Toutes des salopes !

_


La nation métèque s’emparant d’une petite sauterie dans les beaux quartiers aux cris de : « Toutes des salopes ».

__

Une question se pose au sujet des femmes supposées salopes par les hommes : le sont-elles parce qu’il en va de leur plaisir et par extension de leur nature… ou bien sont-elles contraintes à la saloperie par leur désir d’être aimée… d’être aimée par des hommes qui – pensent-elles de leur côté – n’aiment que les salopes ?

En somme, serait-il possible que des femmes se comportent en salopes uniquement afin de plaire et non pas par goût personnel, ou par vice ? Serait-il possible que des saintes – c-à-d des femmes naturellement chastes et pures – en viennent à se contraindre elles-mêmes à adopter le péché à seul fin d’atteindre la perfection – atteindre la perfection étant par excellence le but existentiel ultime des Saintes… – Etant donné que nous vivons dans un monde où la femme parfaite est une femme désirable et désirée, qui sait monnayer ses services ?


Bien des dérèglements des mœurs, bien des dérèglement mentaux, si courants, si généralisés – et dont pourtant tout le monde se plaint… dont on pourrait donc penser que tout le monde souhaite en venir à bout ! – ne serait-ils pas au fond aussi des systèmes d’adaptation sociaux ? Ces dérèglements supposés des moralités et des caractères ne seraient-ils pas développés exprès par les individus pour progresser dans la société, et y faire leur trou ? … En effet, quoi de plus dur, aujourd’hui, pour une femme, que d’évoluer dans la société sans incarner peu ou prou ce qui est vu comme le mal absolu par les conservateurs et les réacs de tout poil ?

De même, comment continuer à évoluer dans un monde de barbares sans se barbariser un tant soit peu soi-même ? Furent des temps plus glorieux pour notre civilisation occidentale, pour notre terreau chrétien, où le monde bourgeois tenait beaucoup à ce que les jeunes filles incarnassent une certaine pureté idéale, où l’Eglise misait beaucoup sur les épouses pour donner l’exemple de la piété, et jouer dans leurs foyers un rôle à la fois de directeur de conscience et de caution morale. C’était de cette façon que la gent féminine trouvait à gagner de l’emprise sur la gent masculine : elle trouvait souvent ici-bas l’exemplarité de sa conduite récompensée par un mariage heureux et une bonne réputation.

La veuve et son curé, de Greuze.

__

Qu’en est-il donc de ces bon vieux repères-là aujourd’hui ?… à présent que les femmes modernes des classes moyennes et supérieurs doivent cumuler à la fois les vertus féminines d’antan (être de bonnes mères et de bonnes épouses) et celles qui autrefois étaient réservées aux hommes (esprit d’initiative, combattivité, créativité) ? Et qu’en est-il, également, de la condition féminine dans les classe inférieures, comment survivre quand on est né femme parmi la racaille, les brutaux, les voleurs, les métèques et les gitans ? … Comment, dans un cas comme dans l’autre, la femme pourrait-elle s’adapter à son milieu – un milieu violent, qui ne lui permet pas de conserver son innocence, qui la contraint à fréquenter les choses avilissantes de la vie – sans développer d’une façon ou d’une autre les comportements et la mentalité des gagneuses de jadis  ? – Le mode de vie des femmes moderne, caractérisé par l’indépendance d’esprit et l’indépendance financière, est techniquement beaucoup plus proche de celui des femmes de petites vertu d’autrefois, qu’il ne le sera jamais du mode de vie de toutes les autres catégories socio-professionnelles (si l’on peut dire) des dames du temps jadis.


____

Publicités

11 réflexions sur “Toutes des salopes !

  1. On dirait que ça vous travaille la question féminine en ce moment.

    ********************************************
    La nation métèque s’emparant d’une petite sauterie dans les beaux quartiers aux cris de : « Toutes des salopes ».

    ********************************************

    Pourrais-je savoir de qui et de quoi vous parlez ?

    Du blackos hipster de la génération Batofar et que Lounès identifie un peu trop vite à une racaille haineuse ? Il se trouve que ce genre de métèque est occidentalisé jusqu’au trognon puisqu’ayant vécu dans une atmosphère « white » depuis son enfance. Si cochonnage il y a, il se fait dans les mêmes proportions que les blancs.

    Un jour, j’ai vu 2 lycéens tout ce qu’il y a de plus bourgeois dans un Monoprix d’Aix-en-Provence, j’entend le plus grand dire à haute voix: « Marie-Claire ? Façon, tout ce que je veux, c’est la piner. » Bref, de l’ordure très classique.

    Ou bien parlez-vous des commentateurs de l’article ? ^^

    Et puis d’ailleurs, que pensez-vous du texte de Lounès ? Moi, il n’arrête pas de me retourner le cerveau dans tous les sens. Notamment le dernier paragraphe, car je vais devoir faire rn choix professionnel dans les mois à venir, et j’ai clairement pas envie de mater des grosses merdes sur leur transat en train de caresser à leur femmes bien suçeuses, et cuver de mysoginie avec mes compagnons d’infortune.

    J’aurai jamais cru choisir une voie professionnelle en fonction des opportunités amoureuse qu’elle m’offrirait, le dernier paragraphe du texte de Lounès, c’est un peu le révélateur (ces cadre-sup du tertiaire qui en chient sentimentalement).

  2. « Tout sympa à l’extérieur mais tout méchant bien brutal haineux bourreur de cul de ta sœur à l’intérieur »

    Est-ce que lui aussi il fait partie de « la nation métèque s’emparant d’une petite sauterie dans les beaux quartiers » ? Euh ?

  3. Soyons sérieux deux minustes, FF. Je ne lis pas plus Lounès que je n’écoute ce genre de /musique/ hip-hop de m*.

    Donc je ne peux pas répondre à vos questions : je ne suis pas en mesure de juger.

    Bienavou ! ^^

Les commentaires sont fermés.