Catharsis

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Il y en a apparemment qui nous trouvent lâches de ne pas passer à l’acte alors que nous sommes les premiers à admettre que les préoccupations politiques du tueur d’Oslo ressemblent aux nôtres en tous points. Ils disent que nous sommes protégés de devenir des monstres uniquement parce que du sang de navet coule dans nos veines et que nous sommes trop faibles pour quitter nos petits plaisirs et nos claviers. Je dis très bien, très bien…

Ainsi ces Saints Jean Bouche d’Or aussi raisonnent en psychanalystes :

« As-tu ressenti de la peine pour les victimes des attentats ? Choisir de ne pas ressentir d’empathie bon marché est une chose. Mais perdre la capacité à en ressentir spontanément est inquiétant ; c’est un trouble grave de la personnalité, fréquent chez les tueurs en série. »

« As tu présenté plus jeune de l’agressivité, de la rébellion, un sentiment de privilège ou de pouvoir se donner des droits ? Avais tu le sentiment d’être différent des autres, ta personnalité s’est elle développée à partir d’une vie imaginaire, inadéquate à la construction de relations socialisées ? As tu recourt à des fantaisies sexuelles telles que le fétichisme, le voyeurisme, la pornographie mettant en scène des activités autoérotiques, as tu eu des fantaisies de viol entre douze et quatorze ans ? As tu procédé à de la maltraitante d’autres enfants, élaboré des jeux destructeurs, t’arrives t-il d’avoir des rêves éveillés, des comportements de masturbation compulsive, t’isole tu assez souvent, es-tu un menteur chronique ? T’arrives t il de voler, te qualifierais tu comme un rebelle, es tu agressif envers les adultes, as tu fréquemment des cauchemars ? Le plus significatif (la triade meurtrière) as tu souffert dans ton enfance et ton adolescence d’énurésie ? as tu ou fais tu preuve de cruauté envers les animaux ? as tu procédé à la survenue d’incendies volontaires ?
http://tel.archives-ouvert​es.fr/docs/00/60/99/42/PDF​/theseLeBas.pdf « 

Perso, je me reconnais dans quelques uns des premiers traits de caractères suivants. Je décroche complètement à partir du moment où il est question d’avoir maltraité d’autres enfants, écorché des chats, s’être tripoté la nouille du matin au soir, avoir souffert soi-même de maltraitances, et fait longtemps pipi au lit. ^o^

En revanche, j’ai vraiment connu – et bien connu ! – un mec qui pouvait se targuer de combiner quasiment toutes les caractéristiques requises ci-dessus pour faire un bon tueur en série (sauf peut-être pour la pyromanie, ‘faut rien exagérer non plus ^^). Ouais. Et même qu’il venait aussi du milieu d’origine adéquat (qui n’est pas évoqué dans les citations que j’ai choisies-là, mais fait également partie du stéréotype)… – à savoir, des parents intégristes religieux (protestants en l’occurrence), dont l’amour s’était exprimé exclusivement de façon dogmatique, via la transmission d’une certaine conception figée de l’ordre, de la hiérarchie, et via l’exercice d’une piété contraignante. Bon, j’ai été la première à l’époque à tenter d’expliquer à qui voulait l’entendre que ce type était un psychopathe (et personne ne m’écoutait, mais c’est une autre histoire) …

[Oui, évidemment que le gars n’était pas totalement normal… Je ne vais pas vous raconter non plus qu’il était super sociable et totalement inoffensif, les psy ne sont pas à ce point à côté de la plaque ; ce serait de ma part pousser le bouchon de l’anti-freudisme un peu loin.]

Cela étant, avec le recul, que je sache, il n’a jamais tué personne ! L’adolescence passée, il s’est toujours conduit plus ou moins en bon garçon, et a toujours été +/- conscient qu’il avait davantage besoin que la moyenne de travailler sur lui-même et de maîtriser ses pulsions… Il faut avouer même que son petit côté qui donnait le frisson, les yeux gris-bleus glacials, les cheveux blond foncé très fins, sans reflet roux aucun, nordiques, l’épiderme laiteux aux teintes de rose, plus doux encore que celui d’une femme, plus fragile aussi, le corps d’athlète sans graisse aucune mais aux bras trop musclés, un peu disproportionnés, les traits de son visage démesurément enfantins, pas tout à fait assez réguliers non plus, mais durs et sévères… ses gestes gourds mais efficaces, la puissance générale du bonhomme, tant physique qu’intellectuelle, combinée à une immaturité (tant physique qu’intellectuelle également) extrêmement prononcée, cette hyper-rationalité morbide qui le caractérisait, avoisinant la folie… il faut bien avouer que tout cela, malgré un je ne sais quoi de trop dérangeant – de vraiment pas fini – au niveau du développement émotionnel, ne pouvait pas complètement me déplaire…

[Non, chers lecteurs, je ne suis pas en train de fantasmer avoir connu personnellement Anders Breivik… Je suis juste réellement en train de vous parler pour la toute-première fois de mon ex. … c’est-à-dire du mec qui partageait la vie de l’ancienne Millie un peu désaxée que seuls les plus anciens de mes lecteurs ont connue… – celle du Mimi’s Diogenes Club, celle que Denis l. persécutait… Hé oui !]

Effectivement, toute cette violence en puissance, ramassée sous la chaleur un peu factice de son sourire-façade, séduisait les femmes ! Nous l’avons découvert lui et moi ensemble, au bout de quelques années… Muni de la fine gangue de civilisation qu’il avait réussi – à mon contact, par imitation – à produire autour de sa terrible vacuité primale, et comme il développa, avec les années, une sorte de facilité naturelle qu’il avait tout de même reçue étant enfant pour exprimer de la tendresse (à défaut de pouvoir éprouver de l’amour ; mais bon on ne change pas non plus un ficus en poirier)… hé bien je fus la première surprise de le voir assez rapidement s’organiser une petite ascension sociale… C’est à ce moment-là, quand il commençait à voler de ses propres ailes, que de mon côté j’atteignais le quart de siècle et que mon horloge biologique me pressait de songer un peu à mon propre confort mental, (ainsi qu’accessoirement à la qualité du patrimoine génétique que j’allais léguer à mes futurs enfants), que je résolus de passer à autre chose coûte que coûte. On n’est pas non plus dans la vie pour expérimenter des spécimens humains extraordinaires ; on est là aussi pour aimer et être aimés. Et ces gens-là, même lorsqu’ils se font doux comme des petits agneaux, même remplis des intentions les plus louables, en sont parfaitement incapables… C’est la vie.

____

En somme, pourrions-nous conclure, en ce qui concerne celui ou celle qui n’a pas le C.V adéquat, c’est peine perdue, c’est plié : personne n’aura jamais peur de lui/il ne deviendra jamais Barbe-bleue. Pour être méchant, il faudrait avant toute chose qu’il en ait la nature… les gars qui prennent peur d’eux-mêmes sans pourtant appartenir à la confrérie très sélect des psychopathes sont des gars qui se la racontent, et puis c’est tout !
Mais dans ce cas-là, donc – je me le demande un peu quand même… à quoi cela sert-il de faire de la politique ? … si au final, dans le mode de mise-en-action des idées politiques (insurrectionnel ou pacifique, individualiste ou grégaire, démocratique ou dictatorial.. etc.), seul le profil psy des personnes compte ? Autant commencer par aller tout de go chez le docteur-de-la-tête passer quelques tests, se faire dresser un diagnostic – comme d’autres se font dresser leur thème astral – et puis seulement après, aller voter ; en suivant la consigne du praticien. Non ?

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22 réflexions sur “Catharsis

  1. Je vous trouve très intolérante envers nous autres , psychopathes . Ne trouvez-vous pas qu’il y a trop d’homo-sapiens ? En l’absence de toute selection naturelle , il nous incombe (décombe ?) d’amener les tueurs en série et sociopathes divers dans la bonne direction . En vérité , tout assassin est un philantrope . St-Anders aimait assez l’humanité pour vouloir en tailler les branches qui dépassent et excroissances disgracieuses .

  2. Et proner la supériorité de l’inné sur l’acquis , mon Dieu ! 200 ans de république ne devrait-ils pas faire cesser ces réflexes d’un autres âge ?

  3. Ce qui est le plus drôle, c’est qu’avec les émeutes de Londres, dans sa prison Anders peut suivre en diect les effets de qu’il annonçait…. Une belle ironie de l’histoire.

  4. c’est quand meme assez moche tout ce que vous dites tous !
    entre l’ironie faussement subtile, le jean neuet qui donne raison a l’autre fou…etc j’en passe, sur les tentatives d’humour.

    Et puis franchement comment peut on vous reprocher de ne pas mettre d’actes sur vos parlores alors que vous n’etes meme pas capable d’exprimer franchement ce que vous pensez.

    Essayez pour voir, allez, ayez le courage de dire qui sont ce que vous appelez les branches qui dépassent et les excroissances disgracieuses ?

    Pouvez vous expliquer aussi le « ans sa prison Anders peut suivre en diect les effets de qu’il annonçait » je ne voit pas le rapport.

  5. Chuis pas d’accord non plus avec « JNS » (comme Jeunesses Nationales Socialistes, je sais pas si vous voyez le niveau) : pour moi y’a pas de lien direct entre les émeutes de Londres et la question raciale. Ce sont les pauvres en général qui se sont révoltés, là-bas. Les gens mis au rebut. Toutes couleurs de peau confondues. Les anglais, effectivement, raisonnent davantage en terme de classe sociale (ils jugent leur prochain avant tout en fonction de s’il parle avec l’accent d’Oxbridge ou de s’il baragouine un jargon anglais qui sent la sueur) qu’en fonction d’un sentiment d’appartenance à une même patrie qui transcenderait les fortunes personnelles et les degrés d’éducation. C’est une société extrêmement inégalitaire, beaucoup plus dépourvue d’ascenseur social encore que la France. Une société de castes, qui possède de nombreux atomes crochus avec l’Inde pour des raisons complexes, anciennes et pas très reluisantes, dont le pouvoir se montre particulièrement mesquin, et depuis toujours, avec son propre petit-peuple, – lequel ne dispose d’absolument aucun avantage – y compris de reconnaissance sociale et d’accès à une éducation de qualité – sur la lie des immigrés agglomérés à côté d’eux dans les banlieues…

    Perfide Albion, ascétique Albion, voilà.

    Par contre, l’Indien, je te connais. Je t’ai vu intervenir autrefois chez Woland. Tu es un gauchiste, je t’ai à l’œil.

    « Et puis franchement comment peut on vous reprocher de ne pas mettre d’actes sur vos parlores alors que vous n’etes meme pas capable d’exprimer franchement ce que vous pensez. »

    Euh, moi j’ai exprimé franchement ce que je pensais, et je suis l’auteur de ce blog donc au fond seul mon avis compte.

    S’il vous plait, une chose : je voudrais ne plus avoir à vous reprendre en train de vous adresser à tout le monde ici comme si nous n’étions qu’une seule personne, un seul parti, car ici encore plus qu’ailleurs, ce n’est vraiment pas le cas.

    « Essayez pour voir, allez, ayez le courage de dire qui sont ce que vous appelez les branches qui dépassent et les excroissances disgracieuses ? »

    Ca en revanche, c’était assez subtil, mais c’était de l’humour – venant de Prolo de la Lite, que je connais bien, et qui a bon cœur au fond, ces propos n’étaient vraiment pas à comprendre au premier degré.

    Moi j’ai trouvé ses remarques spirituelles et drôles, en tous les cas.

    [Ne prenez pas vos rêves pour des réalités, il n’y a pas de partisans-fous de l’eugénisme, ni du crime contre l’humanité, ici.]

    « Pouvez vous expliquer aussi le « ans sa prison Anders peut suivre en diect les effets de qu’il annonçait » je ne voit pas le rapport. »

    Merde, venir ici et confondre mon point de vue, celui de Prolo de la Lite qui est un habitué, et ce Jean-Neuet-Serge sordide encore inconnu au bataillon, c’est ça le crime !

    Je vous conseille de lire davantage d’articles écrits de ma main, ainsi que les commentaires attenants, avant de commenter à nouveau. Un lieu de parole virtuel nouveau, ça s’apprivoise avant de se pratiquer.

  6. C’est surtout les commentaires qui m’ont fait réagir, l’article en lui meme est le copié collé typique de l’article réac. faussement subversif, provocateur, et donc pas du tout anti conformiste.

    Je me suis permis de parler a vous tous d’un coup car vous me sembliez bien tous unis dans la meme démarche.
    Ce qui me parait bien plus évident que votre « il y’en a » très vague qui démarre votre article.
    Toujours ce dégoût des autres chez le réac,comme quoi ce n’est pas les étrangers qui vous dérangent mais bien tout ceux qui ne pensent pas comme vous.
    Meme avec une france blanche et uniforme vous trouveriez le moyen de vouloir continuer a entasser certains dans des trains direction la frontière.

    Alors bon je me trompe peut etre en disant tout ça, que vous nierez vouloir déplacer les genres tout ça, malgré le fait que la définition de réactionaire et conservateur est très clair, chacun a sa place.
    Mais vous vous trompez a mon sujet moi aussi, je ne suis pas un gauchiste.

  7. « Meme avec une france blanche et uniforme vous trouveriez le moyen de vouloir continuer a entasser certains dans des trains direction la frontière. »

    J’ai rarement vu un meilleur argument en faveur de la réaction ! Dire que le mépris des autres est consubstantiel à une nature et n’est pas une obsession de l’immigré qui conduit le frustré à faire de celui-ci le récéptacle de tout ses problèmes personnels , génial !

  8. généralement quand on parle de la façon dont des personnes méprisent d’autres, c’est rarement un argument favorable.

  9. @ L’Indien :

    Le « il y en a » supposément très vague que vous évoquez renvoie en réalité à cet article (c’est en réalité un clin d’œil ‘interne’) :

    http://amoyquechault.over-blog.com/article-catharsis-80392935.html

    « Toujours ce dégoût des autres chez le réac,comme quoi ce n’est pas les étrangers qui vous dérangent mais bien tout ceux qui ne pensent pas comme vous. »

    Pas de bol pour vous, en l’occurrence l’auteur de ce blog est un autre réac, avec qui je suis parfois en désaccord, et parfois en accord. Et non « quelqu’un qui ne pense pas comme moi ». Quoi qu’il en soit, de toute façon, je le respecte beaucoup : c’est l’un des rares autres blogues réacs que je lise régulièrement et exhaustivement (sinon le seul).

    « Meme avec une france blanche et uniforme vous trouveriez le moyen de vouloir continuer a entasser certains dans des trains direction la frontière. »

    M’enfin, jamais je n’ai désiré entasser mon camarade blogueur, – même lorsque j’ai été en désaccord avec lui, lol – dans un train en direction de la frontière ! Vous êtes taré ou quoi ? C’est la controverse qui vous fait si peur ? Moi en revanche, elle ne m’effraie pas, vu que précisément c’est elle que je recherche – pour alimenter mon blog. Nous n’avons définitivement pas les mêmes valeurs !

    [Nota bene : majuscule, à France ! C’est un nom propre et votre mère-patrie.]

    [Second nota bene : j’espère à quel point vous comprenez dès lors que vous pouvez aller rhabiller votre a priori minable selon lequel il y aurait consensus et unité de style entre tous les blogues réacs. Vous êtes l’homme du ressentiment nietzschéen, l’Indien. – C’est vous le méprisant en l’occurrence, le gonflé d’amertume, le rance, le dés-aimant. Ce petit détail – qui veut dire beaucoup pour moi – fait de vous paradoxalement l’antithèse absolue de ce que le pseudo que vous vous êtes choisi tente de laisser entendre que vous soyiez. – C’est-à-dire un genre de Rousseau-iste, un naïf, un homme simple et bon, un enfant de la nature. (Laissez-moi rire!)]

    Personnellement, pour que j’entame une controverse avec une personne, il faut pour cela que j’éprouve l’envie de lui consacrer mon temps et mon attention. [Bon, en l’occurrence, c’est un peu l’exception qui confirme la règle, je n’éprouve aucun désir de vous consacrer mon temps et mon énergie à vous personnellement – mais disons que je le fais pour l’édification des masses.] Vérifiez donc ! « Raiponce » ne « raiponds » jamais en règle générale qu’à d’autres articles (ou personnalités) réacs – et toujours parce qu’avant toute chose ils ont eu l’heur d’attirer son attention. Jamais je ne fais la guerre aux gauchistes, et pour cause : il y a plus de diversité de pensée au sein de la réaction-même (et les ‘réactions’ des réacs à mes provocations sont justement bien plus intéressante, aussi), qu’il n’y en a dans tous le restant du panel politique (UMPS). – La blogosphère non-réac étant essentiellement composée de groupuscules d’individus grégaires agglutinés autour de leurs lobbys-fétiches, dont l’occupation principale consiste à se rassurer les uns les autres sur leur absence de différent intellectuel réciproque, en échangeant des politesses.

    Vous autres, soit-disant partisans de la diversité (ethnique), l’êtes paradoxalement au détriment de la diversité intellectuelle… de la diversité des idées.

    Cependant, voyez, j’ai personnellement une telle estime des individus qui se montrent capables de penser par eux-mêmes que, paradoxalement, si mon interlocuteur réussit à me séduire par son érudition, le grand style de sa plume ou la virtuosité de sa faconde, dès lors sa couleur de peau et son origine ethnique cessent totalement de faire barrage à nos échanges – bien au contraire dirais-je même (croyez-vous d’ailleurs que celles-ci soient ‘visibles’, ici, derrière nos pseudos, sur le net?) : car alors il devient mon frère humain, mon ‘prochain’ au sens biblique.

    Ce que j’avance-là, vous pouvez le vérifier en lisant mes articles précédents où il est question d’un certain ‘Grodion’. Lorsque j’ai appris que ce dernier était en réalité un arabe prénommé Hafid, et qu’il m’a eu expliqué (au téléphone, d’abord) pour quelles raison il en était venu par le passé à intervenir dans la réacosphère en se faisant passer pour un musulman intégriste disposé à tous nous occire… eh bien, parce qu’il avait tout de même réussi auparavant à gagner mon estime, de par son intelligence et sa sensibilité, je ne l’ai pas rejeté pour autant ! Je suis d’ailleurs à l’heure actuelle encore en contact avec lui sur Facebook.

    Vous, en revanche, vous pourriez bien être mon cousin germain ou mon frère, pour autant jamais je crois vous n’obtiendriez de ma part un traitement de faveur comparable. Car vous êtes dépourvu, et d’esprit, et de cœur. Vous venez pour blesser et non pour discuter. Je vous montre vos erreurs, et cela n’induit pas même une minute de silence, pas même le moindre doute de votre côté, la moindre pudeur, le moindre mea culpa… – Non, vous êtes bien trop à l’aise dans vos certitudes pour faire un pas de côté, ainsi pénétré que vous êtes du sentiment de devoir accompli que vous procure la croisade imaginaire que vous menez contre moi ! En cela vous ressemblez à Don-Quichotte : vous me prenez pour un dragon, et je ne suis qu’un moulin à vent… un bon moulin qui mout le froment de l’actualité, des livres et des siècles qui nous contemplent, pour le synthétiser en nourritures philosophiques.

    Vous, êtes persuadé d’être du côté de la justice et du bon-droit.
    Vous, vous présentez comme le gentil Indien venu affronter les méchants cowboys. Cependant les indiens dans votre genre sont loin d’être en minorité, dans le monde où nous vivons. Réfléchissez-y, ils sont même les hérauts de la pensée dominante actuelle… Tandis que nous autres, les supposés Cow-boys méchants, craignons la cruauté des vôtres, dans la mesure où c’est à peine si vous nous considérez comme des êtres humains, – dans la mesure où c’est à peine si vous nous jugez dignes de bénéficier de vos fameux Droits de l’Homme !

    Nous autres, et c’était le message profond de cet article – que vous n’avez pas cherché une seule seconde à percer -, ne nous considérons malgré tout pas comme des « gentils ». Nous autres sommes d’accord avec vous en ce qui concerne notre profonde indignité morale, et la vacuité de nos existences. Nous autres, sommes des chrétiens, – et c’est pourquoi précisément admettons sans mal n’être que de pauvres pécheurs…

    Mais contrairement à ce que vous supposez, je ne tire personnellement aucune gloire de cet état de fait. Au contraire, une telle lucidité est forcément cuisante pour l’âme : j’en souffre. Sachez ainsi que l’aiguillon contenu dans ce sentiment aigu de mon indignité originelle ne m’a jamais pour autant découragée de travailler à devenir meilleure, mais qu’au contraire il m’y a toujours encouragé. – C’est là tout simplement le message véritable, des évangiles : qui nous incitent à l’humilité en vue de nous donner le goût du surpassement de soi et du sacrifice.

    Ce que j’avoue, dans ce texte, c’est la réalité évidente de ma proximité intellectuelle et sensible avec un certain type de monstres. [Quoi que vous en pensiez, j’ai bel et bien passé dix ans de ma jeune vie aux côtés d’un individu particulièrement peu aimant et manipulateur – à qui, morale de l’histoire, j’ai un peu appris l’amour et qui lui m’a appris le reste.] Croyez-vous qu’un tel aveu soit chose aisée ? Ou croyez-vous plutôt qu’une telle auto-accusation, avec tout ce qu’elle porte d’infamant et de définitif, soit techniquement impossible et cache forcément une fierté secrète ?

    En vérité, cette boursoufflure narcissique qui vous permet de vous percevoir vous-même comme un saint en comparaison de moi, et de venir chez moi – qui ai sans aucun doute bien plus souffert que vous, et avec davantage de dignité, ces dix années passée, que jamais vous-même ne souffrirez de toute votre vie – vous faire passer pour tel… – cela sans rougir, sans la moindre nausée… – cette boursoufflure narcissique, ce rictus auto-satisfait que vous arborez malgré un manque d’empathie flagrant à mon égard, et pour ainsi dire autistique… – c’est elle en vérité qui fait de vous un incrédule, c’est elle qui vous fait paraître surhumain mon témoignage d’humilité !

    Vous ne croyez tout simplement pas qu’on puisse continuer de lutter pour se tenir droit et agir avec justice, tout en ayant abandonné toute prétention à l’exemplarité morale.
    Vous ne croyez pas qu’on puisse trouver la force de se battre encore pour son bon-droit lorsqu’on a admis par ailleurs n’être pas en mesure de prouver au monde être ontologiquement supérieur (moralement parlant) au dernier des assassins.
    Vous croyez que la découverte effrayante de la profonde a-moralité de ma nature (comme l’est toute nature en général), devrait faire de moi un être immoral… est-ce donc que vous-même n’êtes un être moral qu’au prix du mépris de la vérité profonde de votre être ?

    C’est donc alors que le moraliste que vous jouez à être ne connait rien en vérité de ce pan sacré-là de la philosophie qu’est la Morale. Or voyez, dans mon infinie mansuétude, je suis prête à vous l’enseigner.

    ****

    « Alors bon je me trompe peut etre en disant tout ça, »

    « Peut-être », oui ! Lol ! [Mais tout de même, je dois vous accordez une chose : faute d’arguments, de sens de l’humour et de don pour la lecture, vous avez de l’imagination!]

    « que vous nierez vouloir déplacer les genres tout ça »

    Désolée, je comprends pas ce que vous cherchez à dire, là. Vraiment.
    « et tout ça » est une formule merdique : non seulement vous n’êtes pas dans ma tête (j’espère que ce coup-ci je vous l’ai tout de même fait comprendre), mais je ne suis pas dans la vôtre non plus !

    « malgré le fait que la définition de réactionaire et conservateur est très clair »

    Ha bon ?

    Vous avez une définition claire, vous ? Ca m’intéresse. Je vous écoute.

    On va rire.

    « chacun a sa place »

    Vous voyez bien que non !
    Il y a des exception, comme le moment-présent de ma Raiponce, qui montrent bien que derrière les barricades apparentes, et par-delà les clivages politiques, il y a aussi des êtres humains valables !

    Non, le monde n’est pas « que » politique. – en fait.
    Le final de mon article « Catharsis » était profondément ironique.

    « Autant commencer par aller tout de go chez le docteur-de-la-tête passer quelques tests, se faire dresser un diagnostic – comme d’autres se font dresser leur thème astral – et puis seulement après, aller voter ; en suivant la consigne du praticien. Non ? »

    Non ! Bien sûr que non !

    Allons…

    ****

    « Mais vous vous trompez a mon sujet moi aussi, je ne suis pas un gauchiste. »

    Ah ouais ? En tout cas vous m’avez tout l’air d’une sorte de ‘vigilant’. Un anti-fa en quête de « méchants » à dénoncer.

  10. Pingback: Le plus beau des métiers : moraliste _ (Raiponce à « l’Indien ) « «CAER

  11. C’était épuisant de « re »lire ce préchi précha, je traine sur les blogs réac depuis un certain temps et je peux vous dire que j’en ai lu des envolées telles que la votre sur l’avis que vous avez sur ce que vous appelez la masse, le moderne…cette vilaine pensée dominante qui vous amène souvent a mépriser la démocratie au risque de froisser l’identité de notre pays que vous chérissez tant (trop?).
    Alors bon avoir sur soi une telle série de paragraphe toujours prete a sortir pour moucher le premier moralisateur venu c’est pratique et c’est surtout un plaisir personnel, on sent bien que vous prenez votre pied a l’idée prouver votre supériorité spirituelle, malgré le fait que vous n’arrivez pas a retenir quelques remarques de mépris un peu facile.

    Alors pourquoi facile, tout simplement parceque en raieponce a mon commentaire qui jugeait quelques blagues faussement drôles et dissimulatrices d’idées moralement méprisable vous n’avez su que juger ma philosophie. mais comme vous ne me connaissez pas, vous m’avez rangé dans une de vos trop grandes boites qui vous permet de classer les gens.

    Alors oui je suis moralisateur, mais pas plus que vous, seulement j’essaye de placer ma morale en fonction d’une logique scientifique, contrairement a vous qui critiquez négativement une idéologie pour la simple raison qu’elle est majoritaire, alors d’accord il faut savoir etre subversif, mais il faut quand meme se fixer un minimum d’objectivité.

    Surtout que ce besoin systématique de se sentir différent, marginal, supérieur a la masse bêlante, me parait etre un comportement extrémiste qui s’apparente a besoin identitaire qui n’est pas satisfait ou pas assez prouvé aux yeux des autres.

    Je ne suis pas moralisateur au sens ou vous l’entendez, je pense qu’il y a une voie a suivre, mais qu’il faut etre capable de douter de tout et savoir garder des certitudes.
    Vous vous donnez le bon role, mais il ne faut pas se mentir, vous ne vous marginalisez pas de votre plein gré, c’est vos idées qui sont arriérées, vous parlez d’évangile quand il est question de morale, donc vous etes décalée, mais comme l’humain pour préserver sa santé mentale se satisfait souvent de sa condition, vous vous plaisez dans cette marginalisation, vous l’entretenez.
    Mais objectivement…vous ne suivez pas la règle d’or, ou l’éthique de réciprocité je devrais dire maintenant, c’est pour ça que je vous ai renvoyé votre « Autant commencer par aller tout de go chez le docteur-de-la-tête passer quelques tests, se faire dresser un diagnostic » avec plus de finesse puisque vous me prenez pour un con, au moins j’ai fait en sorte de ne pas vous prendre de haut, car je n’aime pas qu’on me le fasse.

    Je ne suis qu’un petit moralisateur a coté de vous.

    Alors comme ferez vous pour vous admettre a vous meme que je ne suis qu’une petit juge de marginaux, bien moins moralisateur que vous et votre réacosphère qui savent systématiquement imposer ses petites idées mises de coté par la sélection naturelle.

    J’ai remarqué ça aussi, la capacité a vouloir inverser les roles, mais bon c’est assez logique quand on est complexé par sa marginalisation.
    Vous ne vous reconnaitrez peut etre pas dans cette description, mais sachez que mon jugement est a mon avis bien plus objectif que le votre.

  12. Eh bien, il y en a un qui peut se targuer d’avoir eu son quart d’heure de gloire. Après une longue carrière de commentateur sur Fdesouche, ILYS, Woland et d’autres blogs, carrière qui n’a pas abouti à beaucoup de réponses, il était temps… Un petit billet ici exclusivement consacré à soi, c’est la classe.

    J’ai déjà parlé de Breivik sur le Moisi Blog (F+ pour les intimes), pas la peine de me répéter ici…
    Au sujet de notre ami Grodion, son histoire me rappelle un propos de Xavier Raufer, le criminologue. Celui-ci relevait que l’islamisme était devenu un danger très mineur, très relativisable. Les jeunes arabes, dans leur majorité, n’y croient pas ou plus, ils s’en moquent un peu. Après la mort de Ben Laden, certains croyaient que ce serait l’apocalypse, des attentats de partout, le monde musulman en ébullition…? Eh bien non, il ne s’est rien passé, rien. Ceux qui avaient des otages ont préféré les négocier que les sacrifier à Allah en signe de vengeance (ce qu’auraient fait de vrais islamistes convaincus).
    Ici c’est pareil. La réacosphère ne doit pas attirer beaucoup d’islamistes, peut-être même aucun. Fdesouche oui, ILYS non. Ce que nous y écrivons est trop précis pour le gros grain de leur cerveau. D’où la conclusion suivante : ILYS attire des individus particuliers, avec leurs désirs et leurs visions du monde propre, des individus dont la particularité est relativement prononcée, tandis que Fdesouche attire des masses de gens et par extension des phénomènes ou des tendances de société dans lesquelles les individus comptent assez peu. Grodion représente essentiellement Grodion, alors que le type de chez Forzane Allissa ou du MJS qui crache sur Fdesouche représente une certaine tendance ou un certain phénomène social derrière lequel lui-même passe au second plan.

    (Je voulais laisser un commentaire lyrique et fleuri, mais en fait non. Commencer par parler de l’Indien et finir sur de la quasi-sociologie, ce doit être Rousseau qui me monte à la tête. ‘foiré de Jean-Jacques.)

      • C’est quoi ces ragots…je rêve là. Grödion n’est pas Arabe !! Quelle insulte ! Il est Albanais par sa mère et Espagnol par son père. OK, les Espingouins ont du sang moricaud dans les veines mais ce n’est pas une raison. Donc Grödion est Albanais (j’ai renié mon père quand il m’a écarté de l’héritage), mettez-vous dans le crâne.

        Sinon pour l’Indien. Je suis surpris, monsieur l’Indien vous dîtes que…hum…non, j’y arriverai pas. Il me fait trop peur.

  13. On peut pas vraiment dire que j’ai trainé sur ilys, puis sur fds j’ai pas tenu plus de 5 commentaires, et puis ici tu parles d’une gloire.

    Après tout le reste c’était pas franchement utile de chercher a comprendre, y’a des sites naturellement plus axés sur un cercle restreint que d’autres
    et entre nous c’était pas la peine de se casser la tete a écrire tout ça, il suffisait juste de mettre un lien vers ton site ou ton article et puis s’en était réglé.
    Effectivement la réacosphère c’est tellement fin qu’on a du mal a voir les intentions cachées derrières les lignes subtiles.

    C’est toi le gros grain

    • « sur ilys, puis sur fds j’ai pas tenu plus de 5 commentaires, et puis ici tu parles d’une gloire »

      Regardez cet horrible mépris qui vous défigure !
      Pour la troisième fois je vous le dis : vous n’avez pas honte ? Prêchi-prêcher ainsi l’ouverture à l’autre et la générosité comme vous faites, et parler si mal de la seule personne qui daigne se pencher sur votre cas avec mansuétude, – et vous répondre sur chaque point, en son âme et conscience !

      Voilà comme nous sommes payés lorsque nous nourrissons les rats et les chiens galeux : ils nous mordent à la main. Et pour quelle raison, me demanderont les plus jeunes et les plus naïfs ? Tout simplement parce qu’ils s’estiment si peu eux-mêmes que toute personne leur témoignant de l’attention leur semble folle, ou avoir du temps à perdre.

      Si la personne qui leur témoigne de l’attention est objectivement – et de beaucoup – meilleure qu’eux, alors c’est pire encore : il leur semblera qu’elle prostitue son talent et sa bonté supérieurs, qu’elle souille ceux-ci en les livrant ainsi aux chiens et aux rats qu’ils sont – ce qui par-dessus le marché leur confèrera un sentiment de légitimité dans leur mépris – du fait de leur morale faussée (de rats et de chiens).

      « Ce qui est rare est cher », pense l’Indien.
      Or celui aux yeux de qui la seule bonté chère est la bonté qui se fait rare, ne mérite conséquemment que d’être traité mal et régulièrement bastonné.
      Une telle mentalité est le parangon-même de ce que les nobles de jadis ont défini comme étant la mentalité d’esclave.

    • « Après tout le reste c’était pas franchement utile de chercher a comprendre, y’a des sites naturellement plus axés sur un cercle restreint que d’autres
      et entre nous c’était pas la peine de se casser la tete a écrire tout ça, il suffisait juste de mettre un lien vers ton site ou ton article et puis s’en était réglé. »

      « C’est toi le gros grain »

      Vous êtes insultant envers Lanternier. Non seulement vous le tutoyez mais vous vous permettez de lui dire ce qu’il a à faire, alors qu’ici moi seule décide de qui peut dire ou faire quoi que ce soit.

      Oui, vous êtes grossier. Alors que personne, que je sache, ne s’est montré jusqu’à présent aussi grossier que cela avec vous. Faute de style, sur faute de style !

      A vrai dire, vous êtes une synthèse, l’Indien. Et vous êtes si bête que votre dangerosité est nulle. C’est pour cela – et rien d’autre – que nous autres vous aimons. :)

      Comprenez que si je vous accorde de vous répandre ainsi, c’est parce que d’une manière ou d’une autre vous m’êtes utile. Utile au développement de ma pensée. Mais en d’autres temps votre premier commentaire, pourtant légèrement plus courtois encore que ce dernier-là, ne serait jamais passé ici.

      Seulement je veux montrer ce que c’est que l’abjection à mes lecteurs, et vous m’y aidez beaucoup.

  14. « Alors bon avoir sur soi une telle série de paragraphe toujours prete a sortir »

    Vous écrire ce que vous venez de lire m’a demandé du temps et de l’effort. Ma réponse n’a rien d’automatique, voyez-vous. Je ne récite aucune leçon : tout vient de moi.
    Manifestement il vous en a fallu moins pour me répondre : cela ne vous a pas pris beaucoup de temps. J’y vois là chez vous le signe d’un comportement très automatique. En somme vous pratiquez à mon égard des accusations mimétiques : vous me reprochez aveuglément ce dont vous êtes effectivement coupable, c’est-à-dire encore une fois la grégarité et le manque de souci de l’autre. – En l’occurrence, votre ‘autre’, c’est moi. Il vous faut faire avec cela. Vous ne pouvez pas, et venir m’agresser, et ne pas prendre en compte ma défense.

    Car voilà, toujours pas le moindre mea culpa en vue de votre côté, alors que je vous ai montré que vous vous étiez trompé sur les deux points les plus important, à savoir que 1 – je ne m’adressais pas à un ennemi politique en écrivant cet article Catharsis, 2 – je suis capable de réagir sans haine à un discours réellement opposé au mien (pour ne pas dire auto-déclaré ennemi du mien) comme le vôtre, puis qu’en vérité je vous ai sacrifié aujourd’hui beaucoup de mon temps et de mon énergie (les deux choses étant ce que je possède au monde de plus précieux).

    C’est-à-dire que lorsque vous dite,

    « malgré le fait que vous n’arrivez pas a retenir quelques remarques de mépris un peu facile »

    vous vous montrez littéralement monstrueux d’hypocrisie, vu que de nous deux c’est moi qui ai le plus accordé de ma patience à « l’autre » (que vous représentez en l’occurrence pour moi). J’aurais pu vous censurer pour ne pas avoir à passer par le long exercice de justification auquel vous me forcez à me soumettre (je ne sais plus qui a dit, » se justifier c’est déjà s’excuser » – c’est si vrai!). Je ne l’ai pas fait. Si vous ne me montrez aucune gratitude pour cela, alors à quoi bon ? Vous donnez raison par votre attitude à ceux qui m’auraient plutôt conseillé de ne pas laisser passer votre commentaire, ou de ne vous répondre.

    Le mépris, Dieu m’est témoin (ainsi que mes lecteurs) qu’il est à 98% de votre côté ! Je n’ai qu’une chose à vous dire : balayez devant votre porte. Occupez-vous en premier lieu de la poutre que vous avez dans l’œil !

    « Alors oui je suis moralisateur, mais pas plus que vous »

    Vous n’avez encore une fois rien compris du tout ! – Vous êtes littéralement un cochon à qui je donne de la confiture. Car je SUIS effectivement une moraliste. Je me déclare telle, et fièrement ! Comment avez-vous pu passer à côté de ça ?

    Et comment espérez-vous me vexer en m’accusant de moraliste, étant donné que je me réclame effectivement d’un tel statut ! – Et comment, donc, pouvez-vous croire que c’est chez vous c’est le moraliste que je condamne – alors que toute mon accusation porte au contraire sur le caractère vicié et décadent, sur la fausseté votre morale ? J’aime la morale, DONC je vous critique – en tant que mauvais moraliste. See ?

    _Voyez, partout ailleurs dans le monde réac on vous aurait traité de « sale moraliste » avec dédain, (XP d’Ilys, notamment, qui les déteste) or ce n’est absolument pas le cas ici. Mais vous n’avez pas su me lire car vous êtes victime de vos réflexes conditionnés. – Comment dès-lors pouvez-vous reprocher décemment à autrui de « réciter sa leçon » ? C’est là ce que vous faites de façon tellement flagrante ! – Sinon après avoir lu cela de moi :

    « C’est donc alors que le moraliste que vous jouez à être ne connait rien en vérité de ce pan sacré-là de la philosophie qu’est la Morale. Or voyez, dans mon infinie mansuétude, je suis prête à vous l’enseigner. »

    Vous n’auriez pas osé me répondre ceci :

    « Je ne suis qu’un petit moralisateur a coté de vous. […] bien moins moralisateur que vous et votre réacosphère »

    ***

    « seulement j’essaye de placer ma morale en fonction d’une logique scientifique »

    Pardon ? – De logique vous n’avez guère. Et vous êtes un très piètre rhéteur, aussi. Où se loge-t-elle votre ‘scientificité’ – vous vous vantez, mon ami !

    « contrairement a vous qui critiquez négativement une idéologie pour la simple raison qu’elle est majoritaire »

    Non, je vous critique vous, en critiquant vos procédés communicationnels, qui sont justement les témoins du mode pensée qu’en tant que chrétienne je réprouve : le mode de pensée des pharisiens des Evangiles, qui se croyaient tellement du côté du « Bien » qu’ils crucifièrent le Christ, – du fait que Celui-ci prétendait partager les mêmes valeurs humaines qu’eux, et cependant pas en tirer la même éthique de vie, – du fait qu’Il ne leur reprochait pas d’avoir ‘tort’ (comme vous-même vous contentez binairement de me reprocher d’avoir tort), mais d’être indignes eux-mêmes de leurs propres préceptes, – ce qui était à Ses yeux le plus grave des crimes moraux. – et qui l’est à mes yeux aussi.

    J’use de démonstrations logiques, je fonctionne par induction et déduction – je vous prouve que mon discours est cohérent, et le vôtre incohérent : en voilà justement de la logique scientifique et de l’objectivité ! En n’admettant pas la justesse de mes équations, c’est vous, encore une fois, qui vous montrez indigne des valeurs – logique et objectivité – que vous-même vous prônez. See ?

    ****

    « vous ne vous marginalisez pas de votre plein gré, c’est vos idées qui sont arriérées, vous parlez d’évangile quand il est question de morale, donc vous etes décalée »

    Pardon ? Vous êtes ici chez moi, et vous parlez à une chrétienne, c’est donc vous qui êtes en décalage. Ma vision à moi de la morale est chrétienne. Il me semble même que je la défende bien. Que cela vous plaise ou non, c’est ma foi, mon credo. Me condamneriez-vous pour cela ? Vous n’avez pas honte ?

    Vous me dites qu’être chrétien est dépassé… en premier lieu au nom de qui et de quoi pouvez-vous affirmer ça ? C’est-là une conception tellement subjective ! Tellement contingente, surtout, à votre petit milieu, – car il n’y a que dans des cercles très restreints que vous pourrez faire le consensus autour d’un tel présupposé. – Tellement contingente à l’idée que vous vous faites de l’esprit du Siècle, aussi, et des modes intellectuelles supposée de notre époque et de l’importance des modes ! Je me répète : vous n’avez pas honte ?!

    Je pourrais mourir en le nom de cette foi, vous savez. Et cependant jamais je ne fustigerais l’athéisme (que j’ai en grande estime) comme vous-même crachez dessus ce en quoi je crois.

    ****

    « Alors comme ferez vous pour vous admettre a vous meme que je ne suis qu’une petit juge de marginaux »

    Euh… où est-il le problème, là-dedans? je ne comprends pas.

    « J’ai remarqué ça aussi, la capacité a vouloir inverser les roles, mais bon c’est assez logique quand on est complexé par sa marginalisation. »

    Je ne suis nullement complexée par ma marginalité. Elle me convient très bien. La joie de tout honnête homme devrait consister à passer au yeux de ses contemporains pour une exception, non ?

    « votre réacosphère qui savent systématiquement imposer ses petites idées mises de coté par la sélection naturelle. »

    Vous croyez réellement que j’aimerais être du côté des « forts » et des « puissants », or il n’y a rien de plus faux. Vous m’identifiez encore une fois à certains autres auteurs dits-‘réacs’ du web, alors que je vous ai dit de ne pas le faire. Et, savez-vous, vous auriez dû m’écouter. Car plus que jamais, vous me parlez comme si j’étais une autre, donc vous êtes complètement à côté de la plaque.

    Je vais vous dire de quel côté je suis : je suis du côté du Droit qui dépasse la pauvre justice humaine et ses lois qu’on contourne et qu’on trahit. Je suis du côté du sacrifice utile et sans regret de celui/celle qui se sait dans son droit et avance dans la vie sans besoin de rétribution sociale, ni reconnaissance humaine. Et voilà pourquoi précisément à mes yeux le Christianisme ne peut se démoder. Car le christianisme est le plus fort, paradoxalement, lorsqu’il est défendu par une minorité courageuse contre une majorité incrédule. Il s’affaiblit quand il devient un dogme que les moutons croient pouvoir suivre en demeurant des moutons. Le christianisme est une religion d’une telle exigence, en fait, que je suis pour que seuls ceux qui sont faits pour lui viennent à lui et qu’on en laisse à distance les faibles en esprit, en mérite et en courage.

    Ce que vous ignorez sur la sélection naturelle, c’est qu’elle n’a jamais fonctionné de façon démocratique, en donnant raison à la majorité. Bien au contraire, lorsqu’il y a eu, dans l’histoire de la vie sur terre, brusque évolution des espèces, mutation à grande échelle – ce qui n’est techniquement pas arrivé depuis très longtemps à l’espèce humaine -, cela a toujours été le fait de cataclysmes imprévisibles, de longues périodes d’adversité tragiques, d’extinctions de masse (voyez plutôt la théorie dite du « cygne noir » de Nassim Nicholas Taleb), au travers du « filet » desquelles seule une minorité d’individus « différents » a pu survivre. Cela est très facile à démontrer en ce qui concerne les épidémies fatales : quelque soit la virulence et la transmissibilité d’un virus, il y a toujours parmi les populations qui en sont victimes des individus différents génétiquement capables de leur résister. Ce ne sont pas forcément les plus forts ni les meilleurs à tous points de vue, mais l’expérience montre qu’étant donné que seuls leur descendants survivent, à partir du cataclysme, l’espèce entière dont ils se trouvaient être les derniers représentants adopte par la suite, et leur immunité génétique audit virus, et tout le restant de leurs caractéristiques physiques communes. C’est à ça qu’est donc utile initialement la diversité génétique dans la nature (et ce pourquoi l’eugénisme à grande échelle est un vrai danger) : parce que le gène qui un jour fera de tel individu un handicapé, le lendemain sera peut-être susceptible de sauver l’espèce.

    Pourquoi cela fait-il si longtemps, me demanderez-vous, que l’espèce humaine n’évolue quasi-plus ? C’est tout simple : elle devenue pratiquement stable depuis qu’elle sait se défendre contre la plupart des aléas de la nature, et à mesure que tous les groupes humains génétiquement isolés ont progressivement été éliminés par le brassage des populations. :)

    See ?

    Moralité : j’aime les marginaux depuis toujours, car tous les êtres que je préfère (génies, précurseurs, cas particuliers, originaux, handicapés de la vie, albatros baudelairiens aux ailes trop grandes qui les empêchent de marcher), en sont. Vous me dites que je suis des leurs ? C’est trop d’honneur, mais je vous en remercie.

    *****

    « Mais objectivement…vous ne suivez pas la règle d’or, ou l’éthique de réciprocité je devrais dire maintenant »

    Effectivement. Je suis actuellement beaucoup plus généreuse avec vous que l’inverse. ^^

    [Je ne pense pas avoir témoigné à votre égard un mépris à l’égard de vos dire qui équivaille à celui contenu dans cette introduction-vôtre : « C’était épuisant de « re »lire ce préchi précha, je traine sur les blogs réac depuis un certain temps et je peux vous dire que j’en ai lu des envolées telles que la votre ». Car, mon vieux, si vous teniez en si peu d’estime tout ce que j’avais à vous dire, il ne fallait tout simplement pas venir me parler. Vous ne pouvez pas m’imposer votre présence – chez moi, qui plus est ! – sans que je ne m’arroge le droit de vous imposer la mienne en retour ! Vous n’êtes pas mon professeur, et ne jouissez d’aucune autorité sur ma personne. En revanche, du fait de ma supériorité intellectuelle que vous notez vous-même, dans un monde juste, qui ne marcherait pas sur la tête, je devrais être votre maître et avoir les moyens de vous châtier pour votre arrogance à mon égard. Cela étant et comme nous ne vivons pas dans un monde juste, je vous accorde davantage de chances que je ne devrais de vous racheter à mes yeux. Ce au lieu de quoi vous continuez à chercher le conflit brutal, à me heurter méchamment, et donc à vous enfoncer aux yeux du (de mon) Très-Haut.]

    « c’est pour ça que je vous ai renvoyé votre « Autant commencer par aller tout de go chez le docteur-de-la-tête passer quelques tests, se faire dresser un diagnostic » »

    Quand m’avez-vous renvoyé ça ? Où ça ? Vous ne m’avez rien renvoyé de tout ça, mon bon. Vous avez dû oublier. Et à présent vous fantasmez.

    « mais sachez que mon jugement est a mon avis bien plus objectif que le votre. »

    Pourquoi, comment, de quel droit, cette affirmation bouffonne de cour de récré ? Encore une fois il ne suffit pas d’affirmer les choses pour les démontrer.

    Bien à vous.

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