Homo fugit velut umbra

Publicités

21 réflexions sur “Homo fugit velut umbra

  1. Putain c’est beau !

    Je parle du tableau de Caravaggio l, celui représentant ce sensuel joueur de luth, aux lèvres pulpeuses et au torse tendrement imberbe. Hummmmm j’en ferai bien mon quatre heures ! Une bouche et des mains pareilles, ça doit faire de jolies choses qui m’excitent grave. Vous auriez pu choisir une autre musique pour accompagner ce si bel éphèbe. Celle-là pas exemple :

    La prochaine fois cesse d’en faire à ta tête, et écoute les conseils des autres. Merci.

  2. C’est vrai que c’est un beau morceau. La Renaissance. C’est le XVIe siècle ça la Renaissance ? Pourquoi je pose la question ? Je m’en contre-tape. Moi c’est la Renaissance de l’amour qui m’intéresse. La Renaissance de mon amour. C’est vrai que c’est un beau morceau, je l’écoute en écrivant. L’Italie est le plus beau pays monde. Pourquoi je suis né en France, pourquoi je suis né Français, pourquoi ils m’ont fait ça ? J’aurais pu naître ailleurs, à Palerme ou Catane. Mais non, sinon je n’aurais jamais pu connaître Millie. C’est vrai je suis bête. Je crois en mon destin. Tout a une raison. J’ai une confiance en moi totale, qui frôle l’indécence. Je remets la vidéo au début, elle ne dure que 4 mn19. Bisognà vivere.

    Marie-Millie, M&M’s, j’ai pris à l’instant mes billets pour Paris, je dois aller visiter des amis Parigots (XVIe). Je décolle le 18/07 pour y rester une dizaine de jours. Tu vis à Paris, en région parisienne, qu’importe, l’essentiel est que tu es là-bas. Ecce Bombo. Voici l’occasion historique de pouvoir enfin se rencontrer, faire connaissance. Se regarder dans les yeux. Aller se boire un verre : je suis pas vache, ton « fiancé**futur-mari**futur-ex-mari » pourra être de la partie. Je le respecte. Cette soirée ou l’on se rencontrera pour la première fois, je la vis déjà. Je paye la mienne. Une piña colada pour moi merci. Millie tu prends quoi ? Et toi xxxxxxxx ?

    Tu vois tout arrive à point. La vie nous offre une de ces opportunités qu’il nous est difficile de refuser : à nous d’être à la hauteur de cette aubaine. Se voir, enfin ! Je crois en mon destin. J’ai une confiance totale en moi. Elle frôle l’indécence. Ca fera drôle notre premier regard échangé Marie, je le sais. Des étincelles. Puis un petit sourire. Un petit sourire qui signifie qu’on sait qu’on se connaît déjà.

    La dernière fois que je suis monté à Paris, l’été dernier, ça a tourné à l’orgie. On sortait au Duplex, la-boîte-des-juifs. C’était à côté de l’appart. Petite discothèque, ambiances diverses. J’aime pas les discothèques. J’aime pas les discothèques mais j’y vais, j’aime la faune, j’aime la nuit, j’aime la folie qui surgit. J’aime danser, même-sur-de-la merde-musicale-industrielle, j’aime être presque-ivre, j’aime cette sensation de ne plus être là, d’être à la merci de mon corps, l’esprit abandonné, j’aime regarder les jolies filles dans les yeux. J’aime le cul des filles, les poitrines des filles, les pieds des filles, les hanches des filles, les cheveux des filles. Mais ce qu’elles ont de plus beaux ce sont les yeux. Pourquoi la plupart des hommes n’osent pas soutenir le regard des jolies filles ? Ils-sont-éblouis-aux-larmes. Comme regarder le soleil en face. Moi je regarde les jolies filles droit dans les yeux, sans jamais les baisser. Je sais qu’elles savent pourquoi je fais ça. Elles aiment le vertige. Pourquoi Millie a de si beaux yeux ? J’aime ses yeux. Ils ne m’ont jamais vu. Notre premier regard échangé sera électrique. Je sais que Millie saura, quand je la regarderai droit-dans-les-yeux-sans-les-baisser. Elle comprendra pourquoi un type aussi brillant, aussi génial, aussi remarquable, aussi sculptural que moi (je tiens clavier) a pu la harceler sur le net pendant 6 mois. Pourquoi être tombé aussi bas ? Pour ses yeux. Ok je savais pas. Je veux les voir ses yeux. Voir au fond d’eux. Je veux qu’ils me voient, qu’ils voient la vérité. Millie j’ai une confiance en moi totale. Une confiance qui frôle l’indécence. Ce moi c’est moi.

    Au Duplex, on se faisait passer pour des juifs, chacun son petit nom et chacun son étoile de David, en collier, bien apparente : moi c’était Samuel. Technique de drague : choisis, fonces et souris, baratines et laisses ton corps commander. J’étais Samuel, avocat aux barreaux de Paris-ET-New-York, qui prend du bon temps, au milieu des gros dossiers en cours qui pompent l’énergie : dans mon vaste bureau à Upper East Side j’ai installé un jacuzzi de 4 mètres sur 5, je t’assure, juste à côté du canapé-en-cuir-de-galuchat, je te montrerai les photos après, mon appareil est resté dans ma voiture garée à l’aéroport. Tu sais combien je paye de loyer

    je connais du monde baby, demain je fais une soirée chez Christian Audigier, après-demain je rentre à New-York pour la Bar-Mistva de mon neveu. Demain tu viens avec moi Christian,tu verras ce sera sympa. Tu reprends quelque chose ? Une vodka-orange ? J’ai pécho de la Russe, chaude du cul et de la Séfarade le nez en trompette. Les filles aiment le baratin : prends ton verre, sourire,

    Cette fois-ci je resterai sage. J’ai une bonne raison

  3. [Putain mes doigts ont fourché, j’avais pas fini. Vire le message précédent please]

    C’est vrai que c’est un beau morceau. La Renaissance. C’est le XVIe siècle ça la Renaissance ? Pourquoi je pose la question ? Je m’en contre-tape. Moi c’est la Renaissance de l’amour qui m’intéresse. La Renaissance de mon amour. C’est vrai que c’est un joli morceau, je l’écoute en écrivant. L’Italie est le plus beau pays au monde. Pourquoi je suis né en France, pourquoi je suis né Français, pourquoi ils m’ont fait ça ? J’aurais pu naître ailleurs, à Palerme ou à Catane. Mais non, qu’est-ce que je raconte, sinon je n’aurais jamais pu connaître Millie. Marie. C’est vrai, je suis bête. Je crois en mon destin. Tout a une raison. J’ai une confiance en moi totale, qui frôle l’indécence. Je remets la vidéo au début, elle ne dure que 4 mn19 dommage. Bisognà vivere.

    Marie-Millie, M&M’s, j’ai pris à l’instant mes billets pour Paris, je dois aller visiter des amis Parigots (XVIe). Je décolle le 18/07 pour y rester une dizaine de jours. Tu vis à Paris, en région parisienne, qu’importe, l’essentiel est que tu es là-bas. Ecce Bombo. Voici l’occasion historique de pouvoir enfin se rencontrer, faire connaissance. Se regarder dans les yeux. Aller se boire un verre : je suis pas vache, ton « fiancé**futur-mari**futur-ex-mari » pourra être de la partie. Je le respecte. Nulle animosité en moi, je suis amour. Cette soirée ou l’on se rencontrera pour la première fois, je la vis déjà. Je paye la mienne. Une piña colada pour moi merci. Millie tu prends quoi ? Une Forster’s ? Très bon choix, je prends pareil finalement. Et toi xxxxxxx ? Une Guiness ?

    Tu vois tout arrive à point. La vie nous offre une de ces opportunités qu’il nous est difficile de refuser : à nous d’être à la hauteur de cette aubaine. Se voir, enfin ! Je crois en mon destin. J’ai une confiance totale en moi. Elle frôle l’indécence. Ca fera drôle notre premier regard échangé Marie, je le sais. Des étincelles. Puis un petit sourire. Un petit sourire qui signifie qu’on sait tous les deux qu’on se connaît déjà.

    La dernière fois que je suis monté à Paris, l’été dernier, ça a tourné à l’orgie. On sortait au Duplex, la-boîte-des-juifs. C’était à côté de l’appart. Petite discothèque, ambiances diverses. J’aime pas les discothèques. J’aime pas les discothèques mais j’y vais, j’aime la faune, j’aime la nuit, j’aime la folie qui surgit. J’aime danser, même-sur-de-la merde-musicale-industrielle, j’aime être presque-ivre, j’aime cette sensation de ne plus être là, d’être à la merci de mon corps, l’esprit abandonné, j’aime regarder les jolies filles dans les yeux. J’aime le cul des filles, les poitrines des filles, les pieds des filles, les hanches des filles, les cheveux des filles. Mais ce qu’elles ont de plus beaux ce sont les yeux. Pourquoi la plupart des hommes n’osent pas soutenir le regard des jolies filles ? Ils-sont-éblouis-aux-larmes. Comme regarder le soleil en face. Moi je regarde les jolies filles droit dans les yeux, sans jamais les baisser. Je sais qu’elles savent pourquoi je fais ça. Elles aiment le vertige. Pourquoi Millie a de si beaux yeux ? J’aime ses yeux. Ils ne m’ont encore jamais vu. Notre premier regard échangé sera électrique. Je sais que Millie saura, quand je la regarderai droit-dans-les-yeux-sans-les-baisser. Elle comprendra pourquoi un type aussi brillant, aussi génial, aussi remarquable, aussi sculptural que moi (je tiens le clavier) a pu la harceler sur le net pendant 6 mois. Pourquoi être tombé aussi bas ? Pour ses yeux. Ok je savais pas. Je veux les voir ses yeux. Voir au fond d’eux. Je veux qu’ils me voient, qu’ils voient la vérité. Millie j’ai une confiance en moi totale. Une confiance qui frôle l’indécence. Ce moi c’est moi.

    Au Duplex l’été dernier, on se faisait passer pour des juifs, chacun son petit nom et chacun son étoile de David, en collier, bien apparente : moi c’était Samuel. Technique de drague préférée : choisis-en une, fonces dessus et souris lui, baratines lui et laisses ton corps commander, la musique ta voix. J’étais Samuel, avocat aux barreaux de Paris-ET-New-York, qui prend du bon temps, au milieu des gros dossiers en cours qui pompent l’énergie : dans mon vaste bureau à Upper East Side j’ai installé un jacuzzi de 4 mètres sur 5, je t’assure, juste à côté du canapé-en-cuir-de-galuchat, je te montrerai les photos tout à l’heure, mon appareil est resté dans ma voiture garée à l’aéroport. Tu sais combien je paye de loyer à New York ? 12000 euros par mois. Sérieux. Mais je veux le meilleur, je travaille dur pour ça tu comprends. Je connais du monde baby, demain je fais une soirée chez Christian Audigier, y’aura Federer et Johnny Depp, et d’autres je sais plus. Et après-demain je dois rentrer à New-York pour la Bar-Mistva de mon neveu. Donc je vais profiter ce soir et demain. Demain tu viens avec moi chez Christian, tu verras c’est sympa chez lui, y’a de bonnes soirées là-bas. Il habite ou ? Il habite…euhmm…Avenue Montaigne. Tu reprends quelque chose ? Une vodka-orange encore ? Hep, siouplé la même. J’ai pécho de la Russe chaude du cul et de la Séfarade le nez en trompette au Duplex-boîte-merdique. Les filles aiment le baratin : prends ton verre, sourire, menton levé, parles en les regardant droit dans les yeux, ne les baisses pas, parles, rapproches-toi de plus en plus, parles. Elle sait. Quand c’est son tour de parler enfin, tais-toi, souris, laisses-la parler, rapproches-toi. Elle parle de plus en vite en riant bêtement, tu as gagné. Regardes-là droit dans les yeux.

    Mais cette fois-ci je resterai sage. J’ai une bonne raison. Je veux voir les yeux de Marie-Emilie. Elle sera main dans la main avec son fiancé xxxxxxx quand nos yeux se croiseront. On se connaît déjà. Je n’irai pas au Duplex. Samuel n’existe pas. Je ne veux plus aller à New York profiter du jacuzzi de 4 mètres sur 5 et payer 12000 euros de loyer à Upper East Side. Je veux une épouse, je veux des enfants, je veux une vie de famille. Je veux une famille. Je veux voir les yeux de Millie. Je veux qu’elle voit la vérité. Qu’elle voit combien je suis brillant, combien je suis génial, combien je suis remarquable. Sculptural. C’est moi qui tiens toujours le clavier.

    Départ le 18/07. Retour le 30/07. Entre ces deux dates fatidiques, les plus importantes depuis ma Renaissance, on se verra. Ton fiancé xxxxxxx sera présent. On se verra en début de soirée, tu ne rentreras pas trop tard je sais. C’est moi qui invite. Il fera chaud. Un vent du Sud soufflera délicatement sur tes épaules, t’apportant un peu fraîcheur. Le Mistral viendra jusqu’à toi. On prendra un verre, xxxxxxx sera présent. La terrasse est noire de monde. Ca vous dérange pas que j’allume une cigarette ? Vous en prenez pas, vous fumez pas ? Ouais c’est clair c’est pas bon de fumer je sais, moi, je vais arrêter, je peux m’en passer. C’est clair. Une piña colada pour moi merci. Tu prends quoi à boire Marie ? Une demie de Forster’s ? Très bon, je prends pareil finalement. xxxxxxx et pour toi une Guiness ? Hep, siouplé une demi et une pinte de Forster’s, et une pinte de Guiness, merci. BlaBlaBlaBlalaBla…ahahaha, oui absolument il avait capté le mec, j’vous assure ! On reprend la même ? Je prends mon verre, sourire, menton levé, je parle en te regardant droit dans les yeux, je ne les baisse pas, je parle, je me rapproche avec délicatesse de plus en plus, je parle, je souris, je parle. Tu sais. C’est ton tour de parler enfin, je me tais, je souris, je te laisse parler, je me rapproche encore, je bois tes paroles. Tu aimes parler à cet instant. Tu parles vite et tu souris. Je te regarde droit dans les yeux. Je sais que tu sais. Marie, je veux une épouse, je veux des enfants, je veux une vie de famille, je veux être avec toi. Vous reprenez la même ? Non, ok. Je rallume une cigarette. Tu embrasses xxxxxxx. Je finis mon verre cul sec. Tu embrasses toujours xxxxxxx. Je tire frénétiquement sur ma clope. Et si je reprenais un verre ? Tu embrasses toujours xxxxxxx. Il passe la main dans tes cheveux, tu lui souris et il te mordille la lèvre inférieure, tendrement. J’ai baissé le menton et je regarde la cendre qui tombe au ralenti. Les rues de Paris sont sales. Tu embrasses toujours xxxxxxx. A New York j’ai un jacuzzi de 4 mètres sur 5 et je paye 12000 euros de loyer à Upper East Side. Tiens la serveuse est très belle, je ne l’avais pas encore remarquée, c’est bizarre ça. Tu n’embrasses plus xxxxxxx, tu as mis ta tête sur son épaule et tu souris, yeux levés vers lui. Je regarde la serveuse droit dans les yeux, je ne les baisse pas. J’ai une confiance totale en moi. Une confiance qui frôle l’indécence. Ma cigarette est finie. Je me lève et je vais lui parler. J’occupe le terrain. Oui, je reprends un verre sivouplé. Un sex-on-the-beach pour moi. Paris plage n’est pas loin et j’ai pris des capotes. huhuhu. Aha pfff très fin ça, on me la déjà faite 1 milliard de fois, au moins. Je recommence alors, c’était pas une manière de commander. Moi c’est Samuel et toi ? Janice ? C’est très jolie ça Janice. xxxxxxx se lève et toi aussi. Je suis claqué Janice, je reviens de New York là, j’ai pas dormi beaucoup avec le décalage horaire, j’te dis pas le mal de crâne. Je suis avocat là-bas, tu sais, je vais peut-être bosser pour la défense de DSK, je saurai la semaine prochaine. Oui, oui, je t’assure j’ai… ah vous vous en allez ? O…K. On bouge ailleurs ? Non ? Ok, ok. Bon sympa la soirée, je vous dis à bientôt, Marie tu as mon téléphone on reste en contact. Au revoir. Bye. Merci vous aussi. Je disais quoi déjà… Ah oui… j’ai parlé samedi dernier avec l’avocat principal de DSK…euh…Jacob Leibowitz et il veut que je m’occupe des questions sur…des questions financières, combien ça va coûter la procédure de dédommagement etc. Quoi ? Ou, oui, moi aussi je pense que cette affaire est un complot. Tu finis à quelle heure ? Ok parfait, je vais t’attendre au comptoir le temps que tu te changes. On va au Duplex après Janice ?

  4. C’est beau l’amour réactionnaire. Dire que John Cage a joué le silence il y a déjà plus de cinquante ans…. Je crois que vais me desabonner de cette feuille de choux néo-fasciste. Autant acheter directement le Crapouillot. Mais suis-je bête, il ne se vend plus. Il n’ y a plus qu’Iréna Adler sur le marché réactionnaire pétiniste. Elle a besoin d’ordre; travail, famille, patrie!

    Décidément, la gredine nous joue de la flûte pour faire passer le fiel.

    Éric Alcyon. Votre plus grand admirateur.

  5. Tu devrais laisser tomber. Ne lui parle pas c’est une cinglée, elle vaut tchi et si tu veux t’en assurer demande par exemple à Xyr qui a du se la coltiner. Elle fait son intéressante, elle veut que tout le monde la regarde et c’est tout, elle n’est pas aussi bien en vrai que sur les photos (seins qui tombent…) et puis surtout c’est vraiment n’importe quoi son discours elle est du genre à monopoliser la parole pendant une heure pour dire de la merde, vraiment c’est la pire perte de temps possible. Je ne l’ai jamais vu mais je sais très bien comment est « ce genre de meuf » est celle-ci est « ce genre de meuf » voilà. Vraiment oublie oublie tu vas être dégouté.

  6. « Lasciate ogne speranza, voi ch’intrate. »

    Oué, ok… Mais tout ça ne dit pas si dans 3 semaines on se voit. J’ai vraiment pris mon billet pour le 18. On peut se rencontrer, discuter autour d’un hydromel (j’adore l’hydromel) et marcher un peu à travers Paris. Aller écouter du jazz (tu aimes ça ?) ou manger dans un bon resto. Ca restera bon enfant, dans la vraie vie je suis un ange. Moi je veux te voir. En amis. On sera en groupe, mais on aura l’occasion de bavarder tous les deux.

    Ou mieux, en bonne femme d’intérieur tu nous concoctes un plat des plus appétissants, cuisiné avec amour. J’apporte la bouteille de vin.

    On se tient au jus ?

  7. Lounès, attention. Là c’est vous qui parlez comme un cinglé.
    Je dois même avouer que vous me faites peur… pour la première fois.

    Et alors, lol, peut-être ai-je les seins qui tombent ? Après tout qu’est-ce que ça peut vous faire ? Dites ce que vous voulez sur moi, je vis retirée du monde, à présent je m’en fous.

  8. Mais arrête ton cinéma à deux francs arrête de faire ta mijorée, tais toi arrête de squatter sur ilys arrête de foutre ta merde. Tout est faux chez toi, tout est cinéma hystérique et inventage de vie t’es de la merde ferme ta putain de gueule et arrête de distraire les honnêtes gens. Tu n’as rien à dire rien à apporter c’est pourquoi je t’ai donné des thèmes de dissertation pour que tu te prennes la tete avec ça et arrête de nous casser les couilles. T’es là tu joues ta princesse alors que tu n’en as ni les moyens ni la crédibilité tu n’as plus aucune crédibilité donc TAIS TOI. Je m’énerve parce que j’ai vu des imbéciles de mecs la gueule en sang après des maraves parce qu’il s’était laissé entrainer par le baratin de saloperies de meufs comme toi et ils ne s’en sont même pas rendu compte. Voilà basta ne squatte plus sur ilys.

  9. Je suis ce que j’ai l’air d’être. Alors que ce n’est pas ton cas.
    C’est pour cela, en vérité, que tu me détestes…
    Mon cœur, en revanche, est dépourvu de haine à ton égard.
    Je suis juste dubitative, et curieuse aussi.
    Je te propose ce que Blueberry avait autrefois proposé à XP pour le détromper sur mon compte : une entrevue. – Mais en sa présence (et sous sa protection), pas en tête à tête, quand même… Je n’aurais pas suffisamment confiance en toi.

  10. Lounès ouais je sais tout ça. Tu as déjà eu honte de toi Lounès. Genre te sentir tout crasseux ? Moi c’est comme ça que je me sens en ce moment. Je sais pas pourquoi je fais ça. Pourtant j’ai eu une copine, c’est la-plus-belle-femme-du-monde. Je lui ai même parlé de Millie, pour te dire ou j’en suis. Mais elle me prend pas au sérieux, elle sait que je suis un déconneur. Elle sait juste qui je suis. Les seins qui tombent, les cheveux en broussailles et les manières d’une étudiante en première année de fac, je sais tout ça. Je pourrais être plus méchant. Quand j’étais petit, le soir dans mon lit je refaisais le fil de ma journée, je me demandais pourquoi j’ai dit ça, pourquoi lui a fait ça, pourquoi j’ai pensé ça. En journée, je me taisais toujours et j’étudiais les gens, comme dans un microscope. Les gens sont des microbes. Ce travail de torture de ma conscience a aiguisé ma psychologie. Je suis un criminel. J’ai déjà fait des choses sales et je n’ai aucun regret, je m’en délecte. Je sais tout déjà. Je suis attiré par Millie, parce qu’elle est mon opposé en tout. Je fréquente jamais de gens comme ça d’habitude, je les méprise trop. Moi si je racontais ma vie, on se poilerait pendant des heures.Millie n’a que des choses tristes à raconter d’elle. J’écrirai un roman sur ma vie, j’ai déjà pondu les 4 premiers chapitres. Moi je vais passer 5 mois en Thaïlande pour prendre des cours de boxe thaï, on fait la bringue tous les soirs, les-Français-retournent-Samut Prakan, on mange comme des porcs, on boit comme des trous, on lève de l’Asiate qui sent de la chatte contre un repas à 4,5 euros, on s’entraîne le matin la tête dans le cul, on est heureux de vivre cette vie tout le monde rigole. Millie reste à la maison préparer des pâtes à la carbonara et une salade de fruits en écoutant Europe1. Je suis attirée par elle comme un aimant. Je sais pourquoi. Je suis au tournant de ma vie. Je veux m’éprouver. J’étais jamais entré dans un église et j’y suis allé en avril dernier, le 16. Pourquoi y être allé alors que je sais que Dieu n’existe pas ? Même s’il existait, je l’encule, jl’emmerde ce fils de chienne. On a pas à me dire comment est la vie et ce que je dois y faire. Ce fils de pute a rien fait quand j’avais besoin de lui. Pourquoi je devrais être sa pute toute ma putain de vie, pour-être-enfin-récompensé-dans-l’au-delà-quand-tout-sera-fini ? Si je meurs et que je passe en Jugement devant Dieu j’lui pisse dans sa face et je chies sur ses anges, je me torche avec sa longue barbe immaculée. Ce fils de chienne qui pose son gros cul sur son trône au Paradis veut juste juger les gens, parler sur eux, monopoliser la parole, être le centre du monde. OUI-MAIS-POURQUOI-JE-SUIS-ENTRE-DANS-CETTE-PUTAIN-D’EGLISE-ALORS ??? Je sais. Je suis faible. Mes limites. Millie est mon contraire. Si on se rencontre avec Mille je sais que je vais rire. Rire-aux-éclats.Tu as déjà ris en ouvrant grand ta bouche Lounès ? Je veux dire rire en t’en battant les couilles de ceux de qui tu rigolais ? Je vais rire comme ça je le sais quand je verrai Millie. Voir en vraie mon contraire. Savoir pourquoi je n’ai mis qu’une fois mes pieds à l’Eglise et pourquoi j’encule Dieu. Je veux voir Millie et mourir -de rire. Mais j’ai un doute, peut-être que je ne rirai pas, peut-être que je pleurerai. Me serais-je trompé depuis le début je hurlerais en moi-même ? Je sais pas. Je veux juste savoir ça. La-regarder-droit-dans-les-yeux-pour-savoir, sans jamais les baisser. Je laisse une dernière chance à Dieu pour faire de moi Monsieur-tout-le-monde, pour faire de moi un croyant, pour faire de moi une chose précieuse. Qu’il la saisisse sa chance ce Chien, sinon je reste ce que je suis jusqu’au bout : un putain de corps anonyme fait de viande et de sang, isolé parmi des milliards d’autres sur des milliers d’années, quelque part dans une planète isolée au milieu de milliards d’étoiles quelque part dans l’Univers.

    Putain j’ai monté le son à fond, les murs du salon tremblent. J’écoute en boucle. Je vais danser un peu avec Amélie, elle ne dit jamais non.

  11. « Les seins qui tombent, les cheveux en broussailles et les manières d’une étudiante en première année de fac, je sais tout ça. »

    C’est vraiment n’importe quoi…

    « Je suis un criminel. J’ai déjà fait des choses sales et je n’ai aucun regret, je m’en délecte »

    Cela sent suffisamment fort, vous n’avez pas besoin de le dire.

  12. Hmmm j’aime quand tu parles comme ça, tu es si douce. Le vice, la retorsité, la vulgarité Travis Bickle a essayé d’en nettoyer le monde. Est-ce qu’il a réussi pour autant ? Iris a été une pute toute sa vie.

  13. Non, manchot : c’est à ça que servent les ‘baroqueux’ , ils conservent le savoir-faire vocal de cette époque, jouent sur des instruments anciens.. etc.

    Le gars qui fait les prises de son de la collection Alfa (à laquelle appartient le CD d’où est extraite cette chanson) est un pur Dieu, cela étant. ^^

    Ps : j’apprécie cette réconciliation de votre part, même éphémère, avec l’Italie renaissante. ^^

Les commentaires sont fermés.