Leurs vîts, mon oeuvre !

Mais voyez, elle est là mon œuvre ! – C’est la Comédie Humaine !

Pourquoi irais-je chercher ailleurs mon destin ? Pourquoi irais-je chercher ailleurs mon absolu, alors que cela reviendrait à me chercher un nouveau champ de bataille, une nouvelle pleine Armageddon, une nouvelle guerre contre de nouveaux cons, et tout reprendre à zéro ? Car en vérité, les cons sont partout ! – Et je possède le don naturel de les démasquer et de les voir. L’incapacité dans laquelle sont certains de saisir dans quelle fange marine l’humanité quasi-entière, provient uniquement de ce que leur cœur et leur yeux sont trop plein eux-mêmes de cette boue. Mais celui a qui a été donné de juger autrui comme il se juge lui-même, et dont le jugement sans appel lui signale qu’il paye chaque jour sa dette au Seigneur, alors que ses ennemis ne le font pas, celui-là va au-devant, immanquablement, d’une vie de grands malheurs. Il croira échapper à Charybde, et il ira à Scylla : partout la fange des autres voudra avoir raison de lui et de ses yeux qui savent encore voir. Je veux transmettre cela, c’est ma seule ambition.

Ici sont mes ennemis. Vous me dites qu’ils sont trop infimes ? On ne choisit pas ses ennemis, c’est Confucius qui le dit (en substance), il ne faut jamais les mépriser.

Juger que nous sommes trop bien pour nos ennemis est un péché suprême : car il n’y a qu’un seul moyen de prouver que nous sommes réellement supérieur à eux, et c’est de leur tenir tête avec des armes qui ne sont pas les leurs. Personne n’est supérieur, même moralement, à qui que ce soit, a-priori. Toute supériorité réelle doit faire ses preuves. Celui qui tourne le dos à ses combats, les perd, celui qui tourne le dos aux méchants qui le jugent, se laisse juger. Je crois foncièrement que nous demeurons à nos propres yeux ce que ceux qui nous ont vaincu en dernier ont dit que nous étions. Si je veux que les dés soient relancés, si je veux changer la donne, je dois le faire moi-même. Personne ne saura que j’ai raison si je ne me donne pas la peine de le prouver et le montrer.

Ceux qui m’ont offensée méritent par-là-même que je leur répondre. En réalité il n’y a pas de choix pour moi. Tout comme ceux qui se sont rendus complices de mes ennemis à cause de leur apathie, de leur bêtise, de leur je-m’en-foutisme, de leur jalousie larvée, de leur paresse intellectuelle et de leur vices multiples en général, ne se sont pas vus en vérité proposer de liberté d’action réelle : ils auraient pu m’aider quand j’avais besoin d’aide, ils auraient pu être là pour le Christ quand le Christ avait besoin d’eux… ils auraient même pu, pour certains d’entre eux, m’éviter de vivre toutes les souffrances que j’ai connues par la suite. Ils n’ont pas été présents au monde quand le monde les appelait. Il n’y aura donc pas d’issue pour eux. Ils ont été jugés par leurs actions. Dès lors, leurs paroles resteront vaines. Dans les Evangiles il est dit que leur manquement à l’Appel se soldera en définitive par des remords éternels et des grincements de dents.

Ce n’est pas une fois que je serai dans les limbes de la pensée, à manier des concepts abstraits, qu’il sera temps pour moi de me battre contre tout ce que cette abjection généralisée signifie ! Il sera trop tard : j’aurai tourné le dos à mes monstres lorsqu’ils me donnaient l’occasion de me montrer brave. Je pourrai bien parler de bravoure, autant que je le voudrai, et de piété, et de morale, cela n’aura plus aucun sens si au moment où le Diable est venu me chercher pour le combattre, j’ai tourné le dos à mon devoir.
Rejouer littérairement, après-coup, les bravoures que je n’aurais pas eues, ferait de moi une pharisienne, à l’image de mes ennemis. Or voyez-vous, j’ai trop souffert du pharisaïsme d’autrui pour me résoudre à cette éventualité : cela reviendrait à me – symboliquement – poignarder moi-même.

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31 réflexions sur “Leurs vîts, mon oeuvre !

  1. Epatante femelle que vous êtes !

    Si j’avais du pouvoir, je voudrais devenir votre mécène. Si j’avais de l’argent, je voudrais vous offrir des diamants. Si j’avais du génie, je vous écrirais des poèmes, et si j’avais un cœur, je voudrais vous aimer.

    Hélas, je n’ai rien de tout cela. Alors je me contente de vous jeter des cailloux à pleines mains.

    JNS

  2. Bon… Et vous ne croyez pas qu’il serait mieux d’oublier à jamais tous ces gens qui vous ont fait du mal ? Cette condamnation à la non-existence n’est-elle pas le pire des châtiments ?

    • Putain mais Alina, l’article que tu commentes est une réponse à ta question.
      Achète-toi des yeux pour lire, je sais pas… ou bien juste un cerveau.

      « Cette condamnation à la non-existence »

      Laquelle ? Où voyez-vous que je n’existe pas !? :/

      Quel est ce monde où on appelle « morts » les gens qui se construisent une éthique en réaction au manque d’éthique des gens qui les ont offensés ? … Ou bien croyez-vous que le fait de théoriser cette éthique que je me forge d’après mon expérience de la vie, est inutile et lassant en soi pour mon auditoire ? Rien pourtant ne vous forçait à venir me lire et à réagir, dans ce cas…

      Il est un pan entier de la discipline philosophique, qu’on appelle l’Ethique. Or il me semble, expliquais-je, qu’il est beaucoup plus intéressant d’exercer la philosophie « à chaud », « in vivo », d’après expérience, qu’après-coup et à froid, sans réelle cohérence avec un quelconque art de vivre. See ?

    • Je voulais dire que c’est vous qui les condamnez à la non-existence en les rayant à jamais de votre univers… Mais peu importe.

  3. Fiston, jouez l’effarouché de service si cela vous fait du bien, en ce qui me concerne je n’y vois rien d’excessivement sale ! ceci dit, l’avertissement en colonne est pourtant aussi clair qu’animé de bonnes intentions : l’admin est du côté obscur du chocolat !

  4. Fiston : faire pitié à un vulgaire blobfish insipide – et qui de surcroît décline son identité comme à l’école, l’armée ou l’administration -, est paradoxalement délice de fin gourmet !

    pas vrai, mon p’tit ?

    • D’autant que les thons sont des poissons extrêmement gracieux, doublés de puissants carnassiers ! Voyez un peu ces braves pêcheurs de thons, ont-ils l’air malheureux ? Je ne crois pas.

  5. “Si quelqu’un parle contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera pardonné ni en ce monde ni dans le monde à venir.” Jésus-Christ (Mt12, 32)

    copié/collé du blog de Alina « Jacques Jésus a dit » Reyes A.K.A la papesse du pardon…

    XPLDR !

  6. Parait que y-a Millie qui se tape un trip fight-club et qu’elle veut prendre tout le monde à la marave, même ses anciens potes.

    C’est ici ?

  7. C’est d’la balle ici. Millie est de retour. Toujours aussi fofolle, toujours aussi tarée. Heureusement qu’elle a ses nibards pour se rattrapper. Vous imaginez Millie sans ses miches ? Et sans son cul aussi, car elle a un cul magnifique dont elle est très fière, ne l’oublions pas ? Personne ne l’écouterait… Juste personne quoi, elle n’aurait aucun argument pour faire endurer à un mec son blabla débile, si les gens la veulent c’est uniquement pour les eins. Chez les crevettes la tête pourrit en premier, ici c’est pareil.

    « Oué. C’est ici qu’on distribue les pains, Guard. T’en veux ? »

    Ah mais trop. Moi je veux les deux pains que tu as en guise de nibards. Et puis les deux autres en dessous là, de l’autre côté. Ouais, je suis vulgos, et alors ? Je suis un putain de clown. Barney, pour te servir. J’ai de longues chaussures de clown, un nez rouge et une bite aussi longue que mes shoes. Tu veux tester ? Chuck Norris, il a ses larmes qui guérissent le cancer, moi mon sperme guérit la folie. En suppo ou en voie orale, tu peux tester, de toute façon tu n’as rien à perdre, plus personne ne te supporte à part les 3 ou 4 mecs encore accrochés à tes nibards dans le vain espoir qu’en faisant les toutous admirateurs ils finiront par te niquer.

    Comme dirait Diam’s, ma chanteuse préférée : « ouais grosse ».

  8. J’étais bien disposé à te faire manger le bitume. J’avais deux-trois low-kick, techniques secrètes, façon shonen, bien au chaud pour toi.

    Mais le vulgarité piteuse de Barney le Clown a tué dans l’oeuf tout l’aspect récréatif de la chose.

    Enculé de tue-l’amour.

  9. Jamais pendant le service, morveux ! sérieux, Barney : clique donc te faire sucer la moelle par l’ombre du grand Gacy… c’est que ton gland de mocassin il refoule vraiment, mais vraiment trop de la bouche, tu sais… jusque ici, bon sang ! ah les mycoses, quelles plaies n’est-ce-pas ? entre nous, j’avoue, moi aussi j’aime bien jouer à la poupée (celles de chez Ronald Mc Donald je les adooore), une p’tite aiguille par-ci, une autre par-là… alleï, bonne chance pour cette nuit, fiston !

    Millie, on ne sait trop plus à quelle partiie du corps se vouer… thon ou pas thon, mon général ? Sérieux, un si joli minois, si c’est pas malheureux, vous-même savez, vulnérable femme-enfant surdouée aux traits aussi nobles qu »alléchants, , (à vous lire) sensiblement davantage respectée par vos Renois & Rabzas que par toute la racaille souchiste de France et de Navarre si fière de ses couleurs, us et coutûmes…

    en compagnie du mammouth du Jardin des Plantes (que vous portiez votre votre fameux t-shirt moulant I ♥ Sarah Palin ou non)

    Mortecouille, par James Van Der Zee ! quand je pense qu’il y a maintenant un bon moment, j’ai osé nourrir l’espoir qu’il vous plairait de répondre (favorablement) à ma demande publique… aujourd’hui, j’ignore si je dois avoir honte ou raison d’insister ^^

    allez, prenez soin de vous !

    affectueusement

  10. Rhô ! Je suis gâtée aujourd’hui !

    Guard, puis John : ça me fait deux gentlemen d’un coup.

    Je jonche virtuellement votre chemin de pétales de roses. ☺☻♥♠♣♦○X•◙♂♀♪♫☼►◄↕‼¶§▬↨↑↓→←∟↔▲▼

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