Réponse

@Millie

Dites moi si je me trompe mais vous affirmez que l’amour est un truc de “faibles” ? :shocked:

Que plutôt qu’aimer en pure perte, il faudrait agir en bon gros bourgeois précautionneux pesant les œuvres d’art comme le gros sel ?

Je suis d’accord sur l’ensemble de votre texte mais ce passage m’a particulièrement horrifié.

Peut être est-ce vos expériences douloureuses avec le genre humain qui vous amènent à penser cela, mais je veux croire qu’il existe encore des gentils au cœur ouvert (qui finissent par se rencontrer la chance aidant) et des méchants au cœur sec que la Retibution karmique achèvera de pourrir l’existence.

Aimer en pure perte quitte à se faire michetonner et battre, ce n’est pas seulement une marque de faiblesse ou d’imbecilité mais la marque d’une présence divine.

Dans le type qui donne tout à une salope, dans la fille qui continuer à prendre soin de son copain qui la cogne, il y a la présence de Dieu.

Le micheton et la femme battue, c’est la preuve que la pureté existe quelque part dans cet Univers objectivement froid et  répugnant (Houellbecq).

Non-calcul et le désintéressement, vive les femmes battues et les michetons ! (ils auront de belles réincarnations) 

A votre avis, mon cher Bollocks, pour quelle raison une femme comme moi affirmerait-elle que l’amour est « un truc de faibles » ? … Vous donnais-je l’impression d’être la personne désignée pour tenir ce genre de propos ? … Ne l’aurais-je pas fait tout simplement dans l’espoir de provoquer – par réaction – un beau discours de vertu courroucée comme celui que vous m’avez tenu ? … – Car quelle femme au fond, je vous le demande, ne rêverait pas de se voir adresser un tel discours ?

A présent, réfléchissez bien, Bollocks, pourquoi était-ce à moi précisément, alors que j’étais justement en train d’exposer avec verve et méchanceté mon mépris des choses du cœur, que vous avez choisi d’ouvrir le vôtre ? … Pourquoi avez-vous réagi ainsi, et comment ai-je pu m’amuser en mon for intérieur de la prévisibilité votre réaction, sinon précisément parce qu’elle illustrait justement, tout en désirant faire le contraire, que pour éprouver l’envie de s’ouvrir de la sorte, le cœur a besoin de se sentir offensé dans sa douceur, menacé de faiblesse… c’est à dire blessé ?

Jeune connasse illustrant par sa bêtise la loi de l’offre et de la demande

Naissance d'un Homme

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