« Substantia mea tanquam nihil »

Irena Adler : Genre, cette façon de vivre-là, toujours au bord de la crise de nerf ou du suicide (remarquez qu’elle rencontre le « vrai amour » au bord du pont depuis lequel elle compte – enfin! – se jeter), genre cette hystérie permanente hollywoodienne, façon sitcom bon-marché, est la seule voie possible. Sans ça t’es un loser, un tordu, ou un frustré, naturellement.

Je chie sur Ally Mc Beal. On nous prend vraiment pour des veaux.

Alexandra Legrand : Moi ce que j’aime, c’est qu’elle montre assez bien l’essence du donjuanisme: on ne change pas pour aller vers le suivant, mais pour fuir le précédent. Au « tout le plaisir est dans le changement » libertin répond le « substantia mea tanquam nihil » augustinien. C’est assez moraliste tout compte fait.

Ce qui est bien normal pour une vidéo contre le sida, certes.

Raiponce : « Ma vie est entre vos mains, Seigneur », « Ma vie est si peu de choses à vos yeux »… C’est la morale, effectivement, qui se dégage de ce clip. Un clip assez romantique, en fin de compte, si l’on peut dire : où les sentiments, les colères, les haines, s’ajoutent sans fin les unes aux autres, jusqu’au trop-plein – que seul est susceptible de vidanger un mortuaire mariage… Les douleurs vécues, le réel – toujours décevant – , ne semblent pas compter. Tout cela est balayé par les vents et les pluies des mauvaises saisons. – Sa vie aurait pu être autre, pense-t-on, elle aurait pourtant été la même ; chacun porte sa croix sur terre. Seul reste le désir de quelque chose de plus grand… qui n’arrive jamais.

Le problème – mon problème – est que le préservatif est foncièrement de nature anti-romantique, anti-sentimentale, rationnelle et athée. Le port du préservatif que l’on veut faire adopter à des ados aux yeux de qui le « Too young to die, too fast to live » est le seul crédo possible, demande un réflexe de peur là où précisément toute peur est censément oubliée, submergée : au moment de l’érection, du rut, où l’animal s’oublie dans la passion, est parfois prêt à mourir pour jouir ou se reproduire. [Chacun sait que la plupart des plantes qui sont prêtes à mourir se couvrent de fleurs, c’est-à-dire d’organes de reproducteurs, en vue de faire survivre leurs gènes. – C’est ce qu’on appelle au sens propre « le chant du cygne »]. L’africain, qui depuis la plus haute antiquité est connu pour son naturel sensuel et passionné [cf : l’Othello de Shakespeare, qui est un roi nègre], est par excellence celui capable de prendre suffisamment l’acte d’amour au sérieux pour lui sacrifier sa vie. Si Saint Augustin lui-même dit qu’aux yeux de Dieu la vie du corps n’est – au moins prise en elle-même et pour elle-même – c’est-à-dire en l’absence d’une cause supérieure à elle-même à servir – que bien peu de chose… alors, en effet, pourquoi se gêner ? « On n’est bien peu de chose, et mon amie la Rose me l’a dit ce matin », dit la chanson.

M’alors dans ce cas pour quoi ne pas laisser le Seigneur seul juge de qui doit mourir pour avoir trop aimé, et de qui survivra à ses dangereuses frasques ? N’est-ce pas un effet de leur si grande capacité au don, si les africains meurent aujourd’hui du Sida chaque jour par centaines ? Le barebaking, n’est-il pas qu’un avatar de plus de la roulette russe et du Jugement de Dieu médiéval ?

Faire une pub romantique contre le Sida revient évidemment, au moins en ce qui concerne les véritables ennemis du Sida, à se tirer une balle dans le pied… Mais parmi les militants de AIDES et les concepteurs de spots de pub engageant au port du préservatif, combien y a-t-il de gens qui haïssent véritablement le virus ?

La publicité n’a jamais sû faire appel à la raison des gens, elle est incapable de faire autre chose qu’en appeler à leur hübris. – Et là encore, outre-passant le malaise évident que provoque un tel travail de sape, elle ne résiste pas à susurrer le message habituel au chaland : « Consommez, lâchez-vous! ». Conclusion : la publicité est ontologiquement incapable de servir une cause qui dépasse celle du profit. Là où le corps médical voudrait que moins de gens soient infectés, elle désire seulement lancer une mode glamour de la capote pour vendre un maximum de latex.

En ce qui concerne les militant anti-sida, le nœud gordien est encore plus serré. Il faut savoir qu’ils sont pour la plupart des gens dont un certain nombre de proches sont morts du Sida. Cela signifie qu’ils appartenaient, voire appartiennent encore, à un milieu où les pratiques à risques sont monnaie courante… Point ne leur viendrait, dès lors, à l’idée de porter un jugement moral sur leurs semblables, morts d’avoir mené la même vie décadente qu’eux : au contraire ceux qui sont tombés pour leurs péchés – alors qu’eux-mêmes, l’âme aussi noire, vivent encore – sont devenus les véritables saints-martyrs de la vénérée débauche ! Une règle veut, en Bourgeoisie, que les morts « soient tous des braves types » (dixit Brassens). Les Barebakers & et les Don Giovanni africains sidaïques sont morts : ils sont d’office embaumés ! Conclusion : il ne faudrait jamais demander leur avis à ces gens-là, particulièrement, lorsqu’il s’agit de parler aux jeunes de médecine en général, et de sexualité en particulier.

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14 réflexions sur “« Substantia mea tanquam nihil »

  1. Tout ton propos part du postulat que Dieu joue à la roulette avec la sexualité humaine, qu’il faut donc concevoir le SIDA comme un don ou un fléau, une manifestation métaphysique mais le SIDA n’est jamais que la manifestation épidémiologique d’une Humanité unifiée. C’est par cette sorte de mort que l’Humanité en viendrait à découvrir son destin commun. Seulement, la mort n’est plus la fin, c’est un processus dans la disparition d’un individu, un aléa qu’il faut traiter, comme tout le reste c’est une simulation et des instances, des associations, des preux se chargent de baliser le parcours. Celui qui, en Occident, ôte ou n’a pas de préservatif simule le mystère ou le tragique ou pire entre dans le sentimentalisme, celui, qui en Afrique, n’en a jamais eu surfe sur un élan vital, il peut mourir, les vagues démographiques le submergeront, il se fout littéralement de ce qui vient, il vit au jour le jour et pratique une sorte d’ordalie pour se sentir vivre, parce que le pullulement l’étouffe, chaque séance de baise fait de lui un survivant, il s’éprouve pour exister, il cherche une justification à son existence et il la trouve au bout de son vit

  2. Le sida pourrait être une bénédiction sans le latex et les traitements . La science est à manier avec précaution , les esprit les plus brillants (et donc avec le moins d’héritiers) favorisent la survie et donc la reproduction des lapins à faible Q.I. et forte démographie .
    La « morale divine » pourrait avoir un semblant de cohérence dans un monde sans latex , la fidélité et une vie saine (Q.I. moyen plus haut) serait un gage de forte descendance , le lapinage (Q.I. moyen plus faible) un facteur de non-renouvellement des générations .
    Je suis bien sûr conscient des cas particuliers , mais il s’agit d’une tendance générale .

    Sans compter le titre de Noblesse accordé aux brûleurs de chandelles et aux Don Juans . Le tragique , le risque et le sacrifice subliment le sexe . Toutes ces pétasses persuadées de ressembler à des héroines de « sex and the city » en jouant les gourgandines sans que leur nature profonde ne les poussent auraient enfin leur place de Mères et d’épouses , les quelques disciples d’aphrodite danseront sur un fil , avec leur part de frisson et de risque . Les choses sont à leur place , « liberté » ou sécurité , il faut choisir , du moins payer l’ardoise sans entrainer l’humanité dans sa chute . Et je ne parle même pas du riz économisé pour nourrir les africains .
    Et la roulette Russe , franchement , entre Marie-Eglantine en jupe plissée qui sort de la Messe et la grosse pute africaine , ou est le hasard ? On ne gare pas sa b – – e n’importe où , et les femmes passent si vite du statut de légère gourgandine à celui de trainée dépressive …

  3. « Tout ton propos part du postulat que Dieu joue à la roulette avec la sexualité humaine, qu’il faut donc concevoir le SIDA comme un don ou un fléau »

    Réapprends à lire, Memento. Mon postulat, c’est que cette campagne anti-sida ne remplit pas son office. Uniquement cela. Le reste c’est de l’illustration par l’absurde du danger que l’on court à bricoler du glamour autour de l’usage du préservatif.

    « M’alors dans ce cas pour quoi ne pas laisser le Seigneur seul juge de qui doit mourir pour avoir trop aimé, et de qui survivra à ses dangereuses frasques ? N’est-ce pas un effet de leur si grande capacité au don, si les africains meurent aujourd’hui du Sida chaque jour par centaines ? Le barebaking, n’est-il pas qu’un avatar de plus de la roulette russe et du Jugement de Dieu médiéval ? »

    Tu crois vraiment que c’est mon point de vue que j’exprime, là? Tu me prends pour une tarée? J’ai plus 15 ans : ceci est un réquisitoire à charge contre la tournure romantique qu’a pris la lutte anti-sida actuelle. Rien de plus.

    J’ai eu effectivement moi-même tenu des propos très fleur bleue, par le passé, jusqu’à ce que je réalise que la fleur bleue à haute dose était un poison violent. Toi tu n’as guère évolué, en revanche, à ce que je vois.

  4. Mouais, Super-Manchot. Seulement on est sorti du Moyen-Age. Dieu n’est plus seul à présent (s’il n’est pas mort) : il faut compter avec la science. Le monde nous appartient, c’est-à-dire qu’on ne peut plus compter sur le hasard et la Peste noire pour faire la loi, mais qu’il nous faut assumer jusqu’au bout la responsabilité totale du destin de notre espèce que nous avons prise. Je trouve que c’est une bonne nouvelle : la force de choses veut que nous développions un sens toujours plus aiguisé de la justice, une intelligence supérieure du destin, un sens du devoir à toute épreuve. La pente sur laquelle nous coulons nous veut voir devenir des Dieux sinon rien, bref que nous dépassions largement la courte longueur de vue de nos ancêtres.

    Entre Marie-Eglantine et la grosse pute noire, c’est vous d’ors et déjà qui faites un choix, et plus seulement la fatalité : respect. ^^

  5. Inutile d’aller plus loin, je te laisse à tes variations sur Ally Mac Beal, l’animal en rut, le roi nègre, les fleurs bleues et le meilleur moyen d’orienter une campagne anti-sida

    [Bien sûr, toutes ces considérations ne sont pas à ta hauteur. Toi tu traites de sujets autrement plus importants… et avec autrement plus de profondeur. Avec une profondeur telle, même, que la moitié du temps on n’y comprend plus rien. … A force de ne pas reconnaître tes torts et de te justifier n’importe comment, tu t’enferres dans une prison d’absurdité. NDLA]

  6. Vous me semblez bien optimiste quand à l’avenir de l’humanité …
    Vous auriez tenue ce genre de propos début XX ème , à la limite … Les grandes espérances humanistes et idées philosophiques ayant légèrement décantés , le progrès réel pointant à peine le bout de son nez , un nouveau monde à bâtir … Vous semblez tenir la mort de Dieu pour une passation d’héritage , une prise de responsabilité de l’humanité . Ceci n’est possible qu’avec une sorte de « conscience universelle » dépassant les masses et les individualités , une animalité divinisée , une sublimation des instincts dépassant la conscience humaine . Ce qui me désole , c’est un progrès qui ne creuse plus les douves , qui ne divise plus l’humanité . Un progrès qui neutralise ce qui a permis à la barbarie de devenir civilisation . Un progrès qui moyennise l’homme . Qui ne colle ni à l’ordre naturel ni aux nécessités d’ordre supérieur . Vous me semblez definir assez bien le désir d’harmonie des instincts , de moyennisation de l’homme , d’équilibre des masses . Vous négligez à mon sens une volonté d’apartheid nécéssaire à l’édification d’un instinct ou d’une intelligence supérieure , non au sens hiérarchique mais inconscient . La justice et le devoir sont une ascèse , une discipline permise par les nécessités vitales et un surplus de force . Ce qui nécessite un dévellopement séparé , inconsciliable avec une perte de vue des nécessités et une forme d’organisation supérieure .
    Des Dieux sinon rien , avant le rien plutôt , je le crains . Des martyrs précédant une animalisation de l’homme rendue possible par la civilisation . Pour être des Dieux , les hommes véritables devront vivre , c’est à dire à l’écart . Vous moralisez beaucoup trop ce qui relève de la génétique , de la chair .
    Nous maîtrisons notre destin . Soit . Si vous parlez de l’humanité , il faut vous débarasser du « nous » . La vie va du simple et polyvalent au complexe et spécialisé . Le danger qui nous guette est dans un retour au simple , à la cellule de base . Soit vous redéfinissez cette cellule sur des critères élevés , au risque de sacrifier l’Homme véritable , soit vous séparez l’humanité .
    La civilisation n’est que la sublimation de la barbarie , trop penser à long terme ne fait que matérialiser des vues de l’esprit ne correspondant pas aux réalités . En l’occurence , le sida est une réalité permettant une maigre sélection , un des seul élément nous garantissant une conscience de l’erreur . Le latex annule cette prise de risque , cette sélection possible , la suite de l’histoire risque d’être une longue déchéance n’ayant même pas la gloire d’être un retour à une barbarie originelle , juste une simplification du phénomène général de la vie . Apartheid ou eugénisme , il faut choisir , la sélection naturelle n’est plus une réalité ni une option .

  7. Je ne suis pas sûre d’avoir le temps de bien décortiquer votre message… Je suis occupée à d’autres considérations actuellement, et c’est sans doute pour cela que – à tort, je n’en doute pas – je vous trouve abscons.

    Vous me dites que je suis optimiste ? Je vous réponds que non. Je vous réponds que je crois que rien de nouveau sous le soleil, et que les gens comme vous idéalisent le passé.
    Vous me dites qu’il n’y a plus de grands clivages/guerres idéologiques dus au progrès technique ? Je vous réponds que la nostalgie des Dantec & Co pour la guerre froide m’a toujours fait rigoler. En vérité je suis beaucoup plus intelligente que tous ces cons rangés qui dans les rangs communistes, qui dans ceux du Grand Capital aux mâchoires de fer. C’est parce que nous (oui, ‘nous’ !) sommes tous globalement plus intelligents que nos aînés, d’ailleurs, parce que bon an mal an, nous avons appris de leurs erreurs, que nous ne pouvons pas croire aux mêmes sornettes qu’eux.
    Non, je ne regrette pas les deux affreuses révolutions industrielles : sources de misère à grande échelle et d’abrutissement forcé. Car je hais le travail. Le travail est un moyen, non un but. Votre croyance en la vertu civilisatrice du progrès technique équivaut à la croyance de bien des gens dans la providentielle valeur travail pour donner un sens à leur vie. Je dis ‘bullshit’. Et en connaissance de cause, s’il vous plaît.
    Vous dites enfin que nous vivons des temps très-gris qui ‘moyennisent’ l’homme ? Je vous réponds que cette vision des choses est contradictoire avec l’autre conception que vous avez, selon quoi le monde irait se simplifiant. Je vous réponds que la sensation de grisaille ambiante qu’ont beaucoup de gens, ne provient pas d’un manque de contrastes (contrastes moraux, esthétiques, ou autres) mais au contraire, [comme si nous étions passés de la maison binaire à une gigantesque cathédrale impossible à embrasser totalement du regard, faute de recul] à une multiplication des forces de poussées contraires, à une systématisation de la dialectique du paradoxe… En somme, seules les intelligences les plus aiguisées continuent de savoir comment trier le bon grain de l’ivraie, dans une pareille botte d’épines… de comprendre comment – avec quelle parfaite grâce ! – continue d’être organisé le Grand Tout. La plupart , faute d’un discernement suffisamment aiguisé (d’yeux pour voir), se contentent de conclure : « Tout cela est absurde ». Or l’absence de Dieu n’est pas absurde. Elle est juste faite pour les cœurs et les raisons bien accrochés.

    Je crois effectivement que le monde à venir est créé pour une génération d’humain douée de capacités de discernements plus grande, proche de ce que nous appellerions des surhommes. Mais je crois aussi que nos aînés auraient considéré comme surhumain ce que nous sommes déjà. Et que cela va ainsi depuis la nuit des temps. Ce qui fait qu’une telle croyance, bien loin d’être encore un sujet d’hübris et d’émerveillement chez moi, comme elle fut chez les communistes et les nazis, (notamment lorsqu’ils entendaient créer ‘l’homme nouveau’), équivaut aussi – paradoxalement – à penser : « rien de nouveau sous le soleil ».

  8. vous dites que vous n’etes pas optimiste; puis que nous sommes superieurs a nos ainés, que nous précédons le surhumain, qui est une bonne chose selon vous, et que le futur sera donc totalement different du présent ; en concluant que le monde est monde sans rien de nouveau, éternel. je suis pas trop, désolée^^

  9. C’est pas grave si vous ne suivez pas. Dans un sens, c’est normal. Ce que je dis n’est pas vraiment à la portée de tout le monde. Je vous dessinerai un schéma prochainement si vous voulez. ^^

    Quand vous me résumez, moi, je me suis très bien. C’est ça qui compte. :D

  10. Hum … Beaucoup de quiproquos et d’incompréhensions , des deux côtés je pense !!!
    Vous m’attribuez beaucoup de choses qui je n’ai ni écrit , et encore moins pensé !
    Je dit que l’homme ne change pas , ou très peu . Il change de degrés , d’angles de vue certes , mais pas de nature . Mais il y a un rapport à la technnique qui se doit d’être perfectionné . L’esprit domine le corps , mais est à son service . Il en est de même pour la science ou la machine , ceci requiert encore une fois un changement de degrés . La science et la machine doivent être un prolongement de l’esprit , mais le corps est à l’heure actuelle pataud , encombré . Il se doit d’être maîtrisé . L’outil peut ne pas évoluer pendant des siècles , sont usage sera en permanance amélioré . Le propre de l’ère industrielle , c’est justement un corps immense mais dont la puissance nous dépasse . Ce que vous appellez « moyen-âge » , c’est justement un corps qui n’évolue pas mais dont le degré de maîtrise est incroyablement poussé . L’esprit dominait le corps . Je ne pense pas idéaliser le passé , j’idéalise peut-être une époque ou le degré de maîtrise des outils humains était incroyablement poussé . Le corps a dépassé l’esprit , mais je ne rêve pas d’un recul de la technnique , justement à une élévation de l’esprit , et cela ne peut se produire qu’avec un retour du lien direct de cause à effet , ce qui passe par une suppression de toute forme de sécurité , un esprit d’expérimentation , d’amélioration constante , une suppression du collectif .
    Je me réjouis qu’il n’y ait plus de conflits idéologiques à grande échelle , je ne suis ni soldat et encore moins militant !!! Je parlait de confrontation d’instincts , une guerre intérieure qui trouve de moins en moins raison d’exister , principalement à cause de cet esprit collectif qui extéririse tout conflit , qui empêche tout perfectionnement . Les luttes se doivent de durer , elle arrivent trop tôt à terme , ne produisent pas leurs fruits .
    Sommes-nous plus intelligents que nos aînés , je n’en sait rien . Leur degré de maîtrise et de perfectionnement était bien supérieur au nôtre . Nous sommes précisément des gamins , nous n’avont pas conscience de notre force . Le jour où tout les nouveaux outils dont nous disposont seront pris à la juste mesure de leur pouvoir , (internet , capote , avortement , clonage , etc …) , si ce jour arrivera , un esprit infiniment plus subtil , conscient , prévoyant , sera nécessaire . Arrivé là , nous seront à nouveau au moyen-âge , une quasi-stagnation de la technnique pourra coincider avec un dévellopement de l’esprit et de la conscience , un plus haut degré de maîtrise . Là , en effet , nous auront le vertige en regardant nos aieux .
    Notre époque nécessite un certain degré de macération , fermentation , pourrissement . Je ne veux pas revenir au moyen-âge , juste que l’humanité acquièr un savoir-faire et un degré de maîtrise médieval avec une technnique moderne . Les guildes , les universités , les monastères , les castes , les corporations , toute ces organisations poussaient l’optimisation , l’organisation , la spécialisation à leur paroxysme . Allié à la technnique moderne , j’en ai le vertige … J’attend avec impatience des guildes-confréries d’informaticiens , si vous voulez ^^ Là , il y aura progrès , c’est-à-dire changement de degré . Pas de nature . De cette manière , oui , je veux revenir au moyen-âge .
    Quand au travail , il a la valeur qu’on lui donne , pas de valeur propre . Sa valeur ne peut exister que dans la réputation , le jugement . Je ne me permettrais pas le moindre jugement moral , j’ai un métier que j’aime , presque un loisir rémuneré . Il est dans mon cas une discipline , un art , un perfectionnement permanent , une oeuvre , une continuité de la guerre , une lutte et un travail sur soi-même , son but ou son utilité sociale m’importe peu . Je ne juge pas les gens qui ont besoin « financièrement » de travailler , ou qui ont besoin de vivre à travers un rôle social . Je m’en fout , chacun sa Croix .
    Pour le reste , je vous suis à peu près . Je pencherais cepandant plus pour une nécessité de fermentation ou de rumination de l’humanité , laisser reposer tout cela un siècle ou deux . La prise de recul viendra d’elle-même . Je persiste à dire que le phénomène général de la vie n’est pas « moral » , c’est un jugement a posteriori . Vous négligez beaucoup trop la dimension matérielle , génétique . La chair , bon sang !!! Celle de Marie-Eglantine ^^

    PS : new mess

  11. Hotep,

    Magnifique article. Je crains cependant que votre vision du kamit soit entachée de nauséabonds préjugés leucodermiques. Quant à Saint Augustin, il s’agissait très probablement d’un Noir africain, ainsi que se propose de le montrer un mien prochain article.

    Ankh, Oudja, Seneb,

    Joseph M’BONGO

  12. En ces temps de perdition où l’anus est promu orifice sexuel par destination, où la cocaïne est, selon la presse satanique, un « plaisir qui se démocratise » et où les gens ne savent plus par quel trou se pénétrer, nous pourrions, chers frères et chères sœurs, désespérer de notre Seigneur.

    Alors est-ce un hasard si le Tout Puissant, dans Sa grandeur magnifique, universelle et infinie, nous envoie le plus petit des alliés, si petit qu’il en est invisible, témoignant ainsi de la modestie gigantesque de son créateur ?

    Est-ce un hasard si en ces temps décadents, notre Seigneur dans sa grâce éternelle nous envoie un ami, un secours, un frère de l’ombre, protégeant les uns, éprouvant les autres et nous guidant tous, plaçant un garde fou entre les masses impies et leurs pulsions primitives, qui sans lui copuleraient à même les trottoirs ?

    Mes frères et mes sœurs, rendons grâce à Saint Sida.

    Saint Sida, mes très chers camarades, a pour vocation l’élimination des sodomites. Et dans sa puissance d’inspiration céleste, il ne s’arrête pas là. Saint Sida élimine tous les types de fornicateurs et les toxicomanes au passage. Saint Sida est bon, Saint Sida sent bon, Saint Sida est patient, silencieux et travailleur.

    Et plus encore ! Plus encore mes très chers frères et sœurs, de même que Sainte Myxomatose éliminait hier les hordes innombrables et arrogantes de lapins dans les plaines d’Australie, ceux-ci par leur orgueil enfreignant l’équilibre de la divine nature, aujourd’hui, Saint Sida contribue à limiter la croissance des hordes improductives, fainéantes et barbares du chaudron Africain.

    Nous voyons en Saint Sida la preuve que notre Seigneur est éternel et protège Sa sainte création.

    Gloire à notre Seigneur qui nous envoie un sauveur

    http://www.lorgane.com/SAINT-SIDA_a646.html

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