Cher Bollocks…

… je sais que je tarde à te répondre, mais tout vient à point, dit-on, à qui sait attendre…

https://orgul.wordpress.com/2012/07/11/ode-a-bollocks-le-trop-gentil/#comment-228

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6 réflexions sur “Cher Bollocks…

  1. Je suis gêné par votre discussion car vous semblez vous tromper réciproquement à mon sujet, Jak et Irena..

    Je suis une énorme crapule adulescente qui paye actuellement la somme des lâcheté et des petites saloperies de sa jeunesse (admirable Loi du Karma).

    Je ne suis ni gentil ni épargné par le ressentiment, c’est bien simple, le Dernier Homme, c’est moi.

    Ce qui me sauve du naufrage complet, c’est que je suis doué du don d’admiration. Quand je vois quelqu’un de beau, je lui dis. Quelque chose d’exceptionnel et d’heroïque ? Je m’en fais le laudateur éperdu. Ce qui ma valu le titre de « suce boules attitré » des multiples forums de L’Organe.

    C’est la mentalité française qui veut ça, cette jalousie hallucinante qui associe tout compliment à la caresse buccale d’une groupe intéressée.

    J’aime et pense tant de choses contradictoire qu’on m’appelle la Girouette, et ça ne fait qu’empirer avec les années.

  2. Millie,
    Vous écrivez:  » La société haïssable par excellence, c’est celle où tout se marchande, même la morale… où rien n’existe qui ne se puisse acheter d’une manière ou d’une autre – et où les sacrifices individuels faits au nom des valeurs morales ne sont vus que comme des moyens de faire hausser le prix auquel ces valeurs morales seront achetées  »
    A quelle société faites vous allusion? A vrai dire, je vois différentes sociétés régies par différents dogmes, morales politiques, morales religieuses, mais aucune qui ne soit strictement régie par la loi de l’offre et de la demande. S’il s’agit d’une critique du libéralisme, je pense que c’est une erreur. Le libéralisme n’est pas incompatible d’un code moral et la gratuité, le don sont tout à fait compatibles.

    • « La société haïssable par excellence, c’est celle où tout se marchande, même la morale… où rien n’existe qui ne se puisse acheter d’une manière ou d’une autre – et où les sacrifices individuels faits au nom des valeurs morales ne sont vus que comme des moyens de faire hausser le prix auquel ces valeurs morales seront achetées. »

      Ca c’est la société dans laquelle j’ai vécu et je vis encore (mais à présent à l’abri, au sein de mon foyer, et non plus en première ligne, dans je ne sais quelle école d’acting, débit de boissons parisien, secrétariat-poulailler, ou autre lieu de débauche où il faille mettre en avant mes charmes). Peut-être ne vivons-nous pas dans la même société, peut-être ne ressentons-nous pas notre société de la même manière… peu importe au fond, car ce dont je parle-là c’est de mon vécu et de mon ressenti. Vous pouvez être en désaccord, mais je ne vous autorise pas à les nier. Je n’apprécie pas en général qu’on nie ma subjectivité, et donc par extension ma personne…

      Que vous y voyiez une critique du libéralisme, honnêtement, vous regarde. Les libéraux auxquels je parle, que je fréquente, ne traitent jamais que de théories sociétales et économiques, vivent essentiellement de leurs conférences ou activités universitaires – ce qui n’en fait rien moins que des fonctionnaires lambda – et sont bien loin de s’intéresser aux questions que la dureté de la vie active m’a amenée à me poser, qui sont essentiellement d’ordre existentielles et sensibles… Je parle de l’Albatros de Baudelaire, je parle des diverses aliénations mentales qu’il faut collectionner pour conserver un humble costard d’employé de bureau lambda quand on a la mentalité d’un Don Quichotte, quand eux ne parlent jamais que de liberté d’entreprendre au sens strict de : créer une entreprise… eux et moi n’étudions donc évidemment pas les mêmes champs des possibles, et nos domaines intellectuels de prédilection ne sont pas les mêmes. Toutes discussion entre ces dogmatiques et votre servante est donc d’ors et déjà morte dans l’œuf. J’ai cherché autrefois à communiquer avec eux, car certain des propos qu’ils tenaient m’intéressaient, hélas ils n’ont jamais semblé comprendre le sens de mes paroles, ni finalement moi celui des leurs… Tout a toujours été basé entre eux et moi sur un vaste malentendu initial, ce pourquoi j’ai renoncé à considérer le libéralisme (au sens où les libéraux tels qu’ils existent aujourd’hui, entendent ce mot) comme un sujet d’analyse pour moi.

      • Cher Millie, je ne me permettrai jamais de juger de la subjectivité de quelqu’un et surtout pas de vous. Simplement, je souffre aujourd’hui beaucoup plus de l’égalitarisme général, du nivellement par le bas et de la novlangue socialiste que de la merchandisation des valeurs morales. Je tendrais même à penser que les valeurs morales n’ont plus de prix, leur prix est bloqué par le gouvernement, voyez vous.

        Je vois combien vous êtes blessée et écorchée vive, mais je ne connais que peu votre histoire. Cependant la richesse de vos textes est un réel plaisir intellectuel pour beaucoup d’entre nous et donc voyez dans nos quelques conversations toute l’amitié que je vous porte, sans pourtant bien vous connaitre. Vous êtes en quelque sorte mon héroïne de roman.

      • Dans ce cas… :)

        Merci Nicolas Bruno. Ca me touche beaucoup, ce que vous me dites…

        Mais vous savez, pour moi, les socialistes français ne sont pas des antilibéraux. A mes yeux ce ne sont que des hypocrites.

        Le marchandage des sentiment, c’est un sport national de la gauche. Vous les connaîtriez comme moi de l’intérieur, vous verriez comment l’on fait pour grimper les échelons en politique de leur côté, vous ne verriez pas de contradiction foncière, du moins sur le terrain, entre nos deux combats.

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