Le plus beau des métiers : moraliste… (Raiponce à l’Indien)

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Ci-devant, l’intervention de l’auto-proclamé « Indien » sur mon précédent article Catharsis :

L’indien :

C’est surtout les commentaires qui m’ont fait réagir, l’article en lui meme est le copié collé typique de l’article réac. faussement subversif, provocateur, et donc pas du tout anti conformiste.

Je me suis permis de parler a vous tous d’un coup car vous me sembliez bien tous unis dans la meme démarche.
Ce qui me parait bien plus évident que votre « il y’en a » très vague qui démarre votre article.
Toujours ce dégoût des autres chez le réac,comme quoi ce n’est pas les étrangers qui vous dérangent mais bien tout ceux qui ne pensent pas comme vous.
Meme avec une france blanche et uniforme vous trouveriez le moyen de vouloir continuer a entasser certains dans des trains direction la frontière.

Alors bon je me trompe peut etre en disant tout ça, que vous nierez vouloir déplacer les genres tout ça, malgré le fait que la définition de réactionaire et conservateur est très clair, chacun a sa place.
Mais vous vous trompez a mon sujet moi aussi, je ne suis pas un gauchiste.

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Raiponce sort de sa tour d’ivoire et – à contre cœur – ramasse ses tresses pour se charger du malotru :

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Cher l’Indien,

Le « il y en a » supposément très vague que vous évoquez renvoie en réalité à cet article auquel j’ai emprunté son intitulé (c’était un clin d’œil ‘interne’) :

« Toujours ce dégoût des autres chez le réac,comme quoi ce n’est pas les étrangers qui vous dérangent mais bien tout ceux qui ne pensent pas comme vous. »

Pas de bol pour vous, en l’occurrence l’auteur du billet qui a inspiré le mien est un autre réac, avec qui je suis parfois en désaccord, et parfois en accord. Et non « quelqu’un qui ne pense pas comme moi ». Quoi qu’il en soit, de toute façon, je le respecte beaucoup : c’est l’un des rares autres blogueurs que je lise régulièrement et exhaustivement (sinon le seul).

« Meme avec une france blanche et uniforme vous trouveriez le moyen de vouloir continuer a entasser certains dans des trains direction la frontière. »

M’enfin, jamais je n’ai désiré entasser mon camarade blogueur, – même lorsque j’ai été en désaccord avec lui, lol – dans un train en direction de la frontière ! Vous êtes taré ou quoi ? C’est la controverse qui vous fait si peur ? Moi en revanche, elle ne m’effraie pas, vu que précisément c’est elle que je recherche – pour alimenter mon blog. Nous n’avons définitivement pas les mêmes valeurs !

[Nota bene : majuscule, à France ! C’est un nom propre et votre mère-patrie.]

[Second nota bene : j’espère que vous comprenez à quel point dès lors vous pouvez aller rhabiller votre a priori minable selon lequel il y aurait consensus et unité de style entre tous les blogues réacs. Vous êtes l’homme du ressentiment nietzschéen, l’Indien. – C’est vous le méprisant en l’occurrence, le gonflé d’amertume, le rance, le dés-aimant. Ce petit détail – qui veut dire beaucoup pour moi – fait de vous paradoxalement l’antithèse absolue de ce que le pseudo que vous vous êtes choisi tente de laisser entendre que vous soyiez. – C’est-à-dire un genre de Rousseau-iste, un naïf, un homme simple et bon, un enfant de la nature. (Laissez-moi rire!)]

Personnellement, pour que j’entame une controverse avec une personne, il faut pour cela que j’éprouve l’envie de lui consacrer mon temps et mon attention. [Bon, en l’occurrence, c’est un peu l’exception qui confirme la règle, je n’éprouve aucun désir de vous consacrer mon temps et mon énergie – mais disons que m’y efforce quand même, pour l’édification des masses.] Vérifiez donc ! « Raiponce » ne « raipond » jamais, en règle générale, qu’à d’autres articles/personnalité affiliés audit « monde réac » – et toujours avant toute chose parce qu’ils ont eu l’heur de réveiller mon esprit critique – ce qui est déjà un bon point à leur actif.
Jamais je ne fais la guerre aux gauchistes, et pour cause : il y a plus de diversité de pensée au sein de la réaction-même (et les ‘réactions’ des réacs à mes provocations sont justement bien plus intéressante, aussi), qu’il n’y en a dans tous le restant du panel politique (UMPS). – La blogosphère non-réac étant essentiellement composée de groupuscules d’individus grégaires agglutinés autour de leurs lobbys-fétiches, dont l’occupation principale consiste à se rassurer les uns les autres sur leur absence de différent intellectuel réciproque, en échangeant des politesses.

Vous autres, soit-disant partisans de la diversité (ethnique), l’êtes paradoxalement au détriment de la diversité intellectuelle… de la diversité des idées.

Cependant, voyez, je tiens personnellement en telle estime les individus capables d’élaborer une pensée originale et qui leur soit propre, que, paradoxalement, si mon interlocuteur réussit à me séduire par son érudition, le grand style de sa plume ou la virtuosité de sa faconde, dès lors sa couleur de peau et son origine ethnique cessent totalement de faire barrage à nos échanges – bien au contraire dirais-je même (croyez-vous d’ailleurs que celles-ci soient ‘visibles’, ici, derrière nos pseudos, sur le net?) :  car alors il devient mon frère humain, mon ‘prochain’ au sens biblique.

Ce que j’avance-là, vous pouvez le vérifier en lisant mes articles précédents où il est question d’un certain ‘Grodion’. Lorsque j’ai appris que ce dernier était en réalité un arabe prénommé Hafid, et qu’il m’a eu expliqué (au téléphone, d’abord) pour quelles raison il en était venu par le passé à intervenir dans la réacosphère en se faisant passer pour un musulman intégriste disposé à tous nous occire… eh bien, parce qu’il avait tout de même réussi auparavant à gagner mon estime, de par son intelligence, son brio et sa sensibilité, je ne l’ai pas rejeté pour autant ! Je suis d’ailleurs à l’heure actuelle encore en contact avec lui sur Facebook.

Vous, en revanche, vous pourriez bien être mon cousin germain ou mon frère, pour autant jamais je crois vous n’obtiendriez de ma part un traitement de faveur comparable. Car vous êtes dépourvu, et d’esprit, et de cœur. Vous venez pour blesser et non pour discuter. Je vous montre vos erreurs, et cela n’induit pas même une minute de silence, pas même le moindre doute de votre côté, la moindre pudeur, le moindre mea culpa… – Non, vous êtes bien trop à l’aise dans vos certitudes pour faire un pas de côté, ainsi pénétré que vous êtes du sentiment de devoir accompli que vous procure la croisade imaginaire que vous menez contre moi ! En cela vous ressemblez à Don-Quichotte : vous me prenez pour un dragon, et je ne suis qu’un moulin à vent… un bon moulin qui mout le froment de l’actualité, des livres et des siècles qui nous contemplent, pour le synthétiser en nourritures philosophiques.

Vous, êtes persuadé d’être du côté de la justice et du bon-droit.
Vous, vous présentez comme le gentil Indien venu affronter les méchants cowboys. Cependant les indiens dans votre genre sont loin d’être en minorité, dans le monde où nous vivons. Réfléchissez-y, ils sont même les hérauts de la pensée dominante actuelle… Tandis que nous autres, les supposés Cow-boys méchants, craignons la cruauté des vôtres, dans la mesure où c’est à peine si vous nous considérez comme des êtres humains, – dans la mesure où c’est à peine si vous nous jugez dignes de bénéficier de vos fameux Droits de l’Homme !

Nous autres, et c’était le message profond de cet article – que vous n’avez pas cherché une seule seconde à percer -, ne nous considérons malgré tout pas comme des « gentils ». Nous autres sommes d’accord avec vous en ce qui concerne notre profonde indignité morale, et la vacuité de nos existences. Nous autres, sommes des chrétiens, – et c’est pourquoi précisément admettons sans mal n’être que de pauvres pécheurs…

Mais contrairement à ce que vous supposez, je ne tire personnellement aucune gloire de cet état de fait. Au contraire, une telle lucidité est forcément cuisante pour l’âme : j’en souffre. Sachez ainsi que l’aiguillon contenu dans ce sentiment aigu de mon indignité originelle ne m’a jamais pour autant découragée de travailler à devenir meilleure, mais qu’au contraire il m’y a toujours encouragé. – C’est là tout simplement le message véritable des évangiles : qui nous incitent à l’humilité en vue de nous donner le goût du surpassement de soi et du sacrifice.

Ce que j’avoue, dans ce texte, c’est la réalité évidente de ma proximité intellectuelle et sensible avec un certain type de monstres. [Quoi que vous en pensiez, j’ai bel et bien passé dix ans de ma jeune vie aux côtés d’un individu particulièrement peu aimant et manipulateur – à qui, morale de l’histoire, j’ai un peu appris l’amour et qui lui m’a appris le reste.] Croyez-vous qu’un tel aveu soit chose aisée ? Ou croyez-vous plutôt qu’une telle auto-accusation, avec tout ce qu’elle porte d’infamant et de définitif, soit techniquement impossible et cache forcément une infamante fierté secrète ?

En vérité, cette boursoufflure narcissique qui vous permet de vous percevoir vous-même comme un saint en comparaison de moi, et de venir chez moi vous faire passer pour tel… – et cela sans rougir, sans la moindre nausée… – moi qui ai sans aucun doute bien plus souffert que vous, et avec davantage de dignité, ces dix années passée, que jamais vous-même ne souffrirez de toute votre vie… Cette boursoufflure narcissique, ce rictus auto-satisfait que vous arborez malgré un manque d’empathie flagrant à mon égard, et pour ainsi dire autistique… – c’est elle en vérité qui fait de vous un Incrédule, c’est elle qui vous fait paraître surhumain mon témoignage d’humilité !

Incrédule, car vous ne croyez tout simplement pas qu’on puisse continuer de lutter pour se tenir droit et agir avec justice, tout en ayant abandonné toute prétention à l’exemplarité morale.
Car vous ne croyez pas qu’on puisse trouver la force de se battre encore pour son bon-droit lorsqu’on a admis par ailleurs n’être pas en mesure de prouver au monde être ontologiquement supérieur (moralement parlant) au dernier des assassins.
Vous croyez que la découverte effrayante de la profonde a-moralité de ma nature (comme l’est toute nature en général), devrait faire de moi un être immoral… est-ce donc que vous-même n’êtes un être moral qu’au prix du mépris de la vérité profonde de votre être ?

C’est donc alors que le moraliste que vous jouez à être ne connait rien en vérité de ce pan sacré-là de la philosophie qu’est la Morale. Or voyez, dans mon infinie mansuétude, je suis – justement à cause de votre prétention – prête à vous l’enseigner.

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« Alors bon je me trompe peut etre en disant tout ça, […] »

« Peut-être », oui ! *Euphémisme*

[Mais tout de même, je dois vous accordez une chose : faute d’arguments, de sens de l’humour et de don pour la lecture, vous possédez de l’imagination!]

« […] que vous nierez vouloir déplacer les genres tout ça »

Désolée, je comprends pas ce que vous cherchez à dire, là. Vraiment.
« et tout ça » est une formule inepte : non seulement vous n’êtes pas dans ma tête (j’espère ce coup-ci vous l’avoir tout de même fait sentir), mais je ne suis pas dans la vôtre non plus !

« malgré le fait que la définition de réactionaire et conservateur est très clair »

Ha bon ?

Vous en possédez une définition claire, vous ? Ca m’intéresse. Je vous écoute.

On va rire.

« chacun a sa place »

Vous voyez bien que non !
Il y a des exceptions, comme le moment-présent de ma Raiponce, qui montrent bien que derrière les barricades apparentes, et par-delà les clivages politiques, il y a aussi des êtres humains valables, qui sont prêts à tendre une main secourable à leur prochain !

Non, le monde n’est pas « que » politique ! – en fait.
Le final de mon article « Catharsis » était foncièrement ironique, – car il sous-entendait cela.

« Autant commencer par aller tout de go chez le docteur-de-la-tête passer quelques tests, se faire dresser un diagnostic – comme d’autres se font dresser leur thème astral – et puis seulement après, aller voter ; en suivant la consigne du praticien. Non ? »

Non ! Bien sûr que non !

Allons… une telle position est tellement profondément indéfendable ! L’affirmer, c’est déjà l’infirmer. Je pensais que tout le monde aurait compris.

****

« Mais vous vous trompez a mon sujet moi aussi, je ne suis pas un gauchiste. »

Ah oui ? En tout les cas vous m’avez tout l’air d’une sorte de ‘vigilant’. Un anti-fa en quête de « méchants » à dénoncer. J’attends encore que vous me démontriez le contraire.

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6 réflexions sur “Le plus beau des métiers : moraliste… (Raiponce à l’Indien)

  1. vous ne doutez de rien vous, quelle arrogance et quel manque d’humilité.

    j’en remet une couche ici pour la peine.

    C’était épuisant de « re »lire ce préchi précha, je traine sur les blogs réac depuis un certain temps et je peux vous dire que j’en ai lu des envolées telles que la votre sur l’avis que vous avez sur ce que vous appelez la masse, le moderne…cette vilaine pensée dominante qui vous amène souvent a mépriser la démocratie au risque de froisser l’identité de notre pays que vous chérissez tant (trop?).
    Alors bon avoir sur soi une telle série de paragraphe toujours prete a sortir pour moucher le premier moralisateur venu c’est pratique et c’est surtout un plaisir personnel, on sent bien que vous prenez votre pied a l’idée prouver votre supériorité spirituelle, malgré le fait que vous n’arrivez pas a retenir quelques remarques de mépris un peu facile.

    Alors pourquoi facile, tout simplement parceque en raieponce a mon commentaire qui jugeait quelques blagues faussement drôles et dissimulatrices d’idées moralement méprisable vous n’avez su que juger ma philosophie. mais comme vous ne me connaissez pas, vous m’avez rangé dans une de vos trop grandes boites qui vous permet de classer les gens.

    Alors oui je suis moralisateur, mais pas plus que vous, seulement j’essaye de placer ma morale en fonction d’une logique scientifique, contrairement a vous qui critiquez négativement une idéologie pour la simple raison qu’elle est majoritaire, alors d’accord il faut savoir etre subversif, mais il faut quand meme se fixer un minimum d’objectivité.

    Surtout que ce besoin systématique de se sentir différent, marginal, supérieur a la masse bêlante, me parait etre un comportement extrémiste qui s’apparente a besoin identitaire qui n’est pas satisfait ou pas assez prouvé aux yeux des autres.

    Je ne suis pas moralisateur au sens ou vous l’entendez, je pense qu’il y a une voie a suivre, mais qu’il faut etre capable de douter de tout et savoir garder des certitudes.
    Vous vous donnez le bon role, mais il ne faut pas se mentir, vous ne vous marginalisez pas de votre plein gré, c’est vos idées qui sont arriérées, vous parlez d’évangile quand il est question de morale, donc vous etes décalée, mais comme l’humain pour préserver sa santé mentale se satisfait souvent de sa condition, vous vous plaisez dans cette marginalisation, vous l’entretenez.
    Mais objectivement…vous ne suivez pas la règle d’or, ou l’éthique de réciprocité je devrais dire maintenant, c’est pour ça que je vous ai renvoyé votre « Autant commencer par aller tout de go chez le docteur-de-la-tête passer quelques tests, se faire dresser un diagnostic » avec plus de finesse puisque vous me prenez pour un con, au moins j’ai fait en sorte de ne pas vous prendre de haut, car je n’aime pas qu’on me le fasse.

    Je ne suis qu’un petit moralisateur a coté de vous.

    Alors comme ferez vous pour vous admettre a vous meme que je ne suis qu’une petit juge de marginaux, bien moins moralisateur que vous et votre réacosphère qui veut systématiquement imposer ses petites idées mises de coté par la sélection naturelle.

    J’ai remarqué ça aussi, la capacité a vouloir inverser les roles, mais bon c’est assez logique quand on est complexé par sa marginalisation.
    Vous ne vous reconnaitrez peut etre pas dans cette description, mais sachez que mon jugement est a mon avis bien plus objectif que le votre.

  2. Vous tenez un concept intéressant, je trouve.
    D’une part vous dites qu’il ne faut pas nier la morale et de l’autre vous fracasser les crânes moralistes!

    L’idée me plaît assez.

  3. Merci pour le copier-coller de votre commentaire, l’Indien. Cela me permet d’en faire autant pour ma réponse.

    [Je remarque cependant que vous semblez très fier de votre petit laïus… Il n’y a pas de quoi, pourtant. Si vous n’êtes pas capable de faire mieux que ça, vous auriez tout de même avantage à vous excuser au plus vite, parce sachez d’ors et déjà que je ne vais plus vous lâcher. Et qu’à la fin vous vous sentirez comme une merde.]

    ———————————————————————————————————-

    « Alors bon avoir sur soi une telle série de paragraphe toujours prete a sortir »

    Vous écrire ce que vous venez de lire m’a demandé du temps et de l’effort. Ma réponse n’a rien d’automatique, voyez-vous. Je ne récite aucune leçon : tout vient de moi.
    Manifestement il vous a fallu moins d’effort pour me répondre : cela ne vous a pas pris beaucoup de temps. J’y vois là chez vous le signe d’un comportement très automatique. En somme vous pratiquez à mon égard des accusations mimétiques : vous me reprochez aveuglément ce dont vous êtes effectivement coupable, c’est-à-dire encore une fois la grégarité et le manque de souci de l’autre. – En l’occurrence, votre ‘autre’, c’est moi. Il vous faut faire avec cela. Vous ne pouvez pas, et venir m’agresser, et ne pas prendre en compte ma défense.

    Car voilà, toujours pas le moindre mea culpa en vue de votre côté, alors que je vous ai montré que vous vous étiez trompé sur les deux points les plus important, à savoir que 1 – je ne m’adressais pas à un ennemi politique en écrivant cet article Catharsis, 2 – je suis capable de réagir sans haine à un discours réellement opposé au mien (pour ne pas dire auto-déclaré ennemi du mien) comme le vôtre, puis qu’en vérité je vous ai sacrifié aujourd’hui beaucoup de mon temps et de mon énergie (les deux choses étant ce que je possède au monde de plus précieux).

    C’est-à-dire que lorsque vous dites :

    « malgré le fait que vous n’arrivez pas a retenir quelques remarques de mépris un peu facile »

    vous vous montrez littéralement monstrueux d’hypocrisie, vu que de nous deux c’est moi qui ai le plus accordé de ma patience à « l’autre » (que vous représentez en l’occurrence pour moi). J’aurais pu vous censurer pour ne pas avoir à passer par le long exercice de justification auquel vous me forcez à me soumettre (je ne sais plus qui a dit, » se justifier c’est déjà s’excuser » – c’est si vrai!). Je ne l’ai pas fait. Si vous ne me témoignez aucune gratitude pour cela, alors à quoi bon ? Vous donnez raison par votre attitude à ceux qui m’auraient plutôt conseillé de ne pas laisser passer votre commentaire, ou de ne pas vous répondre.

    Le mépris, Dieu m’est témoin (ainsi que mes lecteurs) qu’il est à 98% de votre côté ! Je n’ai qu’une chose à vous dire : balayez devant votre porte. Occupez-vous en premier lieu de la poutre que vous avez dans l’œil !

    « Alors oui je suis moralisateur, mais pas plus que vous »

    Vous n’avez encore une fois rien compris du tout ! – Vous êtes littéralement un cochon à qui je donne de la confiture. Car je SUIS bien en vérité une moraliste. Et c’est avec fierté, en mon âme et conscience, que je me suis déclarée telle. Comment avez-vous pu passer à côté de ça ?

    Et comment espérez-vous me vexer en m’accusant de moralisme, étant donné que je me réclame effectivement d’un tel mode de pensée ! – Et comment, donc, pouvez-vous croire que chez vous c’est le moraliste que je condamne – alors que toute mon accusation porte au contraire sur le caractère vicié et décadent, sur la fausseté votre morale ? J’aime la morale, DONC je vous critique – en tant que mauvais moraliste. See ?

    Voyez, partout ailleurs dans le monde réac on vous aurait traité de « sale moraliste » avec dédain, (XP d’Ilys, notamment, les déteste) or ce n’est absolument pas le cas ici. Mais vous n’avez pas su voir la différence entre eux et moi car vous êtes victime de vos réflexes conditionnés. – Comment dès-lors pouvez-vous reprocher décemment à autrui de « réciter sa leçon » ? C’est là ce que vous faites de façon tellement flagrante !

    – Sinon après avoir lu cela de moi :

    « C’est donc alors que le moraliste que vous jouez à être ne connait rien en vérité de ce pan sacré-là de la philosophie qu’est la Morale. Or voyez, dans mon infinie mansuétude, je suis prête à vous l’enseigner. »

    Vous n’auriez pas osé me répondre ceci :

    « Je ne suis qu’un petit moralisateur a coté de vous. […] bien moins moralisateur que vous et votre réacosphère »

    ***

    « seulement j’essaye de placer ma morale en fonction d’une logique scientifique »

    Pardon ? – De logique vous n’avez guère. Et vous êtes un très piètre rhéteur, aussi. Où se loge-t-elle la ‘scientificité’ chez vous ? – vous vous vantez, mon ami !

    « contrairement a vous qui critiquez négativement une idéologie pour la simple raison qu’elle est majoritaire »

    Non, je vous critique vous, en critiquant vos procédés communicationnels, qui sont justement les témoins du mode de pensée qu’en tant que chrétienne je réprouve : le mode de pensée des pharisiens des Evangiles, qui se croyaient tellement du côté du « Bien » qu’ils crucifièrent le Christ, – du fait que Celui-ci prétendait partager les mêmes valeurs humaines qu’eux, et cependant pas en tirer la même éthique de vie, – du fait qu’Il ne leur reprochait pas d’avoir ‘tort’ (contrairement à vous qui vous contentez binairement de me reprocher d’avoir tort), mais d’être indignes eux-mêmes de leurs propres préceptes, – ce qui était à Ses yeux le plus grave des crimes moraux. – et qui l’est à mes yeux aussi.

    J’use de démonstrations logiques, je fonctionne par induction et déduction. – Je vous prouve que mon discours est cohérent et le vôtre incohérent – je ne me contente pas d’asséner de telles choses, sous forme de certitudes ! En voilà justement – je vous en donne ! – de la logique scientifique et de l’objectivité !
    En n’admettant pas la justesse de mes équations, c’est vous, encore une fois, qui vous montrez indigne des valeurs – logique et objectivité – que vous-même vous prônez. See ?

    ****

    « vous ne vous marginalisez pas de votre plein gré, c’est vos idées qui sont arriérées, vous parlez d’évangile quand il est question de morale, donc vous etes décalée »

    Pardon ? Vous êtes ici chez moi, et vous parlez à une chrétienne, c’est donc vous qui êtes en décalage. Ma vision à moi de la morale est chrétienne. Il me semble même que je la défende bien. Que cela vous plaise ou non, c’est ma foi, mon credo. Me condamneriez-vous pour cela ? Vous n’avez pas honte ?

    Vous me dites qu’être chrétien est dépassé… en premier lieu au nom de qui et de quoi pouvez-vous affirmer ça ? C’est-là une conception tellement subjective ! Tellement contingente, surtout, à votre petit milieu, – car il n’y a que dans des cercles très restreints que vous pourrez faire le consensus autour d’un tel présupposé. – Tellement contingente à l’idée que vous vous faites de l’esprit du Siècle, aussi, et des modes intellectuelles supposée de notre époque et de l’importance des modes ! Je me répète : vous n’avez pas honte ?!

    Je pourrais mourir en le nom de cette foi, vous savez. Et cependant jamais je ne fustigerais l’athéisme (que je tiens en grande estime) comme vous-même crachez dessus ce en quoi je crois.

    ****

    « Alors comme ferez vous pour vous admettre a vous meme que je ne suis qu’une petit juge de marginaux »

    Euh… où est-il le problème, là-dedans? je ne comprends pas.

    « J’ai remarqué ça aussi, la capacité a vouloir inverser les roles, mais bon c’est assez logique quand on est complexé par sa marginalisation. »

    Je ne suis nullement complexée par ma marginalité. Elle me convient très bien. La joie de tout honnête homme devrait consister à passer au yeux de ses contemporains pour une exception, non ?

    « votre réacosphère qui savent systématiquement imposer ses petites idées mises de coté par la sélection naturelle. »

    Vous croyez réellement que j’aimerais être du côté des « forts » et des « puissants », or il n’y a rien de plus faux. Vous m’identifiez encore une fois à certains autres auteurs dits-’réacs’ du web, alors que je vous ai dit de ne pas le faire. Et, savez-vous, vous auriez dû m’écouter. Car plus que jamais, vous me parlez comme si j’étais une autre, donc vous êtes complètement à côté de la plaque.

    Je vais vous dire de quel côté je suis : je suis du côté du Droit qui dépasse la pauvre justice humaine et ses lois qu’on contourne et qu’on trahit. Je suis du côté du sacrifice utile et sans regret de celui/celle qui se sait dans son droit et avance dans la vie sans besoin de rétribution sociale, ni de reconnaissance humaine. Et voilà pourquoi précisément à mes yeux le Christianisme ne peut se démoder. Car le christianisme est le plus fort, paradoxalement, lorsqu’il est défendu par une minorité courageuse contre une majorité incrédule. Il s’affaiblit quand il devient un dogme que les moutons croient pouvoir suivre en demeurant des moutons. Le christianisme est une religion d’une telle exigence, en fait, que je suis pour que seuls ceux qui sont faits pour lui viennent à lui et qu’on en laisse à distance les faibles en esprit, en mérite et en courage.

    Ce que vous ignorez sur la sélection naturelle, c’est qu’elle n’a jamais fonctionné de façon démocratique, en donnant raison à la majorité. Bien au contraire, lorsqu’il y a eu, dans l’histoire de la vie sur terre, brusque évolution des espèces, mutation à grande échelle – ce qui n’est techniquement pas arrivé depuis très longtemps à l’espèce humaine -, cela a toujours été le fait de cataclysmes imprévisibles, de longues périodes d’adversité tragiques, d’extinctions de masse (voyez plutôt la théorie dite du « cygne noir » de Nassim Nicholas Taleb), au travers du « filet » desquelles seule une minorité d’individus « différents » a pu survivre. Cela est très facile à démontrer en ce qui concerne les épidémies fatales : quelque soit la virulence et la transmissibilité d’un virus, il y a toujours parmi les populations qui en sont victimes des individus différents génétiquement capables de leur résister. Ce ne sont pas forcément les plus forts ni les meilleurs à tous points de vue, mais l’expérience montre qu’étant donné que seuls leur descendants survivent, à partir du cataclysme, l’espèce entière dont ils se trouvaient être les derniers représentants adopte par la suite, et leur immunité génétique audit virus, et tout le restant de leurs caractéristiques physiques communes. C’est à ça qu’est donc utile initialement la diversité génétique dans la nature (et ce pourquoi l’eugénisme à grande échelle est un vrai danger) : parce que le gène qui un jour fera de tel individu un handicapé, le lendemain sera peut-être susceptible de sauver l’espèce.

    Pourquoi cela fait-il si longtemps, me demanderez-vous, que l’espèce humaine n’évolue quasi-plus ? C’est tout simple : elle devenue pratiquement stable depuis qu’elle sait se défendre contre la plupart des aléas de la nature, et à mesure que tous les groupes humains génétiquement isolés ont progressivement été éliminés par le brassage des populations. :)

    See ?

    Moralité : j’aime les marginaux depuis toujours, car tous les êtres que je préfère (génies, précurseurs, cas particuliers, originaux, handicapés de la vie, albatros baudelairiens aux ailes trop grandes qui les empêchent de marcher), en sont. Vous me dites que je suis des leurs ? C’est trop d’honneur, mais je vous en remercie.

    *****

    « Mais objectivement…vous ne suivez pas la règle d’or, ou l’éthique de réciprocité je devrais dire maintenant »

    Effectivement. Je suis actuellement beaucoup plus généreuse avec vous que l’inverse. ^^

    [Je ne pense pas avoir témoigné un mépris à l’égard de vos dires qui équivaille à celui contenu dans cette introduction-vôtre : « C’était épuisant de « re »lire ce préchi précha, je traine sur les blogs réac depuis un certain temps et je peux vous dire que j’en ai lu des envolées telles que la votre ». Car, mon vieux, si vous teniez en si peu d’estime tout ce que j’avais à vous dire, il ne fallait tout simplement pas venir me parler. Vous ne pouvez pas m’imposer votre présence – chez moi, qui plus est ! – sans que je ne m’arroge le droit de vous imposer la mienne en retour ! Vous n’êtes pas mon professeur, et ne jouissez d’aucune autorité sur ma personne. En revanche, du fait de ma supériorité intellectuelle que vous notez vous-même, dans un monde juste, qui ne marcherait pas sur la tête, je devrais être votre maître et avoir les moyens de vous châtier pour votre arrogance à mon égard. Cela étant et comme nous ne vivons pas dans un monde juste, je vous accorde davantage de chances que je ne devrais de vous racheter à mes yeux. Ce au lieu de quoi vous continuez à chercher le conflit brutal, à me heurter méchamment, et donc à vous enfoncer aux yeux du (de mon) Très-Haut.]

    « c’est pour ça que je vous ai renvoyé votre « Autant commencer par aller tout de go chez le docteur-de-la-tête passer quelques tests, se faire dresser un diagnostic » »

    Quand m’avez-vous renvoyé ça ? Où ça ? Vous ne m’avez rien renvoyé u tout, mon bon. Vous avez dû oublier. Et à présent vous fantasmez.

    « mais sachez que mon jugement est a mon avis bien plus objectif que le votre. »

    Pourquoi, comment, de quel droit, cette affirmation bouffonne de cour de récré ? Encore une fois il ne suffit pas d’affirmer les choses pour les démontrer.

    Bien à vous.

  4. Voyez dans quels termes l’Indien ose s’adresser à Lanternier et à moi :

    « On peut pas vraiment dire que j’ai trainé sur ilys, puis sur fds j’ai pas tenu plus de 5 commentaires, et puis ici tu parles d’une gloire.

    Après tout le reste c’était pas franchement utile de chercher a comprendre, y’a des sites naturellement plus axés sur un cercle restreint que d’autres
    et entre nous c’était pas la peine de se casser la tete a écrire tout ça, il suffisait juste de mettre un lien vers ton site ou ton article et puis s’en était réglé.
    Effectivement la réacosphère c’est tellement fin qu’on a du mal a voir les intentions cachées derrières les lignes subtiles.

    C’est toi le gros grain »

    Phénoménal d’abjection, n’est-ce pas ?

    ——————————————————————-

    Ma réponse (car nous continuerons de le traquer jusque dans les chiottes) :

    « sur ilys, puis sur fds j’ai pas tenu plus de 5 commentaires, et puis ici tu parles d’une gloire »

    Regardez cet horrible mépris qui vous défigure !
    Pour la troisième fois je vous le dis : vous n’avez pas honte ? Prêchi-prêcher ainsi l’ouverture à l’autre et la générosité comme vous faites, et parler si mal de la seule personne qui daigne se pencher sur votre cas avec mansuétude, – et vous répondre sur chaque point, en son âme et conscience !

    Voilà comme nous sommes payés lorsque nous nourrissons les rats et les chiens galeux : ils nous mordent à la main. Et pour quelle raison, me demanderont les plus jeunes et les plus naïfs ? Tout simplement parce qu’ils s’estiment si peu eux-mêmes que toute personne leur témoignant de l’attention leur semble folle, ou avoir du temps à perdre.

    Si la personne qui leur témoigne de l’attention est objectivement – et de beaucoup – meilleure qu’eux, alors c’est pire encore : il leur semblera qu’elle prostitue son talent et sa bonté supérieurs, qu’elle souille ceux-ci en les livrant ainsi aux chiens et aux rats qu’ils sont – ce qui par-dessus le marché leur confèrera un sentiment de légitimité dans leur mépris – du fait de leur morale faussée (de rats et de chiens).

    « Ce qui est rare est cher », pense l’Indien.
    Or celui aux yeux de qui la seule bonté chère est la bonté qui se fait rare, ne mérite conséquemment que d’être traité mal et régulièrement bastonné.
    Une telle mentalité est le parangon-même de ce que les nobles de jadis ont défini comme étant la mentalité d’esclave.

    ****

    « Après tout le reste c’était pas franchement utile de chercher a comprendre, y’a des sites naturellement plus axés sur un cercle restreint que d’autres
    et entre nous c’était pas la peine de se casser la tete a écrire tout ça, il suffisait juste de mettre un lien vers ton site ou ton article et puis s’en était réglé. »

    « C’est toi le gros grain »

    Vous êtes insultant envers Lanternier. Non seulement vous le tutoyez mais vous vous permettez de lui dire ce qu’il a à faire, alors qu’ici moi seule décide de qui peut dire ou faire quoi que ce soit.

    Oui, vous êtes grossier. Alors que personne, que je sache, ne s’est montré jusqu’à présent aussi grossier que cela avec vous. Faute de style sur faute de style !

    A vrai dire, vous êtes une synthèse, l’Indien. Et avec cela vous êtes si bête que votre dangerosité est nulle. C’est pour cela – et rien d’autre – que nous autres vous aimons. :)

    Comprenez que si je vous accorde de vous répandre ainsi, c’est parce que d’une manière ou d’une autre vous m’êtes utile. Utile au développement de ma pensée. Mais en d’autres temps votre premier commentaire, pourtant légèrement plus courtois encore que ce dernier-là, ne serait jamais passé ici.

    Seulement, je veux montrer ce que c’est que l’abjection à mes lecteurs, et vous m’y aidez beaucoup.

  5. Le problème de l’indien c’est son QI a 2 chiffres. Il est bien intentionné, sincère, il veut vraiment discuter, mais c’est juste qu’il ne comprend pas, il est un peu bête.

    Il n’est pas méchant, juste un peu limité. Il saisit certaines choses, il les voit (et c’est la raison pour laquelle il fréquente des blogs tels que celui-ci), mais il ne les comprend pas.

    Il passera sa vie dans cet inconfort de celui qui voit mais ne comprend pas.

    Pire encore, il ne comprendra jamais qu’il ne comprend pas.

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