Orage dans la région parisienne

Quel orage, mes aïeux !

Tout d’abord : photoshopage géant.

La moiteur tropicale, les éclairs au ciel

Depuis deux jours entiers annonçaient une apocalypse.

Soudain, au soir, vint la montée des contrastes.

Luminosité minimale. Des cris épars.

C’étaient les oiseaux et les chiens électrisés dans l’air.

Puis la trombe est enfin survenue.

Ce furent des gouttes lourdes comme le poing.

Quelle dérouillée nous avons prise !

La route devenue un Rio Grande,

Les caniveaux des torrents.

A 10m nous n’y voyions plus.

Que des bourrasques blanches dignes du pont d’un bateau.

Au retour ma robe bleue était collée à mon corps

Nos cheveux aussi nous collaient au visage.

Nous nous sommes embrassés sous la pluie

Avant de nous engouffrer dans le hall de l’immeuble.

Sur le perron déjà tu étais tout déshabillé,

A l’appartement la nuit étouffait déjà notre déluge.

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