« Aime ton prochain »

Romain Gary Disait : « Le patriotisme c’est l’amour des siens. Le nationalisme c’est la haine des autres. »

Romain Gary :

Romancier français
Né à Vilnius, Lituanie le 08 mai 1914
Décédé à Paris le 02 décembre 1980
La quête de l’identité, tel est le moteur de l’oeuvre de Romain Gary. Rien de surprenant pour cet immigré d’origine lituanienne, né Roman Kacew de père inconnu, qui écrit une partie de son oeuvre sous différents pseudonymes comme Fosco Sinibaldi, Shatan Bogat et surtout Emile Ajar. Naturalisé français en 1935, il entre dans la Résistance auprès des Forces aériennes françaises libres pendant la Seconde Guerre mondiale puis embrasse une carrière diplomatique en 1945. C’est à cette époque que Gary se lance dans l’écriture et publie ‘L’ Education européenne ‘ puis ‘Les Racines du ciel’. Adepte d’une écriture libre, vivante et ironique, son oeuvre est parfois rapproché du courant postmoderniste. Artiste aux multiples facettes, Romain Gary s’essaie également à la réalisation, il fait notamment tourner son épouse, Jean Seberg dans ‘Les Oiseaux vont mourir au Pérou’. Seul écrivain français à avoir obtenu deux fois le prix Goncourt – grâce au subterfuge du pseudonyme – Romain Gary marque le monde de la littérature pour le mystère et la liberté de ton qu’il incarne.

Le partisan du dogme qui pose le multiculturalisme comme une norme (voire un but suprême), fort intelligemment, parvient à contourner les deux travers. En aimant le lointain et en haïssant son prochain, il se permet à lui-même, indépendamment de tous, de se sentir à la fois supérieurement humble et supérieurement adorable. N’est-ce pas là un individualisme finement calculé ?

Romain Gary ne pouvait pas savoir, lui qui a fait la guerre, ce que seraient les affres de la paix prolongée. A chaque âge ses nouveaux défis.

 

MORALITE : « Les multiculs aiment le consensus – et c’est là justement où le bas blesse. » (I.A)

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8 réflexions sur “« Aime ton prochain »

  1. Une belle citation que Romain a cependant chipée au grand Charles qui déclarait :
     » Le patriotisme, c’est aimer son pays. Le nationalisme, c’est détester celui des autres. »
    Je préfère cependant la version garyenne. Comme toujours ….

  2. Les norvégiens se faisaient fort d’aimer collectivement le lointain et de haïr leurs prochains… voyez un peu seulement à quoi leur beau consensus pseudo-humaniste mène !

    Une exaspération si forte [comme a dit Stéphane Hessel, le terrorisme est le signe d’une exaspération], devant l’injustice tabou faite aux de-souches de là-bas, qu’une sorte de chevalier-tueur-en-série a éclos.

    Il faut arrêter de faire porter aux méchants mal-pensants que nous sommes tout le poids des péchés du monde !
    Un peu d’humilité chez les bien-pensants, bordel !

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