Monsieur Watson nous fait parvenir son compte-rendu d’enquête :

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41 réflexions sur “Monsieur Watson nous fait parvenir son compte-rendu d’enquête :

  1. Très bon travail. Visiblement, marcher de bon matin dans les rues de Paris a été très fructueux pour le Dr Watson ;-).

    Ps: C’est Grödion, pas Rodion. Ce dernier est un petit rigolo qui s’amuse à me parodier. Sans doute encore un chien de Serbe.

  2. Très bien, votre article sur l’anti-libéralisme et très joli site.
    En revanche, cette obsession sur notre ami d’Albanie…

  3. Le QUI EST-CE ? psycho est une version disons plus évoluée. Il se joue entre adultes ou entre enfants qui vont mal tourner. Il demande une grande sensibilité et une bonne connaissance des personnages et de leur biographie.

    * Exemple d’échange :

    Joueur 1 : Est-ce qu’il/elle mangeait du concombre d’âne* à visage découvert entre 18 et 36 mois** ?

    Joueur 2 : Non

    Le joueur peut donc éliminer Hafid Auguste.

    bon sang de mouise mon p’tit que désarmante demeure votre confusion o_O prenez soin de vos synapses !

    * Ecballium elaterium pour ceux qui pensent que je raconte des salades
    ** Le stade anal, oui, c’est bien cela, n’ayons pas peur des mots

  4. Le QUI EST-CE ? psycho est une version disons plus évoluée. Il se joue entre adultes ou entre enfants qui vont mal tourner. Il demande une grande sensibilité et une bonne connaissance des personnages et de leur biographie.

    * Exemple d’échange :

    Joueur 1 : Est-ce qu’il/elle mangeait du concombre d’âne* à visage découvert entre 18 et 36 mois** ?

    Joueur 2 : Non

    Le joueur peut donc éliminer Hafid Auguste.

    bon sang de mouise mon p’tit que désarmante demeure votre confusion o_O prenez soin de vos synapses !

    * Ecballium elaterium pour ceux qui pensent que je raconte des salades
    ** Le stade anal, oui, c’est bien cela, n’ayons pas peur des mots

  5. Quelle confusion, bordel? Y’a aucune confusion de mon côté. Ce n’est pas parce que vous ne comprenez pas tout que ça n’a pas de sens. Vous êtes juste des inférieurs, et c’est tout. Grodion s’appelle Hafid et il est arabe (et évidemment pas Albanais, bande de couillons psychorigides). Je vous raconte ici son parcours dans la réacosphère, et lui confirme tranquilement que tout est vrai. ‘Faut suivre un peu, là, solliciter votre matière grise, au lieu de poser pour acquis que je suis tarée, as usual, et balayer tout ce qu’on vous montre, par paresse intellectuelle, du revers de la main. Real life is made of these. Vous n’êtes jurte pas prêts pour les récits de vraie vie à portée romanesque qui dépassent en complexité la plupart des fictions… … »Vous allez finir mal », si j’avais dû relever le nombre de fois où l’on m’a dit ça… Vous aimeriez bien, hein, vous les médiocres, vous les ratés, que je finisse « mal », au fond. Ca ne serait que justice, au fond, pensez-vous, cela accréditerait l’idée réconfortante que vous avez eu raison de naître pleutres et castrés. Mais non, en fait, je vais bien. Parce qu’en allant bien, en vivant ma petite vie sans souci du qu’en-dira-t-on et sans remords, je sais que triomphalement, je vous emmerde. Et ma vengeance réside toute entière là… … Ps: dire que les arabe comptent encore reprendre Constantinople, c’est une façon de dire qu’ils sont restés bloqués mentalement dans le passé, et que leur désir d’Empire à eux, (contrairement au nôtre et à celui des Allemands), n’est pas mort, (et que donc le pan-islamisme n’est rien d’au fond qu’un outil inintelligent mis au service de leur instinct de prédation). Toi aussi, à ton tour, tu doutes, Prolo d’la Lite? Tu quoque mi fili?

    • Ma remarque n’était pas à prendre au sens historique ou géographique . Pour qu’Istanbul redevienne Constantinople ou Byzance , cela inclut déjà une agression , une invasion de l’Occident Chrétien . Reprendre Constantinople serait pour les Ottomans une sorte de réaction à une agression , au même titre que les Islamistes de la Taiga , les communistes du désert n’ont pas besoin d’une raison pour adopter une posture impérialiste , c’est pour ainsi dire dans leur ADN . Le « désir de revanche » ne tiens pas à un passé ou à une revendication territoriale , mais à leur nature .
      Même en ayant un tiers de la population mondiale sous leur botte , les Anglais n’ont jamais été impérialistes , de même que les Mongols étaient déjà impérialistes quand Gengis Khan rêvait de chevauchées et de massacres à 7 ans . La Nation agit d’abord dans sont intérêt , qu’il consiste à irriguer le nord de l’Espagne ou marcher sur Jérusalem . L’Empire nait pour dominer , qu’il soit à l’échelle d’un continent ou d’une province , il ne tend que dans ce but . Ce n’est pas la taille d’un pays ou sa politique étrangère qui lui donne son statut d’empire ou de nation . Je ne doute point , et je doute que vous ayez accouchée à 6 ans .
      Je ne sais si votre réponse s’adressait à moi ou si vous avez effacé un com’ particulièrement agressif , mais ne soyez pas paranoiaque , toute la réaco-machin ne vit pas dans le but de vous voir tomber .
      Je trouvait juste l’expression curieuse …

  6. Je suis bien bourré j’ai du mérite. On a discuté avec un videur noir au physique de gorille pendant 2 heures, ancien légionnaire : il a plus de profondeur,de faconde et de psychologie que bon nombres de « penseurs » de la réacosphère, ahahaha le camouflet. Bref c’est pas le sujet.

    Prolo est-ce là des manières de s’adressser à la tenancière de ce blog ? Voyez, je me sens obligé de ne pas laisser les choses en rester ainsi : je vous provoque en duel malandrin ! Défendre de l’honneur de Millie n’est pas une occupation oisive de RTT mais une obligation morale vis-à-vis de moi-même. Vous paierez le prix du sang pour votre impertinence. Défendez votre vie, je ne rigole pas. Présentez arme, mettez en joue. 10 mètres de distance c’est ça. Ne faites pas le mariole, j’ai un gros calibre. On arme. Poum, Poum ! Ahhhh…Je… suis mort ! Touché en pleine tête. Du premier coup ! J’aurais du prendre des cours de tir avant, merde ! Avant d’aller nourrir les asticots, destin de l’Homme, je fais ma nécrologie. Point la peine de votre assentiment à tous, je vous emmerde. Je suis déjà mort, je ne me farcirai plus vos sales gueules quoi qu’il arrive.

    Millie a raison. Elle a lu en moi depuis longtemps. Ok, ok, tout cela est bien anecdotique et dérisoire, je puis le croire. Mais comme un article y est consacré, on y accorde l’importance proportionnée. Grodion n’est pas Albanais mazette ! Il est Arabe. Né dans la ville de Meknès l’Impériale, arrivé en France à l’âge d’un an. Son père est un Tamimi (Banu Tamim) dont la famille trafiquants d’or et d’esclaves a immigré au Maroc au XIX, en provenance du Hidjaz. Sa mère est l’héritière d’une grande famille Marocaine, ayant servie la couronne royale pendant des siècles. Branche pourrie, branche asséchée, c’est au sein d’une famille pauvre qu’il est né. Jusqu’à l’âge de 9 ans il a grandi dans une « banlieue chaude » du Sud de la France : en 1993 il déménage avec toute sa famille dans un pavillon près du centre-ville. 100% de FDS à la ronde. Sa vie est transformée à jamais. Il n’a jamais fait de prière de sa vie, il renie Dieu vers l’âge de 13/14 ans : Dieu est mort, il l’a tué en pensée. Une mort atroce. La suite on la connaît, on la devine, ou on l’invente, je suis trop mort pour continuer à la raconter. Je ferai ça demain.

    Allez dodo

  7. Qu’il ait été albanais hier, qu’il soit marocain aujourd’hui et je ne sais quoi demain n’a pas grande importance. On aime ses fulgurances parfois, on déteste son langage ordurier et certaines de ses obsessions souvent. Mais tout ceci a déjà été bien mieux écrit sur Ilys par Restif qe par moi. Intelligence, culture, sensibilité pas toujours bien utilisées, c’est aussi un peu vous, Irena?

    • Oui, Grodion est un peu moi. Ca va, vous êtes content ? :)

      [Dslée… lecture trop rapide, j’avais confondu votre pseudo ac’ celui d’un autre. @ ++ si vous le désirez.]

  8. Brz, ce récit chez Ilys est-il en partie inventé ? Oui. Mais il suffit de remplacer celui qui parle par un Arabe, moi, pour goûter à la vérité. Nos vies sont similaires. Pourquoi ne pas dire simplement toute la vérité ? J’aime jouer, y compris de moi-même et puis la littérature n’est pas un confessionnal. Je vais tuer le troll de mes propres mains et dire toute la vérité. Millie n’est pas folle, je démontrerai qu’elle a raison. Là je n’ai pas le temps, je ferai ça dès que j’aurai 2 mn.

    • Vous êtes pardonnée. Je vous apprécie sincèrement, tout comme votre site, qui mérite d’être classé dans les « must » de la réacosphère. Je ne voulais pas vous être désagréable. A++

      • Vous avez eu une réponse sympathique à une injonction de ma part (à me lécher les bottes, je crois), qui ne l’était pas vraiment. Aussi – sachez-le dès à présent – vous avez gagné mon estime, lol !

        Si par-dessus le marché vous me classez parmi les ‘must’ de la réacosphère, alors je ne peux vraiment plus rien vous refuser. ;)

        Moi non plus je ne veux plus vous être désagréable,

        merci pour le pardon,

        @ ultérieurement.

  9. [Nicolasbruno que tout cela soit anecdotique, je suis parfaitement d’accord. Comme vos dispensables interventions du reste. Savoir accorder de l’importance à ce qui semble dérisoire, le faire avec soin et distinction, c’est une marque de respect vis-à-vis de soi-même]

    La brise je lai cherchée, elle est là, au bord de l’eau. Quelle sensation enivrante. Le vent léger effleure mon corps nu (j’ai gardé le maillot, je suis pas seul) d’une caresse voluptueuse. Il est temps d’ouvrir mon coeur. Il y a un côté puéril et sentimental à s’épancher ainsi, à se confesser, à verser dans la sensiblerie et la bleuette, mais je sais pourquoi je fais cela.

    Le premier mot qui me vient à l’esprit est HAINE. Haine contre le monde, haine contre la vie, haine contre les hommes, haine contre l’histoire, haine contre mon sort. Mais quand comme moi on a lié sa vie à la haine, la haine, on finit par s’en lasser, par vouloir s’en défaire, par rechercher désespérément l’Amour et la Paix. Par rechercher son contraire. Je pense à elle.

    Je suis né un 29 novembre 1984 au « Mellah » de Meknès. Le Mellah est l’ancien quartier juif, le ghetto. Cela faisait déjà une vingtaine d’années que les Juifs du Maroc avaient fait leur aliyah. Je suis un Zerhouni, ma famille est installée à Moulay Idriss-Zehourn depuis au moins le XVIIe siècle. Elle a suivi le Sultan, qui a quitté Fès pour faire de Meknès sa capitale impériale. Mais le fief de ma tribu est situé dans la Chaouia, à environ 50 km de Casablanca. Les Zerhouni sont réputés être des bons-vivants et avoir la tête bien dure : des obstinés et des joyeux drilles. On aime rigoler et s’amuser mais faut pas trop nous faire de crasse par derrière, on aime la franchise et on a le sens de l’honneur. Je crois à la généalogie « physiologique ». Je descends par ma mère d’une grande famille marocaine au service du Sultan depuis toujours : collecte des impôts, armée, administration, commerce. Je n’ai jamais connu mes grands-parents, tous morts avant que je voie le jour, cela a été un manque dans ma jeunesse. Mon arrière grand-père maternelle, caïd de la tribu des Ouled Saïd, grand personnage, a vu sa famille ruinée après la guerre civile, la « Siba » de 1907-1911 : les tribus Berbères rejetant l’autorité du Sultan s’en prennent à ses serviteurs Arabes. Ma famille perd toutes ses terres de la Chaouia (qui assuraient de confortables revenus), ses richesses, ses relations avec le nouveau chef d’Etat et son prestige. Combien de fois lorsque la famille élargie, notre clan de la tribu, était réunie (pour un mariage, une circoncision ou la mort d’un notable) ai-je entendu par la voix des Anciens la complainte pleurant la perte de nos chères terres, cette terre de la Chaouia, fief de notre tribu, que nos ancêtres Banu Hillal avaient héritée du Sultan Almohade en personne pour services rendus en Espagne contre les Croisés et au Maroc contre les tribus Berbères Zénètes, à charge de récolter les impôts pour le Makhzen. Les cousins de ma mère, parmi eux se trouvent aujourd’hui des grosses légumes : un général 4 étoiles, deux sénateurs, un secrétaire du ministre des Affaires étrangères Fassi-Fihri, des maires, des hommes d’affaire. Nous, à la maison nous sommes nés pauvres. Je dirai tant mieux. J’ai mes raisons de penser ainsi : je pense que l’argent est une aliénation, comme le travail. Faire ce qu’on aime, ce pour quoi on est prêt à se lever tous les jours de bon heure et vivre modestement, c’est ma conception du bonheur : je ne voudrai pas faire un travail que je détesterai faire, même si la paye était considérable. Chacun ses principes.

    Mon arrière grand-mère était Berbère, de la tribu des Bernoussi, mais dans notre famille nous n’aimons pas les Berbères, qu’ils appellent « les fourmis » ou les « chiens ». Je pense cela remonte à la « Siba ». Pourtant le mélange avec les Berbères a du avoir lieu durant ces siècles. Je suis Zerhouni mais aussi Saïdi, par ma mère. Et je suis surtout Tamimi par mon père. Nos ancêtres paternels sont arrivés au Maroc en provenance du Hedjaz, fuyant les Turcs (sombre histoire), au XIXe siècle : trafiquants d’or et d’esclaves (à ce qu’on dit d’eux). Mon père se sent obligé de parler au nom de ses aïeux : il hait les Turcs, il hait les Wahabbites, il hait les Perses, il hait les Roumis. Il a mille histoires à nous raconter sur la vie de nos ancêtres Bédouins, héritées de son père, qui les a lui-même reçues de son père, etc etc…tradition orale. Nous avons voyagé en famille 2 fois en Arabie Saoudite quand j’étais petit et nous y avons rencontré de lointains « cousins » : magie du tribalisme. Tout se garde. J’aurais aimé vivre comme un Bédouin, vivre la vie dure et frugale des Bédouins de jadis, entre conflits tribaux, razzias, commerces et danses guerrières. J’aurais aimé vivre au VIe siècle, âge d’or des Bédouins : l’esprit chevaleresque des Arabes y atteint sa perfection et sa vénusté. La poésie d’Antara Ibn Chadded donne une idée des moeurs raffinées et civilisées, recouvrant une sauvagerie point encore domptée, de cette période. C’est l’islam qui a foulé au pied la formidable civilisation arabe païenne, ressemblant en de nombreux points à une Grèce Antique restée archaïque. Les Arabes sont morts quand ils ont commencé à dominer. Trop peu nombreux, ils étaient destinés à ne pas garder le pouvoir. Les Omeyyades j’aime lire leur histoire encore et encore : les Arabes les vrais, les illustres, les plus distingués. Féroces, égoïstes, diligents, somptueux, chevaliers, poètes, aimant le vin et les ripailles, le luxe et gardant en même temps la frugalité et la simplicité de leurs origines bédouines. Ce sont les fanatiques religieux chiites, les autres fanatiques, la lie de la société, le bas peuple, les esclaves, les ratés, les non-Arabes (surtout ces chiens de Perses) qui ont renversé les Omeyyades sous le commandement d’Abu al Abbas (Abbassides). Les Arabes avaient perdu le pouvoir à jamais (ils le garderont encore un peu à Cordoue puis Grenade). Je suis né trop tard, j’aurai aimé être un chevalier combattant les Byzantins ou les Perses au VIIIe. De grands combats et du respect entre les adversaires. Avant que les fanatiques prennent le pouvoir au Xe et poussent toujours plus loin le ressentiment et le désir de destruction : les sauvages Berbères et Turcs, dominateurs dans l’islam de ce temps, en ont façonné une religion rétrograde et barbare qui est celle que nous connaissons. Je hais l’islam. Je voudrais que l’on jette une bombe nucléaire sur La Mecque. En finir avec cette idéologie qui nous fais chier et nous fera encore plus chier pour les 2 siècles à venir.

    Je me suis souvent demandé si ma personnalité torturée et crépusculaire, celle à laquelle j’essaie d’échapper en vain, ne venait pas de ma date de naissance. Né fin novembre, au seuil de l’hiver, du froid et de la nuit, je devais en épouser la symbolique. Toute ma vie mon coeur a connu l’automne, avec le seul hiver pour horizon. Ou est le printemps ? Quand je crois l’avoir trouvé, il m’échappe encore. Je veux connaître le printemps. Lorsque le destin me faisait une faveur, je ne connaissais que des étés indiens. Toujours l’automne dans mon coeur. Je pense à elle.

    A l’âge d’un an, voilà que nous quittons le Maroc pour rejoindre en France mon père ouvrier. Nous nous installons dans cette ville du sud de la France, dans une banlieue (pas encore réputée « difficile », en ce temps-là c’était encore vivable. Mais aujourd’hui c’est un dépotoir). Nous sommes en 1986 et en 1993 je la quitterai pour toujours cette banlieue. 7 ans ça marque une enfance. La banlieue était un paradis. Un royaume pour les enfants. 20 000 habitants enfermés dans un territoire minuscule, on est une grande famille malgré nous. L’école est en face de nôtre bâtiment (énorme blockhaus). Une bande de copains. 2/3 de Marocains, 1/3 d’Algériens et quelques Français dans la banlieue. Nous retournons au Maroc en été : les mois de juillet et août étaient jouissifs. Mais je n’y retourne plus, à cause de la religion. Je n’accepte pas qu’on me dise quoi faire, quoi manger, quoi boire… Et puis leur mentalité arriérée et débile, je n’en peux plus. Là-bas au Bled nous sommes les « Vacanciers » (« Vaconsses » avec l’accent du Bled), ceux qui apportent cadeaux, argents et moeurs relâchées. Et en France nous sommes les « Arabes », ceux qui apportent violences, ruines et moeurs rétrogrades. Chez nous nulle part. En 1993, fin août, nous quittons à jamais la banlieue pour le centre-ville : aucune famille arabe à l’horizon dans notre nouveau quartier. Nous nous « francisons » au contact des FDS.

    J’aime depuis toujours la France, ce pays merveilleux. Je veux être Français, je suis Français (?) mais pour mon peuple je suis et je serai toujours Marocain, Arabe, Maghrébin. Je suis surtout musulman pour eux. S’ils savaient ils m’égorgeraient. Mais je les emmerde. Je me fiche d’eux et de leur avis. Les musulmans haïssent les non-musulmans : s’ils pouvaient les réduire en esclavage, les humilier, les massacrer demain, ils le feraient. Mais en position de faiblesse, il faut jouer du sourire et de l’amabilité. Mais moi je n’ai jamais cru en Dieu. Pourquoi ? Parce que depuis tout petit je suis obsédé par la mort. Je trouve ridicule l’existence d’un Dieu alors que la mort est le seul vrai Maître. On ne s’incline que devant la mort. Dieu a du inventer un après-la-mort pour se croire le Maître, mais après la mort il n’y a rien. Comme avant la vie. Je ne crois pas en Dieu et me considère athée. Mais athée jusqu’au bout, je ne m’embarrasse pas de morale sécularisée. Mais… je sais que sous mon armure d’athée, se cache un coeur chrétien. Je sais au fond de moi que si je hais tant l’islam ce n’est pas toutes les raisons que j’énonce mais parce que je suis chrétien. Il me faut relire Nietzsche juste pour empoisonner mon coeur et mon âme. Quand j’étais jeune, en 5e ou 4e, je passais des heures à regarder les livres d’histoire de l’école : ces scènes du moyen-âge, paysans ou château. Et surtout les églises et cathédrales que je trouvais magnifique. Mais mon vrai secret est que je rêvais de devenir moine : je trouvais ces gens admirables. Sacrifier une vie pour quelque chose de plus élevé, vivre dans le sacerdoce et le travail serein, la prière pour sauver les autres avant soi, loin des choses terrestres et des passions humaines. En cours, je restais une heure bloqué sur ce tableau représentant des moines ou des paysans au moyen-âge. J’avais demandé à la responsable du CDI (bibliothèque) de commander le Roman de Renart et je l’avais lu et relu au moins 35 fois en 3 ans. Sans jamais me lasser. Je sais que si j’aime la France, c’est pour son passé. Ses paysans, ses moines, ses rois, ses princesses, de jadis. Je me disais : Charlemagne était l’ami d’Haroun al Rachid. Je me dis que j’aurai aimé être un Arabe converti au christianisme, il y a longtemps, au moyen-âge au milieu des images que je regardais en cours.

    J’ai toujours aimé la France, respecté ce pays, sa culture, son histoire. J’aime ce pays à un point qu’on ne pourrait savoir. Mon sang brûle et explose quand j’entends des gens lui manquer de respect. Autour de moi je voyais la famille ou les cousins (surtout) traiter ce pays de manière lâche et obscène : je ne comprenais pas. Si on n’aime pas un pays on le quitte. Personne ne vous regrettera. Sauf si on veut vivre sur le dos du pays d’accueil en parasites. La vraie décadence : ramollissement des instincts, des sens et de la volonté. Moi je voulais être Français depuis que j’ai ouvert ces livres d’histoire à l’école maternelle. Mon âme a trouvé sa maison. Je lisais aussi les livres sur les Arabes Omeyades ou Nasrides de mon frère, mais peu à peu je n’ai plus lu que des livres sur la France. Mon pays. J’ai toujours voulu défendre cette terre contre ses contempteurs, d’ou qu’ils soient. Je sais que beaucoup doivent me prendre pour un traître, un fou, un déséquilibré ou je ne sais quoi : parce que je défends plus ce pays que les Vrais Français. Mais je me fiche de leur avis, depuis toujours. Quand j’étais au collège je suis devenu un fasciste : j’admirai Mussolini et Hitler. Leurs personnalités, leurs oeuvres, le message énergique et libérateur qu’envoyaient leurs discours et leurs politiques. Le culte de la force, du courage, de la beauté, tout cela parlait à mes sens. Ceux qui me disaient « mais Hitler détestait les Arabes », je leur riais au nez. Une fois en seconde, je suis arrivé en cours…crâne rasé ! J’étais fou ? Non, juste joueur. On sait depuis Alexeï Ivanovitch que le joueur n’est pas un fou, juste un oisif. Devant ma famille ou les amis je prenais la défense de Le Pen, ils devenaient hystériques. Ils ne comprenaient pas, mais moi je savais.

    En avril 2002, en terminale, j’étais le plus heureux à l’école. Même si j’avais quelques amis venant de villages, ou le FN cartonnait, qui l’étaient aussi. Sacrée journée en plus que ce dimanche 21 avril : on était allé jouer au foot le matin, il faisait très beau, puis l’aprèm avec les footeux on s’est fait un barbecue : il y avait des hippies en short qui disaient « on est pas allé voter, de toute façon ça sera Chirac-Jospin ». Moi j’ai rêvé à voix haute à un triomphe de Le Pen, on s’est moqué de moi, on m’a pris pour un fou. Le soir j’ai jubilé. En 2003 je suis devenu Français, par naturalisation. Le jour de la remise de ma carte d’identité à la mairie, je suis resté assis comme un con prenant 2 mn : puis la secrétaire m’a dit « c’est bon monsieur, vous pouvez partir ». Je ne comprenais pas. Je m’attendais à chanter la Marseillaise, dire combien j’aime cette terre, parler des moines et des paysans dans les tableaux médiévaux, dire combien j’étais fier, honoré et heureux de devenir Français… Mais rien. Juste une signature et ça y est tu es Français. Je suis rentré déprimé alors que ce devait le plus beau jour de ma vie.

    Entre-temps, le 11/09/01 m’a définitivement éloigné de l’islam. Le 11/09 est un coup de génie du diable : il a réveillé l’islam endormi et décadent et a préparé les musulmans à livrer, quand ils seront mûrs, la dernière bataille -celle qu’ils perdront. Jusque-là les Musulmans n’étaient pas très pratiquants, y compris dans les pays islamiques. Depuis le 11/09, il y a un regain monstrueux de bigoterie, de fanatisme et volonté de détruire. Le 11/09 est un coup de génie du diable, il ne peut en être autrement. L’Occident est l’ennemi à abattre. Une haine terrifiante existe à l’égard des Occidentaux chez les Musulmans : le ressentiment est tel, qu’ils accepteraient de sombrer avec eux s’ils avaient l’assurance de les détruire. Moi j’aime l’Occident, j’aime l’Europe, la plus belle civilisation que la terre ait comptée, j’aime la France. Plaisir de vivre, art de vivre, fureur de vivre. Je n’accepterai pas de voir l’Europe ou la France mourir sous les coups de ses ennemis musulmans, de les voir salies et avilies. Je suis un traître, mais je suis libre. Mon coeur est plus sage que l’opinion des autres. Quand j’ai lu Taras Boulba j’ai senti mes yeux nager, le coeur soulevé et la lèvre tremblante : je me suis identifié à Andreï bien sûr. J’ai trahi ma race, ma religion, mon peuple et ma famille. Pour les beaux yeux d’une divine créature …? Je pense à elle. Pas encore. Pour l’amour de l’Europe et de la France.

    Quand j’ai eu internet, naturellement je suis allé vers les sites dits « réactionnaires ». J’y suis allé sous mon prénom : Hafid, qui signifie « le protecteur ». Mais la seule chose que j’ai jamais protégé dans ces eaux troubles a été mon cul : partout on ne voulait que me le botter. Alors que je venais en paix et en ami. « Takia », « Bougnoule », « Dégages », etc, voilà comment j’ai été très vite accueilli. Je suis Zerhouni vous le savez, la tête bien dure et une haute idée de l’honneur. Alors, au lieu de les insulter à mon tour comme un vulgaire plébéien, je me suis retiré poliment et j’ai donné naissance à Al Mansur Ibn Amir, un Syrien venu en France étudier, un islamiste fou, fanatique, sournois. Tout ce que je déteste. En plus de la catharsis, l’objectif était de laver mon honneur en le faisant se confronter à ceux qui avaient sali mon nom, sans savoir que j’étais leur frère. Leur frère de lait. Par jeu je prenais plaisir à pousser loin le trollage. Mais après quelques mois d’amusement Al Mansur m’a lassé et je n’avais plus la tête à jouer les fanatiques : ceux réels suffisaient déjà à exciter mon dégout et ma haine. Un jour au hasard, je tombais sur cet Albanais-Espagnol chez Ilys, Rodion. Un peu con, un peu naïf, un peu impulsilf : il fallait le parodier, jouer un peu. Grodion prenait vie :
    http://ilikeyourstyle.net/2011/01/25/lanonymat-sur-internet/ (comme ici, ou on me prenait encore pour Terby Jr)

    Mais voilà en signant Grodion, je ne me doutais pas qu’il y avait une personne qui allait découvrir sous mon trollage ma vraie identité. Et très tôt. Je pense à elle. Comme ici (dernier commentaire, elle a viré les miens :-) ) :
    https://raiponces.wordpress.com/2011/01/22/la-foire-aux-questions-folie-collective-ep-03/

    Voilà, coincé, découvert, je me devais de révéler ma vraie identité, bien que cela soit parfaitement anecdotique comme dit notre ami, chiant comme une pluie de février, Nicolasbruno.

    Dans la vie de tous les jours… Je suis un jeune homme simple, solitaire, aimant cultiver l’esprit et la drôlerie. J’aime la France, c’est mon pays. Je me bats contre moi-même pour qu’il le soit à jamais. Même si quand je vois comment les choses tournent je me dis que je devrai peut-être partir un jour. Je ne veux pas être assimilé à ceux qui la détruisent et la salissent, je ne veux pas voir la racaille et les vipères jubiler de salir ce qui est beau, ce qu’ils ne comprendront jamais. Ils ne sont jamais restés 1 heure à l’école à regarder un tableau médiéval sur des paysans ou des moines, l’âme transie d’amour. Je les hais, je les méprise. Mais je sais que je serai incapable de vivre ailleurs qu’en France : s’il faudra se battre pour ce pays, contre ses odieux ennemis qu’un Dieu maléfique m’a fait leur semblable, je me battrai. Je m’en suis fait le serment à moi-même. Alors comme Andreï fils de Taras, je mourrais pour celle que j’ai choisie, tué par mon père. Le complexe d’Oedipe revisité. Je suis libre, c’est ma seule fierté. Et la liberté coûte cher. On verra si j’en suis digne.

    Désolé pour la longueur.

  10. C’est bon : il ne reste plus que ton long com d’hier. Je l’ai survolé, hé bien ! Cela fait vraiment de moi, décidément, une détective dans l’âme… Je ne savais pas que j’étais la seule à bénéficier du super-pouvoir de reconnaître les individus sous leur style. ;)

    Je crois que je vais le transformer en article… nous verrons bien.

    Je reviens à vous tous dès que possible.

    Big bizzes.

      • N’y voyez aucune malice. J’ai beaucoup aimé vous lire, j’aime l’originalité de votre cheminement. Votre amour de la France, de l’Occident, alors que votre origine et la doxa aurait pu vous amener à vous fondre dans la masse des musulmans anti-France.
        J’y retrouve aussi l’histoire et la qualité d’écriture d’un Lounès.
        Je ne suis pas raciste et j’aime croire en la liberté de chacun de choisir son chemin. Peu le font; il faut beaucoup de courage et vous le racontez très bien.

  11. Pour le reste, j’ai longtemps cru que Rodion, Grodion et Grödion étaient la même personne. Rodion lui même changeait souvent de pseudo. Vous le présentez comme « un peu con, un peu naif, un peu impulsif ». Je n’aimais pas, comme beaucoup ses obsessions anti-serbes et ses débats avec Nebo, son coté gamin insupportable. Pour autant, il avait beaucoup de choses intéressantes à dire. Au vu du personnage, je m’étonne qu’il n’écrive plus sur Ilys.

  12. Je pense qu’il en avait assez dit sur son histoire pour qu’on puisse sincèrement penser qu’il était d’origine albanaise et espagnole. Je mettais donc à égalité vos récits différents.
    Disons qu’à présent, je doute encore un peu. Soit vous avez parfaitement joué le personnage, au point de l’incarner jusque dans vos diatribes anti-serbes. Et là chapeau, même si ce n’est à mon avis pas la meilleure partie de vos interventions. Soit, on est encore dans le jeu.Mais bon j’ai déjà eu du mal à décrypter les chemins tortueux d’un film comme Inception. Alors…

    • Ahaha vous n’avez toujours pas compris que je le parodiais ? Enfin, il en fallait pas beaucoup, Rodion le faisait déjà assez bien tout seul. M’enfin, je vous trouve un peu trop suspicieux. Vous seriez pas Serbe des fois ? Toujours à fouiner dans ce qui ne les regarde pas ces foutus Serbes, la pire race qui ait jamais existée.

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