Bionique

Que veulent les femmes ?

Servir.

Pourquoi sont-elles folles ?

Parce que les hommes ne savent pas ce qu’ils veulent.

 



Les hommes savent ce qu’ils veulent. Mais un malentendu s’est installé qui nous empêche de l’exiger.

Je ne crois pas non. Et je pourrais vous prouver que vous non plus ne savez pas ce que vous voulez.

Mais là je n’ai pas le temps.

Car notre question éternelle est : « A quel saint se vouer ? ».

Et la notre est « Quel maître après Dieu ? ». C’est finalement la même question.

Non ce n’est pas la même question. Car rien ne vous force à devenir maître de Dieu… que nous, servir, la perpétuation de l’espèce est en jeu, nous n’avons pas le choix.

Parfois, certaines choisissent la rébellion, mais hélas c’est encore et toujours pour plaire. Pour plaire aux hommes qui ont inventé et glorifié la Liberté. Et quand bien même nous parviendrions par exception à devenir maîtresses de nous-mêmes, il n’y aurait aucune satisfaction profonde à la clef.

Nous sommes devenues célibattantes pour paraître courageuses.
Nous avons été martyres pour les mêmes raisons.
Ce que nous avons fait au mépris des hommes, nous l’avons fait pour servir le référent paternel et l’amant parfait que nous voyions en Dieu.
Mais jamais nous n’avons rien fait par nous-mêmes et pour nous-mêmes.
Nous nous appelons comme l’ange gardien chef des armées du Seigneur, nous nous appelons toutes « Mi-chaël », c’est-à-dire en hébreu :

« Qui est Dieu? »

Sommes-nous bonnes ? Vous nous voulez plus vicieuses.
Sommes-nous vicieuses ? Vous nous voulez plus pudiques.
Sommes-nous pudiques ? Vous nous voulez putes.
Sommes-nous putes ? Vous nous voulez libres.
Sommes-nous libres ? Vous nous voulez enchaînées à vous, aliénées au Ciel, entachées de foutre, de péché, de colères, de ressentiments, d’orgueils.

Je ne vois pas en quoi la rébellion des hommes contre Dieu est égoïste. Je ne vois pas ce qu’on y a gagné ou ce qu’on a voulu y gagner. Et je ne vois pas ce qui meut l’homme moderne à part les femmes.

Ce qu’il faut donc à la femme pour être aimée c’est de s’appeler : « Personne ». Comme Ulysse a dit au Cyclope : « Je ne suis personne ».

« Mais jamais nous n’avons rien fait par nous-mêmes et pour nous-mêmes. » J’ai cru qu’il fallait y voir une opposition.

Egoïste ?

Est-ce que j’ai parlé d’égoïsme ?

Est-ce que j’ai parlé des hommes ?

Est-ce que j’ai parlé de vous ?

Est-ce que vous ai fait le moindre reproche ?

Vous n’êtes pas en cause. L’homme n’est pas en cause, ici.

Je parle de la façon dont Dieu nous a programmées.

Pour ma part, tout est bien.

Ok. Ta tendance à sauter des lignes m’a pousser à essayer de lire entre elles.

Votre réponse est tellement hors-sujet !
Vos préoccupations tellement loin des miennes.
Un HS de plus comme celui-là je vous vire de mes friends.

Moi ? Sauter des lignes ?

Quelles lignes ?

Tes 4 pauvres petits commentaires niveau bulot ?

Tu es fuyante. Tu n’as pas fait l’effort que j’ai fait pour essayer de comprendre ton étalage. Je n’ai rien à te prouver.

Et tu m’as mal lu dès le deuxième commentaire.

J’ai tout compris aux hommes. Et toi tu ne sais pas lire.

Disparais.

Tu as essayé de te convaincre que je n’étais pas d’accord avec toi. C’est sans doute la preuve de ce que tu avances.

« Quel maître après Dieu » ?… eh bien, vous-mêmes, pardi !
L’homme est son propre maître, d’où sa liberté.

La femme n’est pas son propre maître, d’où le fait qu’on ne puisse pas lui demander de n’être pas folle.

C’est absurde.

Je ne dis pas que tu n’es pas d’accord. Je dis que tu es à côté. Parce que tu ne piges rien. Parce que tu es bête.

Ce que je dis est intelligent, et tu le crois absurde parce que tu es bête.

Si tu crois que l’homme est son propre maître ou qu’il a vocation à l’être, tu fais fausse route.

L’homme a vocation a être son propre maître, oui.

Et la civilisation à vocation à mourir. Tu confonds l’Histoire et un saccage. Tu confonds l’objectif et la mort.

L’homme aussi est destiné a mourir. Au sens où il finira vaincu par la vie, pourri par la nature, mangé par les vers, dans un trou.

Pour cela, ses forces vives doivent être tendues en permanence en sens inverse : il doit autant haïr le trou noir d’où il vient et où il retournera qu’aimer la fugace lumière que chaque matin la Grâce de Dieu daigne verser sous ses paupières.

L’homme n’a que lui-même, en tant que son Seigneur l’a sculpté dans la glaise à Sa propre Image, à protéger, défendre, honorer et servir.

L’homme qui s’aime lui-même est d’ailleurs celui dont autrui a le moins à craindre.

Car l’homme qui aime l’Homme – car l’homme qui aime l’âme – est un humaniste.

« L’homme n’a que lui-même, en tant que son Seigneur l’a sculpté dans la glaise à Sa propre Image, à protéger, défendre, honorer et servir. »
Il n’y a aucune logique la dedans.

Oui, lui-même. Lui-même en esprit. Lui-même en idée.

Son honneur, sa dignité, sa foi.

ton « en tant que » est une escroquerie.

Je ne crois pas, non.

Dieu, c’est l’Homme. Ce pourquoi Il n’est pas mort… et que je puis continuer de croire en Lui, de Le servir et L’aimer.

Si je vois dans mon maître une image de Dieu et un pont vers Lui, c’est maintenant mon maître que je dois protéger, défendre, honorer et servir.

Heureux celui/celle qui (n’)a (qu’)un maître.

Tu as raison, je ne comprends rien. Restons-en là.

Moi je suis un peu grise. Pardonne-moi.

‎’Hips !’ ;)

Ça marche. :)

:)

Kiss

 

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P.s : Dire : « Jamais nous n’avons rien fait par nous-mêmes et pour nous-mêmes », n’équivaut nullement à dire : « Nous faisons tout par et pour vous, les hommes ». Ce n’est pas de la générosité que cela. C’est du besoin physiologique. Que nous fassions les choses – y compris les pires des choses – au nom d’un Dieu, d’un maître ou au nom d’un amour, nous les faisons avant tout pour notre propre survie, car nous avons un besoin urgent d’aimer. Autant dire que nous aimons plus l’amour que les hommes. « Besoin urgent » n’est pas liberté & poésie.

En cela l’amour des hommes aussi est plus vrai, donc plus précieux.

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ADDENDUM :

La suite ICI pour les gourmands

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4 réflexions sur “Bionique

  1. Tout cela se lit d’une traite et prête à réfléchir (prêt-à-réfléchir ?). Lumineux. Millie vous êtes remarquable d’intelligence, perspicace.

    Mais « aimer les femmes intelligentes est un plaisir de pédéraste » comme disait l’autre… Deviendrais-je folle à vous lire et vous relire comme cela ? Bravo, avec vos brillants textes, vous avez fait de moi un inverti ! Je ne vous remercie pas madame !

    Vite il me faut trouver une bimbo écervelée aux gros seins, histoire de retrouver ma masculinité d’antan. Vous n’auriez pas le numéro de Zahia des fois ? Ou de Roselyne B. ?

    « En cela l’amour des hommes aussi est plus vrai, donc plus précieux. »

    Je vois qu’on s’est compris… :D

    Ca avance, ça avance cette affaire !

  2. Excellent.

    Lire une femme intelligente, c’est comme rencontrer un homme tout court : rare.

    J’ai déjà eu l’occasion d’apprécier quelques-uns de vos textes sur ILYS (blog que je méprise et où je vais rarement) et je me demandais ce que vous y faisiez.

    Je crois que j’ai un début de réponse.

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