Gauchisme – (Décadence 03)

Si la société devient insupportable, alors je deviens Waldgänger. – E J.

Gauchiser n’est pas être à gauche.

Etre de gauche ne veut pas dire forcément être gauche.

Etre faible n’est pas être du côté des faibles.

Etre fort n’est pas être nazi.

Les puissants ne sont pas nécessairement tous des nazis.

Etre un puissant ne veut pas dire nécessairement penser comme un nazi.

La volonté de puissance, si elle est le lot de tous, n’est pas forcément que l’apanage de la puissance.

Il n’y a pas que la puissance qui veuille être puissante, l’humanité et la tendresse aussi le désirent.

La société ne pervertit l’homme que si l’on ne peut considérer l’accession à la puissance que comme une compromission.

Or l’antisocial n’est pas forcément un terroriste.

L’antisocial c’est aussi l’anar’ – ou le libertaire.

L’anar’ (ou le libertaire) est celui qui privilégie la vérité, au détriment du « mensonge social ».

L’anar’ (ou le libertaire) est celui qui, en existant socialement, construit une société qui n’est pas uniquement basée sur le mensonge.

L’anar’ (ou le libertaire) est celui qui, en s’exprimant, restitue son « droit de cité » à la liberté.

L’anar’ (ou le libertaire), en éclairant la route de son voisin, agit de telle sorte que celui qui apporte la Lumière ne soit pas forcément Lucifer – c’est donc (malgré lui) un héritier des Lumières.

Mon anar’ n’est ni de droite ni de gauche. Mon libertaire n’est pas un libéral, mais il est le pilier de la société occidentale en ce qu’il est l’âme du libéralisme.

Le libéralisme sans âme appartient aux bouddhistes/communistes chinois.

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Décadence 02

 

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Le hype aujourd’hui ? Une gallerie des horreurs morales, une apologie sans frein de la débauche… vulgarité à tous les étages… mais sur le ton du sourire niais, sans passion, par bêtise. Des pleutres que ces décadents-là : c’est la peur du sérieux qui les fait se vautrer dans leur ennui petit-bourgeois comme des cochons dans leur fange. Mais continuez donc d’agacer le ciel, vous qui, tout bardés de vos futiles divertissements ésotériques, n’avez jamais ressenti de l’Eternel ni la présence ni la crainte…  vous qui prétendez choquer le monde mais qui, réfugiés, amollis, dans un confort physique et social des plus plats, n’avez jamais eu ni l’occasion ni le courage de penser la vraie vie – celle de ceux qui l’aiment encore, et lui donnent un sens, parce qu’ils travaillent, luttent et peinent pour assurer un avenir à leurs enfants.

http://www.nocast.org/
http://ottodiktart.free.fr/
http://www.costes.org/
http://aryansisterhood.wordpress.com/

Gros facho-de-base, réjouis-toi ! Le fascisme, aujourd’hui à Paris… c’est hype ! Au moindre ennui avec la police tu pourras prétendre faire de l’art contemporain.

Voyez à ce sujet cet excellent article chez BAM : Charles Krafft ou l’aristocrate était un histrion néo-nazi

 

Aux moujiks

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Isspisse di sale pute, moi ji suis un gentleman, ji rien à faire avec des folles comme toi, retourne d’où tu viens sale Djin, sorcière, Shaïtan tu m’salis. Ji d’la pitié pour toi : ji vais ti casser les dents avec di cailloux si ti continues à parler. Dieu est miséricordieux, Dieu est Grand. [Nebojka Ciric sur I Like Your Style]

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– Calmez-vous Irena. Vous me faites peur…

– Je vous fais peur ? La bonne blague ! – Comment voulez-vous qu’un être qui ne sait ni commander ni obéir, soit le moins du monde dangereux pour ses semblables ? Ces ailes trop grandes qui m’empêchent de marcher, sont aussi les garants du caractère inoffensif de mon Übris. En fait je ne m’autorise mon Übris qu’à une telle condition. En d’autres termes j’ai le droit de vivre en suivant des raisons/des ambitions supérieures à la condition-même qu’une telle supériorité m’isole de mes semblables… irréductiblement. C’est mathématique. Si tu te prétends plus grand que les autres mais que tu vis parmi eux sur un pied d’égalité : pourquoi te laissent-ils faire ? Si tu les commande, pourquoi se laissent-t-ils commander ? Parce qu’ils ont admis ta supériorité naturelle et qu’ils la respectent, ou bien plutôt parce que les trompes et que tu les manipules ?

Je ne sais pas comment vous l’expliquer… Je joue les punkettes et vous me prenez vraiment pour une pauvre fille… genre, euh… une sorte de cassos… et je ne vous ai jamais détrompé parce que… c’est rigolo, en fait ! – Quand je vous lis j’ai l’impression d’être Amy Winehouse, lol ! – C’est rigolo et pathétique aussi un peu, parce que dans la vraie vie, eh bien, c’est vous qui êtes les cassos !

Moi je sais ce que vous faites, ce qu’est votre vie, eh bon je ne vous en parle pas… parce que nous n’avons pas les mêmes valeurs, voyez-vous… pas la même valeur non plus. Moi, eh bien… Je ne suis pas née dans une ruine aux murs lépreux, les deux pieds dans la bouzasse, je n’ai pas été élevée par la rue, vous comprenez… Moi je suis née au pays des bisounours ! C’est pour cela que ça m’amuse, de tenter le Diable ! Les pauvres gens courbent l’échine devant plus fort qu’eux, moi je dis : « essaie-donc de jouer au con, pour voir ! » Ils évitent l’adversité, moi je la recherche ! – Je suis toujours étonnée du degré abyssal de bassesse où est capable de descendre le commun des pauvres gens lorsqu’on lui en laisse la liberté.

C’est à cela qu’on reconnait à un vrai pauvre : il est tellement peu habitué à avoir du pouvoir sur autrui que lorsqu’on lui en donne, il ne l’utilise jamais pour faire du bien. Toujours pour prendre sa revanche sur la vie. Saleté de mentalité de clebs. Pour avoir peur du Diable au premier degré, en fait il faut être né au Moyen-Âge, c’est-à-dire au bled en Afrique, ou quelque part dans un trou paumé de la Magyarie… Moi je suis athée à la base, c’est pour ça que les choses sacrées me mettent en joie au lieu de me terrifier, que je joue avec les tabous comme avec un jeu d’osselets. Du coup les primitifs me prennent soit pour Dieu soit pour une sorcière. « C’est magique » – à lire avec l’accent afwiquain.

Quand j’étais petite j’étais comme Candide, on me faisait croire que j’allais grandir dans le meilleur des mondes possibles… forcément que j’ai déchanté ! Quand vous m’avez rencontrée je ne croyais pas encore au mal… je ne le voyais pas, le mal ! C’est pour ça qu’au lieu de partir en courant – comme aurait fait n’importe quelle personne sensée – je me suis intéressée à vous et à ce que vous pensiez… je vous ai trouvés exotiques.

Quand j’étais petite je mangeais réellement avec un petit couvert plaqué d’argent… ceci n’est pas une métaphore. Là d’où je viens, la vie humaine a plus de prix. Et ma vie comptait davantage encore au yeux des gens qui m’ont élevée que celle de n’importe qui d’autre… Je n’ai pas été mise au monde pour prouver quoi que ce soit à des rustres comme vous, qu’ils soient mes patrons dans la vie, qu’ils portent une arme, un sceptre de roi nègre ridicule ou un uniforme… je ne suis pas faite non plus pour remplir un usage précis, ni pour servir qui que ce soit…

On ne m’a pas brisé les reins quand j’étais enfant pour que je devienne une bête de cirque, un singe savant ou un automate…  Rien ne m’a non plus préparée à la balkanisation progressive de mon pays. Vous, vous ne pouvez pas comprendre, vous venez déjà des Balkans. Ce qui est normal pour vous ne l’est pas pour moi. Je ne peux pas vous raconter vraiment ma vie… parce que d’abord j’aime bien passer pour toutes sortes de truc, j’ai toujours aimé me déguiser… C’est la grande différence qu’il y a entre les gens du tiers-monde et les vrais gentils occidentaux aux mains blanches, voyez-vous : nous cherchons à passer pour plus terribles et désinhibés que nous sommes, quand vous autres essayez maladroitement de vous laver de votre barbaritude… Vous vous rêvez (dans le meilleurs des cas) en noeud-pap’ et smocking sous les ors et les lambris du salon de madame la Marquise, quand nous autres nous maculons le visage avec du noir de bouchon pour nous faire croire que sommes des fous dangereux et que nous partons en guerre… Apocalypse Now !

Vous essayez perpétuellement, désespérément, de me psychologiser, de me réduire la tête, de me coller des étiquettes réductrices… parce que ce que je suis pour de vrai échappe à votre entendement sommaire… Il aurait peut-être fallu que je vous raconte ma vie plus tôt, peut-être auriez vous compris deux ou trois trucs, mais je ne pouvais pas le faire à fond. Je ne peux toujours pas. Parce que ça ne vous regarde pas.

Le plus dingue sans doute c’est que vous ne compreniez jamais, la plupart du temps, lorsque je fais de l’humour – que je puisse avoir de l’humour vous semble contre-nature… ma façon-même de me moquer de vous, vous est totalement étrangère… parce que chez vous l’insulte n’est qu’une insulte, le compliment qu’un compliment… Vous êtes des brutes.

Chez moi les compliments se font à-demi honteux, et timides… vous ne les percevez pas comme tels. Les insultes sont réversibles aussi, et consciemment. Par exemple je m’identifie assez souvent à la personne que je cherche à humilier ; quand je rabaisse quelqu’un je lui dis souvent des choses qui sont vraies à propos de moi… qui parlent de moi. C’est délibéré ! Je préfère projeter sur mon ennemi des défauts qui sont les miens, et qui ont évidemment pour revers un certain nombre de qualités… ainsi je ne lui dis pas : « casse-toi t’es pas d’mon monde » – le fait que je m’adresse à lui suffirait à prouver le contraire – mais je lui tends un piège à clef. Il suffirait à ma victime de comprendre cela pour ne plus se sentir insultée – en fait il lui suffirait d’abandonner son ressentiment pour que le mien à son égard disparaisse du même coup – il lui suffirait de faire preuve d’un peu de générosité décalée, de faire un pas de côté, du côté de l’humanité, dans ce moment de vanité blessée où justement la chose est plus inattendue, donc plus difficile -, mais elle est généralement tellement furieuse de ce que je lui dis qu’elle aimerait mieux se faire découper en morceaux plutôt que de me répliquer : « je suis donc comme toi ». En agissant ainsi mes interlocuteurs me prouvent encore une fois qu’ils me sont infiniment inférieurs et me donnent raison de les humilier.

Souvent, je vous parle au 5e degré et vous ne le voyez pas… vous ne voyez pas la tentation irrépressible que j’ai de me rouler dans les clichés que vous véhiculez sur mon compte comme un cochon dans sa soue… vous ne voyez pas que j’aime à être caricaturée de telle ou telle manière parce que la réalité c’est que j’échappe profondément à toute catégorie… vous ne connaissez pas la lassitude des êtres lourds qui ne tiennent dans aucune case et du coup ne prisent rien tant que d’endosser des habits trop petits pour eux…

Vous ne comprenez pas que la raison pour laquelle je ne loge pas ma pudeur dans ce que vous appelez la nudité tient à ce que, fondamentalement, je suis beaucoup moins attachée qu’il n’y paraît aux choses du corps… Qu’une femme jolie puisse souffrir d’être fondamentalement aussi détachée du Siècle qu’un ermite, entretenir sa vanité comme d’autres veillent à leur hygiène de base, et cependant exiger qu’on lui témoigne encore un peu de courtoisie, vous dépasse… et cela dans des proportions qui moi-même me dépassent… Vous n’entendez pas le rire léger qui se cache derrière mes jeux érotiques parce que vous ne pouvez pas concevoir qu’une femme puisse jouer à faire la femme… Vous croyez dur comme fer aux apparences, et même lorsque vous vous trouvez confrontés à un jeu trompeur d’apparences qui se dévoilent entre elles et se déchirent successivement, vous continuez à foncer tête baissée dans le panneau mouvant, comme une espèce de gros taureau furieux excité par un chiffon rouge…

C’est amusant d’en arriver là juste parce que vous avez le front trop bas, mais que vous ne pouvez malgré tout pas renoncer à l’idée que parce que vous êtes des homme, et que vous êtes généralement plus âgés que moi, vous avez vocation à être mes maîtres… En réalité, vivriez-vous mille ans de plus, vous n’auriez toujours rien à m’apprendre que je ne sache déjà… et je continuerais à vous trouver offensants lorsque vous prétendez au surplus m’accorder toute sorte d’effet de votre compréhension et de votre mansuétude, vous qui ne comprenez rien et en réalité et êtes tellement plus pauvre en bonté que moi.

Je ne peux pas vous expliquer qui je suis vraiment sous les franges rose fuschia de mon bikini internautique, parce que, et bien malgré moi, j’ai de la pudeur qui se cache par pudeur… Vraiment, c’est amusant cette méchanceté chimiquement pure de votre part qui me dépasse, cette brutalité inouïe, sidérante, avec laquelle vous vous acharnez à tenter de me lapider « comme des seigneurs »… Les seigneurs ne lapident pas les femmes, pauvres fous. Les seigneurs ne leur hurlent pas des insanités dès qu’elles font preuve d’un peu d’esprit. Vous représentez l’altérité totale pour moi qui ai grandi dans du coton (et qui après 2-3 aventures hors du coton, y suis finalement retournée vivre)… vous ne savez tellement pas à qui vous vous adressez… c’est amusant et terrifiant à la fois.

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J’aurais très bien pu laisser couler en réalité. C’aurait même été plus facile. Ne pas réagir. C’est ce que je faisais autrefois. Je ne réagissais pas à toutes les insultes, j’attendais qu’on se lasse, que ça passe, qu’on se raisonne, qu’on revienne de soi-même au sens-commun… Ca n’est jamais arrivé, monsieur ! Si vous leur laissez l’opportunité vous mordre une fois ou deux en toute impunité, à ces chiens – par peur de déranger, pour ne pas faire de vagues – ils se figurent que vous aimez ça ! Et puis l’odeur du sang excite les requins, et vous vous retrouvez, à cause de votre délicatesse, bloquée par vos scrupules, entourée de prédateurs en la personne de gens qui ne mériteraient même pas de vous baiser les souliers. Vous vous retrouvez, comble du non-sens, à passer pour une masochiste ! – C’est que nous sommes ici chez les moujiks : la délicatesse y est toujours interprétée comme de la faiblesse. En ne laissant rien passer, j’évite qu’on s’habitue à l’idée que certaines insultes à mon endroit ne seraient pas des insultes, qu’elles sont permises, voire de bon goût et même recommandées.

Mon but est d’échapper au rôle du bouc-émissaire de service. Et la meilleure défense, c’est encore l’attaque. L’expérience m’a appris ça. En faisant cela je prends évidemment le risque de manquer de style… de me ridiculiser et de passer pour une hystérique. Mais que voulez-vous, puisque la bêtise, la méchanceté, la pleutrerie générale, ne me laissent pas le choix !

Vous aspirez à un vrai patriarcat chrétien ? Mais encore faudrait-il avoir les épaules ! Suffit pas d’être méchant et brutal pour imposer sa supériorité à quelqu’un comme moi.

Qui jadis dans la réacosphère a-t-il jamais eu la carrure pour protéger une faible femme ? C’est leur insuffisance à tous – à tous ces barbares auto-proclamés gentlemen – qui m’a conduite à m’endurcir et à quitter ma position première de jeune femme littéraire, sensible et admirative.

Vous n’avez même pas idée du degré d’épidermisme et de fragilité qui était le mien au moment où je suis entrée dans la réacosphère et où une assemblée de grossiers personnages, de masturbateurs et de moujiks renfrognés m’est tombée dessus ! Il a bien fallu que je m’adapte !

Les seules fois où j’ai pensé trouver des protecteurs ici, ils se sont comportés comme de vrais maquereaux ! Les autres, ceux qui n’envisageaient pas de se /payer sur la bête/ leur sollicitude à mon endroit, étaient si lâches qu’ils se contentaient de servir de serviteurs à mes agresseurs par peur d’attirer leurs foudres contre eux. J’ai dû affronter seule au milieu des lazzis, des quolibets, des individus profondément sinistres qui avant moi n’avaient jamais trouvé la moindre conscience un tant soit peu chrétienne pour leur barrer le chemin. Et après ça il faudrait que je regarde ces poules mouillées qui nous entourent comme des hommes ?

Je n’ai pas été élevée dans l’idée que j’étais inférieure aux hommes, c’est vrai. Mais précisément parce que je n’ai pas une mentalité de larbin, je suis parfaitement capable d’éprouver de l’admiration, de faire preuve d’indulgence et de miséricorde, je ne n’ai aucune incapacité à la tendresse et je n’ai aucun problème pour me soumettre à plus grand que moi. En fait j’ai même toujours désiré de tout mon cœur rencontrer de grands hommes, qui m’auraient inspiré le respect et la crainte sacrée des hauteurs (c’est d’ailleurs la raison pour laquelle je suis venue essayer de fréquenter des écrivains). Ici, jusqu’à ces dernières années (qui m’ont permis de faire une rencontre surprenante), je n’avais jamais croisé que des minables emplis de ressentiment, des arracheurs d’ailes de bête-à-Bon Dieu, des grenouilles baveuses déguisées en dictateurs nègres, qui croyaient pouvoir m’en imposer sans jamais faire preuve d’une seule once de noblesse. Peuh !

La plus belle fille du monde ne peut offrir que ce qu’elle a

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In-nocence

Ma maman, elle a toujours été un peu idiote. Avec le temps on ne peut pas dire que cela s’arrange… Peut-être tout simplement, à cause de la disgrâce de l’âge, cela devient-il plus flagrant ? Quand elle était jeune, parce qu’elle ressemblait à une Claudia Cardinale en modèle réduit, avec son bon caractère, ses yeux rieurs, ses manières papillonnantes de lutin hyperactif, personne ne s’en apercevait. On prête aux visages enfantins, aux tempérament joueurs, bien des qualités d’esprit qu’ils ne possèdent pas. La jeunesse, la grâce, agissent comme un écran de rêve où les gens projettent toutes sortes d’effets de leur bonté. Les belles personnes, que leur charisme protège, quand elles sont douées de quelque gaieté, avancent vaille que vaille à travers les embûches, et même les humiliations occasionnelles, comme un mage passerait et repasserait à travers un miroir…  Semblables à des vaisseaux fantômes, elles demeurent ni vues ni connues parce qu’elles transforment tout à leur contact : des étrangers subitement les saluent, des avenues cachées se déplient, les carreaux des fenêtres closes leur envoient mille clins d’œils complice, de gentils chiens galeux leur demandent des nouvelles de leur santé… Même la lumière du soleil semble les éclairer plus profondément ! – Ma mère qui a toujours souffert de graves problèmes de vue, m’a souvent parlé de la lumière… Elle m’a souvent dit qu’elle avait éprouvé des émotions esthétiques intenses certains jours bénis, certains jours où ses yeux capricieux voulaient bien ne pas ternir le monde d’un voile d’opacité.

Quand le jour s’étiole enfin entre deux présages noirs, tandis qu’un ciel de sang évoque au Simple un feu de cheminée, les grands arbres noueux, veilleurs des bords de route, se penchent sur le passage des petits princes de ce monde, et leurs longs squelettes chenus apparaissent subitement amicaux et farceurs. Après cela, quand montent les Esprits, et dansent dans les ombres le souvenir des morts, au pied des anges vengeurs, à l’envers des calvaires qui font le croisement des routes, en ces lieux intermédiaires où l’homme de tête est livré au cours-bouillon de sa mémoire, quand les maigres raisons du monde ne peuvent résister au sabbat des angoisses, seule une âme particulièrement transparente peut continuer à circuler librement… ma mère qui évoluait dans les infra-sphères animales, au plus près des essences, je veux croire qu’elle était de ceux-là à qui les illusions grotesques de la nuit n’inspiraient nulle crainte…

Ma mère, c’était le genre à revenir du supermarché en disant qu’un type en caddie lui avait foncé dessus et qu’elle avait dû s’excuser à sa place : « Il est arrivé par le côté comme ça, sans crier gare, il m’a foncé dedans et devinez quoi ? Au lieu de s’excuser il m’a insultée ! – Il t’a insultée comment ça ? Mais qu’est-ce qu’il t’a dit ? – Oh je ne sais plus… j’étais tellement sonnée. Il m’a fait une réflexion sur ma coupe de cheveux. Il m’a comparée à un balais-éponge. – Il t’a traitée de balais-éponge ? Mais c’est insensé ! Mais qu’est-ce que cela veut dire ? – Je n’en sais rien. J’étais tellement sonnée, je suis restée bouche bée. Et puis alors une dame du supermarché est arrivée, c’était peut-être sa copine, elle m’a dit de lui demander pardon et qu’on en finisse. Je lui ai dit que je n’allais pas lui demander pardon, que c’était lui qui m’avait foncé dedans. Mais elle n’a rien voulu entendre, puis lui s’est mis à se plaindre auprès d’elle… moi je n’en revenais pas… »

C’est d’elle que je tiens cette faculté étrange. Nous attirons les sourires, mais nous cristallisons aussi les colères, les méchancetés, les craintes… Les gens aiment bien s’énerver après nous. Cela les soulage. Ils se soulagent, comme les chiens. Ce que je dis toujours : les pauvres, ils prennent une revanche sur la vie.

la boheme

Déniaisement

« Elle est tellement belle ta fille… Et puis elle parle bien. Je suis sûre qu’elle finira à la télé ! »
« Oh c’est toi qui a sculpté ça ? Vraiment, c’est très réussi. Pourquoi n’essaierais-tu pas d’en faire ton métier ? »
« J’adore ta façon de t’habiller. Tu as toujours tellement d’idées ! Tu devrais essayer de dessiner des vêtements. »
« Sérieux, on ne voyait que toi sur scène. Tu devrais tenter de passer le concours d’entrée du Cours Florent. »
« Je ne savais pas que tu chantais ! Pourquoi n’essaierais-tu pas de faire la Star-Ac’ ? »
« Oh toi alors, tu as tous les dons. On ne se fait aucun souci pour toi. Tu feras ce que tu voudras. Tout ce qui nous importe, à nous tes parents, c’est que tu sois heureuse. »
« J’ai vu la petite-fille de ma voisine. Sais-tu ce que c’est, son métier ? Elle agence des vitrines pour des commerces du centre-ville. Avec une petite formation, tu pourrais faire ça, toi. »
« Non c’est vrai, tu présentes bien. Et puis tu as un certain maintien. Je pense qu’ils te prendraient tout de suite comme hôtesse d’accueil. »
« Ecoute, je connais un photographe, il s’appelle Sergio. Dis-lui que tu viens de ma part, je suis sûre qu’il te fera un prix. Il fait du très bon boulot et puis je suis sûre qu’il va t’adorer. C’est quelqu’un de très ouvert, il sait reconnaître un tempérament artistique. »
« Salut ! Comment tu vas ? J’ai un plan pour faire de la figuration dans un film d’époque. C’est génial, on pourra peut-être voir Romain Duris ! Hiii ! C’est payé 50 euros de l’heure pour un simple passage devant la caméra. 100 s’ils te donnent une réplique. »
« Bonjour mademoiselle, je suis peintre à mes heures perdues. Un peintre du dimanche, quoi. Ce que j’aime faire surtout, c’est peindre des nus. J’ai déjà peint pas mal de petites étudiantes étrangères du pôle universitaire à côté. Si cela colle entre nous, nous pourrions planifier quelques séances. Attention, hein. Je ne suis pas un grand artiste, je fais ça surtout pour le plaisir… Si vous acceptez, ça doit être pour le plaisir également. »

« La Bohêmeuh ! La Bohêmeuh.. etc. » ♪

pas d'art sans liberté

Libéralisme

Je crois que ce que je trouve plus plus pathétique dans cette idéologie de la liberté qu’on nous vante, c’est qu’elle ne nous laisse plus comme liberté que celle de rentabiliser tout ce que nous savons faire, tout ce que nous faisons, tout ce que nous aimons, tout ce que nous sommes… à peine conçu, sitôt vendu ! Le concept comme le bonhomme. Le système est tellement vorace, il a tellement besoin de notre vitalité, de notre créativité, pour enrayer sa décadence, qu’il ne nous laisse même plus le moyen ni surtout le temps de développer le moindre savoir-faire, ni le moindre plaisir dans la création lorsque celle-ci est rémunérée. Or pas de créativité sans plaisir. Comment voulez-vous produire quelque chose qui vaille lorsque vous avez été sélectionné pour votre libre esprit et qu’on vous demande de faire dans des barquettes ? Tant qu’il va encore à l’école, il y a un vampire qui sommeille derrière chaque jeune à potentiel, prêt à lui fondre sur le paletot au moindre éveil du poète qui sommeille en lui, et qui lui demande de transfuser sa passion naturelle dans du marketting, de la pub ou du divertissement rapide&pas cher. Cela ne donne pas envie. La créativité a besoin de prendre ses aises, de flâner, de rigoler… de se vivre ! Le créatif n’est pas spécialement un mec qui aime créer, c’est avant tout un mec qui aime la vie ! Les gens qui ont le feu sacré non seulement sont ceux qui ne se laissent plus happer par la machine, mais plutôt que de donner de leur substantifique moelle au grand proxénétisme généralisé qui nous gouverne, ils préfèrent encore disparaître dans la nature, s’évader dans la marge, devenir Walgänger. Afin de pouvoir continuer à exercer leur liberté, paradoxalement, ils doivent dire fuck à l’idéologie de la liberté. Hier encore j’étais dans Paris. Ici encore plus qu’ailleurs, le maquereau t’attend au détour dès que tu produis le moindre début d’un morceau de quelque chose qui fait sens. Forcément, au final, comme personne n’y a plus le loisir – au sens profond du terme loisir  – d’y développer un art de vivre différent & élaboré, qui soit basé sur des idées complexes, comme plus personne n’a plus la liberté mentale d’y parler sans s’écouter parler, d’y vivre sans se regarder vivre, ne reste plus à ceux qui tentent malgré tout de suivre le mouvement pour imposer leur marque, qu’à vendre leurs corps ! La plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a.

Du coup, forcément, Zahia&Nabila sont à la mode !

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Prostitution

Hier dans Paris, je regardais ce que vendaient les magasins de prêt-à-porter… Mais que j’étais navrée ! Mais que j’étais dégoûtée par l’ambiance générale… Partout des boutons dorés, des festons bling-bling, de la perlouzes, du moulant, du ras-le-bonbon, des chaussures pour fétichistes, plumes d’autruche et barbie-doll, tape-à-l’oeil vulgaire à base d’imprimés serpent, léopard, slogans provocateurs sur t-shirts féminins : « sins&lust » et autres « look-at-me »… La standardisation du business a pris des proportions extrême : toutes les grandes enseignes proposent la même merde, à tous les prix, pour toutes les bourses, donc à tous les étages de la société. Jamais vu ça. C’est la mode de la pute, c’est la mode pour Zahia&Nabila, tout est à comprendre au premier-degré, on se désinhibe jusqu’au trognon, mais cela ne concerne pas seulement la banlieusarde en quête de quéquette friquée ou la fille-à-papa qui doit soigner ses relations. Non, la bourgeoise-mère aussi est concernée. Ainsi que bobonne, madame tout-le-monde, l’institutrice, la magistrate, la boulangère, la féministe, la lesbienne, la beurette et l’africaine qui parle à peine français. Tout le monde sur le pavé, tout le monde à vendre ses avantages, à tortiller du fion en mesure ! Rythmes africains, ambiance guerrière, enfants-soldats de la putasserie.

Les grands esprits se rencontrent : AMQC vient de peindre ses impressions sur l’atmosphère qui plane sur la capitale, et elles rejoignent les miennes : http://amoyquechault.over-blog.com/les-rats-sont-dans-paris

Voilà à quoi mène une telle conception utilitariste de la liberté. Aucun geste, aucun espoir, aucun art de vivre, aucun être-au-monde, rien n’est plus gratuit dans cette société-là. Mise à mort de toute spontanéité. Il faut tout mettre à l’encan, tout faire valoir. Si tu développes une aptitude, il faut qu’elle te serve ! Si tu ressembles à quelque chose, il faut que tu le deviennes ! Ainsi nos mamans, quand nous étions petits, en nous nourrissant, en nous couvrant de baisers, nous ont allumé des étoiles dans nos yeux, nous ont mis du baume dans nos cœur… elles ont fait cela innocemment, par atavisme, par instinct, par animalité, parce qu’elles nous rêvaient une vie joyeuse, un destin glorieux, parce que nous étions leur avenir, parce qu’elles nous souhaitaient une tête bien pleine, un cœur plein d’amour, de faire de beaux rêves, et de tous les réaliser… Mais au moment d’entrer dans la vie adulte, voilà tout ce qu’il en reste ? Au moment d’entrer dans la vie active, il faudrait faire tenir tout cela dans un CV ?

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Du Curiculum Vitae perçu comme une biographie

Un artiste à la mords-moi-le nœud ponds des (mauvais) portraits de pauvres gens et résume leur condition en quelques mots lapidaires : http://kitschophobe.tumblr.com/post/47784043241/depuis-quelque-temps-je-me-suis-mis-a-peindre

« Il nous a dit que s’il était parfois un peu brutal, c’est parce qu’il avait la rage de gagner » – « Avant de lui parler des résultats de son scanner, on lui a remis la charte des droits du malade » –  « Elle n’aime pas les inégalités, surtout quand elle pense que son beau-frère est plein aux as. » – « 70 heures de travail par semaine selon ses propres estimations » – « Elle anime des ateliers de speed painting ». L’ « artiste » en question explique ainsi son travail : « Certains CV peuvent faire sourire, voire rire, mais le fond de ma démarche n’est pas de faire de l’humour, ni de dénigrer ces semblables auxquels je ressemble tant. C’est plus grave : j’ai envie de faire sentir en quoi consistent réellement des vies tout entières. »

Une vie entière contenue dans un CV… Il serait judicieux d’interroger la façon dont ce pompeux imbécile emploie le terme en question. Il donne le « genre » du Curiculum Vitae pour un équivalent du genre biographique… Ce fainéant de barbouilleur n’a pas dû se trouver bien souvent en situation de chercher un emploi, croyez-moi ! – Personne en vérité ne raconte jamais sa vie entière à un employeur pour obtenir du boulot ! A moins de vouloir se mettre en ménage avec lui…  A moins vouloir à tout prix se ridiculiser… Ou bien de n’avoir jamais vécu effectivement que dans l’ambition unique de décrocher LE poste auquel on postule ! … – ce qui reviendrait à dire qu’on se soit toujours envisagé soi-même comme une sorte d’outil à usage unique (un genre de clef-à-molette ?)… – et qui sous-entendrait donc qu’on serait totalement inapte à remplir n’importe quel autre emploi (- adieu la vie si on est recalé ?). Non, le type lambda lorsqu’il écrit un Curiculum Vitae, sélectionne et biaise les informations qu’il y laisse car il cherche à atteindre un cœur de cible… car il est bien obligé de se faire passer pour un type idéal (un type idéal d’employé) qu’il n’est pas – qu’il ne peut pas décemment être, existentiellement parlant ! Le candidat doit écrire son cv comme l’acteur travaille un rôle de composition. Car l’employeur ne peut et ne doit désirer savoir qu’une seule chose : si le postulant possède ou non les qualités requises pour le poste qu’il propose. Que son futur employé aie ou non rêvé une nuit d’être un oiseau, préfère l’odeur du cambouis ou de la terre mouillée, ait réglé ou non son Œdipe, croie ou non à l’Œdipe, ou encore connaisse par cœur la moitié des Poèmes Saturniens, non seulement le regarde pas, mais le savoir ne lui serait d’aucun secours.

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Avant elle se battait pour mériter sa place. Avant elle se donnait beaucoup de mal pour décrocher un remerciement de son employeur ou quelques œillades masculines, pour ne pas se comporter comme une mère indigne, se faire respecter de ses amies, donner le change à la voisine, répondre aux exigences supposées de ses parents… Évidemment, elle n’obtenait la plupart du temps rien de plus qu’une autre, rien de plus sans doute que si elle n’avait jamais fait aucun effort. Et même son aptitude à courber l’échine la faisait le plus souvent passer pour quelqu’un de faible – alors que paradoxalement cette aptitude était le résultat de beaucoup de travail et d’abnégation. Mais lorsqu’on lui disait que la raison pour laquelle elle se faisait marcher dessus était précisément sa quête éperdue de reconnaissance sociale, alors elle ruait dans les brancards ! Elle s’exclamait qu’il n’y avait rien de pire que de passer son temps à faire des choses en lesquelles on ne croit pas, rien de pire de que fréquenter des gens dont on n’attend plus rien, rien de pire que d’obtenir des joies et des honneurs qu’on n’a pas mérité. Elle préférait continuer à croire à la comédie sociale et professionnelle, continuer comme une rock-star à jouer cette comédie sur les rotules à sang pour sang, parce qu’ainsi elle se persuadait qu’elle irriguait de sens l’étroite destinée servile encore laissée ouverte aux gens de bien, qu’ainsi elle tenait la maison du Seigneur en bon-ordre, à bout de bras : qu’ainsi grâce à elle chaque chose était encore en place dans son foyer, et les moutons au pré broutant ! Elle préférait vivre dans la certitude que toutes ses action étaient nécessaires en atteignant constamment ses limites que d’admettre que c’était cette certitude idiote, et le fait de vivre constamment au bord de ses limites, qui l’empêchaient de les dépasser… Elle préférait son martyr ordinaire, son martyr solidaire, sa participation invisible à la chaleur du troupeau, à cette compréhension honnie de la vanité de toute chose qui, si elle avait accepté de la rejoindre par lassitude, lui aurait sans doute fait opérer un bond hiérarchique dans son travail et remonter dans l’estime de ses proches… Quand tout à coup, patatras ! Tout s’écroula ! L’équilibre fut rompu.

Tout d’un coup, un beau matin de juillet alors qu’elle se prenait encore et encore vaillamment à espérer des jours meilleurs, elle apprit qu’elle était malade, et ce depuis longtemps, et qu’il lui fallait cesser de travailler pour se soigner, qu’il lui fallait lâcher-prise… Ses rapports avec les autres en changèrent du tout-au-tout. Elle qui n’obtenait jamais rien en se tuant à la tâche, à présent qu’elle ne pouvait plus se tenir debout et donner-donner, qu’elle n’était plus là que pour recevoir les autres dans un lit, recevoir des soins, recevoir de la commisération, recevoir des chocolats, elle qui n’avait jamais jusque-là suscité la compassion de personne, devint pour la première fois de sa vie d’adulte l’objet de mille attentions dévotes. D’un coup d’un seul, on se souciait de ses humeurs, d’un coup ses sensations importaient, ses projets dans les airs faisaient soupirer quelques autres… Cela ne lui était plus arrivé depuis l’âge de dix ans. Bien des cœurs sensibles ne deviennent hypocondriaques que pour obtenir cela. Rejoindre la sensation d’être sauvé du petit garçon malade, à qui sa mère vient porter le petit-déjeuner au lit, tandis que ses camarades sont enfermé à l’école, occupés à bûcher sur un devoir particulièrement ardu.

Ah ! La sainte et sotte habitude de vouloir que tout ce que nous faisons soit rentable ! Ah la satisfaction que nous aurions à être totalement en mesure de nous auto-instrumentaliser ! Ah la petitesse, la médiocrité existentielle, l’absence d’espoirs réalisables, dans lesquels nous végétons à cause de cela.

Décadence – 01

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Chap. 1
[1] Eh quoi! elle est assise solitaire, cette ville si peuplée! Elle est semblable à une veuve! Grande entre les nations, souveraine parmi les états, Elle est réduite à la servitude! [2] Elle pleure durant la nuit, et ses joues sont couvertes de larmes; De tous ceux qui l’aimaient nul ne la console; Tous ses amis lui sont devenus infidèles, Ils sont devenus ses ennemis.

Chap. 2
[14] Je suis pour tout mon peuple un objet de raillerie, Chaque jour l’objet de leurs chansons. [15] Il m’a rassasié d’amertume, Il m’a enivré d’absinthe. [16] Il a brisé mes dents avec des cailloux, Il m’a couvert de cendre. [17] Tu m’as enlevé la paix; Je ne connais plus le bonheur. [18] Et j’ai dit: Ma force est perdue, Je n’ai plus d’espérance en l’Éternel! [19] Quand je pense à ma détresse et à ma misère, A l’absinthe et au poison; [20] Quand mon âme s’en souvient, Elle est abattue au dedans de moi. [21] Voici ce que je veux repasser en mon cœur, Ce qui me donnera de l’espérance. [22] Les bontés de l’Éternel ne sont pas épuisés, Ses compassions ne sont pas à leur terme; [23] Elles se renouvellent chaque matin. Oh! que ta fidélité est grande! [24] L’Éternel est mon partage, dit mon âme; C’est pourquoi je veux espérer en lui. [25] L’Éternel a de la bonté pour qui espère en lui, Pour l’âme qui le cherche. [26] Il est bon d’attendre en silence Le secours de l’Éternel.

Chap. 5
[1] Souviens-toi, Éternel, de ce qui nous est arrivé! Regarde, vois notre opprobre! [2] Notre héritage a passé à des étrangers, Nos maisons à des inconnus. [3] Nous sommes orphelins, sans père; Nos mères sont comme des veuves. [4] Nous buvons notre eau à prix d’argent, Nous payons notre bois. [5] Nous sommes poursuivis, le joug sur le cou; Nous sommes épuisés, nous n’avons point de repos. [6] Nous avons tendu la main vers XXX, vers XXX, Pour nous rassasier de pain. [7] Nos pères ont péché, ils ne sont plus, Et c’est nous qui portons la peine de leurs iniquités. [8] Des esclaves dominent sur nous, Et personne ne nous délivre de leurs mains. […][19] Toi, l’Éternel, tu règnes à jamais; Ton trône subsiste de génération en génération. [20] Pourquoi nous oublierais-tu pour toujours, Nous abandonnerais-tu pour de longues années? [21] Fais-nous revenir vers toi, ô Éternel, et nous reviendrons! Donne-nous encore des jours comme ceux d’autrefois! [22] Nous aurais-tu entièrement rejetés, Et t’irriterais-tu contre nous jusqu’à l’excès ?
..

SOURCE : Lamentations de Jérémie 1 – Les Prophètes – Ancien Testament.

 

Exercice de style – (Décadence 00)

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Moi tu vois j’men fous de ce que tu penses de moi. Parce que je te sidère. Et que la sidération c’est plus fort que toi. J’occupe le terrain et j’ai pas honte. Parce qu’occuper le terrain c’est un truc de kador ta vu. Je suis trop une guedin. Tes yeux ils obéissent plus à ton cerveau. Je suis un tank, je m’impose, je t’en impose. Je tiens Warhol par les couilles je le libère quand j’veux. Hypnose c’est mon parfum. Moi j’écris directement sur ton code source, j’passe pas par l’interface. J’ai mes entrées VIP dans ton intelligence, j’ai pas besoin d’être intelligente. Je laisse ça aux larbins.

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Voilà notre argent où qu’y va, voilà notre argent où qu’y va. Lol
On paye nos impôts et puis à la fin y va mettre des comptes en banque en Suisse ! Hé hé…
Et nous on est comme des clochards à pas avoir d’argent. xD
Alors moi je lève mon verre de Schweppes à monsieur Cahuzac !
De Schweppes parce que je suis payé pour faire connaître la marque. ^o^
Je lève mon verre au lascar Cahuzac : va-z-y, faut qu’tu fasses de la garde-à-vue, t’as dépouillé les pauvres français qui travaillent. – Mort de rire !

Grosse dédicasse à tous les vrais travailleurs de France. Vous voyez bien que votre argent il part dans des comptes en Suisse ! Ils baisent des putes de luxe et ils se payent des bouteilles de champagnes à dix-mille euros, ces fils de putes. Et nous on est là comme des cons à boire du Schweppes. Looooloool !
Avec la TVA on paye les cannettes 2 euro. On se prend une arnaque hallucinante.

Faites comme moi ! Ce soir je vais vous montrer dans une deuxième vidéo que je paye pas mes impôts ! Que je ne paye rien du tout, moi. XPTDR – J’investis tout en Algérie ! – Mort de Lol !
J’ai des comptes là-bas, nikez vos races. Les plus grandes stars, soit-disant, se barrent de la France… Ben moi je suis-z-une Star ! Ha ha ! – Et je suis un ministre ! Ha ha ! – Voilà mon pote, give me five !
On paye rien nous ! xD On est pas des paysans. On paye pas nos impôts à Clicli !
– Cli-cliquez bande de salopes. Faites tourner mon bizness. Je vous fourre comme un Seigneur. C’était Morsay !

La cogitation – (addendum au dossier sur le complotisme)

Penser c’est peser, cogiter c’est agiter des idées ensemble pour tenter de les fondre entre elles.
(Un prof)


XP écrit :

Si l’on devait donner en une seule phrase les raisons de l’antisémitisme, on devrait dire ça:

le peuple juif est par excellence celui qui à la vocation de la question, tandis que la populace ne cherche que des réponses…

S’ensuit naturellement une démonstration de son cru visant à systématiser l’assertion en question, c’est-à-dire à lui donner force de vérité absolue.

XP qui nous présente donc la vocation au questionnement systématique comme la vertu suprême, la possède-t-il ?

« Rien n’est jamais acquis » – J’ai eu une prof de français Franc-Mac ; ces mots étaient épinglés en permanence au mur de sa salle de classe…

Lounès (en contradiction diamétrale avec XP) écrit quant à lui :

Leurs textes sacrés professent le racisme le plus absolu, mais ils se réclament publiquement d’un antiracisme qui a systématiquement pour seule expression d’opprimer les Blancs qui les logent et les nourrissent grassement. L’autocritique? L’humilité? L’authentique « questionnement »? Ils ne connaissent pas.

S’ensuit une étrange démonstration visant à prouver que les juifs instrumentalisent le libéralisme de façon perverse : au service de leur corporatisme, et non au service du bien commun. Il dit en somme qu’à cause d’eux la doctrine du libre-échange qui selon Ayn Rand (et tant d’autres théoriciens du libéralisme) devrait normalement s’exercer au profit de tous, ne l’est plus seulement qu’à celui de quelques uns.

Les industriels/les grandes fortunes d’obédience catholique que sont en France Lagardère, Bolloré ou encore Bonduelle font-elles du profit par amour de leur prochain ? Les mormons et autres membres de lobbies WASP qui ont leurs entrées dans les plus hautes sphères du pouvoir américain, sont-ils plus désintéressés que leurs confrères de la communauté juive ? La réponse à cette question est d’ordre métaphysique – pas moyen d’y répondre sans évoquer des croyances qui échappent totalement au pragmatisme élémentaire de rigueur lorsqu’on parle politique ou économie.

Le raisonnement de Lounès paraît quelque peu étrange… En fait, lorsqu’on se penche dessus, on s’aperçoit qu’il ne tient debout qu’à condition d’accepter un certain nombres de prémisses implicites comme ontologiquement vraies. En l’occurrence, des prémisses made in Ilys ; non pas posées par lui, mais avant lui par son lectorat, et surtout par le grand inquisiteur du dogme local XP, à savoir :

1 – Les juifs sont différents, ils sont à part, et leur différence s’exerce par-delà la raison et ses clivages ordinaires, car elle est de nature sacrée.

2 – Ayn Rand a toujours raison.

3 – Pour faire mentir Ayn Rand (0u instrumentaliser l’esprit de liberté au détriment de la liberté) il faut au moins être le Diable (ou l’un de ses suppôts).

[NDLA : Utiliser les convictions de son interlocuteur pour prouver le contraire de ce qu’il veut dire, c’est la base-même du trolling. ^^]

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“Oy oy oy !”

Sur le site E&R, on cite parfois des juifs qui parlent de la judaïté… Quoi de plus normal puisque E&R et les juifs ont en partage une même passion ardente pour cette thématique ? ^^

E&R, ce sont des partisans d’une théorie du complot visant à établir que les juifs dominent le monde… Les juifs, de leur côté, sont évidemment très clients de cette théorie-là selon laquelle ils domineraient le monde ! Moi-même, je me mets à leur place : je prendrais la grosse tête si j’entendais tout le temps tant de monde me prêter de la sorte tous les attributs ordinaires de la surhumanité. Franchement, si j’étais eux, pourquoi même tenterais-je de détromper ces con-vaincus ? – Sauf à prendre le risque d’être incompris, ou bien de devoir descendre de mon piédestal ?

[NDLA : Oserai-je donner un petit conseil à E&R ? – « Don’t feed the troll ! » :D ]

Exemple de ce qu’on peut lire sur leur site antisémite :

Dans les conférences qu’il a donné en 1972 et 1978, Friedman a examiné un paradoxe juif unique : « Voici deux propositions » a-t-il dit, « chacune d’entre elle est validé par les preuves et pourtant elles sont incompatible l’une avec l’autre » :

  • La première proposition est que « il y a peu de peuples, voir aucun autre dans le monde qui doivent autant que les juifs à la libre entreprise et au capitalisme concurrentiel ».
  • La seconde proposition est que «  il y a peu de peuples dans le monde voir aucun autre qui ont fait autant que les juifs pour saper le fondement intellectuel du capitalisme ».

Comment concilie-t-on ces deux propositions contradictoires ?

[NDLA : La manière dont ces antisémites pratiquent leur antisémitisme ressemble tellement à la discipline intellectuelle à laquelle s’exercent les rabbins ! C’est effarant.]

S’ensuit comme de bien entendu(♪) et comme d’habitude(♪) une démonstration à la mords-moi-le-noeud visant à concilier et expliquer lesdits contraires tout en les réduisant à néant. J’ai envie de dire… ne peut-on laisser les contraires vivre leur vie de contraires en paix, sans chercher à les fondre à tout prix dans une vérité supérieure totalisante, englobante, susceptible de les annuler ? Le fait-même que des juifs aient pu exposer et défendre des convictions différentes et contradictoires à travers les âges, le fait qu’il y ait pu y en avoir des riches et des pauvres, des justes et des injustes, des capitalistes et des communistes, pourrait éventuellement s’expliquer par le fait qu’il s’agit de simples êtres humains – d’individus libres de leurs opinions et de leurs actes. Mais cette dernière explication n’est jamais prisée des conspirationnistes – elle n’est même jamais introduite dans le tableau d’ensemble. Pourquoi ?

Pourquoi ? Mais parce que c’est la base-même de la mentalité conspirationniste que de construire des systèmes absolutistes basés sur des prémisses arbitraires dont il convient d’accepter a-priori qu’elles soient vraies bien qu’elles ne reposent ni plus ni moins que sur un acte de foi.

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L’affiche rouge, qui inspira à Aragon son célèbre poème, présente, dans sa partie supérieure, les visages des dix partisans. Les traces de trois mois de tortures n’arrivaient pas à effacer l’expression de fierté dans leurs yeux.
Voici les noms des partisans figurant sur l’affiche et les « légendes »
accompagnant la photo de chacun d’eux :
Fingercwajg, juif polonais, 3 attentats, 5 déraillements ; Boczow, juif hongrois, chef dérailleur, 20 attentats; Witchitz, juif polonais, 15 attentats; Wajsbrot, juif polonais, 1 attentat, 3 déraillements, Elek, juif hongrois, 8 déraillements, Grzywacz, juif polonais, 2 attentats, Fontanot, communiste italien, 12 attentats; Rayman, juif polonais, 13 attentats; Alfonso, Espagnol rouge, 7 attentats; Manouchian. Arménien, chef de la bande, 56 attentats, 150 morts, 600 blessés.(A Manouchian on attribua toutes les actions de son détachement.)

SOURCE

Souvenez-vous la liste des « Rouges » établie par Nixon. Un nombre impressionnant de noms juifs y figuraient.
Cela rappelle le poème d’Aragon, l’Affiche Rouge :

«Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L’affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu’à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants »

De même, Marx était juif, n’est-ce pas ?

On serait tenté, en ne se fiant qu’à ces indices, d’établir le parallèle juifs=communistes. En tout cas celui qui voudra voir dans le judaïsme une force obscure à la solde du pouvoir communiste, pourra aisément trouver les moyens de le voir, et de bâtir une théorie du complot là-dessus.

Le problème c’est que parallèlement à ces communistes juifs, combien d’autres furent usuriers, diamantaires ? Combien, forts de leurs gains faramineux dans divers commerces, se retrouvent aujourd’hui à la tête de multinationales très puissantes ? Ceux-là n’entrent pas dans le système juif=coco précédemment établi : il faut bâtir une autre théorie – contradictoire avec la première – pour les englober.

Il existe (et semble avoir toujours existé), en réalité, de multiples théories du complot qui mettent les juifs en cause. Le problème c’est que ces théories s’excluent, se contredisent, les unes les autres. Évidemment l’esprit systématiste ne s’embarrasse pas de ça puisque son but unique est de justifier par tous les moyens possibles une intuition première qu’il a eu. Le systématiste ne jette jamais un regard hors de son propre système, car ce qu’il veut avant tout c’est détenir la vérité.

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Le plus amusant dans tout ça, c’est que les juifs, loin d’échapper à la méthode dite systématiste, semblent pour ainsi dire l’avoir inventée. Car en quoi cette méthode consiste-t-elle ? – si ce n’est à ne jamais penser qu’à partir d’un postulat de base infrangible (ex : Nous sommes le peuple élu), et plus encore de faire en sorte que ledit postulat de base infrangible intègre la loi suivante : « celui qui pratique la méthode systématiste a toujours raison » (ex : Nous sommes le peuple élu parce que le caractère sacré de notre élection nous permet de la remettre en cause sans pour autant qu’elle nous abandonne, or est élu celui qui peut tout remettre en cause, même ce qui est le plus sacré, car être élu c’est tutoyer le sacré – nous mettons au défi toute personne non-élue de le faire).


– Allez ! Et c’est reparti pour un tour !

Quant XP-le-systématiste dit des juifs qu’ils sont les seuls à préférer les questions aux réponses, ils y voit la preuve de ce que seuls les juifs sont capables d’affronter tous les questionnements du monde sans peur de s’y abîmer. Or celui qui peut agir ainsi n’est-il pas celui qui paradoxalement possède déjà toutes les réponses ? [Telle est du moins assurément la conviction de XP, lui qui prend toujours garde à savamment ignorer les problèmes qu’on lui pose s’il n’a pas la garantie de les avoir déjà dûment solutionnés en les intégrant à son système – et donc rendus inopérants. NDLA]

A titre d’illustration, reprenons la citation de Woody Allen « le juif »(sic.) que XP avait lui-même choisie pour donner force de vérité à son propos :

« J’ai une réponse, qui peut m’apporter une question? » – W.A.

Celui qui ne craint plus les réponses, n’est-il pas, à l’image de l’homme des cavernes qui a su dompter le feu, ou de Prométhée qui le déroba aux Dieu, celui qui les a déjà toutes domestiquées ? Mais quel est-il donc, ce « filet » qui permet de prendre toutes les questions (et leurs réponses) au piège, comme autant de petits poissons – quel est-il donc, sinon ce qu’on appelle un « système » ?

« La pensée pure doit commencer par un refus de la vie.  La première pensée claire, c’est la pensée du néant » – Gaston Bachelard.

[NDLA : Gaston Bachelard était sans doute un homme du désert, lui aussi, pour avoir saisi cette ineffable vérité. ^^]

XP, en avançant l’idée que les juifs ont, en d’autres temps, déjà posé toutes les questions, [et se sont, suppose-t-on, vus décerner par Dieu le titre de dépositaires du savoir universel à cause de cela]. Nous signifie-t-il par là que lesdites question ne méritent plus, dès lors, d’être posées ? Ou bien nous accorde-t-il tout de même le droit de suivre les pas des juifs et reprendre leur ancienne quête ? Mystère.

Lounès-le-systématisme, quant à lui, entend bien continuer à poser des questions – ce ne sont bien évidemment pas les juifs qui vont l’en empêcher ! Car (contrairement à XP) il est comme les juifs : il n’a peur ni des juifs ni des questions ! D’ailleurs, peu importe qu’elles aient déjà été posées ou non : on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve, n’est-ce-pas, il n’y a de pensée qu’en marche… On ne synthétise pas l’intelligence, on ne l’empaille pas, on ne la possède pas : on la pratique ! – N’est-ce pas cela le message qu’est venu nous délivrer Jésus ? Hors de cela point de salut. Et la pierre philosophale n’est qu’une vue de l’esprit… – Tel est du moins la réponse Lounèsienne au questionnement XPéen.

-_-‘

“Oy vey !”  Malheur de nous autres pauvres égarés… En voilà une maladie mentale ! Les feuges, encore les feuges, toujours les feuges… mais quelle obsession morbide est-ce là ?

La seule vraie question qui se pose encore au sortir de cette inepte guerre des systématismes qui les détruira tous, est : A-t-on vraiment besoin d’invoquer le judaïsme pour étudier tous ces passionnants paradoxes ?

[NDLA : Penser que « les juifs » – c’est-à-dire chaque juif pris en tant que personne, et non pas le Juif qui est un archétype – puissent incarner tout ce fatras philosophique grandiloquent que le débordant imaginaire occidental projette sur eux, c’est un peu comme si l’on disait qu’il ne fallait pas exclure la possibilité que le planton en costume rouge sis devant la Samaritaine tous les ans à Noël puisse être le vrai Père Noël. Une façon de voir pas dénuée de poésie mais un peu ridicule, somme toute.]

Ne peut-on vraiment pas se risquer à laisser choir ces hochets, ces vieilles lunes ? Imiter les enfants qui retirent les petites roues de leurs vélos lorsqu’ils apprennent l’équilibre ? Le filet de secours est-il absolument de rigueur ? Penser librement est-il à ce point un exercice périlleux quand on ne dispose plus derrière soi de la trame réconfortante d’un système universel d’explication du monde ? Est-il à ce point risqué de se poser des questions dont on ne connaît pas la réponse, enfin ?

Stop-and-Think

Irena Adler a écrit :

Mais arrêtez de vous [raconter] la judaïté, [enfin] ! La judaïté, c’est ce qu’on met dedans – quoi qu’on mette dedans d’ailleurs, peu importe, la petite machine tourne ! La judaïdé, c’est ce qu’on veut que ça soit. D’ailleurs il n’y a pas si longtemps, on se convertissait encore au judaïsme, comme à n’importe quelle autre religion – cette obsession du lien du sang, qui semble aujourd’hui la règle, est un phénomène tardif. Tenez, avant l’arrivée de Mahomet, en Arabie Saoudite, une part majeure de la population était juive. Il n’y a de plus aucune unité ethnique ou génétique du peuple juif qui engloberait les ashkénazes et les séfarades. Et aucun généalogiste au monde n’est en mesure de faire remonter les lignées de ces gens jusqu’à la Judée.

–> http://fr.wikipedia.org/wiki/Comment_le_peuple_juif_fut_invent%C3%A9

Nathan a répondu :

Sans intérêt.

Pourquoi sans intérêt ? Mais parce que les informations (« facts ! » – comme disent les américains) ci-dessus avancées ne permettent pas (ou alors difficilement) de nourrir l’affreuse obsession j* à la mode. Avec ce genre de denrées intellectuelles, on ne cuisine ni l’antisémitisme bien farci, ni le philo-sémitisme bon teint.
La petite machine à penser-en-suivant-les-pointillés affiche : « Eléments non-intégrables au(x) système(s) –> élimination. »

Laissons à Baudelaire le soin de conclure à ma place :

« Être un homme utile m’a paru toujours quelque chose de bien hideux. » – Charles Baudelaire