Le récit de Grödion

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La brise je l’ai cherchée, elle est là, au bord de l’eau. Quelle sensation enivrante. Le vent léger effleure mon corps nu (j’ai gardé le maillot, je suis pas seul) d’une caresse voluptueuse. Il est temps d’ouvrir mon coeur. Il y a un côté puéril et sentimental à s’épancher ainsi, à se confesser, à verser dans la sensiblerie et la bleuette, mais je sais pourquoi je fais cela.

Le premier mot qui me vient à l’esprit est HAINE. Haine contre le monde, haine contre la vie, haine contre les hommes, haine contre l’histoire, haine contre mon sort. Mais quand comme moi on a lié sa vie à la haine, la haine, on finit par s’en lasser, par vouloir s’en défaire, par rechercher désespérément l’Amour et la Paix. Par rechercher son contraire. Je pense à elle.

Je suis né un 29 novembre 1984 au « Mellah » de Meknès. Le Mellah est l’ancien quartier juif, le ghetto. Cela faisait déjà une vingtaine d’années que les Juifs du Maroc avaient fait leur aliyah. Je suis un Zerhouni, ma famille est installée à Moulay Idriss-Zehourn depuis au moins le XVIIe siècle. Elle a suivi le Sultan, qui a quitté Fès pour faire de Meknès sa capitale impériale. Mais le fief de ma tribu est situé dans la Chaouia, à environ 50 km de Casablanca. Les Zerhouni sont réputés être des bons-vivants et avoir la tête bien dure : des obstinés et des joyeux drilles. On aime rigoler et s’amuser mais faut pas trop nous faire de crasse par derrière, on aime la franchise et on a le sens de l’honneur. Je crois à la généalogie « physiologique ». Je descends par ma mère d’une grande famille marocaine au service du Sultan depuis toujours : collecte des impôts, armée, administration, commerce. Je n’ai jamais connu mes grands-parents, tous morts avant que je voie le jour, cela a été un manque dans ma jeunesse. Mon arrière grand-père maternelle, caïd de la tribu des Ouled Saïd, grand personnage, a vu sa famille ruinée après la guerre civile, la « Siba » de 1907-1911 : les tribus Berbères rejetant l’autorité du Sultan s’en prennent à ses serviteurs Arabes. Ma famille perd toutes ses terres de la Chaouia (qui assuraient de confortables revenus), ses richesses, ses relations avec le nouveau chef d’Etat et son prestige. Combien de fois lorsque la famille élargie, notre clan de la tribu, était réunie (pour un mariage, une circoncision ou la mort d’un notable) ai-je entendu par la voix des Anciens la complainte pleurant la perte de nos chères terres, cette terre de la Chaouia, fief de notre tribu, que nos ancêtres Banu Hillal avaient héritée du Sultan Almohade en personne pour services rendus en Espagne contre les Croisés et au Maroc contre les tribus Berbères Zénètes, à charge de récolter les impôts pour le Makhzen. Les cousins de ma mère, parmi eux se trouvent aujourd’hui des grosses légumes : un général 4 étoiles, deux sénateurs, un secrétaire du ministre des Affaires étrangères Fassi-Fihri, des maires, des hommes d’affaire. Nous, à la maison nous sommes nés pauvres. Je dirai tant mieux. J’ai mes raisons de penser ainsi : je pense que l’argent est une aliénation, comme le travail. Faire ce qu’on aime, ce pour quoi on est prêt à se lever tous les jours de bon heure et vivre modestement, c’est ma conception du bonheur : je ne voudrai pas faire un travail que je détesterai faire, même si la paye était considérable. Chacun ses principes.

Mon arrière grand-mère était Berbère, de la tribu des Bernoussi, mais dans notre famille nous n’aimons pas les Berbères, qu’ils appellent « les fourmis » ou les « chiens ». Je pense cela remonte à la « Siba ». Pourtant le mélange avec les Berbères a du avoir lieu durant ces siècles. Je suis Zerhouni mais aussi Saïdi, par ma mère. Et je suis surtout Tamimi par mon père. Nos ancêtres paternels sont arrivés au Maroc en provenance du Hedjaz, fuyant les Turcs (sombre histoire), au XIXe siècle : trafiquants d’or et d’esclaves (à ce qu’on dit d’eux). Mon père se sent obligé de parler au nom de ses aïeux : il hait les Turcs, il hait les Wahabbites, il hait les Perses, il hait les Roumis. Il a mille histoires à nous raconter sur la vie de nos ancêtres Bédouins, héritées de son père, qui les a lui-même reçues de son père, etc etc…tradition orale. Nous avons voyagé en famille 2 fois en Arabie Saoudite quand j’étais petit et nous y avons rencontré de lointains « cousins » : magie du tribalisme. Tout se garde. J’aurais aimé vivre comme un Bédouin, vivre la vie dure et frugale des Bédouins de jadis, entre conflits tribaux, razzias, commerces et danses guerrières. J’aurais aimé vivre au VIe siècle, âge d’or des Bédouins : l’esprit chevaleresque des Arabes y atteint sa perfection et sa vénusté. La poésie d’Antara Ibn Chadded donne une idée des moeurs raffinées et civilisées, recouvrant une sauvagerie point encore domptée, de cette période. C’est l’islam qui a foulé au pied la formidable civilisation arabe païenne, ressemblant en de nombreux points à une Grèce Antique restée archaïque. Les Arabes sont morts quand ils ont commencé à dominer. Trop peu nombreux, ils étaient destinés à ne pas garder le pouvoir. Les Omeyyades j’aime lire leur histoire encore et encore : les Arabes les vrais, les illustres, les plus distingués. Féroces, égoïstes, diligents, somptueux, chevaliers, poètes, aimant le vin et les ripailles, le luxe et gardant en même temps la frugalité et la simplicité de leurs origines bédouines. Ce sont les fanatiques religieux chiites, les autres fanatiques, la lie de la société, le bas peuple, les esclaves, les ratés, les non-Arabes (surtout ces chiens de Perses) qui ont renversé les Omeyyades sous le commandement d’Abu al Abbas (Abbassides). Les Arabes avaient perdu le pouvoir à jamais (ils le garderont encore un peu à Cordoue puis Grenade). Je suis né trop tard, j’aurai aimé être un chevalier combattant les Byzantins ou les Perses au VIIIe. De grands combats et du respect entre les adversaires. Avant que les fanatiques prennent le pouvoir au Xe et poussent toujours plus loin le ressentiment et le désir de destruction : les sauvages Berbères et Turcs, dominateurs dans l’islam de ce temps, en ont façonné une religion rétrograde et barbare qui est celle que nous connaissons. Je hais l’islam. Je voudrais que l’on jette une bombe nucléaire sur La Mecque. En finir avec cette idéologie qui nous fais chier et nous fera encore plus chier pour les 2 siècles à venir.

Je me suis souvent demandé si ma personnalité torturée et crépusculaire, celle à laquelle j’essaie d’échapper en vain, ne venait pas de ma date de naissance. Né fin novembre, au seuil de l’hiver, du froid et de la nuit, je devais en épouser la symbolique. Toute ma vie mon coeur a connu l’automne, avec le seul hiver pour horizon. Ou est le printemps ? Quand je crois l’avoir trouvé, il m’échappe encore. Je veux connaître le printemps. Lorsque le destin me faisait une faveur, je ne connaissais que des étés indiens. Toujours l’automne dans mon coeur. Je pense à elle.

A l’âge d’un an, voilà que nous quittons le Maroc pour rejoindre en France mon père ouvrier. Nous nous installons dans cette ville du sud de la France, dans une banlieue (pas encore réputée « difficile », en ce temps-là c’était encore vivable. Mais aujourd’hui c’est un dépotoir). Nous sommes en 1986 et en 1993 je la quitterai pour toujours cette banlieue. 7 ans ça marque une enfance. La banlieue était un paradis. Un royaume pour les enfants. 20 000 habitants enfermés dans un territoire minuscule, on est une grande famille malgré nous. L’école est en face de nôtre bâtiment (énorme blockhaus). Une bande de copains. 2/3 de Marocains, 1/3 d’Algériens et quelques Français dans la banlieue. Nous retournons au Maroc en été : les mois de juillet et août étaient jouissifs. Mais je n’y retourne plus, à cause de la religion. Je n’accepte pas qu’on me dise quoi faire, quoi manger, quoi boire… Et puis leur mentalité arriérée et débile, je n’en peux plus. Là-bas au Bled nous sommes les « Vacanciers » (« Vaconsses » avec l’accent du Bled), ceux qui apportent cadeaux, argents et moeurs relâchées. Et en France nous sommes les « Arabes », ceux qui apportent violences, ruines et moeurs rétrogrades. Chez nous nulle part. En 1993, fin août, nous quittons à jamais la banlieue pour le centre-ville : aucune famille arabe à l’horizon dans notre nouveau quartier. Nous nous « francisons » au contact des FDS.

J’aime depuis toujours la France, ce pays merveilleux. Je veux être Français, je suis Français (?) mais pour mon peuple je suis et je serai toujours Marocain, Arabe, Maghrébin. Je suis surtout musulman pour eux. S’ils savaient ils m’égorgeraient. Mais je les emmerde. Je me fiche d’eux et de leur avis. Les musulmans haïssent les non-musulmans : s’ils pouvaient les réduire en esclavage, les humilier, les massacrer demain, ils le feraient. Mais en position de faiblesse, il faut jouer du sourire et de l’amabilité. Mais moi je n’ai jamais cru en Dieu. Pourquoi ? Parce que depuis tout petit je suis obsédé par la mort. Je trouve ridicule l’existence d’un Dieu alors que la mort est le seul vrai Maître. On ne s’incline que devant la mort. Dieu a du inventer un après-la-mort pour se croire le Maître, mais après la mort il n’y a rien. Comme avant la vie. Je ne crois pas en Dieu et me considère athée. Mais athée jusqu’au bout, je ne m’embarrasse pas de morale sécularisée. Mais… je sais que sous mon armure d’athée, se cache un coeur chrétien. Je sais au fond de moi que si je hais tant l’islam ce n’est pas toutes les raisons que j’énonce mais parce que je suis chrétien. Il me faut relire Nietzsche juste pour empoisonner mon coeur et mon âme. Quand j’étais jeune, en 5e ou 4e, je passais des heures à regarder les livres d’histoire de l’école : ces scènes du moyen-âge, paysans ou château. Et surtout les églises et cathédrales que je trouvais magnifique. Mais mon vrai secret est que je rêvais de devenir moine : je trouvais ces gens admirables. Sacrifier une vie pour quelque chose de plus élevé, vivre dans le sacerdoce et le travail serein, la prière pour sauver les autres avant soi, loin des choses terrestres et des passions humaines. En cours, je restais une heure bloqué sur ce tableau représentant des moines ou des paysans au moyen-âge. J’avais demandé à la responsable du CDI (bibliothèque) de commander le Roman de Renart et je l’avais lu et relu au moins 35 fois en 3 ans. Sans jamais me lasser. Je sais que si j’aime la France, c’est pour son passé. Ses paysans, ses moines, ses rois, ses princesses, de jadis. Je me disais : Charlemagne était l’ami d’Haroun al Rachid. Je me dis que j’aurai aimé être un Arabe converti au christianisme, il y a longtemps, au moyen-âge au milieu des images que je regardais en cours.

J’ai toujours aimé la France, respecté ce pays, sa culture, son histoire. J’aime ce pays à un point qu’on ne pourrait savoir. Mon sang brûle et explose quand j’entends des gens lui manquer de respect. Autour de moi je voyais la famille ou les cousins (surtout) traiter ce pays de manière lâche et obscène : je ne comprenais pas. Si on n’aime pas un pays on le quitte. Personne ne vous regrettera. Sauf si on veut vivre sur le dos du pays d’accueil en parasites. La vraie décadence : ramollissement des instincts, des sens et de la volonté. Moi je voulais être Français depuis que j’ai ouvert ces livres d’histoire à l’école maternelle. Mon âme a trouvé sa maison. Je lisais aussi les livres sur les Arabes Omeyades ou Nasrides de mon frère, mais peu à peu je n’ai plus lu que des livres sur la France. Mon pays. J’ai toujours voulu défendre cette terre contre ses contempteurs, d’ou qu’ils soient. Je sais que beaucoup doivent me prendre pour un traître, un fou, un déséquilibré ou je ne sais quoi : parce que je défends plus ce pays que les Vrais Français. Mais je me fiche de leur avis, depuis toujours. Quand j’étais au collège je suis devenu un fasciste : j’admirai Mussolini et Hitler. Leurs personnalités, leurs oeuvres, le message énergique et libérateur qu’envoyaient leurs discours et leurs politiques. Le culte de la force, du courage, de la beauté, tout cela parlait à mes sens. Ceux qui me disaient « mais Hitler détestait les Arabes », je leur riais au nez. Une fois en seconde, je suis arrivé en cours…crâne rasé ! J’étais fou ? Non, juste joueur. On sait depuis Alexeï Ivanovitch que le joueur n’est pas un fou, juste un oisif. Devant ma famille ou les amis je prenais la défense de Le Pen, ils devenaient hystériques. Ils ne comprenaient pas, mais moi je savais.

En avril 2002, en terminale, j’étais le plus heureux à l’école. Même si j’avais quelques amis venant de villages, ou le FN cartonnait, qui l’étaient aussi. Sacrée journée en plus que ce dimanche 21 avril : on était allé jouer au foot le matin, il faisait très beau, puis l’aprèm avec les footeux on s’est fait un barbecue : il y avait des hippies en short qui disaient « on est pas allé voter, de toute façon ça sera Chirac-Jospin ». Moi j’ai rêvé à voix haute à un triomphe de Le Pen, on s’est moqué de moi, on m’a pris pour un fou. Le soir j’ai jubilé. En 2003 je suis devenu Français, par naturalisation. Le jour de la remise de ma carte d’identité à la mairie, je suis resté assis comme un con prenant 2 mn : puis la secrétaire m’a dit « c’est bon monsieur, vous pouvez partir ». Je ne comprenais pas. Je m’attendais à chanter la Marseillaise, dire combien j’aime cette terre, parler des moines et des paysans dans les tableaux médiévaux, dire combien j’étais fier, honoré et heureux de devenir Français… Mais rien. Juste une signature et ça y est tu es Français. Je suis rentré déprimé alors que ce devait le plus beau jour de ma vie.

Entre-temps, le 11/09/01 m’a définitivement éloigné de l’islam. Le 11/09 est un coup de génie du diable : il a réveillé l’islam endormi et décadent et a préparé les musulmans à livrer, quand ils seront mûrs, la dernière bataille -celle qu’ils perdront. Jusque-là les Musulmans n’étaient pas très pratiquants, y compris dans les pays islamiques. Depuis le 11/09, il y a un regain monstrueux de bigoterie, de fanatisme et volonté de détruire. Le 11/09 est un coup de génie du diable, il ne peut en être autrement. L’Occident est l’ennemi à abattre. Une haine terrifiante existe à l’égard des Occidentaux chez les Musulmans : le ressentiment est tel, qu’ils accepteraient de sombrer avec eux s’ils avaient l’assurance de les détruire. Moi j’aime l’Occident, j’aime l’Europe, la plus belle civilisation que la terre ait comptée, j’aime la France. Plaisir de vivre, art de vivre, fureur de vivre. Je n’accepterai pas de voir l’Europe ou la France mourir sous les coups de ses ennemis musulmans, de les voir salies et avilies. Je suis un traître, mais je suis libre. Mon coeur est plus sage que l’opinion des autres. Quand j’ai lu Taras Boulba j’ai senti mes yeux nager, le coeur soulevé et la lèvre tremblante : je me suis identifié à Andreï bien sûr. J’ai trahi ma race, ma religion, mon peuple et ma famille. Pour les beaux yeux d’une divine créature …? Je pense à elle. Pas encore. Pour l’amour de l’Europe et de la France.

Quand j’ai eu internet, naturellement je suis allé vers les sites dits « réactionnaires ». J’y suis allé sous mon prénom : Hafid, qui signifie « le protecteur ». Mais la seule chose que j’ai jamais protégé dans ces eaux troubles a été mon cul : partout on ne voulait que me le botter. Alors que je venais en paix et en ami. « Takia », « Bougnoule », « Dégages », etc, voilà comment j’ai été très vite accueilli. Je suis Zerhouni vous le savez, la tête bien dure et une haute idée de l’honneur. Alors, au lieu de les insulter à mon tour comme un vulgaire plébéien, je me suis retiré poliment et j’ai donné naissance à Al Mansur Ibn Amir, un Syrien venu en France étudier, un islamiste fou, fanatique, sournois. Tout ce que je déteste. En plus de la catharsis, l’objectif était de laver mon honneur en le faisant se confronter à ceux qui avaient sali mon nom, sans savoir que j’étais leur frère. Leur frère de lait. Par jeu je prenais plaisir à pousser loin le trollage. Mais après quelques mois d’amusement Al Mansur m’a lassé et je n’avais plus la tête à jouer les fanatiques : ceux réels suffisaient déjà à exciter mon dégout et ma haine. Un jour au hasard, je tombais sur cet Albanais-Espagnol chez Ilys, Rodion. Un peu con, un peu naïf, un peu impulsilf : il fallait le parodier, jouer un peu. Grodion prenait vie :
http://ilikeyourstyle.net/2011/01/25/lanonymat-sur-internet/ (comme ici, ou on me prenait encore pour Terby Jr)

Mais voilà en signant Grodion, je ne me doutais pas qu’il y avait une personne qui allait découvrir sous mon trollage ma vraie identité. Et très tôt. Je pense à elle. Comme ici (dernier commentaire, elle a viré les miens :-) ) :
https://raiponces.wordpress.com/2011/01/22/la-foire-aux-questions-folie-collective-ep-03/

Voilà, coincé, découvert, je me devais de révéler ma vraie identité, bien que cela soit parfaitement anecdotique comme dit notre ami, chiant comme une pluie de février, Nicolasbruno.

Dans la vie de tous les jours… Je suis un jeune homme simple, solitaire, aimant cultiver l’esprit et la drôlerie. J’aime la France, c’est mon pays. Je me bats contre moi-même pour qu’il le soit à jamais. Même si quand je vois comment les choses tournent je me dis que je devrai peut-être partir un jour. Je ne veux pas être assimilé à ceux qui la détruisent et la salissent, je ne veux pas voir la racaille et les vipères jubiler de salir ce qui est beau, ce qu’ils ne comprendront jamais. Ils ne sont jamais restés 1 heure à l’école à regarder un tableau médiéval sur des paysans ou des moines, l’âme transie d’amour. Je les hais, je les méprise. Mais je sais que je serai incapable de vivre ailleurs qu’en France : s’il faudra se battre pour ce pays, contre ses odieux ennemis qu’un Dieu maléfique m’a fait leur semblable, je me battrai. Je m’en suis fait le serment à moi-même. Alors comme Andreï fils de Taras, je mourrais pour celle que j’ai choisie, tué par mon père. Le complexe d’Oedipe revisité. Je suis libre, c’est ma seule fierté. Et la liberté coûte cher. On verra si j’en suis digne.

SOURCE

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27 réflexions sur “Le récit de Grödion

  1. Bonjour, Temps à venir…

    Ceci est (par exception) un texte signé de Grödion/Hafid. Tous les autres (à part exception) sont de moi. Vous me connaissez. Je suis Irena Adler/Raiponce/Millie. Vous savez, la Millie du Mimi’s Diogenes Club…

  2. Joli récit.

    J’ ai inventé une phrase pour définir une relation à venir entre les gens :

    La bataille n’ opposera pas
    les « gentils » et les « méchants »
    mais ceux qui font la part des choses
    et ceux qui ne la font pas.

    C’est ce que votre texte m’évoque. (Et j’avais envie de la refourguer).

    PS : puisque vous aimez les vieilles pierres et les sentiments hors médiocrité, il y a une expo à voir actuellement au musée de Cluny, Paris, sur les épées du moyen-âge, dont Joyeuse, l’épée de Charlemagne.

  3. Bonsoir,
    Très belle histoire, vraiment. L’auteur a un talent incroyable, qui se perçoit dans tous ses commentaires.
    Et qui, en même temps, laisse perplexe…
    Mais peu importe finalement… Au pis aller, c’est déjà un joli conte.

    ************************************

    C’est très mal de quémander, mais je ne peux résister…
    Princesse Raiponce, quand nous honorerez-vous à nouveau de votre prose ?

  4. super témoignage, il a été cité sur fdesouche
    (blog qui regroupe européens, juifs, asiatiques, arabes non musulmans…)
    si tous les méditéranéens pouvaient etre comme vous, si vous voulez me contacter en privée sur : valbic@aol.com

  5. Sans déconner, c’est un rebeu qui n’arrête pas de traiter les albanais de consanguins? ça prouve au moins que le sens de l’humour est très élevé, parce que les maghrébins qui donnent des leçons en la matière…lol.

    Cela dit t’as l’air encore plus déjanté que moi…

  6. Cela dit mon cher Hafid, il se trouve que je suit ilys et particulièrement XP depuis plus longtemps que l’on pourrait le penser, sans toutefois intervenir jusqu’à récemment.

    http://feusurlequartiergeneral.blogspot.com/2009/12/truie.html
    http://oralaboraetlege.blogspot.com/search/label/Hafid

    Au début je t’aimais bien Grödion, mais je trouve que tu es devenu sacrément lourd ces derniers temps. Et ce tempérament très lourd colle beaucoup mieux au tempérament « Al Mansur » qu’à celui « qui aime la France et son histoire jusqu’à la mort ».

    Tous des tarés ces bougnoules, pas moyen de leur faire confiance à un moment ou à un autre.

  7. :)

    Wesh cousin reste calme ou je t’aligne. Je ramène la zup et on te défonce ta race :D

    Non, plus sérieusement.ok je reconnais que je deviens lourd sur Ilys dernièrement, difficile de me défaire de mon « albanité », mais ça me fait rire. Je comprends que tu m’en veuilles cher ami. Pour tes deux liens, euh… tu saisis quand même que c’était un rôle (comme Grödion) ? Clair que je prends peur aussi en me relisant (surtout le lien de La Crevette). Mais bon, je sais pourquoi je faisais ça (malgré moi). Millie avait trouvé une belle formule pour cela dans son « enquête du Dr Watson ». Je comprends que tu n’aies pas compris intrinsèquement un tel comportement.

    « Et ce tempérament très lourd colle beaucoup mieux au tempérament « Al Mansur » qu’à celui « qui aime la France et son histoire jusqu’à la mort ». »

    Camarade tu ne me connais pas dans le réel :) Tu serais très surpris, toi qui semble côtoyer (ou avoir côtoyé) des racailles. Moi je suis un Nîmois et j’aime ma Camargue, ma Provence, mon Occitanie, et JAMAIS personne ne pourra m’enlever ça. Pas même toi. Après si tu veux m’assimiler aux autres Maghrébins, libre à toi. Tu seras juste dans l’erreur. Tu ne sais pas comment mon coeur raisonne.

    « Tous des tarés ces arabes, pas moyen de leur faire confiance, »

    :D
    On m’a si souvent dit « toi tu n’es vraiment pas comme les autres, y’en a des biens ». Oui, comme dans la chanson de Didier Super (éhé).

    « à un moment ou à un autre, ils finiront toujours par planter un couteau dans le dos. »

    Tu parles à un chevalier, pas à une racaille ou à un bougnoule. Alors, un peu de décence je te prie.

  8. Et qu’est-ce qui te fait dire que je côtoierai de près ou de loin des racailles???

    Mais cela dit tes explications me conviennent pour l’instant, je crois que nous sommes fait pour nous entendre tu ne peux même pas t’imaginer à quel point.

    Mais cela dit, si tu habites sur Nîmes, ça veut dire que nous sommes purement et simplement des voisins, donc fait gaffe à tes fesses si tu venais à être de nouveau trop lourd.
    Un Hafid à Nîmes, qui se comporte comme un chevalier et qui parle comme « ça », ça doit être facile à trouver.

    Donc toute mes excuses pour ces grossièreté ;)

  9. « Et qu’est-ce qui te fait dire que je côtoierai de près ou de loin des racailles??? »

    Je ne sais pas tu sembles bien les connaître. Et puis si tu es du sud, ils sont partout difficile de ne pas les « côtoyer »…

    Je suis de Nîmes mais j’habite à Montpellier. La porte à côté quoi. Si tu habites pas loin, ça serait un plaisir de te rencontrer.

    « donc fait gaffe à tes fesses si tu venais à être de nouveau trop lourd. »

    Brrrr… :)

    « Donc toute mes excuses pour ces grossièreté ;) »

    Mais non voyons, je t’en prie fais-toi plaisir. Je serai le premier à en rigoler. Je ne suis pas susceptible, du moins pas sur ça !

  10. Je plaisantais pour le « fait gaffe à tes fesses », j’avais juste oublié de mettre des ^^.

    Comme tu as pu le constater, je ne prends pas du tout mal les moqueries et attaques contre les albanais, pour la bonne et simple raison que je m’en fiche, mais par contre je ne supportes pas l’idée qu’on ne puisse pas être offusqué d’une guerre, de massacres, de viols, et qu’on puisse se ficher que cela arrive, même à des musulmans. Dès que je sens des personnes avoir ce genres d’idées, je pète un plomb, pas possible de me contrôler, sur le net comme dans la vie.
    Et ce pour tous les sujets, la Yougoslavie ou tout autre, pour moi une guerre doit être utile et doit ne doit être qu’une étape afin qu’il n’y en ai plus demain, les gens qui veulent la guerre pour la guerre, particulièrement ceux qui n’auront pas à la vivre, ça me donne des envies de crimes atroces, c’est pulsionnel.

    Cela dit je serais ravi qu’on se rencontre, surtout si tu habites Montpellier, ville où je me rends très souvent.
    Si tu as une adresse (bidon) ou je puisse te contacter, ça sera avec plaisir.

  11. « Je plaisantais pour le « fait gaffe à tes fesses », j’avais juste oublié de mettre des ^^. »

    J’avais saisi :)

    Pour ce qui est des guerres, je suis d’accord avec toi. Surtout que les Balkans ont une histoire tellement sanglante, qu’on ne se rend pas compte ici des souffrances et des peines endurées jusque récemment.

    Voici une adresse ou tu peux me joindre : regulus1984@hotmail.fr

    Tu habites quelle ville sans indiscrétion ?

  12. « Alors que je venais en paix et en ami. « Takia », « Bougnoule », « Dégages », etc, voilà comment j’ai été très vite accueilli. »

    Pas chez moi. Même sous Mansur, et c’était loin d’être évident, vous avez été reçu avec amabilité. J’y tiens. J’y tiens beaucoup. Et pourtant j’avais été navré par ces quelques paragraphes sauvés du naufrage de Ilys1 par la Crevette.

    Cela dit, vous avez fait preuve de tant d’imagination à l’époque – et encore aujourd’hui avec Grödion, parodie drolatique – que vous pourriez bien, cette fois encore, avoir tout inventé. Vous êtes une sorte de caméléon virtuel.

    Quoiqu’il en soit, cette dernière version est la plus séduisante. Elle a ma préférence.

    • Je confirme que j’ai toujours été reçu avec courtoisie chez vous à l’époque, y compris quand je devenais bien surexcité ;-). D’ailleurs il est vraiment dommage que vous ayez arrêté votre blog, il était très agréable à lire et donnait à réfléchir pour des jours et des jours..

      Grödion n’est pas une parodie. Vous devez confondre avec Rodion.

  13. Merci Hank !

    En d’autres temps – autres valeurs – vous auriez été perçu sans doute comme le parangon des Gentilshommes… Sachez d’ors et déjà qu’à mes yeux (ainsi qu’aux yeux de quelques autres), c’est encore heureusement le cas. :)

    Ps : Si j’ai peut-être – mais en apparence seulement ! – manqué d’attention naguère pour ce que vous écriviez, sachez seulement que je répugne en général à troubler de ma présence agaçante, le silence des lieux sains en général, et celui qui règne chez les hommes de paix en particulier.

    Bien à vous.

  14. Ehéhé.

    Le choc des civilisations est une vaste fumisterie, Soral avait -ENCORE- raison depuis le début ! Encore un coup d’avance pour le grand chauve à col roulé (même en été).

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