Le 22 juillet 2011, dans la région d’Oslo…

Par avance je tiens à assurer les personnes susceptibles d’être choquées par le lyrisme tout-littéraire de mes propos, qu’il n’a pas de vocation autre que celle de la Catharsis (apaiser les coeurs et les esprits en exprimant un certain nombre de non-dits). Malgré les apparences, le milieu réacosphérique s’est trouvé tout particulièrement, comme de plein fouet, bouleversé dans ses habitudes de pensée par les crimes sans nom perpétrés ce 22 juillet dans la région d’Oslo. Le souvenir du destin tragique des victimes de ces attentats meurtriers restera à jamais gravé, comme un appel à la réflexion et à l’humilité (un Memento Mori), dans nos têtes et dans nos coeurs. Nous compatissons à la douleur insensée des familles des victimes, et prions avec eux pour que justice soit rendue devant la Cour Pénale Internationale.

Parce qu’une minute de silence ne suffit pas, parce que ce sont les tabous qui tuent,
Traiter de la folie n’est pas être fou et dire l’horreur c’est déjà l’apaiser.

L’Auteur.

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Bonjour, chers lecteurs.

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Aujourd’hui, car il faut être courageux, nous allons parler du tueur d’Oslo.
Soyons honnêtes, cet homme, en passant à l’acte, nous fait actuellement bien du tort… Nombreux sont ceux parmi nous que leurs proches – leurs propres mères et pères.. voisins, cousins ! – ont déjà accusé ou accuseront d’être semblables à cet individu… A cause de lui la cassure idéologique entre les deux grandes écoles de pensée qui animent actuellement les esprits en Occident se fait toujours plus irrémédiable et profonde.
Une guerre froide qui ne dit pas son nom est à l’œuvre qui – tel Matthieu l’a dit autrefois de Jésus – dresse le mari contre la femme… le père, la mère, contre l’enfant.

Toute passion a un prix

Jusqu’à présent nous autres nous enorgueillissions, à rebours de nos contemporains, de haïr les passions inoffensives – mais peut-on décemment nommer passion une aspiration qui n’engage à rien et soit sans danger? Amy Whinehouse vient de nous rappeler que non. …Infiniment désirable, un bien commun ? Non plus, puisque le désir infini nait de l’infinie frustration…
Mais comment expliquer au monde – et nous expliquer à nous-mêmes – que les vraies Passions (au sens quasi évangélique du terme) ont ceci de paradoxal qu’elles s’accompagnent de grands interdits et donc ne sont pour ainsi dire pas faites pour être apaisées ?
Là où la société marchande propose de soulager ce que le prurit du désir en nous a de plus ignoble, se contente de perfuser des sucres frelatés dans les pauvres bras en veine de tendresse, la société chrétienne sait que les plus grandes soifs sont les soifs inextinguibles… Le fameux amour fou dont traitent tant de chansons, le sage chrétien ne pense pas qu’il ait vocation à être consommé – précisément. Car point de Merveille qui ne soit, comme Isis, enveloppée d’un voile de mystère.

Au moins les pauvres sans-idéaux qui espèrent encore étancher leur soif d’absolu en se livrant à la consommation de pseudo-fêtes tristes, et de cul libéré, lorsqu’ils jouissent une toute dernière énième fois dans la fange, en transgressant la toute-dernière énième infime barrière morale qui leur reste, de pudeur et de dégoût, n’avilissent rien d’autre au monde que leur âme. Or l’âme est chose subtile, sans texture ni couleur. Le corps a exulté : on a là satisfait au seul pré-requis actuel de la santé publique. Les apparences étant sauves – car au final, beaucoup de bruit pour pas grand chose, la résolution des passions frustes est aussi peu spectaculaire que l’explosion d’un pétard mouillé – le monde matérialiste où nous vivons reste serein. Que nous disions, nous, que l’essentiel est alors parti en fumée – oui, en holocauste ! – car l’essentiel est ce qui est invisible pour les yeux, tant que nous n’en tirons aucune conclusion politique, fait tout juste sourire la canaille ; nous passons pour ainsi dire pour des poètes – et comme chacun sait la poésie laisse indifférente la masse atone des zombis.

Quand le Fou s’empare de l’échiquier

En revanche, que nous nous avisions seulement de tirer de notre idéalisme les conclusions politiques qui s’imposent… – Hélas ! …Les festivistes découvriraient alors, éberlués, qu’un fou comme Don Quichotte, pieds et poings liés au ciel, engagé dans la poursuite effrénée d’une impossible quête, est cent fois plus attaché à la vie que n’importe quel homme du commun ayant perdu toute illusion – et mille fois plus encore que celui allant jusqu’à ignorer ce qu’avoir encore des illusions peut vouloir dire. Ils verraient alors que le réel – ce fameux réel auquel les matérialistes sont si attachés – n’est qu’un terrain de jeu pour ceux dont les modèles sont des rois, des chevaliers, des héros du passé, des personnages de fiction, et de grands auteurs – grands auteurs eux en revanche à-moitié-loups seulement de par leur activité littéraire [Cf : Le loup des Steppes, Hermann Hesse], mais dont la propension à narrer des hauts-faits imaginaires et/ou à se battre contre eux-mêmes à coups de belles idées, cache trop souvent leur rage de n’avoir jamais osé aller en personne à la rencontre du destin.

Nos contemporains seraient alors témoins de ce qu’aucun homme ignore, mais que très peu ne désirent pas ignorer, à savoir que celui qui réussit à faire du réel un jeu en devient le maître ! – Parce qu’au fond, il est évident que mourir n’est pas la peur suprême de celui qui cache contre sa poitrine une Quête vive ; parce que le détachement total du fou par-rapport aux aliénations ordinaires qui caractérisent nos petits quotidiens mornes, lui confère – en puissance – un pied (de Sept Lieues?) extrêmement conquérant : d’une légèreté sublime ! Là où la majorité se contente de lire les livres, une minorité de les écrire retranchée derrière l’écran de la page blanche en 2D, une poignée d’individus, tous les millénaires, écrit des épopées non pas à la plume mais à la pointe du glaive. Et ce sont eux les profondes sources de vie sauvages auxquelles, en temps de paix, l’humanité rêveuse va abreuver les racines de son imagination.

Ils préfèrent ignorer cela, les « festivistes » (au sens où l’entendait Muray), mais alors qu’eux ne savent plus rire franchement ni s’amuser vraiment depuis des lustres, nous les Vivants en revanche, nous pour qui les mots des hommes et l’hymen des femmes ont encore un prix, quand nous nous avisons de balancer par-dessus les moulins notre Common Decency usuelle [pré-requis nécessaire à la survie sociale de toute personne qui possède encore des tabous]… lorsque nous brûlons le bois vénérable et millénaire dont sont façonnés les monuments de notre foi sur l’autel du feu moderne… il est certain qu’alors la masse de charbon rejetée en suspens dans les airs et la portée de la déflagration libératrice a une autre gueule que celle, épuisée, que tirent les noctambules réguliers au petit matin.

Ô regardez un peu l’homme qui se lève tôt, lorsqu’il s’amuse ; lui va vous apprendre ce qu’est un pieux quotidien, et ce qu’est un instant d’exception… – comment on fait la fête ! Ô voyez avec quelle puissance se consume dans l’amour la femme qui a conscience du péché ; avec quelle force celle qui protège sa vertu, reçoit l’orgasme ; et avec quel mysticisme ! Ô qui égalera en légèreté, en liberté la ballerine lorsqu’elle danse ? – et qui égalera en sérieux, en abnégation le petit rat d’Opéra qui mortifie son corps journellement en se livrant à d’interminables et violents exercices physiques ? – Les Épicuriens le disaient déjà des centaines d’années avant notre ère, que la condition sine qua non de toute vie de plaisir était non pas la libération des mœurs tous azimuts, mais consistait au contraire à savoir s’imposer à soi-même, avec la sévérité la plus grande, des limites et des aliénations choisies.

Orgueil des ascètes, vanité des Parfaits

Pourquoi les peuples nordiques ne se reproduisent-ils plus, sinon parce qu’ils ont pris peur de leurs moindres désirs ? Pourquoi importent-ils des barbares par cargos dans leurs pays si policés, sinon parce que sans eux le polissage idéologique – acharné et perpétuel – des mœurs auquel se livrent les autorités (travaillistes, écolo, féministes & Co) de ces pays perdrait toute raison d’être ? Pourquoi tiennent-ils à continuer d’inventer de nouvelles hontes invraisemblable dans le cœur des gens de leur race ?

[Honte sur les petits garçons qui font pipi debout dans les écoles ; honte sur les parents qui donnent un nom sexualisé à leur bébé ; honte sur les membres du gouvernement, des dirigeants des armées, les diplomates des ambassades, s’ils tirent une quelconque fierté de leur fonction ou arborent des signes extérieurs liés à elle ; honte sur celui qui consacre du temps à ses repas et prend plaisir à manger – au lieu de se contenter de se nourrir au sens strict du terme – quand tant de gens meurent de faim ; honte sur l’amoureux qui avoue sa préférence pour une fille belle, blonde et intelligente – au détriment de toutes les autres ; honte sur les demoiselles qui prennent plaisir au soin d’elles-mêmes et qui mettent en valeur leur beauté ; honte pour l’enfant qui n’aime pas les petites amies de sa mère comme si elles étaient son propre père ; honte sur lui, à l’école des riches, s’il rejette l’attitude déplacée d’un petit camarade homo ; honte de sa blondeur, de manger du porc et évidemment de son éventuelle homosexualité, s’il fréquente l’école ouverte à tous, où sont scolarisés les enfants des musulmans ; honte enfin sur la victime de viol si elle fait remarquer la couleur de peau de son agresseur – même si les statistiques ethniques confirment que 100% des viols en Norvège sont le fait d’immigrés ; honte, enfin, sur la femme qui élève ses enfants elle-même, au lieu d’aller travailler comme tout le monde et de s’émanciper du schéma patriarcal.. etc.]

Pourquoi, lorsque toutes les passions frustes ordinaires ont été éradiquées dans le cœur des individus de race nordique – jusqu’au point où il devienne presque difficile d’affirmer qu’ils soient bien encore des êtres humains à part entière – laisse-t-on les passions des individus de couleur s’exprimer et même dépasser les bornes judiciairement admises sans réponse adéquate ? … sinon parce qu’il est là-bas tacitement admis qu’il est impossible d’exiger autant des uns et des autres ? Pourquoi tant de zèle d’un seul côté et une permissivité totale vis-à-vis des enfants des autres, alors que jamais on ne voudrait une seule seconde d’un tel laxisme pour ses propres enfants ?… Pourquoi tant d’ascétisme suicidaire, enfin, si ce n’est à dessein d’écraser autrui du spectacle permanent de sa propre supériorité morale surhumaine ? Et pourquoi l’interdit majeur, en Norvège, consiste-t-il précisément à verbaliser cette évidence de la supériorité morale du comportement lambda du Norvégien de souche sur celui de l’immigré de base, si ce n’est, de la même manière que les juifs taisent le nom de Dieu pour mieux le louer, une façon de continuer de se surpasser dans la perfection et d’écarter de cette perfection les étrangers ?
Enfin, le seul Norvégien de notre connaissance à s’être abaissé à briser cette apparence rassurante(?) de dissemblance irrémédiable – qui flattait notre inconscient racialiste tant il semblait être imposé aux blancs malgré eux, comme une vocation au martyr, par un effet de la volonté divine – entre le pacifisme nordique et le terrorisme musulman, n’est-il pas précisément le tueur d’Oslo ?

Quand Saint Paul dit : « Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’il te fasse » ; le norvégien de base pense sans doute que cela signifie : « Ne force pas les immigrés à adopter des carcans culturels qui ne sont pas les leurs ». Or une telle croyance est déjà un aveu de racisme : les citoyens immigrés musulmans de Norvège sont-ils donc, selon le norvégien de souche, à considérer davantage comme des ‘autrui’ que ses frères de sang et de tradition ? Et quand bien même, lorsqu’il est au pouvoir, le norvégien travailliste de base n’enjoint-il pas couramment et avec insistance son propre peuple à se tourner vers les autres cultures du monde – de préférence à la sienne ? N’ impose-t-il pas à ses administrés une telle philosophie de vie parce qu’il considère que c’est la bonne et parce qu’il veut leur bien ? – Comment peut-il décemment croire faire un cadeau à l’immigration musulmane norvégienne, en l’exemptant de cet important travail-sur-soi commun ? Le message chrétien originel n’emploie pas pour rien l’expression prochain de préférence à celle d’autrui. – Car le message chrétien vient, entre autre, mettre un terme à la traditionnelle mentalité clanique. De même, le norvégien-de-base ne trouve-t-il pas contradictoire d’exiger un tel consensus idéologique du côté des siens, quand il accorde aux autres entière liberté de conscience ? Non, en vérité il n’est pas certain du tout que le peuple norvégien s’impose réellement une punition à lui-même en encourageant ainsi – via le supposé consensus humaniste – ses vieux ressorts grégaires.

Les deux étendards

On touche là au problème majeur de la religion d’amour. En amour certains préfèrent être créanciers… et d’autres se plaisent davantage à le recevoir. Les premiers logent leur fierté dans le fait d’aimer toujours plus – toujours plus que leur voisin. Nietzsche conseillait cette fierté-là aux femmes, si je ne m’abuse, mais il ne la conseillait pas aux hommes… Les seconds raisonnent comme, dit-on, raisonnent les chats domestiques : là où une mentalité canine considèrerait la main nourricière comme celle de son Maître (et où, suivant le même esprit de réciprocité, l’homme du Nord s’esquinte à ne devoir rien à personne pour rester libre), les seconds, ces mendiants dans l’âme, se disent au fond que si l’Occident les entretient, c’est bien qu’ils doivent en être les seigneurs secrets. Et, effectivement, tant que nous prendrons l’Internationale des gardiens de chèvres, des barbus en tong et des bonimenteurs de grand chemin pour Notre Seigneur Jésus Christ, eh bien les arabes et les roms pourront continuer de nous marcher sur la g. !

Décortiquons plus avant, si vous le voulez bien, de quelle manière aujourd’hui, le système oxymorique de cette religion de l’amour, nous fait nous retrouver dans un monde où nous ressentons les vraies valeurs morales de plus en plus difficiles à appréhender – car sitôt identifiées, de nouveau renversées cul-par-dessus-tête :

D’une part nous avons les chrétiens (en l’occurrence, dans le Nord, les protestants) qui, ayant conscience de leurs propres péchés, partent du point de vue que tous les hommes en général sont des pécheurs. De l’autre nous avons les zombis festivistes et multicultii qui prétendent que tout le monde, dans le fond, il est beau il est gentil a priori ; et qu’il suffit pour s’en rendre compte de ne juger personne.

Il faut bien voir là que la coexistence nécessaire de ces deux visions du monde présente une impossibilité logique fondamentale. Elles sont vouées à se faire la guerre. Pourtant, chacune semble valable prise individuellement ; pourtant, elles ont en commun d’être toutes les deux typiquement occidentales et de se disputer le même héritage – celui, comble de l’ironie, de la religion d’amour. C’est bien simple : nous sommes quasiment-là en présence d’un renouvellement moderne de la célèbre blague du Crétois.

En effet, si vous posez, en bon zombi multiculturaliste, que toutes les visions-du-monde se valent et méritent d’être respectées, vous posez comme acquis que la vision-du-monde chrétienne soit elle aussi pleinement respectable. Or, paradoxalement, votre façon multiculturaliste de respecter une vision-du-monde en ne portant pas de jugement dessus, est en elle-même une offense caractérisée faite à la religion chrétienne, laquelle consiste précisément à ériger des hiérarchies de valeur morales entre les actes et les convictions des personnes.

De même, si en tant que chrétien vous partez du principe qu’aimer son prochain c’est porter sur ses actes un jugement impartial, exiger de lui qu’il se conduise avec toute la droiture dont il est capable, indépendamment de son origine sociale ou de sa couleur de peau, et que vous pensez qu’il faut juger un arbre à ses fruits plutôt qu’à ses racines, alors vous serez confronté à une incompréhension majeure de la part du multiculturaliste, qui vous taxera de plaquer votre ethos chrétien sur des modes de vie incompatibles avec icelui, d’introduire le ver de la morale dans le paradis originel mental d’êtres ‘purs’ totalement étrangers aux notions de ‘bien’ et de ‘mal’, et il conclura en disant que vous êtes une erreur de la nature – vraisemblablement la seule erreur de la nature – et que si les gens comme vous n’existaient pas le monde irait beaucoup mieux.

Cependant, le chrétien pensera alors du partisan de la société multiculturelle que celui-ci est terriblement méprisant au regard des autres cultures, s’il pense sincèrement que la distinction entre bien et mal est uniquement particulière à la sienne-propre. Il évoquera Platon : « Le Vrai, le Bon, le Beau »… et supposera que son interlocuteur blague lorsqu’il prétend à la fois plaider efficacement pour certains modes de vie étrangers et rejeter tout critère de valeur moral, toute prétention à avoir raison lui-même ou à donner raison d’une quelconque manière à ces gens, et même s’abstenir de tout jugement esthétique…

_ Non, nos contemporains n’ont plus la conscience du péché. (Irena Adler)

_ Absolument. Le seul péché qu’ils reconnaissent encore est celui qui consiste à leur rappeler l’existence même du concept de péché. (Alexandra Legrand)

« Et c’est ainsi qu’Allah est grand », aurait dit le célèbre chroniqueur de presse Alexandre Vialatte – comprendre qu’Allah est grand à la faveur du grand bazar ambiant et de l’égarement des esprits général… Allah, l’absurdité faite-Dieu ? Peut-être. Il est bien en tout les cas une sorte de pastiche ricanant et grotesque du Dieu Amour, puisqu’il abaisse les forts et les bons en les confrontant, et élève la canaille.

La vocation du Seigneur

Cela étant, le Dieu des chrétiens non plus n’est pas dénué de malice. Si un jour vous avez l’occasion de croiser un garçon très populaire ou une séductrice sans rivale, observez-donc de quelle façon s’aménage la danse des courtisans à ses pieds… Vous ne manquerez sans doute pas de remarquer que le fait-même d’être aimés de nombreuses personnes (dont la compagnie-même est rarement aussi prisée que n’est celle de leur idole commune, et ne sont pas même à égalité entre elles à ce niveau-là), conduit ces dominants, de par leur statut de référent affectif principal, et de par le fait qu’il soient priés par les autres d’exprimer également leurs goûts personnels et leurs humeurs, à établir une hiérarchie de valeur entre les membres de l’assemblée que leur charme naturel a réunie autour d’eux. Cela est inévitable : qui a été élu Dominus, doit faire la loi en conscience, ou l’appliquer malgré lui. Rares, cela soit dit en passant, sont les hommes et les femmes qui placés dans cette situation par la Providence, accueillent un tel fardeau avec joie et/ou avec un sens aigu de la justice. La plupart des ‘aimés’, se sentent indignes du rôle de « Juge » qui leur est ainsi confié, et las de supporter les récriminations et les rancœurs des individus dont l’égo a fait les frais de leur involontaire « tribunal »…

Or c’est précisément ainsi que la religion catholique, aux temps de la féodalité, concevait les devoirs – aux yeux de Dieu – du Seigneur envers ses gens : innombrables, écrasants… et impossibles à satisfaire à moins d’être un Saint. Celui qui était gratifié du Pouvoir, du fait qu’il avait quasiment tous les droit, se voyait assumer aussi quasiment tous les devoirs. Aussi, pour le prêtre catholique, Dieu avait confié au Seigneur médiéval un fardeau d’honneur qui conduisait immanquablement aux plus grands des péchés. Alors qu’un pauvre hère ne rencontrait guère d’occasion dans sa vie de choisir entre le bien et le mal, vu qu’il n’avait pas d’autre ambition que celle de sa survie, le seul homme libre du Royaume, le Roi, était aussi celui qui au Ciel serait le plus jugé. – Sur terre, en revanche, par respect du grand sacerdoce royal, et du grand sacrifice moral que celui-ci impliquait, l’esprit critique général devait suspendre son verdict…

Eh bien, sachez-le à présent, le sacrifice moral dont nous parlons fonctionne aussi dans l’autre sens – ce que je vous révèle-là, vous pourrez vous en vanter dans les dîners en ville, est un secret Franc-Maçon de dernier niveau : en effet, il suffit qu’un homme ou une femme de bien assume de pécher en conscience, c’est-à-dire de sacrifier sciemment son prochain et, ce faisant, de sacrifier sa propre vertu, pour satisfaire à un désir égoïste et mener à bien une quête qui lui soit propre, pour que cet homme ou cette femme devienne un Seigneur… une idole ! Sitôt la capacité de nuisance en négatif du Saint est-elle révélée… sitôt la vertu – comme fut perdu auparavant le Paradis originel – est-elle à nouveau armée et envoyée se battre contre elle-même… sitôt sur l’autel sanglant le désir-du-Bien jusque-là rendu commun à tous et vulgaire, est-il enfin réifié dans son acception métaphysique de désir inassouvible… alors une étoile monte au ciel ! … Car le Seigneur est celui qui prend sur lui tout le péché du monde. Car le Seigneur est celui qui dit : « Je veux… Ego Sum » ! Dorénavant ne soyez pas étonné si Anders, dans les temps à venir, devient un prénom à la mode…

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ADDENDUM

Je ressens ici comme nécessaire d’apporter quelques éclaircissements à ma conclusion, dans la mesure où certains de mes lecteurs perspicaces l’auront sans doute trouvée un peu hâtive. Je laisse Alexandra, qui a tout mon crédit, parler pour les autres :

La fin est incandescente. Un peu trop, peut-être. Je dois bien avouer que vous m’avez perdue, dans vos dernières lignes.

« Car le Seigneur est celui qui dit : « Je veux… Ego Sum » ! »

Là, je n’ai pas compris.

Le Ego Sum Qui Sum de l’Exode relié au « volo » christique? « C’est l’amour que je veux », etc.

Magnifique article, sinon, un de vos meilleurs.

(Alexandra Legrand)

« La fin est incandescente. Un peu trop, peut-être. Je dois bien avouer que vous m’avez perdue, dans vos dernières lignes. » (A.L)

Ces mots… je les craignais… malgré tous vos éloges, ils obscurcissent terriblement le tableau… il faut que je retouche ce texte (au demeurant mal mis-en-page)… je le sais.

Non non, c’est juste que… C’est allé un peu vite, tout à la fin, c’est tout! Mais le reste était très très bon – tellement posé et assuré qu’on se sent un peu bousculé ensuite.

Mes meilleurs textes ont trop souvent ce petit quelque chose de trop volatile, de trop fébrile, de peut-être pas assez terrien, qui met mal à l’aise (comme le dit très bien Luca).

‎ »Ego sum » – je suis ; mon égo est – c’est la première parole que je placerais dans la bouche d’un Roi.

Car celui qui assume la primauté de l’existence de son égo sur celle du monde [‘je suis’ est en effet la seule certitude que nous ayons tous – ou du moins le premier a-priori qu’il soit absolument nécessaire de poser] est celui qui r’endosse l’habit du Créateur primordial – lequel a généré le monde (par la parole, dit-on) à partir du rien.

« Mon ego est » serait plutôt « Ego meus (ou meum?) est », mais passons. D’accord, je crois que je comprends: la royauté comme autofondation de son être – et de celui de ceux qui dérivent de nous. Oui oui…

« Car celui qui assume la primauté de l’existence de son égo sur celle du monde [‘je suis’ est en effet la seule certitude que nous ayons tous – ou du moins le premier a-priori qu’il soit absolument nécessaire de poser] est celui qui r’endosse l’habit du Créateur primordial – lequel a généré le monde (par la parole, dit-on) à partir du rien. »

Oui, d’accord.

Vous nous faites surtout du Sartre…

Celui qui assume être un égo est donc aussi forcément celui qui assume ses désirs… a.ka celui qui dit : « Je veux ». – Selon la parole de Nietzsche, le surhomme n’est-il pas précisément l’homme de la volonté totale, l’homme fait-objet de sa propre volonté, qui lorsqu’il s’observe lui-même et observe le monde dit : « C’est là ce que je veux' » ?

Oui, cette vision peut sans peine être comparée à une vision existentialiste…

Oui.

Non, effectivement, c’est plus clair, maintenant.

En ce cas je comprends mieux votre toute dernière partie.

« C’est allé un peu vite, tout à la fin, c’est tout! Mais le reste était très très bon – tellement posé et assuré qu’on se sent un peu bousculé ensuite. »

Vous ne savez pas le plaisir que vous me faites, et le soulagement que vous me donnez, lorsque vous me dites ça.

Merci n’est pas un mot suffisamment fort. J’éprouve beaucoup de gratitude.

Eh bien j’en suis ravie! L’un de vos adorateurs vient de me complimenter par MP et de me dire qu’à ses yeux, « nous étions inséparables ». C’est mignon, non?

(Ou alors il veut un threesome.)

(Oups, pardon. :s)

(Dire des grossieretés c’est ma manière à moi d’évacuer la gêne, voilà.)

Vi, ch’est mignon tout plein !

– Mais vous faites bien de vous méfier des arrières-pensées des hommes. ;)

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[Désolée pour la digression… ;)

Et j’adresse un grand merci général à tous mes lecteurs qui tant sur FB qu’en MP m’ont félicitée pour cet article et témoigné leur chaleureux soutien. En me réveillant ce matin, je n’étais pas encore certaine de n’avoir pas fait une erreur en publiant ce texte en l’état. Je dois dire qu’ils m’ont amplement rassurée. J’envoie tout particulièrement un baiser papillon à Prolo d’la Lite qui fut comme toujours le premier à répondre à l’appel. Encore merci à tous._NDLA]

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17 réflexions sur “Le 22 juillet 2011, dans la région d’Oslo…

  1. Bonjour Princesse Raiponce,

    Inutile de publier ce commentaire.
    Je tenais seulement, si vous me le permettez, à vous signaler que quelques fautes d’orthographe se sont glissées dans votre texte… J’ai listé rapidement les plus flagrantes…

    – Partie « Toute passion a un prix »
    la résolution des passions fruste -> la résolution des passions frustes
    en hollocauste ! -> en holocauste !

    – Partie « Quand le Fou s’empare de l’échiquier »
    les matérialistes sont si attaché -> les matérialistes sont si attachés
    des héros du passés -> des héros du passé
    mais dont la propention -> mais dont la propension
    les mots des hommes et l’hymen des femmes a encore un prix -> les mots des hommes et l’hymen des femmes ont encore un prix
    de nouvelles hontes invraissemblable -> de nouvelles hontes invraisemblables
    le terrorrisme musulman -> le terrorisme musulman,

    – Partie « Les deux étendards »
    Les premier logent leur fierté -> Les premiers logent leur fierté
    le système oximorique -> le système oxymorique
    nous fait nous retrouvez -> nous fait nous retrouver
    en l’occurence, dans le Nort -> en l’occurence, dans le Nord
    dans le paradis originel mental d’êtres ‘purs’ totalement étranger aux notions de ‘bien’ et de ‘mal -> là, j’hésite : étrangers ?
    vraissemblablement la seule erreur de la nature -> vraisemblablement la seule erreur de la nature
    tout critère de valeur moral -> tout critère de valeur morale

    – Partie « La vocation du Seigneur »
    Dieu des chrétien -> Dieu des chrétiens
    les frais leur involontaire « tribunal » -> les frais de leur involontaire « tribunal »
    Alors qu’un pauvre ère -> Alors qu’un pauvre hère

    J’espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur.
    A bientôt,

    Nico

    • Voilà. Corrections faites ! – Et j’ai trouvé quelques autres fautes… il doit en rester encore, je ne me fais pas d’illusions. ;)

      La plupart n’étaient que des coquilles, des fautes d’inattention, heureusement.

      « dans le paradis originel mental d’êtres ‘purs’ totalement étranger aux notions de ‘bien’ et de ‘mal -> là, j’hésite : étrangers ? »

      Oui, ‘étranger’ est un adjectif, qui s’accorde (aux ‘êtres purs’).

      « tout critère de valeur moral -> tout critère de valeur morale »

      Les deux sont possibles, on peut en effet accorder ‘valeur’ à ‘morale’ (fem.) ou, comme j’ai fait, à ‘critère’ (masc.).

      A bientôt, Nico.

      Ps : mon article, en lui-même, qu’en pensez-vous ?

      • Bonsoir, chère Raiponce,

        Je n’ai pas douté un seul instant que les fautes que je vous ai signalées étaient fortuites, et en aucun cas je n’ai pensé qu’elles étaient liées à une méconnaissance de notre langue (que vous maîtrisez fort bien) ou à ce je-m’en-foutisme de rigueur aujourd’hui (« dsl pour les fote, je suis nul en ortografe » (ou la variante « j’ai écri tro vite, j’avait pas le tant ») : comment peut-on le blâmer ? Il n’y peut rien, c’est évident, avec de telles excuses).

        A vrai dire, j’ai lu votre texte très rapidement hier soir, j’aurais voulu laisser un commentaire à ce moment-là, mais j’étais pris par le temps. Et ce matin, avant de partir travailler, j’ai préféré vous indiquer les quelques corrections que j’avais relevées. Mais loin de moi l’idée que c’était là le plus important.

        On pourra traiter cet homme de tous les noms, il n’empêche, il a donné naissance à sans doute votre meilleur article.
        Je passe rapidement sur votre style, léger mais lourd de sens, lyrique, j’irais même jusqu’à dire jouissif ! (mais vous aurez compris que j’aime vous lire…)

        Comme la plupart des gens, j’ai du mal à poser des mots sur les émotions que je ressens (mais j’y travaille !), surtout lorsque je ressens un « malaise » inexpliqué au premier abord.
        Celui que j’ai ressenti était de voir vos mots découvrir la réalité la plus élémentaire et à peine masquée. Si j’étais perplexe au départ – le lien entre le début de votre texte et votre souhait de parler du tueur d’Oslo ne m’a paru évident – votre propos se fait limpide et se déroule tout seul en même temps qu’il donne à réfléchir. Pour conclure en un magnifique bouquet final.
        Je m’associe aux remerciements qui vous sont faits. Merci pour vos mots, merci de partager votre talent avec nous, merci pour ces moments de lecture plaisants et intenses. J’en redemande. Et je remercierai à nouveau.

        Vous pensez que la fin est un peu rapide ? Au contraire, si je mets de côté le ravissement que j’ai eu à lire vos lignes et à suivre votre cheminement, vous auriez pu limiter votre texte à ces deux mots : « ego sum ». Tout est dit. Le reste habille, explique, illustre, mène lentement mais sûrement à cette conclusion simple, qui claque et qui parle d’elle-même.
        Et que chacun peut mettre en pratique si tant est qu’on ait le courage d’en assumer toute la charge (comme vous le dites), sans forcément être un héros qui poursuit sa quête ; nous pouvons, nous devons l’appliquer dans notre quotidien.

        Ego Sum, JE suis, c’est moi qui vis. Partant de là, pourquoi laisser l’Autre vivre à ma place ? décider, agir, juger à ma place ? M’imposer ce que je dois penser ?
        Et en tant que Chrétien, ces mots s’enrichissent fabuleusement : « Ego sum », « JE suis et Christ est » en moi. Je suis fort, et personne ne pourra faire dévier mes pas.

        Je crois que c’est ce qui nous a été enlevé, ce sentiment de vie qui nous anime, cet Ego sum, qui n’a rien d’égoïste, bien au contraire. C’est parce que « je suis » et que j’en suis conscient que je place mes repères, mes limites, mes tabous. Je me respecte et je respecte mon prochain, qui lui aussi, « est », puisqu’il le dit également.

        On nous a remplacé cet « Ego sum » par des ersatz droits-de-l’hommistes successifs qui ont abouti à ce vivrensemblisme qui nie totalement la vérité première de la vie : aujourd’hui, « l’Autre est », et plus il est autre, plus il vit, plus on se doit de lui laisser de place.

        On a pu croire que ce remplacement pouvait être une force : nous, adeptes du vivrensemblisme, sommes supérieurs à ces étrangers qui n’ont pas cette pseudo-culture, incapables qu’ils sont de s’adapter, laissons-les arborer leurs propres valeurs. Notre sacro-saint vivrensemble est plus fort.

        Mais non ! Ce que nous pouvions prendre comme une forme de condescendance à connotation racialiste, comme vous le dites, n’est que la faiblesse de la négation de cet Ego sum.

        Le multiculturaliste, avec son vivrensemble, n’est plus. « Ensemble, nous sommes », ce qui revient à dire que « Je ne suis plus » indépendamment des autres. En même temps, en laissant à l’Autre un espace qu’il ne demandait pas si vaste, le multiculturaliste dit « l’Autre est ».
        « Ensemble, nous sommes », « Je ne suis plus », « l’Autre est ».
        Si la réalité se charge de rattraper l’idéal de cet ensemble qui n’est composé que de faibles qui « ne sont pas », le monde de bisounours vole en éclat.

        En laissant le champ aux cultures exogènes, le multiculturaliste détruit par là-même sa propre culture (ou ce qu’il en reste), ce liant qui peut encore raccrocher les individus les uns aux autres et leur conférer la force nécessaire pour être.
        Cette culture, vestige de ce passé qui lui fait horreur, qui lui fait honte, ou peut-être dont il ne se sent pas digne ? (le rejet dénote parfois un désir intense que l’on se sent incapable d’assumer, ce qui rejoint encore une fois, mais en négatif, le développement que vous faites autour d’ « Ego sum » et de celui qui accepte cette charge).
        Cette culture que certains vivent encore, et qu’ils ne veulent pas laisser mourir.
        Cette culture que l’allogène ne connaît pas et/ou ne veut pas connaître, puisqu’il n’est pas jugé digne d’y être initié, pas plus qu’il n’est invité à participer à ce vivrensemble. Lui s’en fout, de toute façon : « il est » déjà, puisque le multiculturaliste le lui dit.

        Le résultat, nous le connaissons : l’Autre déborde sur nous.
        « Alter est » (est-ce correct ? je ne suis pas latiniste, mais vous aurez compris le sens…) est plus fort que « vivrensemble ».

        Malgré tous les efforts déployés pour évangéliser et convertir, « Ego sum » demeure en chacun de nous, endormi, et parfois s’éveille. Contre « Alter est » ou contre « vivrensemble ». Et le réveil pour le multiculturaliste est brutal. C’est l’échec.

        Mais comme il n’a plus aucune idée qu’il « est » (est-il toujours, de toute façon ?), il n’assume pas et rejette la faute sur ce réfractaire (puisque l’Autre ne saurait être coupable), forcément influencé par des idées nauséabondes.

        La suite, on la connaît déjà ou on la devine sans peine…

        Une remarque : vous opposez Multiculturalistes et Chrétiens, mais ne pensez-vous pas que les Chrétiens se sont majoritairement précipités dans cette doctrine merveilleuse du vivrensemble qui leur semblait correspondre à leur foi, et dans laquelle leurs guides spirituels (ceux dont je parle n’ont plus rien de religieux à mes yeux) les ont entraînés ? Présenté d’une certaine manière, ce « vivrensemble » ne pouvait-il pas passer pour la mise en application des commandements du Nouveau Testament ?]

        « Non, nos contemporains n’ont plus la conscience du péché. (Irena Adler)
        _ Absolument. Le seul péché qu’ils reconnaissent encore est celui qui consiste à leur rappeler l’existence même du concept de péché. (Alexandra Legrand) »
        J’ajouterais que nos contemporains n’ont plus conscience de rien. On leur construit un gigantesque parc d’attraction, on leur organise des fêtes, on leur fournit des expédients, on leur donne du prêt-à-penser. Le seul péché qu’ils savent reconnaître est la défiance et la déviance vis-à-vis de toute cette mascarade. Et on leur a indiqué des mots pour qualifier (et du même coup disqualifier) l’ensemble de ces pécheurs : extrême-droite, réactionnaires, rétrogrades, fascistes, etc…

        « Oui, ‘étranger’ est un adjectif, qui s’accorde (aux ‘êtres purs’). »
        J’hésitais, selon le sens que vous vouliez donner à cette phrase, à l’accorder avec « êtres purs » ou avec « paradis »

        « « tout critère de valeur moral -> tout critère de valeur morale »
        Les deux sont possibles, on peut en effet accorder ‘valeur’ à ‘morale’ (fem.) ou, comme j’ai fait, à ‘critère’ (masc.). »
        Effectivement !

        Je vous souhaite une agréable nuit.

        Nico

    • Bonsoir, chère Raiponce,
      Je n’oblige personne, et surtout pas vous, ce serait un comble…

      Je n’ai fait que retranscrire ce que votre texte m’a inspiré.
      J’ai conscience de m’être un peu éloigné de votre propos (dans votre article, « ego sum » est l’apanage du héros ou du roi, tandis que je dis que chacun peut être le héros de sa vie, à un degré moins élevé mais non moins noble).

      Encore merci !

      Nico

  2. « A cause de lui la cassure idéologique entre les deux grandes écoles de pensée qui animent actuellement les esprits en Occident se fait toujours plus irrémédiable et profonde. »

    Une cassure idéologique avec ce benêt? Mais il est moulé dans son époque et la bêtise crasse qui y est inhérente! Le type est assez con pour penser que lorsqu’on parle de guerre entre la chrétienté et l’islam, il s’agit du nombre de mosquées construite en Europe par les immigrés afro-maghrébins!
    Il y a ceux qui pensent que l’immigration est une chance, ceux qui pensent que ce n’est pas la faute des immigrés mais des méchants patrons exploiteurs, ceux qui pensent que ce n’est pas la faute aux immigrés mais aux méchants francs-maçons/illuminatis, ceux qui pensent que ce n’est pas la faute aux arabes mais aux siounistes, et enfin le monde entier vient de découvrir le véritable visage d’une des dernières catégories de décérébrés que crée cette époque de merde: ceux qui pensent que les seuls problèmes posés dans le monde et ce depuis l’invention de l’écriture à Sumer sont les musulmans, ou plus trivialement « les muzz ».
    Au final, comme très souvent, pour véritablement comprendre une chose, il faut aussi s’attacher à décortiquer son « anti ». Or voici qu’après les islamistes et les communistes, qui pensent établir un nouveau jardin d’Eden en écartant ceux qui ne pensent pas comme eux, les « anti musulman » débarquent en prétendant qu’une fois l’islam enlevé, le monde entier se fera des bisous, et l’orge et le blé pousseront de nouveau tous seuls.
    Finit les facteurs économiques, sociaux, nationaux, ethniques, raciaux, une bonne conversion massive et en voiture Simone. Sérieux, vous avez entr’aperçu les élucubrations de ce demeuré? Il prétendait carrément que tous les problèmes issus de l’immigration se règleraient si les immigrés musulmans se convertissaient au christianisme et abandonnaient l’usage de l’arabe! La quintessence de la bêtise, même Nebo n’en est pas digne.

    C’est pourtant pas compliqué bon dieu, de blocage et de fracture, il n’y en a en fin de compte qu’un seul, puisque tout est tout le temps ramené à ça: les différences biologiques fondamentales entre les différents groupes d’êtres humains!
    La seule chose à retenir dans la tragédie d’Oslo, c’est que l’une des phrases bibliques les plus importante se vérifie encore une fois: « celui qui utilise l’épée périra par l’épée ». A force de présenter de façon délirante le Grand Remplacement comme un « bienfait » et une « chance », et d’excuser comme un autiste toutes les exactions des CPE (Chance pour l’Europe ^^), il fallait s’attendre à ce que un ou des mouvements de types aussi déjantés et autistes que cette idéologie surgissent.
    Et force est de constater qu’en Europe occidentale culpabilisée et martelée jusqu’au sang d’antiracisme, les gens qui ne voient comme problème que l’islam pour répondre à leurs angoisses sont de plus en plus nombreux, et ils sont déterminés et potentiellement très dangereux. Breivik a juste démontré qu’ils étaient capables de passer à l’acte, et non de s’en tenir aux déclarations d’intentions virtuelles. Il s’agit peut-être d’un signal. A force de ne voir la substitution ethnique que du côté des allogènes, en bien comme en mal, on a oublié que le phénomène consistait surtout et avant tout à modifier complètement le comportement des occidentaux.

    Je ne vois que ça, les gens qui peuvent s’identifier à ce gars ne sont que de tristes terriens, incapables de voir à travers le miroir et d’appréhender les mouvements présents et futurs.

    • Bonjour,

      « « A cause de lui la cassure idéologique entre les deux grandes écoles de pensée qui animent actuellement les esprits en Occident se fait toujours plus irrémédiable et profonde. »
      Une cassure idéologique avec ce benêt? Mais il est moulé dans son époque et la bêtise crasse qui y est inhérente! »

      La cassure idéologique entre réalistes et bisounours se renforce parce que le tueur est assimilé aux réalistes, alors qu’il n’est qu’un pur produit des bisounours.

      Il n’empêche, en adoptant un angle de vue différent, cette tragédie peut aussi être décryptée et analysée de manière plus originale. C’est ce qui est fait ici.

      « A force de ne voir la substitution ethnique que du côté des allogènes, en bien comme en mal, on a oublié que le phénomène consistait surtout et avant tout à modifier complètement le comportement des occidentaux. »

      Cette modification du comportement et du mode de pensée a commencé bien avant que l’invasion commence. On ne fait qu’en récolter les fruits aujourd’hui (le début de la récolte !).

      Malgré les développements que vous faites autour de ce thème, les races ne sont pour rien dans notre situation actuelle. Les valeurs humanistes, en croyant placé l’Homme social au centre de ses préoccupations, ont détruit l’homme en tant que vivant, en tant que « JE » qui « est ». Les Lumières nous ont donné l’obscurité, dans laquelle nous avançons encore et toujours plus profondément.
      Le bouleversement « visuel » de notre société n’est que la conséquence d’un processus amorcé bien plus avant.

      « Je ne vois que ça, les gens qui peuvent s’identifier à ce gars ne sont que de tristes terriens, incapables de voir à travers le miroir et d’appréhender les mouvements présents et futurs. »

      Absolument, tout comme les gens qui vilipendent « ce gars » comme vous dites. Vous adoptez la même grille de lecture que ceux que vous dénoncez, ce qui signifie que votre mode de pensée est strictement le même.
      Nos ennemis ne sont pas ceux que la matrice nous désigne, mais encore faut-il pouvoir se débarrasser de ce carcan idéologique dans lequel on nous baigne depuis toujours.

      « ce fils de pute adorateur de Karadzic »
      Décidément, vous en revenez toujours aux mêmes points… à force de tourner autour de votre petit nombril, rien d’étonnant, cela dit.

      Essayez de voir plus loin, plus haut.

      Bonne journée,

      Nico

      • « La cassure idéologique entre réalistes et bisounours se renforce parce que le tueur est assimilé aux réalistes, alors qu’il n’est qu’un pur produit des bisounours. »

        Jusqu’à preuve du contraire, il est allé descendre d’autres « bisounours ». Il n’y a aucune fracture nouvelle puisque la fracture consiste essentiellement en la croyance en des fractures qui ne sont en fait pas des fractures, puisque tout ce beau monde s’entend en fin de compte sur un point: l’horreur que représente l’idée de croire en des inégalités biologiques entre les êtres humains. Capice?

        « Il n’empêche, en adoptant un angle de vue différent, cette tragédie peut aussi être décryptée et analysée de manière plus originale. C’est ce qui est fait ici. »

        Pour être honnête je n’ai pas été capable de lire plus de 10 lignes, trop complexe pour moi.

        « Cette modification du comportement et du mode de pensée a commencé bien avant que l’invasion commence. »

        Non, je ne pense pas.
        Si on remonte, mettons 50 ans en arrière, ce qui constitue aujourd’hui la seule et unique forme de pensée représentait alors un courant, parmi de nombreux autres courants, avec de véritables débats, de véritables discussions.
        Au fur et à mesure que le nombre d’allogènes a augmenté, ce courant c’est imposé en toute logique puisque il ne faisait que refléter trait pour trait la mentalité des nouveaux arrivants. Il y a un système indéniable de vase communiquant entre le nombre d’afro-maghrébins et la perte d’occidentalité des occidentaux, et ça ne fait que s’aggraver.

        « Malgré les développements que vous faites autour de ce thème, les races ne sont pour rien dans notre situation actuelle. Les valeurs humanistes, en croyant placé l’Homme social au centre de ses préoccupations, ont détruit l’homme en tant que vivant, en tant que « JE » qui « est ». »

        Mais qu’est-ce que vous racontez comme connerie? Où est-ce que j’ai dit que les races y étaient pour quelque chose alors que j’ai dit que c’était la négation des différences raciales qui étaient le centre, ce n’est pas du tout pareil, apprenez à lire avant de jouer l’intéressant.

        « Les Lumières nous ont donné l’obscurité, dans laquelle nous avançons encore et toujours plus profondément. »

        Au-delà des Lumières, ce sont surtout les « anti lumières », à savoir les gens pas assez intelligents pour critiquer correctement les lumières qui posent sacrément problème, tout comme les islamophobes actuels sont trop cons pour critiquer l’islam, tout comme les droitards sont trop cons pour critiquer les gauchistes. Des « fractures » qui n’en sont pas, puisque tout le monde a la même structure mentale. Pigé?

        « Le bouleversement « visuel » de notre société n’est que la conséquence d’un processus amorcé bien plus avant. »

        Les vases communicants, le courant qui l’emporte grâce à la loi du nombre, la réalité qui vient se frotter aux grandes discussions thématiques, toussa toussa…

        « Absolument, tout comme les gens qui vilipendent « ce gars » comme vous dites. Vous adoptez la même grille de lecture que ceux que vous dénoncez, ce qui signifie que votre mode de pensée est strictement le même. »

        Très significatif du réac à deux balles, qui parce que les gauchistes disent que le ciel est bleu se sentent obligé de dire qu’il est jaune.
        Voilà ou on en est, le droitard va me reprocher de décrire ce type comme il est, à savoir une crevure criminelle qui plus est bête comme ses pieds, et le gauchiste va me reprocher de dire que Breivik n’est qu’une conséquence de l’idéologie démentielle de l’antiracisme et qu’il ne peut pas y avoir de leçon à tirer sans remise en question de ce fil conducteur.
        Au final, qui est dans son époque et qui ne l’est pas?

        « Nos ennemis ne sont pas ceux que la matrice nous désigne, mais encore faut-il pouvoir se débarrasser de ce carcan idéologique dans lequel on nous baigne depuis toujours. »

        Ben oui, Breivik est désigné comme un ennemi par la clique gauchiste, donc le droitard abruti pense que c’est un ami, qu’il a eu de bonne raison de faire ça, et au final on entre dans une opposition qui n’en est pas une, etc…

        « Décidément, vous en revenez toujours aux mêmes points… à force de tourner autour de votre petit nombril, rien d’étonnant, cela dit. »

        Mis à part le fait que mettre mes considérations personnelles sur cet individu dans un second message était volontaire, afin de ne pas mêler mes considérations sur l’acte en lui-même et ma personne, vous êtes encore une fois sacrément culotté.
        99% des pages francophones sur le Kosovo sont bourrés de propagandes serbes, avec personne pour défendre les albanais parce que trop blancs et défendus par les ricains, et quand je répond je suis un fanatique, alors que n’importe quel sujet sur n’importe quel site déboule systématiquement sur trois connards qui viennent nous raconter leurs salades de Kosovo volé.
        Il n’empêche que Breivik a dit que ce qui l’avait décidé à passer à l’acte était l’intervention de l’OTAN en 99, il y a donc un rapport. C’est bien du gauchisme dans son époque ça, une fois qu’on a mis le nez dans le caca on discrédite le contradicteur sans argument, et on ressort les mêmes arguments cassés précédemment.

        Cela dit je regarde mon « petit nombril » et j’en suis très fier, non seulement notre vision des choses ne peut être que guidée par du vécu et des impressions personnelles, mais en plus je trouve ça très sain de faire passer sa personne avant tout. Si ce postulat était respecté, il y aurait beaucoup de débiles qui donnent leur avis et moins de serbolatres.

      • « Pour être honnête je n’ai pas été capable de lire plus de 10 lignes, trop complexe pour moi. »
        Je ne vois donc aucune raison d’aller plus loin.

        Vous invectivez (« capice ? », « pigé ? », « Mais qu’est-ce que vous racontez comme connerie? »).
        Vous ne lisez pas correctement (un exemple : j’ai parlé des « développements que vous faites autour [du] thème [de la race] », « la négation des différences raciales » ne fait-elle pas partie de ce thème ?).
        Vous vous énervez tout seul.

        Bref, vous ne m’amusez pas du tout, Monsieur Ronion.

        Quant à vous « discréditer sans arguments », comme vous dites, vous y parvenez très bien tout seul.

        Bonjour chez vous.

        Nico

      • Je ne suis pas là pour amuser, il y a ma caricature qui s’en charge très bien toute seule :)
        Sinon on ne prétend pas débattre avec moi et avoir une quelconque originalité quand on sort des phrases aussi nulle que « vous regardez trop votre petit nombril », ou « les Lumières nous ont plongé dans l’Obscurité » (on peut pas faire plus bateau et plus petit bobo.)

        Bref, sinon blague à part, je n’y peux rien si j’arrive pas à lire plus de 5 lignes de Milie « Irena Adler » sans avoir l’impression de lire le rapport annuel de la Commission chargée par le ministère de la Culture de développer et d’exprimer l’art contemporain tel que vu par la population du 3e âge du Cantal.
        J’ai beau me forcer étant donné l’engin qui se cache derrière, mais non…Cela dit, étant détestée par Hordalf la crotte alias le-type-tellement-con-et-lourd-qu’il-a-finit-par-me-rendre-Soral-digne-de-pitié, elle ne peut être que très sympathique, je tenterai de la lire avec de la bonne beu, ça le fera peut-être.

  3. Cela dit, si jamais le Royaume de Norvège se décidait à rétablir la peine de mort, j’envoie mon C.V. illico, en espérant faire agoniser ce fils de pute adorateur de Karadzic pendant plus d’une heure, le temps que les pauvres gamins de l’île ont attendu dans une peur qui devait être monstrueuse avant que ces gros porcs de flics bougent leurs fesses pour débarquer au lieu de coller des amendes aux vieilles dames qui ne savent pas se garer.

  4. Tout ça pour dire qu’un cinglé comme Breivik a fait ce que tout Norvégien sain d’esprit rêve de faire mais s’interdit de même penser.

  5. « Tout ça pour dire qu’un cinglé comme Breivik a fait ce que tout Norvégien sain d’esprit rêve de faire mais s’interdit de même penser. »

    Euuuh… comment dire…

    Je ne suis pas responsable du fait que vous soyiez incapable de me lire, vous savez. ^^

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