« Faites ! » / « Ne faites pas ! »

Un bel exemple caractérisé de dialectique gauchiste-bêbête – trouvé via la page Fb « Hara-Kiri » : 

« Aimez-vous les enfants ? » –> « NON » –> « Ne faites pas d’enfants. »

Déjà le présupposé de base est totalement inepte : on ne fait pas des enfants parce qu’on aime les enfants, – cela va de soi ! D’ailleurs, il est parfaitement idiot de dire : « j’aime les enfants », en général. Car tous les enfants ne se valent pas. Et puis avoir un enfant à soi, c’est d’abord le distinguer des autres, il me semble… En quoi devrait-il paraître nécessaire de considérer sa propre progéniture comme étant absolument semblable à toutes les progénitures du monde, pour s’en occuper avec une attention particulière et pour l’aimer au mieux ? L’état-d’esprit inverse me paraît paradoxalement plus approprié à la situation. Tous les enfants méritent d’être aimés, certes. Mais chaque enfant n’a qu’une mère (et qu’un père), ce pourquoi chaque mère (chaque père) n’a pas à estimer de son devoir d’aimer tous les enfants du monde comme s’ils étaient les siens. Enfin, il est évident qu’un enfant doit être considéré avant tout comme un adulte en devenir. Ce n’est pas l’enfant qu’on est censé aimer en lui, mais la personne à part entière… sans quoi, l’abandonnera-t-on à sa disgrâce le jour où il sera devenu un homme ? – c’est-à-dire indépendant et libre de l’emprise qu’on avait sur lui ?

Toutes ces réflexions paraîtront peut-être à vos yeux une accumulation de chipotages sur des points de détail, et le signe d’un manque d’humour caractérisé de ma part. Mais ce n’est pas non plus pour rien que la morale populaire dit que le Diable se cache dans les détails, et que l’enfer est pavé des bonnes intentions.

« Avez-vous besoin de plus de 8 h de sommeil par nuit ? »
« Aimez-vous être dérangé quand vous faites l’amour ? »
« Vous a-t-on déjà vomi dessus ? »
« Aimez-vous partir au dernier moment vers des destinations exotiques? »

Cette obsession du moderne de ne jamais faire aucun sacrifice personnel en vue d’un bien supérieur ! Comment ne sent-il pas à quelle point elle lui est funeste ? Et la fierté de changer ses habitudes ? – et la fierté de donner un peu de sa personne à un autre être ? Voilà présenté l’individualisme sous sa forme la plus vulgaire, la plus basse, la moins riche : l’individualisme des gens sans courage ni fierté. Je ne comprends même pas pour ma part comment des gens qui ne songent qu’à préserver leur peau – donc ne vivent que pour-vivre, sans aucune motivation supérieure, ou un tant soit peu noble -, peuvent continuer précisément de s’accrocher aussi fort à elle. Il valent si peu cher, en vérité !

« Est-ce que vous pouvez dormir avec un enfant qui fait du trampoline sur votre lit ? »
« Est-ce qu’un pet vous dégoûte ? »

D’où a-t-on besoin d’être à même d’accepter de la part de nos enfants qu’ils nous manquent de respect ? Où a-t-on vu qu’il faille abandonner toute bonne-tenue, toute esthétique, toute notion de politesse, pour élever des enfants ? La mollesse morale, l’abandon de tout savoir-vivre, seraient-ils aujourd’hui vus comme une condition sine qua non de la parentalité épanouie ? Notre vie privée, notre dignité, sont pourtant aussi sacrées que le sont celles de nos enfants il me semble ! Je crois pour ma part que ces derniers tiennent suffisamment fort à celles-ci en ce qui les concerne, pour comprendre qu’on puisse désirer d’eux en la matière un minimum de réciprocité. Mais peut-être les parents modernes font-il exprès de supprimer toute barrière de pudeur entre eux et leurs enfants, afin de pouvoir mieux s’ingérer de leurs affaires et les fliquer – l’air de rien ?

& last but not least :

« Aimez-vous Disneyland ? » –> « NON » –> « Ne faites pas d’enfants. »

No comment.

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24 réflexions sur “« Faites ! » / « Ne faites pas ! »

  1. Les gosses c’est bien entre 3 et 12 ans. Après cet âge ils ne pensent plus qu’à se droguer ou sucer des bites, et ça faut le savoir hein !

    Millie, de profil tu ressembles à ma maman, c’en est troublant.
    A s’en crever les yeux avec une broche.

  2. Loin d’être « une accumulation de chipotages » ton texte est une preuve supplémentaire, et illustre un des nombreux aspects, de l’inhumanité des fameuses « lois contre la discrimination ».* Car vivre, c’est choisir, à tout instant, et choisir, c’est discriminer; la discrimination est la faculté de distinguer, donc de discerner : la discrimination est à la base du jugement. La supprimer, c’est ravaler l’humain au rang de l’animal inférieur qui est uniquement mu par ses instincts : même les oiseaux et les mammifères choisissent, donc « discriminent »! Les législateurs modernes sont en train d’installer, imperceptiblement mais sûrement depuis plusieurs décennies, une tyrannie éthique et intellectuelle de la banalisation et de la réduction de nos âmes à une mesure conventionnelle : nous entrons dans une ère procustienne.

    * Cet arsenal de lois permettra, par exemple, de condamner qui aura simplement dit « Je préfère les Noirs aux Blancs » – ce qui n’induit pourtant absolument pas que cette personne veuille du mal aux Noirs! Mais non, il faut aimer tout le monde pareillement… à quand un parent poursuivi pour avoir, lors d’un incendie ou quelqu’autre catastrophe, sauvé son enfant plutôt que celui d’un parfait étranger?

  3. Curieux, vous dénoncez l’absurdité de l’énoncé de base et vous ergotez ensuite sur les détails. Je ne vous ferai pas l’affront de penser que vous n’avez pas su vous contenter de l’ironie profonde de ce dessin, mais pour ma part, quand je le vois, j’ai seulement envie de sourire et de me dire « triste mais vrai ».

    De toute façon on ne se pose jamais la question de l’enfant comme d’un « devoir ». Faire un enfant est soit dans la suite « logique » de la construction d’un couple, soit un « accident biologique ». Ce qui veut dire que la plupart du temps il n’y a jamais aucune réflexion sérieuse qui précède la conception d’un enfant. Ceux qui désirent un enfant « tout seul » me font l’effet d’incroyables aberrations.

    Sur le fond de votre article je suis toutefois d’accord, élever un enfant demande de donner de son temps, de sa personne, c’est presque sacrificiel. Il faut dire que c’est difficile d’inculquer des valeurs à son môme quand on est soi-même précisément constitué par cette absence de valeurs qui est une absence de limites, sinon celles du plaisir en bon hédoniste moderne. Au moins les marchands y trouvent-ils leur compte dans cette société où, par un paradoxe vicieux, les frustrations pullulent.

    Je ne peux blâmer cependant les égoïstes lucides qui refusent de se reproduire. Ils font une victime de moins, c’est une clémence qui doit se remarquer. Et cessez de demander aux hommes des « motivations supérieures ». Pour l’essentiel ils sont profondément vils, la grâce ne les touchant que malencontreusement par de rares occurrences.

    • « Curieux, vous dénoncez l’absurdité de l’énoncé de base et vous ergotez ensuite sur les détails. »

      Que me vaut cette entrée en matière gratuitement insultante et totalement infondée monsieur ?

      Oui, je commence par le début puis je finis par la fin. J’ai envie de dire, WTF ?

      « Je ne vous ferai pas l’affront de penser que vous n’avez pas su vous contenter de l’ironie profonde de ce dessin. »

      Votre seule existence (la seule existence du conformisme prêchi-prêchant autosatisfait qui caractérise les intervenants dans votre genre) m’est un affront personnel, monsieur. Alors vous avez raison, n’entrons pas dans les détails.

      « mais pour ma part, quand je le vois, j’ai seulement envie de sourire et de me dire « triste mais vrai ». »

      Mais ça c’est juste parce que vous êtes un con(forme), monsieur. Un « normal » réceptif à l’humour étique et pas drôle auquel seul accepte de rire le régime autocratique-mou sous lequel nous rampons.

      • Certes, c’est la première fois que je laisse un commentaire sur votre blog, mais je ne vois pas où se trouve l’insulte à votre égard, sinon dans le fait que je ne pense pas exactement comme vous. Drôle de susceptibilité…

        Oui, vous vous attardez inutilement sur les détails de ce dessin alors qu’il semble plus judicieux d’en dénoncer la « logique de pensée » comme cela a été fait dans un précédent commentaire avec l’expression très juste d' »ère procustienne ». La thématique sur les raisons de faire des enfants reflète indubitablement le type de questions courantes que l’on se pose malheureusement dans nos sociétés occidentales, mais il est à mon sens plus intéressant de dénoncer plus globalement le carcan des « pensées assistées », de « la vie en QCM », conçus par de prétendus « experts ». Le dessin aurait pu se terminer par « pensez à demander un mode d’emploi pour savoir comment vous occuper de votre enfant ». Au-delà, tout cela est-il une « dialectique gauchiste bébête » ? Dialectique, oui, mais la politiser de la sorte n’amène rien sinon à se situer encore bassement dans la bipartition politique alors que ce type de pensée est au-delà de la « gôche » et de la droite. La bataille « gôche »/droite est une querelle d’adolescents car totalement factice. Rassurez-moi, vous n’en n’êtes pas encore là ?

        Ainsi, si je dis qu’il n’est pas nécessaire de faire plus que de rire à la vue de ce dessin, c’est qu’il est intrinsèquement porteur d’une dénonciation (s’il vient bien d’Hara-Kiri » comme vous le mentionnez et dont au passage je ne suis pas un aficionado), d’une critique, à laquelle je souscris telle qu’énoncée plus haut. Le rire est une mise à distance, pas une adhésion.

        Quant à vos allégations sur l’intégralité de ma personne, alors que vous ne me connaissez même pas, ne finissent pas de m’étonner car je ne m’imaginais pas que vous ayez si peu de circonspection et de prudence face à un inconnu. Votre réponse s’arrête à la critique du premier paragraphe de mon commentaire, le reste ne comptant pour rien, le début m’ayant sans doute définitivement disqualifié d’emblée. Comment m’étonner alors que vous me donniez du « conformisme prêchi-prêchant autosatisfait » et du « « normal » réceptif à l’humour étique et pas drôle », certainement vos avanies préférées en direction de ceux qui ont l’outrecuidance de ne pas être d’accord avec vous. Peut-être est-ce même pavlovien, totalement incontrôlable ? Voilà peut-être pourquoi à l’inverse je n’ai pas tiré de conclusions définitives à votre endroit.

        Peut-être vous ai-je fait l’effet du monsieur grossier qui rentre chez vous s’en s’essuyer les pieds ? C’est regrettable et je veux bien confesser une faute sur ce point. Je n’étais toutefois pas venu les mains vides, mais vous m’avez quand même foutu dehors. Ainsi va la vie. Je ne viendrai plus vous déranger dans votre soliloque. Promis !

        J’ai critiqué (en partie) ce post-ci, mais j’ai pu apprécier positivement le reste de vos publications, silencieusement il est vrai. Je ne me manifeste que pour chier, c’est mon hideuse part commune d’avec la plèbe. Je travaille cependant à ma rédemption avec force, s’il m’est permis encore de racheter mes péchés.

        Bien à vous.

      • « mais je ne vois pas où se trouve l’insulte à votre égard »

        Je vous cite :

        « Curieux, vous dénoncez l’absurdité de l’énoncé de base et vous ergotez ensuite sur les détails. »

        « vous ERGOTEZ »

        Vocabulaire insultant.

        —-

        Je vous cite à nouveau :

        « Je ne vous ferai pas l’affront de penser que vous n’avez pas su vous contenter de l’ironie profonde de ce dessin. »

        « Vous n’avez pas su vous CONTENTER de l’ironie profonde de ce dessin »

        ???

        Pourquoi je me /contenterais/ d’un .jpg humoristique de merde publié sur la page Fb Hara Kiri ? Non mais sérieusement ?

        « L’ironie profonde »

        Ouais. Abyssale au moins.

        Le mec m’insulte sans même s’en rendre compte. Incontinence ?

        —-

        Concernant la suite de votre pavé, je n’ai pas lu. Si vous voulez qu’on vous lise, ne commencez pas toutes vos interventions par des provocations gratuites et des conneries vides de sens.

      • [Et voilà, il continue à m’insulter !

        Non mais je vous jure…

        A présent il va falloir arrêter (sinon je m’amuse à vous faire dire tout et n’importe quoi – hi hi !). Vous n’êtes pas chez votre mémé, ici. Tout n’est pas permis.

        NDLA]

  4. Hmouais. Schéma incomplet. Manque le principal vecteur de motivation pour faire des enfants : l’argent braguette.

      • Bonjour,

        Je ne vois pas en quoi mon commentaire est totalement à côté de la plaque. Je vois un logigramme qui pose la question suivante : « Désirez-vous avoir des enfants ? » J’ai commencé par suivre les différentes options proposées et j’ai voulu aussi confronter cette question à ce qui est observable dans notre société moderne.

        Ainsi, je tenais à faire part de cette expression entendue fréquemment à Mayotte ou à la Réunion. C’est du créole. Cela signifie « argent des allocations familiales ». Ici, je replace cette expression dans un contexte idoine. Il est admis que les enfants sont donc envisagés comme une source de revenu monétaire.
        Mais effectivement, vu que vous n’avez pas envisagé cet angle de réflexion en toute objectivité, je crains que vous n’ayez raison et que vous n’ayez pas le niveau pour que je puisse espérer une réponse de votre part sur ce sujet.

        Cordialement.

      • Sanfroid a totalement raison de souligner le caractère « pécunier » de la reproduction humaine.

        On reproche beaucoup aux immigrés « bronzés » de ne faire des gosses que pour toucher les allocs.

        Et alors ?

        Il faut vraiment être un moderne « neuneu » pour s’en offusquer.

        Pendant des millénaires, les enfants ne servaient que d’assurance-vie à leur concepteurs.

        Ce n’est qu’à partir du 21ème siècle que les enfants cessent d’être des « accidents » du coït pour devenir un projet « gnian gnian » de petit-bourgeois mental.

        • J’ai dit STOP, FF !

          Ne sais-tu donc pas lire ?

          Au sujet du fait qu’il faudrait avoir de la thune pour se permettre de se reproduire, j’ai un article qui vient, justement. S’il te plait, à présent, je t’ai déjà écrit 2 réponses (une première, augmentée/retouchée à plusieurs reprises, et une seconde, à la place de ton second commentaire). Je n’irai pas plus loin dans le bla-bla.

          Pour l’instant, tout nouveau commentaire de toi passe en liste d’attente.

  5. Le présent du subjonctif, que requiert la tournure de votre dernière phrase, s’écrit « ayiez » et non point « ayez ». Je vous suggère donc – que dis-je! je vous ordonne! – avant que de donner des leçons, à apprendre à écrire convenablement. Pour l’heure, disparaissez!

  6. @Irena Adler

    L’autorité naturelle n’est pas une question d’idéologie. Vous pouvez être la mère la plus « réac » du monde et n’avoir strictement aucun contrôle ni influence sur le fruit de vos entrailles.

    Il en va de la maternité comme du professorat, vous savez ? Ce n’est pas le nombre de « diplômes » qui fait de vous un prof respecté et envié.

    Il est tout aussi cruelle d’être mère, il y a une bonne part d’inné qui annulent vos intentions de départ.

    Vos voeux de résistance contre la chienlit libéral-libertaire sont donc louables mais un petit peu naïfs : donnez-vous encore 15 ans pour voir ce que sont devenus vos propres enfants.

    Nos ancêtres considéraient les leurs comme des animaux dénués d’âme et de vertèbre (ce qui n’avait pas son pareil pour forger de véritables colones vertébrales)

    Je doute fortement qu’il soit possible de revenir en arrière.

    Les gosses d’aujourd’hui, et à commencer par les petit blancs des classes supérieures, sont devenus des petits singes bruyants, ultra revendicatifs et narcissiques, totalement déconnectées des valeurs sacrificielles et familiales (ils mordent la main qui les a trop nourri, vivent dans un confort neurasthénisant).

    Je dirai même plus que leur « pourrissement » est synonyme d’intégration dans la société. Si vous gosses ne sont pas aussi « pourris » que les autres, il ne s’intégreront pas plus dans le monde du travail que dans les soirées étudiantes.

    Je doute encore plus que les « réactionnaires » soient capable d’élever traditionnellement leur marmaille. Allez dans n’importe quelle famille catholique pour voir l’étendue de molesse hippie qui s’est emparé des géniteurs comme de la progéniture (le film « La Vie est un long fleuve tranquille » est très représentatif du phénomène).

    • « L’autorité naturelle n’est pas une question d’idéologie. Vous pouvez être la mère la plus « réac » du monde et n’avoir strictement aucun contrôle ni influence sur le fruit de vos entrailles.

      Il en va de la maternité comme du professorat, vous savez ? Ce n’est pas le nombre de « diplômes » qui fait de vous un prof respecté et envié. »

      Mais où est-ce que j’ai parlé de mon autorité naturelle, ici ? Où est-ce que, bordel, vous avez vu que je voulais parler de mon cas particulier – ou de celui de mes pairs (ce qui revient au même) ?

      Savoir établir une distinction entre le domaine du privé et celui du public, cela aussi entre dans la discipline « réactionnaire », voyez-vous. Votre psychologisme-chéri à deux balle que vous m’infligez à tout bout de champ, parce que vous avez davantage envie de parler de moi que de parler de mes idées, c’est encore une fois un piège intellectuel – en cela vous participez mine-de-rien au travail de sape général, vous aussi. Si j’entre sur votre terrain, cela m’entraînera vers le bas : dans l’ordinaire vulgarité de la promiscuité « moderne ». Or s’il demeure possible à l’homme de conformer ses actes avec ses idées (comme Nietzsche a prophétisé qu’il le serait – et comme Socrate, depuis les origines de la philosophie, a voulu qu’il le soit), cela ne peut se faire sans beaucoup de vigilance, et un travail sur notre volonté, de tous les instants.

      « Il est tout aussi cruelle d’être mère, il y a une bonne part d’inné qui annulent vos intentions de départ. »

      L’homme philosophique EST son propre sujet d’analyse favori, EST son propre objet premier de manipulation (al)chimique. Mais celui qui n’a aucune prise sur lui-même, effectivement, ne devrait même pas être autorisé à se prétendre philosophe, c’est-à-dire à prétendre qu’il pense.

      Je ne suis pas responsable des manquements de la plupart des hommes (et donc des réacs) à cette irréductible évidence-là.

      « Nos ancêtres considéraient les leurs comme des animaux dénués d’âme et de vertèbre (ce qui n’avait pas son pareil pour forger de véritables colones vertébrales) »

      Oui, et alors ? C’est la base, mon vieux. Vous êtes vraiment une chochotte, vous savez, malgré ce qu’en laisse entendre votre pseudo.

      « Je doute fortement qu’il soit possible de revenir en arrière. »

      Il n’est pas question de revenir en arrière, mais de /rester/ des êtres humains (avec ce que cela comporte d’animalité). Les hommes les plus Simples y parviennent le plus aisément. Il suffit d’un brin de bon-sens, de courage et de ténacité.

      Mais vous, vous n’êtes qu’un résigné, un effarouché, un mou – je parie que vous n’avez pas réalisé encore que nous allions tous mourir (vous avec)… et à quel point s’accrocher à la vie pour-s’accrocher-à-la-vie, était une préoccupation vaine et dénuée d’intérêt intrinsèque.

      « Les gosses d’aujourd’hui, et à commencer par les petit blancs des classes supérieures, sont devenus des petits singes bruyants, ultra revendicatifs et narcissiques, totalement déconnectées des valeurs sacrificielles et familiales (ils mordent la main qui les a trop nourri, vivent dans un confort neurasthénisant). »

      Si vous saviez comme je me fous des gosses des autres, lol !
      Je l’ai pourtant expliqué dans mon article : aimer ses propres enfants, ce n’est pas raisonner sur l’éducation de tous les enfants du monde, ou vouloir le bien de tous les enfants du monde, au contraire.

      Mais vous avez conservé du gauchisme une tendance forte à l’universalime-niais.

      « Je dirai même plus que leur « pourrissement » est synonyme d’intégration dans la société. Si vous gosses ne sont pas aussi « pourris » que les autres, il ne s’intégreront pas plus dans le monde du travail que dans les soirées étudiantes. »

      I can afford that. ^^

      Je ferai en sorte que mes enfants, s’ils sont exceptionnels, n’aient pas à frayer en permanence avec la lie de l’humanité non plus. Je ne vais pas les envoyer non plus dans des établissements scolaires classés ZEP, vous imaginez bien ! Pour le reste, chacun est sur la terre pour porter sa croix. Quand on transmet à un enfant une distinction en ce monde, il faut lui donner aussi la force de la porter, de la défendre, et de la transformer. Cela se matérialise par une certaine dose de savoir : quand on offre une épée ou une canne-à-pêche à quelqu’un qui ne sait pas encore s’en servir, il vaut mieux lui dispenser également les cours d’escrime ou de pêche qui vont avec. La base de l’éducation d’un petit est en quelque sorte d’assurer le service-après-vente de l’héritage (vices ou vertus) qu’on lui transmets ! C’est là ce en quoi l’injonction du « connais-toi toi-même » est utile aussi au bon parent : en ce qu’il doit être parfaitement au clair avec la nature réelle du patrimoine (génétique, historique, idéologique) qu’il transmet. En d’autre terme, un bon parent est un parent qui est honnête avec lui-même (et cela même avant que d’être honnête avec l’enfant).

      A présent, si la vie était un long fleuve tranquille, en tant que mère, que me resterait-il à enseigner à ma progéniture ? Ne pourraient-ils pas dès lors se passer de moi ? Et si mes enfants étaient des individus « sans-problèmes », ne seraient-ils pas aussi, par là-même, dénués d’intelligence et de possibilités d’évolution ? Et de quoi au juste aurais-je vocation maternelle à les protéger, si autour de nous ne veillait pas à notre perte, comme un défi, l’adversité permanente du monde ? – celle à propos de laquelle, justement, j’écris, et contre laquelle moi-même je me construis – celle à propos de laquelle j’ai tant à dire, à transmettre ? Une seule chose fonde l’éducation, le lien familial : et c’est en définitive un certain nombre d’épreuves communes aux membres d’une même famille, que ceux-ci doivent s’entraider réciproquement à affronter. C’est-là d’ailleurs ce pourquoi il vaut mieux avoir des parents humbles, qui ne donnent pas l’impression d’avoir su eux-mêmes vaincre l’intégralité de leurs propres démons, et qui vous en laissent donc une partie à affronter à votre tour, que des parents soit-disant « parfaits » – qui donnent l’impression de s’être résolus eux-mêmes… En effet, ceux-là qui, en fait de roman familial à continuer et reprendre, ne laissent à leurs enfants que des « miettes » (miettes d’héritage et de sens), sous-prétexte de leur épargner le tragique constitutionnel de la vie (ceux qui font de la culture d’enfant hors-sol, dans un cocon, au lieu de prendre le risque ambitieux de les enraciner au plus tôt dans le réel/en pleine terre), en fait les exposent au contraire, lorsque ceux-ci grandissent, aux pires, aux plus déchirantes et suicidaires des expériences existentielles ! Ils livrent leurs enfants à des épreuves nouvelles pour affronter lesquelles ils n’auront reçu ni appui, ni armes, ni formation. Exactement comme s’ils exposaient brutalement à la lumière du soleil, du vent, aux intempéries, des espèces végétales grandies « en laboratoire », donc à l’écart de la plupart des bactéries nécessaires qui évoluent dans la nature. Au lieu de permettre à leurs enfants de s’appuyer sur leur tête pour les dépasser, et donc de faire de leur famille le lieu d’une possible évolution, d’un progrès, ils créent une progéniture « issue de rien », qui doit tout réinventer, aussi brutale et paradoxalement fragile que l’étaient les hommes préhistoriques. Et voilà le danger principal qu’il y a à vouloir ignorer/refouler cette évidence que la nature a horreur du vide, et qu’un problème solutionné y appelle toujours l’apparition d’un problème nouveau – voilà ce pourquoi le plus grand des danger consiste toujours paradoxalement à vouloir nier, réduire artificiellement, le tragique nécessaire de l’humaine condition.

      • [Ecoute-moi bien provocateur imbécile. Je ne tolère pas qu’on me réponde avant de m’avoir lu. Les dialogues de sourds c’est pas mon truc.

        J’ai augmenté mon commentaire précédent d’un certain nombre de remarques. Tu n’as même pas dû prendre la peine d’en lire correctement la moitié.
        A présent il est suffisamment long et complet pour que tu t’en contentes. Cela ne dérivera pas en longue discussion à perte de vue, dans laquelle mes remarques premières seraient délayées.

        Aucun commentaire supplémentaire de toi ne passera sur ce fil car j’estime avoir fait le tour de la question.

        Pour ce qui est du problème que tu soulevais ici (avant d’être censuré) au sujet du fait que je n’avais pas l’intention d’envoyer mes enfants étudier en ZEP, cela n’est pas absolument pas comparable avec le fait de les élever dans du coton. Un enfant reste un enfant, c’est-à-dire qu’il mérite de recevoir des soins, des attentions particulières, et que rien de justifie jamais qu’on lui inflige des maltraitances – surtout pas la prétention fallacieuse de vouloir l’endurcir. Comme illustration de cela, je te ferai remarquer qu’un végétal qu’on a planté dans un sol non-adéquat n’en devient pas plus vigoureux pour autant – bien au contraire. Envoyer ses gosses étudier en ZEP lorsqu’on a les moyens de l’éviter, s’apparente à de la maltraitance. Ne recevoir aucune formation intellectuelle digne de ce nom et être agressé toute la journée par des singes, ce n’est pas grandir plus vite, ni se donner les moyens de vaincre la chienlit. [Un singe brutal bien-adapté à sa banlieue, n’est fort que momentanément, durant l’enfance, dans sa cour d’école, dans sa banlieue, c’est-à-dire nulle part. Un mec qui fait l’ENA en revanche c’est un mec qui aura accès au pouvoir. Le singe ne fera jamais l’ENA, CQFD.] Il ne s’agit pas pour autant de cacher aux enfants les réalités du monde : simplement de leur permettre de grandir dans un milieu suffisamment propice à leur bon développement physique et mental pour qu’une fois adultes ils aient ce qu’il faut de force au ventre pour affronter le réel tel qu’il est – et, une fois formés adéquatement, se confronter éventuellement, s’ils le désirent, aux défis les plus éprouvants (comme par exemple enseigner en ZEP – mais cela n’est qu’un exemple pris entre mille, pour illustrer le sujet).

        See ? – de la mesure avant toute chose.
        L’hübris (la démesure), surtout appliqué à l’éducation, et prôné comme une vertu, c’est un truc d’idéologues, donc de gauchistes. NDLA]

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