avoir pas peur de se montrer heureux et détendu, il faut avoir souffert suffisamment pour ne plus aimer la souffrance. Regardez ce qui caractérise tous ceux qui n’ont rien vécu : ils font les yeux noirs sur leurs photos, font des régimes, prennent des poses mystiques et romantiques, et déclarent à tout bout de champ que la vie est absurde. Lol !

_ Ppp.s : En ce qui concerne mon hobby préféré, à savoir me faire passer pour une juive, c’est ma façon à moi de montrer que la mystique juive ne m’impressionne pas, ni ne m’intimide : de la considérer comme un jouet, sans plus, dont je peux me rendre maîtresse, mais qui ne sera jamais maître de moi.
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(1) Trouvé chez des adorateurs de Martin Luther King (on ne pourra pas me taxer d’aller chercher mes sources du côté des infréquentables) :

« Après la guerre d’indépendance, le nord de l’Amérique avait consacré une grande partie de son énergie à fonder un système industriel, imposant ainsi son monopole dans le monde minier, sur les transports, et les usines. Quand à lui le sud du pays n’envisageait pas de moderniser ses méthodes de production, ni de stimuler la main d’œuvre…Selon les exploitants sudistes cette dernière bénéficiait d’un meilleur niveau de vie que les ouvriers nordistes .Ils rejetaient tout libéralisme économique pour défendre une société féodale. Pour augmenter leurs profits et résister à la dictature économique du Nord, ils voulaient étendre leurs domaines agricoles. »

« Le nord n’était cependant pas un territoire d’égalité raciale parfaite. En effet le droit de vote n’était par exemple, par accordait à la communauté noire. Et la plupart des noirs se résignaient à devoir exercer de petits métiers demandant peu de qualifications. La ségrégation s’installait petit à petit dans les quartiers, les transports et écoles. »

ICI : http://blackamericans.jimdo.com/avant-martin-luther-king/la-guerre-de-s%C3%A9cession/

Excusez les fautes d’orthographes. Je les ai gardées intactes, justement pour montrer que le blog d’où elles sont issues n’est pas un blog ‘de chez nous’.

[Pour ce qui est de la qualité de vie moyenne en système féodal (hors catastrophes climatiques), comparée à celle des travailleurs de la première révolution industrielle, consultez n’importe quel bon prof d’histoire. Je vous renvois à l’un des miens : monsieur Wanegffelen – que j’ai eu la chance de pouvoir beaucoup apprécier à l’Université Blaise Pascal de Clermont Ferrand – sans pour autant qu’il soit catégorisé ‘réac’ – c’est le moins qu’on puisse dire – et dont je viens d’apprendre sur sa notice Wikipedia qu’il est mort en 2009……]

Petits schémas

Prenez une courbe exponentielle.
Posez que cette courbe exponentielle représente le progrès technique et intellectuel dans notre société.

Schéma 1

Même si cette courbe était valable pour, admettons, la période qui va du Moyen-Age à la fin du XXe, il paraît assez improbable qu’une accélération croissante de ce type puisse se maintenir. Car une telle progression exponentielle des avancées scientifiques n’impliquerait non pas un tranquille flot continu d’incroyables découvertes année après année et siècle après siècle, mais, à court terme, l’idée complètement absurde que les révolutions industrielles et intellectuelles pourraient se succéder les unes aux autres à la vitesse de la lumière, au moins.

Il faut donc logiquement se résoudre à admettre que la progression des savoirs et des sciences avance vraisemblablement par paliers successifs, liés entre eux par des phases d’apparent sommeil (type Moyen-Age), qui font office, comme en agriculture, de phases de ‘jachère’.

Schéma 2

On peut donc s’attendre à, voire constater, un certain ralentissement (proportionnel) du progrès technique et intellectuel en Occident, sans pour autant être décliniste, pessimiste, rabougri ou je ne sais quoi. Il suffit juste d’avoir un brin de bon-sens. Ce n’est pas pour autant qu’il y ait des raisons particulières de croire à un retour imminent ‘à la bougie’.

La vision des pessimistes compare en revanche la vie des sociétés humaines (et en particulier la nôtre) à la vie des organismes vivants. Ils s’imaginent donc que nous nous dirigeons vers la vieillesse et puis vers la mort.

Schéma 3

Une telle courbe est grosso-modo valable en ce qui concerne les diverses civilisations antiques aujourd’hui disparues, mais d’autres leur ont succédé, car elles avaient des ennemis extérieurs. Ce dernier point n’est plus le cas d’une civilisation comme la nôtre… – en effet, elle n’a plus d’ennemis extérieurs, dans la mesure où elle est devenue globale. La phase 4 en vert aurait autrefois correspondu à un tsunami de barbares (type Ostrogoths ou Attila) rasant tout sur son passage. De nos jours les seuls « barbares » connus supposément désireux de mettre à bas la société « globale » sont les musulmans. Or le fait-même que leur « lutte » soit financée par l’industrie pétrolière, et dirigée par des fils de Nababs, les rend entièrement dépendants du système boursier occidental, du commerce international, ainsi que de notre consommation de gaz-oil et de plastique. Des gens qui ne possèdent rien que des déserts de cailloux et de sable ne sont pas auto-suffisants. Au contraire, en tant que tel, ils sont les parasites du système qu’ils prétendent combattre, des scieurs de branches sur lesquelles ils sont assis… en un mot, le cancer de la civilisation unique !

Que conclure d’une telle perspective ? Soit les arabes sont les anges noirs vecteurs d’une prochaine apocalypse qui débouchera ni plus ni moins que sur la fin du monde, soit l’espèce humaine survivra (ce qui est le plus vraisemblable), et le savoir occidental avec… Passée une assez longue période d’obscurité et de guerres civiles, peut-être même l’Occident unique fortifié, une fois de plus, opèrera-t-il un bond technologique, intellectuel et artistique sans précédent…. [auquel cas le schéma précédent (le schéma n°2) reprend ses droits].

Ou pas. Toutes les solutions sont possibles. Objectivement, et sans défaitisme ni optimisme fou non plus.

***

A présent résolvons quelques petits problèmes d’ordre purement philosophique…

Les occidentaux des XIXe et XXe siècle (1ère et 2nde révolutions industrielles) ont été obsédés par l’idée qu’un « homme nouveau » était sur le point d’être créé. Sans doute le progrès technique, la démocratisation des savoirs, l’évolution des mœurs, la naissance de nouvelles esthétiques et tutti quanti, laissaient supposer à ces gens que leurs petits enfants vivraient dans un monde si profondément différent du leur, et où les contraintes et les facilités ne seraient tellement pas les mêmes, qu’ils devinaient déjà que ceux-ci seraient d’une nature non seulement totalement étrangère à eux, mais aussi complètement inédite. Et c’est bien ce qu’il s’est produit. Nous pouvons comprendre Nietzsche, certains ont même la capacité de saisir ‘l’âme’ des siècles passés… – en se projetant dans la subjectivité d’auteurs depuis longtemps morts, en plongeant retrouver une mémoire enfouie à l’intérieur d’eux-mêmes, comme dans un lac souterrain.. etc. Mais eux, ces ancêtres, et même Nietzsche qui était visionnaire et qui d’une certaine façon nous anticipait, jamais n’auraient pu non seulement prévoir précisément comment nous allions être, mais fort probablement, même si nous leur avions donné la possibilité de voyager dans le temps, n’auraient eu ‘dans les tripes’ suffisamment de capacité d’empathie, de libéralité et de longueur de vue, pour comprendre les extraterrestres que déjà nous sommes.

[Voyez déjà à quoi ressemble le fossé générationnel entre ceux qui ont vécu 68 et la jeunesse réac qui fleurit partout : on ne peut déjà plus appeler ça un fossé… c’est un grand canyon, un changement de planète ! Moi-même dont le père est un soixante-huitard endurci, je suis bien placée pour savoir qu’il est sans doute la personne au monde avec qui j’ai le plus de difficulté à communiquer. Moi à qui il a transmis son système idéologique d’explication du monde, je connais l’origine de ses croyances, je sais toutes les circonstances (atténuantes) qui l’ont amené à se forger une telle weltanschauung. Quand lui, ne désirant plus rien voir objectivement de la France telle que sa génération nous l’a laissée, et de la sphère virtuelle & intellectuelle dans laquelle j’évolue, n’est pas en mesure de concevoir qu’à la fois je puisse englober son savoir et lui tourner le dos. NDLA]

A présent, de quoi seront-ils faits, nos successeurs ? Ceux-là qui dans un monde sans doute encore un peu plus « médiéval » que le nôtre, car toujours plus ralentissant, sur le plan au moins des avancées intellectuelles, prendront sur eux malgré tout de relever le flambeau du culte des ancêtres et des livres ? Ils seront sans doute des avatars de ceux que Jünger a annoncé sous le nom générique d’Anarques. Ils seront des clercs isolés dans une tour [mentale ou non] d’ivoire [ou de marbre, NDLA] parmi la populace. La chose est quasi certaine : pour penser en paix, nos enfants devront avoir recours aux forêts. Mais l’ancienne question demeure : selon quelles modalités ?… au sens figuré ou bien au sens propre ? Toujours est-il que si la vie en société continue d’aller ainsi chez nous – culpabilisant toujours davantage les consciences rebelles – inféodant tant et plus les êtres pensants à des soucis prosaïques et vulgaires -, alors nous pouvons prévoir que les quelques individu capables de continuer d’affronter à contre-courant un tel fleuve d’adversité déchaîné, bien que peut-être moins nombreux que nous, nous seront vraisemblablement supérieurs en force ! … Car c’est la loi du genre, ainsi va le monde, et ce sont les grandes épreuves qui font les hommes de valeur, .. etc.

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Conclusion :

« Vous dites que vous n’êtes pas optimiste; puis que nous sommes supérieurs a nos ainés, que nous précédons le surhumain, qui est une bonne chose selon vous, et que le futur sera donc totalement différent du présent ; en concluant que le monde est monde sans rien de nouveau, éternel ?! »  – Une lectrice.

Oui, c’est exactement ce que je dis.

Zarah Leander – Das Herz der Königin : Ein schwarzer Stein..

Alexandra Legrand dit : 

J’entends pas bien mais ça donne:

Une pierre noire, une pierre blanche
Ainsi doit être la chaîne de la vie
Le jeu succède au sérieux (Litt: « un coup la gravité, un coup le jeu »)
Et tu accèdes enfin à ton but

Une pierre noire, une pierre blanche
Ainsi doit être la chaîne de la vie
Hmmmmmm
Hmmmmmm
Hmmmmmm-mmmmmmmm
Hier du bonheur, aujourd’hui la misère
Demain la liberté ou la mort

Une pierre noire, une pierre blanche
Ainsi doit être la chaîne de la vie

Je vous transcris les paroles, ça vous aidera peut-être :

Ein schwarzer Stein, ein weißer Stein
So muß des Lebens Kette sein
Einmal Ernst und einmal Spiel
Endlich kommt man dort (?) zum Ziel

Ein schwarzer Stein, ein weißer Stein
So muß des Lebens Kette sein
Hmmmmmm
Hmmmmmm
Hmmmmmm-mmmmmm
Gestern Glück und heute Not
Morgen Freiheit oder Tod

Ein schwarzer Stein, ein weißer Stein
So muß des Lebens Kette sein

 

 

Zarah Leander, née Sara Stina Hedberg à Karlstad (Suède) le 15 mars 1907, morte à Stockholm (Suède) le 23 juin 1981, est une actrice et chanteuse suédoise. Elle a incarné dans l’Allemagne nazie le rôle qu’avait refusé Marlène Dietrich, celle d’un modèle de femme sensuelle et fatale, contrepartie artistique de la « femme aryenne ». Prétendant tout ignorer de la politique, elle fit une carrière lucrative au service de la UFA. [SOURCE : Wikipedia]

Fin de plaidoirie pour Zarah

[…] En sorte que, de même le cheval de Troie n’était pas troyen, de même Zarah Leander ne saurait être tenue pour nazie. Elle est en quelque sorte à considérer comme un embryon de diversité implanté dans la matrice de l’intolérance…

Car oui monsieur le Procureur, oui monsieur le Juge, car ce n’est pas l’acquittement que je demande au tribunal de l’Histoire pour ma cliente, non. Ce que je veux pour elle, c’est que vous l’établissiez au Parthénon parmi les autres de nos idoles, et que vous y montiez en pèlerinage la nourrir d’offrandes.

Sinon la cigüe.

 

 

*Rires dans l’assistance. Champagne.*

Ecrits sur la route

Une odeur de charbon qui brûle et d’eau qui bout.

Puis il y eut ce wagon sale,

Où une gent infecte macérait.

Les êtres de chair se taisaient

Préparant un assaut final.

Leurs yeux vacants disaient mépris

Mes antennes les sentaient présents.

Je sais qu’ils découvraient les dents

Quand je rengainais mon défi.

Un seul mot pour dire l’âcreté

De la chaleur des mal-mêlés.

Une seule langue pour dire la beauté

Des vœux de mort pieusement gardés.

Une seule foi pour se dessaler

Un seul amour pour tout mâcher

Train pour l’enfer

Retour au laid

Egalité

*

***

*

« À quoi bon atteindre la perfection? Quand un homme se croit parfait, il ne peut plus aller qu’au paradis ou dans un institut psychiatrique. »

Auteur anonyme

Nous voilà partis pour la mer. Autrefois les départs étaient annonciation d’un renouveau certain. Un court temps ils n’en furent plus que la seule possibilité fragile. A présent je sais bien que sur la terre rien ne changera plus.

Mon Dieu que c’est plat la Beauce. Ces champs de blé vert pâle ressemblent à de la moquette de bureau. Il est des jours où il faudrait boire pour moins sentir le temps râper.

Le temps me fait l’effet d’une vis sans fin qui à l’image de la mer sur les galets, me lime continuellement et m’inonde. Bientôt mes chairs en déconfiture seront gorgées de son alcool comme des flasques. Je m’en irai avec lui une dernière fois supplémentaire sans plus rien n’avoir espéré du voyage.

« L’absence est comme le vent. Elle étouffe les petits malentendus et propage les grands. »

Vérité de papillote au chocolat

Ce soir, les pétales des roses juste écloses sont dorés à cœur et pourpres au pourtour… pareil est le soleil couchant.
Ainsi en est-il aussi de ma conscience : la vache Bovary assassine cache un désert normand.

Rencontre…

Alexandra Legrand:

Elle réclame insulte et reçoit flatterie:
Sa vanité extrême excède sa torpeur
Et si le compliment n’est que vaine vapeur
Celle-ci lui suffit pour sa vaine industrie.

Hélas! Déjà voyez de sa beauté flétrie
S’éteindre peu à peu l’ultime éclat trompeur
Et que si ce tableau ne l’incite à la peur
Qu’il détourne les siens de cette idolâtrie!

Alexandra Legrand : Bon, encore deux tercets. Vous les voulez à l’italienne ou à la française, dites?

‎*De leur idolâtrie, c’est mieux.

Irena Adler : Oh Seigneur, je les veux comme vous les voulez !

…Je, je crois que je suis amoureuse…

Alexandra Legrand : Italian it is, donc. Après, je demanderai à un Goret(1) de vous le chanter, façon Céladon.

Ah oui, les tercets:

Elle réclame insulte et reçoit flatterie:
Sa vanité extrême excède sa torpeur
Et si le compliment n’est que vaine vapeur
Celle-ci lui suffit pour sa vaine industrie.

Hélas! Déjà voyez de sa beauté flétrie
S’éteindre peu à peu l’ultime éclat trompeur
Et que si ce tableau ne l’incite à la peur
Qu’il détourne les siens de leur idolâtrie!

Passant, détourne-toi! Ne te fais caressant!
Songe qu’en déposant ton éloge pressant
A l’adorable pied de ta belle bergère

La statue honorée est faite de non de chair
Mais de sel, de fumée, et de cendres et d’air
Et qu’elle s’alourdit de n’être que légère

Irena Adler : Wow ! Vous auriez dû être un homme… quel succès fou vous auriez eu.

Merci. Je suis horriblement flattée.

Alexandra Legrand : Oui c’est con. Une femme qui écrit de la poésie, ça fait mauvais genre. Je crois que ça fait peur aux hommes. Surtout vu le genre que j’écris d’habitude…

(1) Private Joke

..
.

Alexandra a 25 ans, elle est à Normal Sup’,
Troll à ses heures perdues, elle fait le chef de bande :
Ils sont la racaille du net – activistes réac & hackers coalisés.
Méfiez-vous, donc, elle est aussi remarquable en rhéteuse,
En plus d’être un auteur à part entière
Et d’avoir du talent.

Vous pouvez la découvrir à travers ses œuvres :

Sodomucène, Roi de Babylone (Tragédie en 5 actes et en alexandrins, s’il vous plait)

P.s : … Avec tout cela, évidemment, elle a oublié d’être moche.
Mais que demande le peuple ?!

« Substantia mea tanquam nihil »

Irena Adler : Genre, cette façon de vivre-là, toujours au bord de la crise de nerf ou du suicide (remarquez qu’elle rencontre le « vrai amour » au bord du pont depuis lequel elle compte – enfin! – se jeter), genre cette hystérie permanente hollywoodienne, façon sitcom bon-marché, est la seule voie possible. Sans ça t’es un loser, un tordu, ou un frustré, naturellement.

Je chie sur Ally Mc Beal. On nous prend vraiment pour des veaux.

Alexandra Legrand : Moi ce que j’aime, c’est qu’elle montre assez bien l’essence du donjuanisme: on ne change pas pour aller vers le suivant, mais pour fuir le précédent. Au « tout le plaisir est dans le changement » libertin répond le « substantia mea tanquam nihil » augustinien. C’est assez moraliste tout compte fait.

Ce qui est bien normal pour une vidéo contre le sida, certes.

Raiponce : « Ma vie est entre vos mains, Seigneur », « Ma vie est si peu de choses à vos yeux »… C’est la morale, effectivement, qui se dégage de ce clip. Un clip assez romantique, en fin de compte, si l’on peut dire : où les sentiments, les colères, les haines, s’ajoutent sans fin les unes aux autres, jusqu’au trop-plein – que seul est susceptible de vidanger un mortuaire mariage… Les douleurs vécues, le réel – toujours décevant – , ne semblent pas compter. Tout cela est balayé par les vents et les pluies des mauvaises saisons. – Sa vie aurait pu être autre, pense-t-on, elle aurait pourtant été la même ; chacun porte sa croix sur terre. Seul reste le désir de quelque chose de plus grand… qui n’arrive jamais.

Le problème – mon problème – est que le préservatif est foncièrement de nature anti-romantique, anti-sentimentale, rationnelle et athée. Le port du préservatif que l’on veut faire adopter à des ados aux yeux de qui le « Too young to die, too fast to live » est le seul crédo possible, demande un réflexe de peur là où précisément toute peur est censément oubliée, submergée : au moment de l’érection, du rut, où l’animal s’oublie dans la passion, est parfois prêt à mourir pour jouir ou se reproduire. [Chacun sait que la plupart des plantes qui sont prêtes à mourir se couvrent de fleurs, c’est-à-dire d’organes de reproducteurs, en vue de faire survivre leurs gènes. – C’est ce qu’on appelle au sens propre « le chant du cygne »]. L’africain, qui depuis la plus haute antiquité est connu pour son naturel sensuel et passionné [cf : l’Othello de Shakespeare, qui est un roi nègre], est par excellence celui capable de prendre suffisamment l’acte d’amour au sérieux pour lui sacrifier sa vie. Si Saint Augustin lui-même dit qu’aux yeux de Dieu la vie du corps n’est – au moins prise en elle-même et pour elle-même – c’est-à-dire en l’absence d’une cause supérieure à elle-même à servir – que bien peu de chose… alors, en effet, pourquoi se gêner ? « On n’est bien peu de chose, et mon amie la Rose me l’a dit ce matin », dit la chanson.

M’alors dans ce cas pour quoi ne pas laisser le Seigneur seul juge de qui doit mourir pour avoir trop aimé, et de qui survivra à ses dangereuses frasques ? N’est-ce pas un effet de leur si grande capacité au don, si les africains meurent aujourd’hui du Sida chaque jour par centaines ? Le barebaking, n’est-il pas qu’un avatar de plus de la roulette russe et du Jugement de Dieu médiéval ?

Faire une pub romantique contre le Sida revient évidemment, au moins en ce qui concerne les véritables ennemis du Sida, à se tirer une balle dans le pied… Mais parmi les militants de AIDES et les concepteurs de spots de pub engageant au port du préservatif, combien y a-t-il de gens qui haïssent véritablement le virus ?

La publicité n’a jamais sû faire appel à la raison des gens, elle est incapable de faire autre chose qu’en appeler à leur hübris. – Et là encore, outre-passant le malaise évident que provoque un tel travail de sape, elle ne résiste pas à susurrer le message habituel au chaland : « Consommez, lâchez-vous! ». Conclusion : la publicité est ontologiquement incapable de servir une cause qui dépasse celle du profit. Là où le corps médical voudrait que moins de gens soient infectés, elle désire seulement lancer une mode glamour de la capote pour vendre un maximum de latex.

En ce qui concerne les militant anti-sida, le nœud gordien est encore plus serré. Il faut savoir qu’ils sont pour la plupart des gens dont un certain nombre de proches sont morts du Sida. Cela signifie qu’ils appartenaient, voire appartiennent encore, à un milieu où les pratiques à risques sont monnaie courante… Point ne leur viendrait, dès lors, à l’idée de porter un jugement moral sur leurs semblables, morts d’avoir mené la même vie décadente qu’eux : au contraire ceux qui sont tombés pour leurs péchés – alors qu’eux-mêmes, l’âme aussi noire, vivent encore – sont devenus les véritables saints-martyrs de la vénérée débauche ! Une règle veut, en Bourgeoisie, que les morts « soient tous des braves types » (dixit Brassens). Les Barebakers & et les Don Giovanni africains sidaïques sont morts : ils sont d’office embaumés ! Conclusion : il ne faudrait jamais demander leur avis à ces gens-là, particulièrement, lorsqu’il s’agit de parler aux jeunes de médecine en général, et de sexualité en particulier.