Sur l’éducation – suite.

Fascisme Fun » @ Irena Adler :

Les gosses d’aujourd’hui, et à commencer par les petit blancs des classes supérieures, sont devenus des petits singes bruyants, ultra revendicatifs et narcissiques, totalement déconnectées des valeurs sacrificielles et familiales (ils mordent la main qui les a trop nourri, vivent dans un confort neurasthénisant).

Je dirai même plus que leur « pourrissement » est synonyme d’intégration dans la société. Si vous gosses ne sont pas aussi « pourris » que les autres, il ne s’intégreront pas plus dans le monde du travail que dans les soirées étudiantes.

Je doute encore plus que les « réactionnaires » soient capable d’élever traditionnellement leur marmaille. Allez dans n’importe quelle famille catholique pour voir l’étendue de molesse hippie qui s’est emparé des géniteurs comme de la progéniture (le film « La Vie est un long fleuve tranquille » est très représentatif du phénomène).

Irena Adler @ « Fascisme Fun » :

Si vous saviez comme je me fous des gosses des autres, lol !
Je l’ai pourtant expliqué dans mon article : aimer ses propres enfants, ce n’est pas raisonner sur l’éducation de tous les enfants du monde, ou vouloir le bien de tous les enfants du monde, au contraire.

Mais vous avez conservé du gauchisme une tendance forte à l’universalisme-niais.

« Je dirai même plus que leur « pourrissement » est synonyme d’intégration dans la société. Si vous gosses ne sont pas aussi « pourris » que les autres, il ne s’intégreront pas plus dans le monde du travail que dans les soirées étudiantes. »

I can afford that. ^^

Je ferai en sorte que mes enfants, s’ils sont exceptionnels, n’aient pas à frayer en permanence avec la lie de l’humanité non plus. Je ne vais pas les envoyer non plus dans des établissements scolaires classés ZEP, vous imaginez bien ! Pour le reste, chacun est sur la terre pour porter sa croix. Quand on transmet à un enfant une distinction en ce monde, il faut lui donner aussi la force de la porter, de la défendre, et de la transformer. Cela se matérialise par une certaine quantité de savoir : quand on offre une épée ou une canne-à-pêche à quelqu’un qui ne sait pas encore s’en servir, il vaut mieux lui dispenser également les cours d’escrime ou de pêche qui vont avec. La base de l’éducation d’un petit est en quelque sorte d’assurer le service-après-vente de l’héritage (vices ou vertus) qu’on lui transmet ! C’est là ce en quoi l’injonction du « connais-toi toi-même » est utile aussi au bon parent : en ce qu’il doit être parfaitement au clair avec la nature réelle du patrimoine (génétique, historique, idéologique) qu’il transmet. En d’autre terme, un bon parent est un parent qui est honnête avec lui-même (et cela même avant que d’être honnête avec l’enfant).

A présent, si la vie était un long fleuve tranquille, en tant que mère, que me resterait-il à enseigner à ma progéniture ? Ne pourraient-ils pas dès lors se passer de moi ? Et si mes enfants étaient des individus « sans-problèmes », ne seraient-ils pas aussi, par là-même, dénués d’intelligence et de possibilités d’évolution ? Et de quoi au juste aurais-je vocation maternelle à les protéger, si autour de nous ne veillait pas à notre perte, comme un défi, l’adversité permanente du monde ? – celle à propos de laquelle, justement, j’écris, et contre laquelle moi-même je me construis – celle à propos de laquelle j’ai tant à dire, à transmettre ?

Une seule chose fonde l’éducation, le lien familial : et c’est en définitive un certain nombre d’épreuves communes aux membres d’une même famille, que ceux-ci doivent s’entraider réciproquement à affronter. C’est-là d’ailleurs ce pourquoi il vaut mieux avoir des parents humbles, qui ne donnent pas l’impression d’avoir su eux-mêmes vaincre l’intégralité de leurs propres démons, et qui vous en laissent donc une partie à affronter à votre tour, que des parents soit-disant « parfaits » – qui donnent l’impression de s’être résolus eux-mêmes…

En effet, ceux-là qui, en fait de roman familial à continuer et reprendre, ne laissent à leurs enfants que des « miettes » (miettes d’héritage et de sens), sous-prétexte de leur épargner le tragique constitutionnel de la vie [autrement dit : ceux qui font de la culture d’enfant hors-sol, dans un cocon de coton, au lieu de prendre le risque ambitieux de les enraciner au plus tôt en pleine terre – comprendre : dans le réel], en fait les exposent au contraire, lorsque ceux-ci grandissent, aux pires, aux plus déchirantes et suicidaires des expériences existentielles ! Ils livrent leurs enfants à des épreuves nouvelles pour affronter lesquelles ils n’auront reçu ni appui, ni armes, ni formation. Exactement comme s’ils exposaient brutalement à la lumière du soleil, du vent, aux intempéries, des espèces végétales grandies « en laboratoire » – donc grandies à l’écart de la plupart des bactéries (à la fois agressives et nécessaires) qui évoluent dans la nature.

Au lieu de permettre à leurs enfants de s’appuyer sur leur tête pour les dépasser, et donc de faire de leur famille le lieu d’une possible évolution, d’un progrès, ils créent une progéniture « issue de rien », qui doit tout réinventer : une progéniture aussi brutale et paradoxalement fragile que l’étaient les hommes préhistoriques. Et voilà le danger principal qu’il y a à vouloir ignorer/refouler cette évidence que la nature a horreur du vide, et qu’un problème solutionné y appelle toujours l’apparition d’un problème nouveau – voilà ce pourquoi le plus grand des danger consiste toujours paradoxalement à vouloir nier, réduire artificiellement, le tragique nécessaire de l’humaine condition.

***

ADDENDUM :

Pour ce qui est du fait que je n’ai pas l’intention d’envoyer mes enfants étudier en ZEP… cela n’est pas absolument pas comparable avec le fait de vouloir les élever dans du coton ! Un enfant reste un enfant, c’est-à-dire qu’il mérite de recevoir des soins, des attentions particulières, et que rien de justifie jamais qu’on lui inflige des maltraitances – surtout pas la prétention fallacieuse de vouloir l’endurcir. Comme illustration de cela, je ferai remarquer qu’un végétal qu’on a planté dans un sol non-adéquat n’en devient pas plus vigoureux pour autant – bien au contraire. Envoyer ses gosses étudier en ZEP lorsqu’on a les moyens de l’éviter, s’apparente à de la maltraitance. Ne recevoir aucune formation intellectuelle digne de ce nom et être agressé toute la journée par des singes, ce n’est pas grandir plus vite, ni se donner les moyens de vaincre la chienlit. [Un singe brutal bien-adapté à sa banlieue, n’est fort que momentanément, durant l’enfance, dans sa cour d’école, dans sa banlieue, c’est-à-dire nulle part. Un mec qui fait l’ENA en revanche c’est un mec qui aura accès au pouvoir. Le singe ne fera jamais l’ENA, CQFD.] Il ne s’agit pas pour autant de cacher aux enfants les réalités du monde : simplement de leur permettre de grandir dans un milieu suffisamment propice à leur bon développement physique et mental pour qu’une fois adultes ils aient ce qu’il faut de force au ventre pour affronter le réel tel qu’il est – et, une fois formés adéquatement, se mesurer éventuellement, s’ils le désirent, aux défis les plus éprouvants (comme par exemple enseigner en ZEP – mais cela n’est qu’un exemple pris entre mille, pour illustrer le sujet).

De la mesure avant toute chose.
L’hübris (la démesure), surtout appliqué à l’éducation, et prôné comme une vertu, c’est un truc d’idéologues, donc encore un truc de gauchistes.

Au sujet de tout l’aspect pécuniaire qui entre en jeu dans l’aménagement d’un foyer propice à l’éducation des enfants – aspect qui aujourd’hui obsède les Occidentaux au point qu’ils tuent la plupart du temps le fruit de leurs entrailles lorsqu’ils se sentent trop peu conformes au modèle socio-économique du parent-type tel que promu par la pub et la presse magazine – aspect qui en revanche tourmente beaucoup moins les populations immigrées qui vivent essentiellement de la manne des Allocs – un autre article est à venir.

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« Faites ! » / « Ne faites pas ! »

Un bel exemple caractérisé de dialectique gauchiste-bêbête – trouvé via la page Fb « Hara-Kiri » : 

« Aimez-vous les enfants ? » –> « NON » –> « Ne faites pas d’enfants. »

Déjà le présupposé de base est totalement inepte : on ne fait pas des enfants parce qu’on aime les enfants, – cela va de soi ! D’ailleurs, il est parfaitement idiot de dire : « j’aime les enfants », en général. Car tous les enfants ne se valent pas. Et puis avoir un enfant à soi, c’est d’abord le distinguer des autres, il me semble… En quoi devrait-il paraître nécessaire de considérer sa propre progéniture comme étant absolument semblable à toutes les progénitures du monde, pour s’en occuper avec une attention particulière et pour l’aimer au mieux ? L’état-d’esprit inverse me paraît paradoxalement plus approprié à la situation. Tous les enfants méritent d’être aimés, certes. Mais chaque enfant n’a qu’une mère (et qu’un père), ce pourquoi chaque mère (chaque père) n’a pas à estimer de son devoir d’aimer tous les enfants du monde comme s’ils étaient les siens. Enfin, il est évident qu’un enfant doit être considéré avant tout comme un adulte en devenir. Ce n’est pas l’enfant qu’on est censé aimer en lui, mais la personne à part entière… sans quoi, l’abandonnera-t-on à sa disgrâce le jour où il sera devenu un homme ? – c’est-à-dire indépendant et libre de l’emprise qu’on avait sur lui ?

Toutes ces réflexions paraîtront peut-être à vos yeux une accumulation de chipotages sur des points de détail, et le signe d’un manque d’humour caractérisé de ma part. Mais ce n’est pas non plus pour rien que la morale populaire dit que le Diable se cache dans les détails, et que l’enfer est pavé des bonnes intentions.

« Avez-vous besoin de plus de 8 h de sommeil par nuit ? »
« Aimez-vous être dérangé quand vous faites l’amour ? »
« Vous a-t-on déjà vomi dessus ? »
« Aimez-vous partir au dernier moment vers des destinations exotiques? »

Cette obsession du moderne de ne jamais faire aucun sacrifice personnel en vue d’un bien supérieur ! Comment ne sent-il pas à quelle point elle lui est funeste ? Et la fierté de changer ses habitudes ? – et la fierté de donner un peu de sa personne à un autre être ? Voilà présenté l’individualisme sous sa forme la plus vulgaire, la plus basse, la moins riche : l’individualisme des gens sans courage ni fierté. Je ne comprends même pas pour ma part comment des gens qui ne songent qu’à préserver leur peau – donc ne vivent que pour-vivre, sans aucune motivation supérieure, ou un tant soit peu noble -, peuvent continuer précisément de s’accrocher aussi fort à elle. Il valent si peu cher, en vérité !

« Est-ce que vous pouvez dormir avec un enfant qui fait du trampoline sur votre lit ? »
« Est-ce qu’un pet vous dégoûte ? »

D’où a-t-on besoin d’être à même d’accepter de la part de nos enfants qu’ils nous manquent de respect ? Où a-t-on vu qu’il faille abandonner toute bonne-tenue, toute esthétique, toute notion de politesse, pour élever des enfants ? La mollesse morale, l’abandon de tout savoir-vivre, seraient-ils aujourd’hui vus comme une condition sine qua non de la parentalité épanouie ? Notre vie privée, notre dignité, sont pourtant aussi sacrées que le sont celles de nos enfants il me semble ! Je crois pour ma part que ces derniers tiennent suffisamment fort à celles-ci en ce qui les concerne, pour comprendre qu’on puisse désirer d’eux en la matière un minimum de réciprocité. Mais peut-être les parents modernes font-il exprès de supprimer toute barrière de pudeur entre eux et leurs enfants, afin de pouvoir mieux s’ingérer de leurs affaires et les fliquer – l’air de rien ?

& last but not least :

« Aimez-vous Disneyland ? » –> « NON » –> « Ne faites pas d’enfants. »

No comment.