La saga romantique de l’été _ ou _ Comment devient-on Don Juan ?

Bon, à présent que la dernière tragédie est close, je vous propose d’enchaîner sur une lecture plus gaie et plus récréative. Place à la saga romantique de l’été ! Hauts-les-coeurs ! You-hou ! ♥♪♫☺☼

L’autre jour, sur le mur FB de Marion [cf, le précédent billet où il était question d’elle, intitulé « Mon vrai visage est l’amour (et voici l’amour) »], où nous étions plusieurs amies à comparer nos charmes et la force de frappe de nos langues pointues, un gars en vacances du côté de Monaco – « Vice City », appelle-t-il lui-même la principauté balnéaire ! – vient à notre rencontre pour demander des conseils en matière de drague. Il est, explique-t-il sur un ‘coup d’enfer'(sic) : luxe, grâce et superficialité – mais difficile à négocier. Malgré l’évident manque de bonnes-manières du type, et la trivialité absolue du sujet, de suite, je me propose ! Pourquoi ? – Je ne sais pas. Pour imiter Alain Soral (a.k.a le seul et unique expert intersidéral en dragologie), peut-être ? Ou bien j’étais en verve… ou bien je cherchais quelqu’un de nouveau à qui retourner la cervelle et à emplafonner. Marion, alors, ajoute son grain de sel, et puis les autres… Le gars ne se démonte pas : son intérêt est réel. Il est prêt à recevoir de nous toutes les leçons possible, voire à remettre totalement en cause sa façon de voir le monde pourvu qu’il y ait conquête à la clef. Je dis : bingo ! L’apprenti Don-Juan est pour moi : je vais le transformer en un vrai ! :-)

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Voyez plutôt :

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_D.JLes filles, quand je vois tant de talent ici réuni, je ne résiste pas a l’idee de vous demander conseil : Il s’avère que je fricote depuis 3 jours avec une adorable vacancière. Enfin, fricoter c’est beaucoup dire : c’est l’archetype de « la poupée qui dit non ». Le genre en armure lourde vous voyez ?

Les « dates » que je lui ai déjà concocté étaient, je l’affirme, absolument imparables sur le papier, et mon attitude, je pense, tout a fait charmante.
‎28 ans. Le type de fille qu’il faut mettre énormément mettre en confiance (elle a du morfler en amour). Le problème est que dès que je m’adoucis un peu pour ça, elle saute sur l’occasion pour me piquer, insinuer que je suis faible, que c’est elle qui a le contrôle. Je suis alors obligé de la vanner en retour, et le cycle redémarre…
L’alcool ou le fait de la « travailler au corps » ne changent rien à ça, j’ai déjà testé.

Nous avons rendez vous demain matin, direction une petite plage azuréenne connue des seuls initiés.

Que me conseillez vous ? Quel ingrédient ajouter à ma recette pour percer sa carapace ?

_Irena Adler :

La surprendre. Elle vous dit que vous êtes faible ? C’est qu’elle n’aime pas la faiblesse. Qu’elle la sent chez vous. Ne soyez pas si gentil. Pour elle (qui est pourtant si faible), il s’avère pourtant que gentillesse=faiblesse=path​étique. Pourtant, c’est elle en l’occurrence, à penser ça, qui l’est pathétique : dites-le lui. Ca la surprendra.

Ah, et aussi, soyez un peu vulgaire, de temps en temps, bordel de merde. A 28 ans c’est plus une gosse. Et même si c’en est une elle aimera à être traitée en adulte… peut-être pour la première fois.

Ajoutez-moi que je voie à quoi vous ressemblez, ça m’aidera à comprendre. ^^

Si elle a trop confiance en vous, décevez-la. Si elle dit qu’elle n’a pas encore assez confiance, c’est un piège. Si vraiment elle a peur de vous… non elle ne peut pas avoir vraiment peur de vous, car vous êtes bien trop gentil pour ça.

Les femmes ne sont pas des pauvres petites choses. Et, tristement, ce sont souvent les plus fragiles qui aiment le plus à être bousculées – le fait qu’elles aiment à être bousculées étant généralement la raison d’être principale du fait qu’elles soient fragile.

Oui, c’est un cercle vicieux. De toute façon la passion EST mortifère.

Mouahahah ! Ca y est, j’ai vu vos photos. Bon, mes conseils collent à plein. N’en jetez plus.

N’excluez pas naturellement cette dernière possibilité : elle ne vous aime pas et elle est juste intéressée par vos phynances et vos relations. Lol.

Si vous avez un doute à ce sujet, posez-lui donc la question ! Ca la surprendra ha ha ha…

« Nous avons rendez vous demain matin, direction une petite plage azuréenne connue des seuls initiés. »

Demain, quand vous la verrez, dites-lui seulement : « je suis désolée, il n’y a plus de plage ; je n’ai pas envie d’aller là-bas avec toi, de toute façon tu ne m’aimes pas, ça sert à rien. »

Si elle vous aime ou si elle a vraiment envie de s’isoler là-bas en tête-à-tête avec vous, elle réagira bien. Si vous êtes juste un chauffeur pour elle qui la conduit faire bronzette elle s’énervera comme une gamine, alors vous lui ferez savoir que votre cœur saigne, et que comparé à cela, sa déception de gamine gâtée est bien peu de chose.

P.s : pour se montrer entreprenant avec une femme, il faut toutefois que la femme en question vous ait promis son amour, ou à tout le moins ait auparavant manifesté un intérêt manifeste pour votre personne, qu’il y ait déjà eu au moins un premier baiser, une histoire, des mots doux, plusieurs rendez-vous… Il est hors de question pour moi de légitimer tout comportement déplacé du type de ceux que peuvent adopter les obsédés et les maniaques, qui lorsqu’on leur a déjà dit non, insistent et se figurent qu’ils plaisent.

_D.J :

Je lis de très bonnes choses dans vos commentaires Irena, c’est un plaisir de vous compter parmi mes contacts a présent. J’ai là de l’eau fraiche a mettre à mon moulin là.
Deux choses comme ça :
– Qu’elle s’intéresse à mes zeuros et à mon carnet d’adresse, davantage qu’à mes gouts littéraires : ne vous inquiétez pas, c’est la routine, l’histoire se passe dans un petit monde appellé « Vice City ». C’est dans ce contexte que je m’interesse d’ailleurs en priorité a son petit cul, taille 34 ça me fait tout chaud.
– Ajoutez un facteur essentiel, en prenant « la température » sur mes photos : le fait que je mesure 1m95 et fréquente régulièrement une salle de sport. Je sais pas si ça peut se comprendre comme ça, mais de tout temps, j’ai eu davantage de travail à paraitre gentil et pas trop impressionnant auprès des femmes que le contraire. Je prend donc votre « mouahahah » comme un bon point quelque part ; )

En tout cas la tendance est donné pour demain !
On va encore pousser le bouchon… Je sais pas ou ca va se finir, par ce que cette nana m’a déjà poussé à balancer quelques vannes, qui de la part d’une autre m’auraient valu une bonne giffle… Ça va etre haut en couleurs oO

_Irena Adler :

Euh… lui faites pas de mal, non plus… et puis à vous non plus ne faites pas de mal… si c’est juste pour un cul taille 34, tout ce bouzin ne vaut pas le coup.

Ce que je vous dis de faire, c’est ce que l’on fait généralement quand on aime. Si vous singez l’amour alors que vous n’aimez pas, alors elle sera vraiment cassée après coup. Elle aura eu raison de se méfier.

Bon, c’est clair qu’elle vous exhorte à avoir des comportements passionnés, mais il y a peut-être une raison à ce que vous n’ayez pas dans le bide de quoi les lui fournir.

Y’a une justice, en ce monde, aussi…

Moi je viens de vous donner la technique de Don Juan… aimer à fond chaque fois comme si c’était la bonne… même quand ça ne l’est pas. Or Don Juan est une tragédie. On a le droit de jouer avec le feu, mais ‘faut maîtriser un peu, quand même…

Il est possible ceci dit qu’elle vous ait « casté » en Don-Juan, à ce que vous me dites… cela ne m’étonnerait pas.

Cela expliquerait le fait qu’elle vous pousse à lui manquer de respect de toutes ses forces tout en anticipant, apeurée, « la chute ». [D.J aime ça]

Mon eau fraîche ajoutée à votre moulin… on dirait qu’avec mon innocence j’alimente un moteur à saloperies. [2 personnes aiment ça]

_D.J : La soirée d’hier s’est quand même achevée par un « bon j’en ai marre je te ramène a ta voiture » de ma part suite à une de ses vannes… J ai pas lâché un mot sur le court chemin du retour, ça l’a clairement radoucie… Par ailleurs Irena, vous commencez vous même à sérieusement me chauffer là, en émettant tant de doutes sur ce que j’ai dans le ventre…

_ Irena Adler : Il est certain que vous n’avez pas d’amour dans le ventre. Que vous avez juste une bite. Et je me mords les doigts de vous raconter comment les gens qui s’aiment font pour se mettre les uns les autres face à leurs responsabilités.

« amour », « responsabilités », vous ne connaissez rien à tout ça… et en plus de cela vous n’avez même pas d’imagination !

Quelle plaie, ces gens du commun.

_D.J : Je vous disais au tout debut que cette petite intrigue amoureuse date de trois jours. Laissons a l’amour un peu de temps, s’il vous plait. Dans ce contexte, le fait même que je vous parle d’amour à ce stade, ça, ça aurait été risible… Mais j’ai fait une rencontre intéressante, ça c’est sur, et je n’oublierai pas de vérifier ce que cache derrière ce petit cul taille 34. N’oubliez pas aussi que le drame se joue à Vice City, c’est à dire Monaco et ses alentours. Moralement et sentimentalement, c’est un coin absolument abjecte. L’Amour, celui qui a toute la valeur que j’ose lui attribuer, ce n’est probablement pas ici que je le trouverai. En attendant, ne me reprochez pas de jouer selon les règles locales avec les nanas locales.

_Marion : « Il est certain que vous n’avez pas d’amour dans le ventre. Que vous avez juste une bite. Et je me mords les doigts de vous raconter comment les gens qui s’aiment font pour se mettre les uns les autres face à leurs responsabilités »

=> Juste une bite, beaucoup de femmes ne demandent que ça :) Il faut être naïve pour croire q’un homme tombe amoureux comme un lycéen au premier coup d’oeil. Régis, ne feins pas le sentiment amoureux, contente toi de la jouer cool et séducteur, de la faire « vibrer ». Ce type de nana a besoin de sentir que tout n’est qu’un jeu. Au moment où elle en attendra plus, son comportement changera… Et là tu devras veiller à ce qu’elle ne t’ait pas effectivement choisi pour ton argent, ta profession et ta voiture ;)

Je pense Régis, que tu as raison d’utiliser les règles locales avec les filles locales : consommation, alcool et vice. Après tout, elle n’attendent que ça à Vice City ;-)

_Irena Adler : Ma méthode, c’est le « grand style », c’est le seul qui fonctionne absolument. Mais le « grand style » induit des pots cassés. Mais pour le « grand style » il faut pouvoir au moins se faire croire à soi-même en l’amour au premier coup d’oeil… La croyance en la vertu, en l’absolu, en la fusion instantanée des contraires, en l’âme, sont pour soi-même des pré-requis. Le goût de la vitesse et de l’illusionnement, le minimum nécessaire de la part de l’autre. Il faut développer la capacité de suggérer à autrui la possibilité d’une île, transmettre la volonté d’y croire, échanger une dose d’idéalisme contre une autre de folie.

Petits joueurs que vous êtes…

_Marion : Petits joueurs ou réalistes… :)
Cette fusion instantanée des contraires, cet état d’absolu sont justement très rares. Et c’est leur rareté qui justifie l’emploi du champ lexical amoureux. On ne peut pas mélanger le sacré et le banal, comme on ne mélange pas les torchons et les serviettes. Personnellement, si un homme m’aime trop vite, je m’offusque ! car ce n’est pas réel, mais sublimé et souvent égoïste.

Voilà pourquoi j’encourage Régis à continuer sur sa lancée du jeu puisqu’il est évident que cette monégasque ne sera jamais la mère de sa future progéniture.

_D.J : Vos commentaires respectifs sont pleins de bon sens les filles, même si vous developpez deux approches complètement différentes. Mais je savais que j’étais à une bonne adresse :) Mon mood est bon, je m’impregne de vos idées (« les ingrédients » dont je parlais au début). Comptez sur moi pour rester correct avec elle dans tous les cas.

_Irena Adler :

Peut-être.. mais il est tellement rare, l’absolu, on en voit si peu souvent la queue, qu’à force on pourrait finir par douter qu’il existe. Je pense qu’il faut rendre grâce aux diables donjuanesques qui prennent sur eux de jouer avec nos sentiments, dans la mesure où, à défaut de Le ressusciter, ils en entretiennent chez nous la mémoire. [D.J aime ça]

Ps : je n’avais pas relevé que votre historiette datait de 3 jours. Apprenez-donc à la connaître, avant de la sauter ! On ne peut en vouloir à aucune fille de ne pas aimer « coucher » dès le premier soir.

Ce qui me dépasse, c’est que vous trouviez anormales ses préventions à votre égard… C’est le fait que vous vous plaigniez de son indécision, en un mot qu’elle vous fasse poireauter, qui m’a induite en erreur. J’ai pensé, en lisant cela, que cette jeune fille abusait de votre patience, que vous passiez toutes vos soirées avec elle, qu’elle avait accepté avec vous un certain nombre de sorties, que vous parliez souvent d’amour, que vous connaissiez toute sa vie.. etc.

Enfin bref, pardonnez-moi, j’ai cru que vous étiez comme les jeunes gens que personnellement j’ai moi-même accepté d’avoir ‘connu’, et non pas un vulgaire festiviste en manque de chair fraîche. Nous n’avons pas les mêmes valeurs et ne sommes pas du même milieu.

_Ariane : Aucun conseil. Je me tapes jamais des connes.

_D.J : Ah ah ah xD

_Marion : Tout le monde passe une bonne soirée, je crois :)
Régis, tu m’en diras plus au sujet de ta soirée à venir, après-demain matin.

Les diables donjuanesques dont tu parles Irena, ont un comportement tellement manipulateur qu’il peut susciter l’admiration, à condition de ne pas être l’une de leurs victimes.

_Irena Adler :

Evidemment, Marion… Quand je parle « d’agir comme si on aimait vraiment », il ne s’agit pas du tout pour l’homme de se conduire en lèche-bottes, de harceler la jeune femme, de perdre sa dignité, de lui écrire des centaines de lettres soporifiques. Dans ce cas-là, bien sûr, je suis comme toi dégoûtée. Les déclarations d’amour à brûle-pourpoint venant de quasi-inconnus ou de personnes devant qui l’on n’a pas eu le déshonneur d’avoir à s’abandonner, à s’oublier entièrement, ne serait-ce qu’une fois, sont répugnantes. Evidemment.

Je parle du comportement dans l’amour – mélange de silence, d’orgueil et de déchirement – des êtres supérieurs. ^^

L’intelligence, l’art consommé dirais-je même, du Don Juan dans l’action, sont goûteux à observer y compris lorsqu’on en fait l’objet en tant que victime – peut-être alors deviennent-ils même un met plus délicieux – un met pour les connaisseurs ; une joie mi-masochiste « uniquement pour les dandys ».

_Marion : Nous sommes donc sur la même longueur d’ondes concernant ces sombres crétins ^^

Sinon Irena, quand on est surchargé par tout un tas de choses à faire en même temps, est-ce que ces Don Juan ont une solution à m’offrir ? :)

_Irena Adler : Non, hélas. Les Don Juan dans ce cas-là s’apparentent davantage à une perte de temps. lol

_Marion : C’est bien ce que je me disais aussi…

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Dans les jours qui suivent, re-voilà D.J dans ma boite mail…

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_D.J : Pssssst, petite parenthèse : pas d allusions a notre discussion ailleurs que sur le mur de Marion, la nana dont on parle est dans mes contacts, elle est même connectée là ; )

_Irena Adler : Bien entendu. Je ne me mèle pas en général des affaires de coeur d’autrui. Vous pouvez compter sur ma discrétion, DJ. ;);)
… aussi longtemps que vous ne tuez pas son père dans un duel à l’épée, du moins. :/:/
Donna Anna mi chiamano… ;);)

_D.J :

Donna Elvira :

Ah, chi mi dice mai
Quel barbaro dov’è,
Che per mio scorno amai,
Che mi mancò di fe?
Ah, se ritrovo l’empio
E a me non torna ancor
Vo’ farne orrendo scempio,
Gli vo’ cavare il cor.

Je passe encore la journée de demain avec la demoiselle, nous allons d’ailleurs en Italie : )

Comptez sur moi pour vous raconter un petit peu la journée qui vient de s’écouler. Je vous ecrierai en fin de soirée. Sachez d’avance que vos reflexions m’ont bien servi à certains moments clés ;)

_Irena Adler :

:)
D’ac.

_D.J : Le sommeil pointe son arme sur moi et m’oblige à vous demander grace pour ce soir ! Promis, un petit recit pour vous des demain, en toute indiscretion : )

_Irena Adler : No pb. J’étais moi-même en train de dormir quand vous avez envoyé ça. ;)

_D.J :

Je saute quelques étapes (la journée d’hier, et celle d’aujourd’hui) pour vois proposer du live : nous nous sommes salués elle et moi vers 21h30 ce soir. Je viens de lui envoyer ce SMS : « ça me tient a cœur de t’embrasser. Le rôle de chauffeur-animateur-payeur est définitivement pas fait pour moi. Tu veux pas aborder le sujet, ok, mais moi j’arrête les frais ici ».

Il est temps de casser quelques pots, je suis sur que vous voyez ce que je veux dire ; ). Explications et résumé de la situation :

Tout se passe pourtant bien depuis hier. Figurez vous que je suis tombé sur une fille réellement intelligente ! Quel plaisir ! Quelle surprise ! Plage hier, aujourd’hui en Italie toute la journée. Je prend un réel plaisir a découvrir cette nana. Elle a gagné quelques rounds, mais j’ai bel et bien mis fin a son arrogance Et a sa défiance envers les hommes (le petit exposé gentilesse=faiblesse=pathétique=c’est elle en fait qui est pathétique y fit son effet, au passage)

Le respect du a ma condition de mâle, c’est bon, je le tiens. Le seul point je galère encore, c’est le coté « charnel » de la chose. J’ôte avec patience les nombreuses pièces de son armure depuis hier…. Et il en reste encore beaucoup. J’ai gouté deux fois a sa petite bouche, mais alors a peine, du bout des lèvres, et apres plusieurs tentatives foirees. Je retiendrais aussi ce midi, ou elle s’est blottie dans mes bras une heure entière pour la sieste, et ou elle n’a pas cessé de (réellement) ronronner.

Ah c’est galère ! En bon adepte du « plaquage contre le mur + arrachage de culotte improvisé », j’avais sincèrement perdu l’habitude de l’idée d’une conquête longue et laborieuse….. Elle est clairement mal a l’aise et raide quand je deviens entreprenant. C est pourtant un domaine ou je crois etre a l’aise, et probablement adroit. Et quand j’essaie d’en discuter, ça bloque, c’est tabou. Sur ce sujet, j’ai seulement réussi a obtenir d’elle quelque chose d’évasif, c’était hier :  » il faut que tu sois patient, je suis venu ici (en séjour a Monaco) pour oublier quelqu’un, je suis pas prête. Mais si je suis là avec toi, c est parceque j,aime ça, c’est bon signe « . Vraiment rien de plus.

Voilà le motif de mon SMS ! J’estime avoir été impeccable, et n’exclue pas quelque chose de bien mieux que l’exploitation de son petit cul taille 34 . Je réclame donc ce qui m’est du maintenant !

(il est 22h50, pas de réponse de sa part pour l’instant)

Fin du chapitre

_Irena Adler :

Mmmh ! Eh bien… j’avais eu peur d’avoir commis une erreur en partageant avec vous quelques secrets. Mais non, en fait. Il suffisait sans doute juste d’un déclic : lui parler intelligemment, lui parler comme à un être intelligent, pour qu’elle le devienne. :)

Les filles n’ont souvent besoin que d’être vues comme des êtres sensés pour le devenir. A part évidemment si l’on tape dans le quart-monde… Mais là ça ne pouvait pas être le cas.

Lorsqu’on chasse dans la « Haute (-société) » – française à tout le moins -, il faut savoir que sous le vernis de superficialité, il y a toujours un fond de culture (ou d’amour de la culture), et surtout d’intellect et de sensibilité.

Qu’elle soit jolie, blonde ou brune, n’exclue pas qu’elle soit aussi un être humain. Je suis contente que vous l’ayez remarqué. N’hésitez plus, dès lors, à l’impressionner par votre culture – mais pas en énumérant des noms d’auteurs, non, surtout pas ! – Il faut vous laisser aller à vous réapproprier ce que vous avez appris : les filles aiment que les hommes qu’elles ont en face se comportent en « auteurs », aient des opinions originales, développent des raisonnements complexes (du type précisément du syllogisme : « gentilesse=faiblesse=pathétique=c est elle en fait qui est pathétique »)… Mais à une condition seulement : que tout donne l’air de venir des tréfonds d’eux-mêmes, et pas de l’enseignement d’un autre, plus célèbre et plus grand. Il ne faut surtout pas vous effacer devant la parole/la pensée de supposés « grands auteurs » : vous devez devenir son génie préféré à elle. La surprendre par une inventivité rhétorique toujours renouvelée.

A l’extrême limite vous pouvez invoquer de grands hommes pour vous soutenir dans vos développements, un peu comme s’ils étaient votre garde rapprochée. Même et surtout si elle n’y connait rien elle-même – si elle a peu lu, par exemple – elle appréciera d’apprendre de nouvelles choses – vous deviendrez alors une sorte de professeur pour elle : toutes les filles sont amoureuses de leurs prof de philo ou de français lorsqu’ils ont belle mine -, le sentiment d’être considérée comme un interlocuteur à part entière – surtout sur la côte d’Azur : là où on ne s’y attend pas ! – sera sans doute vraiment nouveau pour elle… et rafraîchissant.

Songez un peu à l’histoire médiévale d’Abélard et Héloïse : les femmes veulent faire l’amour avec la parole… surtout en parlant de Dieu ! ;) – Je vous conseille de vous renseigner à leur sujet – et au sujet en général des cours d’amour de la fin du Moyen-Age en France – vous découvrirez beaucoup sur la nature féminine. Les filles sont des « élèves » dans l’âme : elles sont formées pour écouter (et non pas pour proposer et parler). Nul besoin qu’elle possède un doctorat en lettres classiques (au contraire votre tâche n’en deviendrait que plus ardue : il vous serait plus difficile de tenir un discours « neuf » à ses yeux, en gros de « l’épater »). Les filles ont du bon sens : elles adorent survoler de leurs yeux compréhensifs tout ce qui semble fou, qui titille l’esprit, qui résiste à la simplicité, à la facilité. Bien sûr, leur but est alors de vous ramener à des considérations plus terre-à-terre et matérielles (mais cela est aussi votre but secret, n’est-ce pas ?) : mais à condition seulement que vous l’ayez auparavant enlevée à la pesanteur du quotidien, que vous lui ayez donné le vertige : que vous lui ayez à proprement parler « donné la lune ».

Une pauvre bergère suffit – tous les poètes l’on dit -, vous savez, pour jouer à ce genre de jeu.

Une fois que vous aurez son cœur, en revanche, n’oubliez surtout pas que vous en êtes responsable… c’est tout ce que je vous demande, personnellement.

***

 » il faut que tu sois patient, je suis venu ici (en séjour a Monaco) pour oublier quelqu’un, je suis pas prête. Mais si je suis là avec toi, c est parceque j,aime ça, c’est bon signe « 

Cela, ça veut dire qu’elle attend de vous que vous renonciez au sexe avec elle… que vous lui prouviez que vous n’êtes pas intéressé que par ça… pour justement vous le donner.

Peu importe que vous soyez un être tactile et charnel : elle sera d’autant plus surprise et heureuse de le découvrir si justement vous avez su malgré tout, – et indépendamment des circonstances qui ne s’y prêtaient apparemment pas – réfréner vos pulsions. L’acte sexuel en lui-même consiste pour l’homme à se réfréner assez longtemps pour donner du plaisir à la femme : le fait que votre parade amoureuse montre – sous forme symbolique – que vous en êtes capable, est – intuitivement, pour elle – un gage de bonheur à venir. Vous êtes trop « dans l’instant » : pensez que cette plage monégasque n’est pas en-dehors du monde, mais au contraire qu’elle n’est que la continuité de ce que vous vivez tous les jours à Paris (ou ailleurs), au boulot :

http://ilikeyourstyle.net/2011/07/10/intensification/

Ce texte est juste fait pour vous !

***

Laissez-vous aller au courage de vivre quelque chose qui ait un peu de sens : l’amour n’en sera que plus réel, donc la jouissance plus puissante, et l’illusionnement plus magnifique. Être un réac, c’est comprendre que la morale-à-la-papa, les notions de « vertu », de « dévotion », d' »âme », de « piété », de « ferveur », de « renonciation », de « recueillement », de « sacrifice », ne sont pas les freins que les « tolérants » ou les « festifs » ( incapables de la moindre frustration nécessaire, de la moindre soumission volontaire, donc infertiles) voudraient voir en eux. Ils sont en vérité le sel de la vie qu’il faut mériter : celui qui seul est capable de ré-ensemencer le monde, de lui rendre sa matière primordiale, ontologiquement dansante, faite de paradoxes et de complexité. Ils sont à proprement-parler les rochers que vous voyez sur la plage : sans eux elle ne serait pas si belle, car les vagues ne monteraient pas si haut. ^^

Bien à vous.

Ps : j’aimerais pouvoir un jour publier cet échange (et une partie de son commencement sur le mur de Marion) sur mon blog. Vous me direz si je peux, si je dois retrancher des choses.. etc.

_D.J :

Foncez ! Compilez, étayez, et publiez donc ! Vous avez mon feu vert et tous mes encouragements pour ce billet a venir.

Pour poursuivre mon duplex live : pas grand chose.
Je n’ai pas eu de réponse à mon SMS d’hier, l’inquiétude de « quand le contrôle vous échappe » commence à me gagner doucement : )

Étrange tout de même.
2 cas de figure selon moi:
– soit elle ne le sent pas avec moi, auquel cas elle a là un bonne occasion de se debarasser du dossier.
– soit elle m’aime bien, auquel cas mon message l’aurait piquée dans son intégrité et j’aurais reçu un appel ou un message à chaud.

Là elle temporise… C’est étrange.
Je viens de la voir connectée sur le chat FB pendant quelques minutes tiens tiens…
Évidemment, il m est interdit de la relancer là, la balle est dans son camp.
Ce que j’aimerais avoir plusieurs balles, tout de même ! XD

_Irena Adler :

« ça me tient a cœur de t’embrasser. Le rôle de chauffeur-animateur-payeur est définitivement pas fait pour moi. Tu veux pas aborder le sujet, ok, mais moi j’arrête les frais ici ».

Peut-être ne sait-elle pas elle-même si elle veut quelque chose de sérieux avec vous. Peut-être hésite-t-elle à s’investir, comme vous. :)

Ou bien elle trouve la formulation artificielle et se demande à quoi vous jouez. ^^

Allez, bon courage, et si vous pensez trop à elle alors qu’elle a besoin de son côté de retourner un peu à sa solitude et à son intimité, alors coupez un petit instant le fil trop tendu de ce tête-à-tête, regonflez-vous à blog de légèreté, barrez-vous momentanément vous divertir, lui montrer (sans lui dire) qu’au fond vous ne savez pas vous-même si vous êtes vraiment sérieux. Bref, vous avez raison : laissez le silence et le temps agir et trier. ^^

La vie est un jeu dont on ne connait toujours les règles qu’après coup. ;)

Vous n’avez pas encore le niveau pour tout maîtriser, là. Apprenez d’abord à laisser la Providence faire. Et observez de quelle façon justement, la Providence s’y prend pour tisser les fils de nos vies. A force d’observer vous apprendrez peut-être à l’imiter.

Merci pour l’autorisation de publier, en tous les cas. C’est un beau cadeau de remerciement ! ^^ – Mais nous saurons seulement à la fin si vraiment j’en mérite. ;)

A SUIVRE …

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10 réflexions sur “La saga romantique de l’été _ ou _ Comment devient-on Don Juan ?

  1. Voilà une saga fort intéressante. Le phénomène de la séduction abordé sous l’angle réac plutôt que par des sites spécialisés (et Dieu sait qu’il y en a), c’est assez rafraîchissant, et cela permet de voir ce qui reste.
    Par exemple le fait que les femmes veulent quelque chose de « différent », de « spécial », quelque chose qui fasse rêver. La « Lune », c’est justement ce quelque chose qui est immédiatement éloigné de soi et du quotidien, la Lune c’est un challenge. Les hommes qui font des choses rares ou extrêmes sont plus attirants, parce que non seulement ils ne sont pas banaux (ils ont la « Lune » avec eux), mais en plus ils réveillent les instincts éternels de la nature féminine : un homme capable d’assumer des risques sera davantage capable de protéger sa femme et ses enfants. Cela, elles ne le pensent pas consciemment, mais c’est ce qui marche. Et c’est pour la même raison que les bad boy virils attirent les biatchs superficielles et pourvues d’une faible estime d’elles-mêmes.

  2. Cette charmante discussion me fait penser au film de Woody Allen « Ombre et brouillard » : le personnage joué par John Cusack s’aventure à un moment donné dans une maison close et au lieu de consommer se met à bavarder avec les prostituées sur les thèmes de l’amour, des relations hommes-femmes et de l’inconscient féminin. Derrière le sujet de la drague abordé, c’est un peu ce que vous avez fait.

    Pour ma part j’avoue méconnaître complètement la femme, c’est un univers qui m’est inconnu. Même si je peux avoir des intuitions ou des réflexions basées sur l’expérience. Des types comme Soral ne comprennent pas qu’ils ne savent rien non plus de la femme, ils ne font que projeter leur propre inconscient masculin sur le sujet féminin. Quand Soral assassine Kierkegaard en une phrase (« c’est de la merde son « Journal d’un séducteur », un truc de fiotte et de puceau) il se conduit comme un homme, disons comme une manifestation de sa masculinité. Sa prétention à connaître la femme, son Moi profond, est ridicule. J’ai pris, pour ma part, plus de plaisir à lire Kierkegaard que « Sociologie du dragueur » : le livre de Soral sous-entend que l’homme n’est destiné qu’à satisfaire ses désirs physiques et que la femme est un terrain de jeu, une proie de chasseur et au final un champ à ensemencer. C’est juste. C’est ce que la théologie juive ou musulmane, ce que les sociétés romaine ou grecque admettaient de la femme : un être qui doit rester possession unique de l’homme. Mais Soral, comme le judaïsme, l’islam, Romeou la Grèce, occultent l’autre versant, spirituel, qui existe aussi. L’homme n’est pas qu’un simple animal. L’idée de l’amour est une chose terrifiante en soi, out ce qui est beau est cruel. L’amour d’une femelle pour ses petits est purement biologique dans le règne animal. Il existe la même chose chez la femme. Mais s’y ajoute un amour qui transcende le biologique et devient manifestation de l’âme, c’est-à-dire du monde intérieur, projection de soi, chose inconnue du règne animal. Tu fais bien de parler d’Abélard et Héloïse, c’est exactement ça L’amour renvoie toujours au tragique de la vie (j’en sais quelque chose dernièrement ;-) ).

    Stendhal avait inventé le terme de « cristallisation » pour parler des étapes du cheminement amoureux, des premiers sentiments passionnés jusqu’à l’osmose de deux êtres formant un tout unique. S’abandonner à l’amour c’est s’abandonner à la vie. Quand Nietzsche s’est fait refouler par Lou, gardant son amour inassouvi il avait conscience d’avoir rater l’occasion d’aimer la vie, de lui dire « Oui » véritablement.

    « Laissez-vous aller au courage de vivre quelque chose qui ait un peu de sens : l’amour n’en sera que plus réel, donc la jouissance plus puissante, et l’illusionnement plus magnifique. Être un réac, c’est comprendre que la morale-à-la-papa, les notions de « vertu », de « dévotion », d’ »âme », de « piété », de « ferveur », de « renonciation », de « recueillement », de « sacrifice », ne sont pas les freins que les « tolérants » ou les « festifs » ( incapables de la moindre frustration nécessaire, de la moindre soumission volontaire, donc infertiles) voudraient voir en eux. Ils sont en vérité le sel de la vie qu’il faut mériter : celui qui seul est capable de ré-ensemencer le monde, de lui rendre sa matière primordiale, ontologiquement dansante, faite de paradoxes et de complexité. Ils sont à proprement-parler les rochers que vous voyez sur la plage : sans eux elle ne serait pas si belle, car les vagues ne monteraient pas si haut. ^^ »

    Ce passage dit tout sur le sujet. Magnifique. Je le garde dans un coin, pour moi..

  3. « Ma méthode, c’est le « grand style », c’est le seul qui fonctionne absolument. Mais le « grand style » induit des pots cassés. »

    Des pots cassés assurément, mais il y a toujours les moments de grâce qui les précèdent. On en ressort pas forcément entier, mais bien vivant!
    Pour votre ami, je ne prédis pas de happy-end. Mais rassurez-vous, mes pronostics sont toujours mauvais.

    Grödion: Comme vous dites, les types comme Soral n’ont rien compris aux femmes. Leur succès auprès des femmes tient plus au fait qu’ils ne doutent pas des conneries qu’ils peuvent dire. Ils assument leur propos et leurs attitudes avec un aplomb plus que raréfié.

  4. @Irena Adler

    J’ai vraiment du mal à croire qu’une femme aussi intelligente que vous ait pu se laissée abusée (dans tous les sens du terme) par un type comme Xyr.

    Cela me rend triste et me fait déséspérer de l’Humanité, vous n’avez pas idée.

    Ce n’est pas tant la passion qui est ravageuse mais le couple en lui-même. Ainsi on peut sacrifier toute une vie pour quelqu’un qui ne vous aime pas et qui n’est pas digne de votre amour.

    Quand on saît que les divorces arrivent généralement après 3 ans de concubinage, se consacrer à quelqu’un, c’est devenu aussi risqué que jouer à la Bourse son épargne santé.

    Je me demande comment vous arrivez à « coacher » ce D.J qui fait visiblement partie de ces prédateurs sexuels qui s’échinent à bousiller toute possibilté d’amour en ce monde.

    C’est encore un truc qui me dépasse.

  5. Pardon ?

    Cela fait longtemps que je ne suis plus en contact avec Xyr. C’est une vieille histoire moisie, ça. Du passé…

    Je suis peut-être intelligente aujourd’hui, mais j’ai appris de mes erreurs : je l’étais moins autrefois.

  6. Quand je lis ce billet, pas forcément celui-ci en particulier, mais disons ce qui a trait avec ce thème là, j’ai vraiment l’impression d’être dans un autre monde, et l’association d’idée qui s’impose dans mon esprit est la scène de la boum dans les particules élémentaires de Houellebecq où Michel alors jeune observe Annabelle qui va se faire prendre en levrette.

    On pourrait penser que c’est Michel qui est déserté par le goût de la vie elle-même, je ne connais pas ce « Don Juan » et je ne le juge pas, mais le plus mort des deux cela n’est pas moi.

    Donc la question que j’ai envie de vous poser, parce que je n’ai pas de réponse et que vous avez rencontré ce genre de personnes, ces gens-là, « D.J » en particulier, sont-ils vraiment de ceux qui font la vie au lieu de la subir ?

  7. @ Lanternier, Grödion, Prolo, Mr Nice Guy, Prince Maso, Paracelse, Sweeney Todd :

    Mon D.J est venu nous lire, et vous savez ce qu’il me dit ?

    « Ouah, ca prend une dimension houellebecquienne, ils sont trop bien tes commentateurs ! » (D.J)

    Il a trop raison, vous savez quoi. Je ne regrette pas, ce soir, d’avoir patiemment trié, des années durant, mon commentatorat sur le volet avec ma cravache de maîtresse SM. A présent on peut dire que nous sommes ici réunis entre gentihommes. La fine fleur de l’Elite (un peu comme il y a la fine fleur de sel bien blanche), c’est nous ! Et si y’en a encore – des ennemis des hiérarchies naturelles – qui récriminent, j’aurai encore en réserve de quoi leur expliquer comment ça se fait et pourquoi. :-)

    Merci à vous tous d’exister.

    Je vous aime !!

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