Une amie est morte

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« Amy manquera plus que n’importe quel militaire interchangeable » – lu hier 24 juillet sur FB (!)

A l’heure où le moindre débris noctambule inutile est un nombril sur patte… où tout un chacun prétend compenser son absence de moralité, de culture, de mémoire, d’empathie et son incapacité à se sacrifier pour qui que ce soit d’autre que lui-même, par la qualité unique de son « être-au-monde » génial et incompris… on se dit qu’Amy Winehouse a fait du mauvais boulot… On se dit qu’il est un peu triste que sous prétexte qu’elle ait été ‘réellement’ différente des autres, son exemple en arrive à donner un vernis de réalité à la prétention christique de tous les salauds ordinaires du monde crade et dégénéré du show-bizz, de la branlette rockabilly snob-vide, de la seringue dans le bras, de la mode anorexique et de la fête-à-mort irresponsable en général.

Or la raison pour laquelle j’aime Amy Winehouse, en ce qui me concerne, participe du même état de fait : elle, au moins, a eu les couilles de ne pas faire les choses à moitié. Là où d’autres s’en tirent toujours sans jamais tirer les conséquences de l’absolue dégénérescence de leurs mœurs, de leurs aspirations, et de leur libido en général, elle nous l’a joué à l’ancienne… Là où d’autres voudraient nous faire croire – à la John Lennon – que le monde du spectacle est un monde plein de gens sympas qui veulent notre bien, elle nous a montré qu’il était en fait un serpent qui nous tendait une pomme, dont la première bouchée était suave, la seconde légèrement plus amère, et la dernière fatale… Là où tant de gens croient encore à la musique (et aux arts en général) qui adoucissent les mœurs et au « all you need is love », elle nous a fait voir au contraire comment ces miroirs aux alouettes nous amenaient désirer des joies délétères et sans issue, tout en nous dégoûtant de la vraie vie.

En ce sens, Amy s’est sacrifiée. Exactement comme les soldats se sacrifient. L’une pour avertir les petits enfants qui rêvent encore de devenir des vedettes, du grand méchant loup qui les attend au coin de la rue. Les soldats au nom de leur patrie, pour que la notion de ‘patrie’ continue d’avoir une réalité.

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12 réflexions sur “Une amie est morte

  1. la mort d’une dégénérée faible d’esprit addict aux substances qui rendent le cerveau mou

    la planète se retrouve avec un déchet de moins. Mais bon il y a encore du boulot pour faire le grand ménage.

    • J’ai toujours adoré les crachats post-mortem. Quelle classe, quel courage!
      Et puis votre projet m’a conquis. Faisons le grand ménage! Tuons le génie, et célébrons ce qu’il reste comme artistes, sains et sobres, qui rendent le cerveau tout dur.

  2. Amy Whinouse avait du style, bordel ! Une artiste qui a su toucher tous les « téléspectateurs » novices en musique, et fait tendre l’oreille également a un public plus pointu. Sa bonne petite soul a même mis d’accord toutes les générations sans distinctions.

    En fait il y a très peu de chanteurs « mainstream » que je respecte autant qu’Amy.

    Amy Whinouse a fait rigoureusement honneur a l’esprit du rock’n’roll dans ce que l’on sait de ses derniers moments en notre bas monde, la demoiselle Raiponce l’explique bien dans son billet.

    Le commentaire du dessus me débecte en revanche. Ce petit crétin qui essaie de donner un ton facho-intello-élitiste a sa prose insignifiante…  Quel est le fond de ton message, petit David ?  Montrer a tous que tu es puceau et frusté mais que c’est pas grave, par ce que t’as le style « grand seigneur méprisant » face a cette pauvrette ?  
    Quelle classe, bonhomme ! Toi tu les méprise hein, ces « déchets », ces « dégénèrés » qui consomment des « substances ».
    Dans ton cas, j’opte pour une prescription rare : fais toi beau, procure toi assez de « substance » pour t’en fourrer plein les narines, démarre ta voiture, et alors, ecoute la musique très très fort. 
    Crois le ou pas, je suis médecin, et la petite prescription que je te suggère ici pourrait même permettre a ton pénis de démarrer ce fameux développement dont ont t’avait parlé a l’adolescence.

    Etre facsiste, c’est un art a part entière, ne l’oublions pas s’il plait : )

  3. Très bien, DJ. Merci d’arriver à ma rescousse… je n’ai pas été gâtée question commentateurs, aujourd’hui. Je n’avais pas accès au net… et ça me chagrine que ce genre de propos soient restés quelques temps online chez moi sans réponse appropriée.Vous avez très bien résumé la question : cet esprit bas-du-front sectaire de petit merdeux fafoïde est débectant. Ils jouent les pères-la-morale tout en étant parfaitement immoraux eux-mêmes, et en en tirant gloire : c’est la lie du fascisme, exactement.

    Pour ma part, je ne crache pas sur Amy, voyons ! C’est tout le contraire ! Avez-vous lu au-delà du 1er paragraphe, « Mr Nice Guy » ? Ce n’est pas la première fois que je me demande si vous lisez bien ce que vous commentez.

    Rest in peace, my friend. [L]

    • A vrai dire si, c’est bien la première fois que vous me le dites, et sur une méprise qui plus est! Car je vous ai lu de bout en bout, mais tout mon commentaire est une réponse à David. Regardez-mieux. Une telle erreur de jugement à mon égard est impardonnable, je me sens tout stigmatisé… Je requiers réparation!

      • Chuis désolée, Nice Guy. Ca doit être votre pseudo qui excite ma méchanceté… on ne fait pas la justice sans casser des oeufs de toute façon. :D

        Vous voulez quoi à titre de réparation ?

  4. Vous semblez autant aimé cuisiner que j’aime manger, la réparation est toute trouvée!

    Sinon, une statue en bronze de ma personne fera l’affaire.
    Et part bronze, j’entends airain. Je préfère devancer les esprits malins…

  5. Vous portez aux nues une personne malade, qui n’a pas pu trouver la force parmis ses proches ou ses amis pour pouvoir sortir de la spirale infernale de l’alcoolisme

    ses « fanatiques » mettent des bouteilles de vodka a son enterrement….

    les producteurs se frottent les mains, tout commes les proches, l’album post mortem va etre un succès éclantant pour sûr

    Mais bon cela ne m’étonne guère des « artistes » anglais, presque tous amateur de coke et autre saloperies, avec un corps de grand père à 30 ans

    c’est typique des dégénérés des représentants du gauchisme dont vous faites tous partie de portée aux nues ce genre de personnes

    • Bonjour,
      Ce qui est également « typique des dégénérés des représentants du gauchisme (dont vous faites partie ?) », David, c’est de maltraiter le français par des fautes d’orthographe aussi grossières.
      Avant de critiquer le fond, essayez de maîtriser la forme.
      Nico

  6. David, je comprends ce que vous voulez dire. Mais vous vous êtes trompé de site, ici ce n’est pas E & R. Je crois que Raiponce a dit autre chose, de plus subtile que ce que vous sous-entendez (de gros poncifs en vrai). A la limite il ne s’agit même pas de Winehouse, mais de quelque chose qui la dépasse : le sacrifice. Elle n’a pas, à ma connaissance, porté aux nues la dégénérescence ou la débauche des moeurs (lisez son dernier texte -avec lequel je ne suis pas entièrement d’accord, j’essaierai de dire pourquoi-, il est éclairant et ) mais au contraire saisi ce qu’il y avait de liberté, de responsabilité; de courage et de dévouement de soi dans le comportement de cette chanteuse dépravée. La limite entre la dépravation et la rédemption st souvent imperceptible. Pour vous sans doute Sonia (dans Crime et châtiment) n’était qu’une pute à 2 roubles qu’on tringle à l’arrière d’une diligence en lui jetant l’argent à la gueule quand on a fini son affaire, mais Raskolnikov a vu en elle la même chose (peu ou prou) que Raiponce a vu en Winehouse. Un sacrifice chrétien. Au-delà de la laideur et du mal. Enfin…c’est ma lecture de la chose.

    Après, on peut comme moi s’en foutre qu’elle ait été droguée, avinée ou baisée par 6 bites à la fois : seule sa voix chaude et langoureuse comptait. Maupassant allait voir des putes tous les soirs imbibé d’alcool, Platon enculait des gosses à sec sans leur consentement et Louix IX aimait se faire donner par son canasson Pedrolito, Vous allez brûler ou salir leurs oeuvres et leur mémoire pour cela, parce qu’ils étaient des « dépravés » et des « dégénérés » ?

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