Resucée – La Postmodernité expliquée à ceusses qu’auraient manqué des épisodes

Une fois n’est pas coutume, je vous copie-colle un vieux texte de mon ancien blog, le Mimi’s Diogenes Club (j’ai conservé les fautes d’orthographe et les « libertés » de syntaxe pour le plaisir de voir le chemin parcouru – ou pas parcouru, tout dépend du point de vue) :

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03/12/2008

REFLEXION SUR LA MODERNITE OP.1

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XP a encore eu un mot puissant :

« Tout va de plus en plus vite, dit-on? Non, jamais le monde n’a avancé aussi lentement, et peut-être parce qu’il a rompu avec la tradition du mouvement. »

Etrange, cette faculté de XP : exprimer un certain nombre de phénomènes relativement banaux – des questions sur lesquelles je ne reviens plus très souvent, en ce qui me concerne – et leur restituer tout leur mystère originel…
Je m’explique ; nous disposons d’un concept relativement commode aujourd’hui, pour désigner la déréliction de l’esprit de modernité qui a abrutie la fin du XXe siècle et qui caractérise le brouet clair philosophique que nous connaissons du XXIe… Nous ne nous posons plus la question de savoir pourquoi les mots ne veulent plus rien dire que les choses et leur contraire et pourquoi la jeunesse part en quête de sens comme on se prépare pour les croisades – traduisez « pour la mort ». Nous ne nous posons plus la question car nous disposons d’un terme pour cela, une expression aussi stupide que ce qu’elle désigne (et donc parfaitement appropriée) : la POSTMODERNITE.

La postmodernité est un concept très commode : il est un pur sens-unique car il est quasiment impossible à connoter positivement. En fait il n’existe qu’en négatif : il est l’échec de la modernité.

L’échec de la modernité, dans son acception définitive, contrairement aux apparences, est tout le contraire d’une notion philosophique : c’est une chose qui est en réalité complètement impossible à concevoir pour l’esprit humain. – En effet, comme le dit si bien XP, la modernité est mouvement, la modernité est agissement et réaction ; la modernité, fonction vitale du corps social, est le cri qu’il pousse lorsque son Essentiel est touché ; la modernité rappelle à l’ordre ! Et c’est l’absence de modernité qui ressemble bien davantage au chaos. La modernité n’est pas autre chose que le miracle réitéré de la vie, duquel il faut absolument se montrer digne, en lequel il s’agit de continuer à croire, ou bien naturellement crever plus ignorant qu’un rat de la plus invraisemblable des impiétés ! – L’esprit humain n’est pas fait pour concevoir le contraire de la vie, le non-être, l’antimatière et l’absence totale de mouvement. L’esprit humain ne le peut pas, intrinsèquement, car il ne sera jamais autre chose que l’expression d’une intelligence animale, c’est-à-dire un fils (ingrat) de la matière, bien vite rattrapé par elle. L’esprit humain a hérité de l’Etincelle primordiale, et périra s’il se refuse à continuer à lui sacrifier. L’esprit humain est fait pour la création, il est prévu pour innover. Il est voué à se développer à la mesure de l’expansion continue de l’univers à la suite du Big-Bang, et n’a pas été conçu pour barrer la route à cet immuable chemin.

Non, effectivement, la postmodernité n’est pas une option possible pour l’esprit humain. Car l’esprit humain, c’est  « je me dépasse ou je meurs ». La postmodernité est donc la mort de l’esprit humain, et elle est le commencement d’une souveraineté nouvelle…

La modernité n’est rien d’autre que le retentissement du sens lorsqu’il en vient, par ce qui s’apparente à une connexion électrique, à rencontrer l’objet. La modernité est cet instant béni où le réel existe à nouveau dans le ciel des idées, sous sa forme symbolique. La modernité représente l’ensemble de tous les instants de communion au cours desquels le Verbe à nouveau a créé le monde. La postmodernité est donc la renonciation schizophrénique, fatale, de l’esprit humain au réel – ce qui veut dire « à l’existence ».

La postmodernité est le commencement d’une souveraineté nouvelle : celle de la matière sur l’esprit.

Cela veut dire que l’échec de la modernité, bien qu’il ne possède, de priver les mots de leur sens, aucun sens en lui-même, n’est malgré tout pas une abstraction. Il demeure, en quelque sorte, « abstrait » pour l’esprit libre, mais tout en le tenant solidement prisonnier. L’échec de la modernité est une réalité tangible. C’est un phénomène notoire et bien réel. Il est une expérience de tous les jours, de tous les instants, auquel faible et las, pauvre et piteux, misérable et diminué, l’esprit s’abandonne à répétition.

L’échec de la modernité, il est tout simple : c’est la noire Angleterre Victorienne du petit Chaplin, et la laideur des Temps Modernes aux yeux du génial vagabond ; c’est le Communisme et le Libéralisme éliminés par leurs propres machines, et l’indignité infinie des hommes par rapport à leurs idéaux. *

 

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* A propos du libéralisme, ma position est la suivante : c’est un admirable projet pour l’humanité qui consiste à vouloir que les hommes s’encouragent entre eux, par la compétition, à se dépasser eux-mêmes. Le Libéralisme table sur cette faculté unique de l’intelligence humaine, dont j’ai même osé affirmer tout à l’heure qu’elle la définissait, à innover sans cesse, qui donne à chacun de nous, potentiellement, la capacité de transformer nos faiblesses en forces. En cela même le libéralisme idéal est tout sauf injuste : au contraire, il prétend pousser chacun à offrir au monde la plus importante contribution possible – dans un tel monde de « bonne volonté », se dégageraient alors des aristocraties naturelles, fondées sur le mérite, impossible à contester. Du fait que l’intelligence humaine possède le don de se développer essentiellement pour compenser des manques, elle tend aussi à ne pas systématiquement favoriser les petits préférés de mère nature ; cela contribue au prestige non seulement moral, mais esthétique, de l’idéologie libérale, car celle-ci n’est jamais mieux complètement incarnée que par les individus les plus courageux et les plus inventifs, et par ceux qui n’ont pas peur de se confronter au principe de réalité.

Ma position au sujet du libéralisme est donc la suivante : le libéralisme est, par excellence, une idéologie de la confiance en la modernité. C’est l’idéologie qui n’existe que pour accompagner les hommes sur le chemin de l’expansion continuelle de la civilisation et de l’Energie sacrée dispensée par l’Etincelle primitive du Big-Bang. C’est une idéologie très rationnelle, (beaucoup plus rationnelle que le communisme), qui  n’envisage pas que l’Esprit humain puisse trouver un maître en la Matière. C’est une idéologie qui fait pleinement sens pour les gens, précisément, lancés à corps perdu dans une quête de sens systématique. Mais ce n’est pas une idéologie qui est capable de résister au « lâcher-prise ». Le libéralisme est incapable de concevoir l’espèce humaine ne concourant pas uniquement à perpétuer l’espèce. Le libéralisme a oublié que l’homme était à ce point un animal mélancolique que son propre reflet dans un miroir était capable de tout faire chavirer…

Le libéralisme a oublié que l’homme (malheureusement ou pas) n’était ni systématiquement intelligent, ni systématiquement rationnel, que l’homme échappait souvent à sa propre définition… Et cela, tôt ou tard, il fallait bien que la postmodernité se charge de le lui rappeler.

06:58 Publié dans Economie | Tags : libéralisme, postmodernité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

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Piqûre de rappel

Quand j’avais 15 ans, mes parents soixante-huitards m’avaient fourré des rêves de révolution et de grandeur plein la tête, je voulais être artiste total et muse, précurseur (ce mot n’a pas de féminin !), visionnaire, et même plus (je voulais avoir l’envergure d’un prophète, même si je méprisais toutes les religions), j’étais antilibérale convaincue, ce pourquoi j’ai quitté une première orientation en science-éco (matière dans laquelle j’excellais), pour une formation en arts-plastiques (voie de garage où je me suis bien amusée en compagnie d’autres jeunes gens à la fois exaltés et désespérés comme moi, à qui cela n’a pas permis de faire carrière non plus). Les Sciences-Eco, trop prosaïques, me faisaient honte. Mes parents m’avaient appris à avoir honte des choses prosaïques. Si je ne suis pas devenue comme tant de partisans de la « liberté », un faiseur d’argent, ce n’est pas par manque d’ambition mais parce que j’en avais trop – les enfants qui suivaient la voie qu’on traçait pour eux, je ne les comprenais pas, je les voyais comme des moutons bêlants, des suiveurs. – Leur attitude me paraissait incompatible avec le concept-même de jeunesse… Ces gens n’avaient-ils donc pas de coeur, pas de sang rouge dans les veines, pas de passion ? Oh la sainte horreur que j’ai de suite conçue pour ces « orientateurs » du lycée ! – Comment peut-on avoir la bassesse et la sottise de penser sincèrement qu’il soit possible à un être humain de se « réaliser » en tant qu’être humain, en travaillant ? Moi j’en étais restée à vision des antiques patriciens : Le travail ? – Une torture. J’avais entendu : « Tu seras un homme, mon fils » – à cette injonction j’étais prête à obéir, et même à donner ma vie. Je n’avais pas reçu le : « Tu seras un serf ! » !

Moi je voulais, comme Châteaubriant (ou rien) : accéder à la noblesse. Mes ancêtres avaient été serfs – pas question de revenir à l’ancienne aliénation !

Ah si seulement on m’avait dit sérieusement : « Que feras-tu pour t’assurer la subsistance ? Qui paiera ton pain ? » – Mais mes parents sont de vrais idéaliste (pas comme tant de Tartuffes), oui ce sont des gens qui vont jusqu’au bout des choses : toujours ils refusèrent de faire face à cette évidence-là. On m’aurait mise au pied du mur, on m’aurait dit la vérité, à savoir : « ceux qui vivent d’amour sont des putes »; trouve une planque à tes démesures, sois maline, larvatus pro deo… là j’aurais réfléchi ! Je me serais préparée au monde-des-adultes à venir. Si on avait été un tant soit peu honnête avec moi, si l’on m’avait réservée une autre éducation que celle qu’on donna au Candide de Voltaire… [Je parie que vous aussi vous vous le racontez souvent à vous même, le tragique mensonge du « nous vivons dans le meilleur des monde possible » – pour vous consoler précisément de ce que ce ne soit pas le cas – vous n’avez pas idée combien ce mensonge peut faire de mal aux enfants.] Si seulement l’on m’avait grondée lorsque je m’abîmais dans la folie des grandeurs, au lieu de m’y encourager – les adultes sont sans imagination, ils poussent les enfants au crime ou à l’abattoir, en leur parlant de liberté et d’espoir comme s’il n’y avait que ça – alors qu’il faut tant de larmes pour faire une chanson comme l’écrivait Aragon avant de dévier à son tour -, ils n’ont pas idée de ce que les grands espoirs et la grande liberté intérieure peuvent être. Ah si seulement on m’avait grondée avec amour, appris le prix de la vie pour mon bien, expliqué son contingent de contingences – défendu de croquer le fruit défendu, au lieu de me le mettre à la bouche en me le vantant au moyen d’une propagande empoisonnée – alors peut-être aurais-je eu quelque chance de faire mon trou dans le réel. Au lieu de ça mes parents soixante-huitards m’ont donné toutes les armes pour « devenir quelqu’un » dans l’altermonde du slogan : « Un autre monde est possible » – c’est-à-dire nulle part. C’est-à-dire que dans le monde réel, ils ne m’ont appris qu’à me faire marcher, pisser, dessus par les chiens – mais en toute béatitude ! – à ramper parmi les ordures comme un minus que des ailes invisibles contraignent à ramper, à tendre toujours l’autre joue. Ils m’ont donné toutes les armes pour devenir une chimère, oui. Que voulez-vous, ils en étaient restés, les pauvres, à l’attente exaltée de la venue de « l’Homme Nouveau » – ne riez pas : cette croyance, commune aux communistes, aux nazis et aux new-age, c’est elle qui anima tragiquement tout le XXe siècle.

Vous pensez peut-être que je suis une exception. Un être « à part ». Mais ce n’est pas le cas. Je ne suis qu’un cas d’école : un phénomène symptomatique de mon époque. Une caricature si vous voulez. La non-éducation caricaturale qu’on m’a donnée, avec les meilleurs sentiments du monde, m’a juste conduite – forcée – à voir la grande hypocrisie générale – à ne pas pouvoir ne pas la voir. Hypocrisie des discours sur la liberté et la réalisation personnelle par le travail qui continue d’être véhiculée par les bourgeois libéraux.

Je nomme bourgeois les libéraux parce qu’il n’y a que les bourgeois pour prôner des absurdités pareilles, qui ne résistent pas à l’épreuve des faits : bourgeois veut dire qui a reçu une éducation bourgeoise, c’est-à-dire « propre », avec des interdits et des limites. Tout le contraire de l’individu qu’on a fait /véritablement/ grandir dans l’idée de la possibilité de la réalisation de tous ses désirs, dans la certitude de l’existence de la liberté totale, de la vie sans les contraintes de la vie – c’est-à-dire dans les faits qu’on a éduqué pour devenir fou.

Alice, pro-vie.

[Alice 27 ans, docteur en psychologie, travaille dans le relationnel en entreprise (gestion du personnel essentiellement).

Quand elle rencontre des gens, elle ne les juge pas. Quand elle est confrontée à des êtres souffrants, elle les écoute. Elle prend des notes, enregistre leur degré de souffrance – sans jamais oublier que toute souffrance est inquantifiable – essaie de répertorier leurs problèmes suivant les classifications d’usage – sans jamais oublier que tout un chacun est unique – tente de repérer dans quelle posture existentielle ces individus reçoivent la souffrance, ce qu’ils font pour y remédier, puis propose d’éventuelles solutions, c’est-à-dire du coaching. Sans jamais oublier qu’ils sont libres. Rendre service avant tout – telle est sa devise. Alice, avec le temps, est devenue un peu philosophe. Elle se demande aujourd’hui si tout le monde ne porterait pas également sa croix sur terre, de telle sorte que tout le monde recevrait peut-être au final la même somme de joies et de peines dans la vie. Le but de son travail étant malgré tout de « limiter la casse ».

« Perso, je n’ai jamais fait de dépression », dit-elle, « du coup mes patients ont beaucoup de choses à m’apprendre, je suis très curieuse de leur façon d’envisager les choses et la vie. Mais en même temps, du coup, moi aussi j’ai forcément plein de choses à leur apprendre, non? »

Alice pourrait être Dieu, ou plutôt Dieu pourrait être Alice… Elle s’est rendue compte dans sa profession qu’elle avait globalement toujours affaire à deux grandes catégories de personnes. Ceux qui ont besoin d’elle parce qu’ils ne réussissent pas à être la personne qu’ils voudraient être, et ceux qui ont besoin d’elle parce qu’ils ne savent pas qui ils sont. Aux premiers, qui souffrent de leurs insuccès, elle tente en général de faire admettre leurs torts, car il est rassurant de s’entendre dire que l’on pourrait faire ce que l’on veut de soi-même à condition de s’en donner les moyens. Il est toujours possible de trouver à tout un chacun des torts qui expliquent ses insuccès. Cependant, elle a fini aussi par le comprendre, en voyant ses clients se débattre dans leurs petits schémas mentaux fermés, que c’était leur irréductible insatisfaction qui était la grande source primordiale de toutes leurs quêtes, de tous leurs rêves, de toutes leurs nostalgies… c’est-à-dire le moteur de leur désir. Etre dans l’insuccès c’est être encore dans le désir – quand celui qui parvient à se corriger de ses aliénations premières pour accéder au succès, perd aussi bien souvent, dans la foulée, les raisons qui lui faisait vouloir y accéder à l’origine… Ne vaudrait-il pas mieux, finalement, consoler un être en souffrance de ses torts qui lui causent une telle souffrance, mais sans l’aider y remédier ? – la solution ne serait-elle pas d’habituer le client à rester dedans ses insuffisances, afin qu’il reste dans le désir ? Ou bien lui donnera-t-on les clefs stratégiques pour qu’il s’en sorte ; et prendra-t-on par-là-même le risque qu’il perde de vue qui il est ? Car si Alice parvient à faire en sorte que celui qui ne s’aime pas devienne la personne qu’il aime, alors elle transformera celui qui était à l’origine un simple insatisfait-de-base en un individu susceptible de développer de plus graves troubles de la personnalité. Et elle aura simplement fait passer un être appartenant à l’origine à la première grande catégorie précédemment évoquée, dans la seconde. Lourd dilemme. Car si la première catégorie ressemble à un purgatoire, la seconde en revanche se rapproche davantage de l’enfer… Celui qui se console de ses torts sans pour autant y remédier n’est-il pas un être désirant, normal, parfaitement heureux ? Avec le temps, Alice en vient à se demander à cause de cela s’il ne vaudrait pas mieux au final ne surtout jamais soigner les gens, et surtout les éloigner de la pomme empoisonnée de la connaissance.

A une époque, Alice s’est fortement intéressée à la Société Théosophique. Elle est intimement persuadée, en ce qui la concerne, d’avoir accédé à un degré de connaissance supérieur.]

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Alice, tout à l’heure vous avez croisé un dépressif sur la toile, ou du moins un individu qui parlait de ses idées de suicide. Il avait écrit qu’il s’était manqué de peu, sans doute par lâcheté, qu’il ne savait pas ce qui l’avait retenu… Cela vous a fait bondir !

« J’étais làche , sûrement »

Sûrement pas, la lâcheté c’est bien plutôt de se foutre en l’air (et c’est un foutu acte ultime de passivité agressivité envers l’entourage, entre autres choses, toutes moins glorieuses les unes que les autres).

Si je devais résumer l’argumentaire musclé qui a suivi, je dirais que vous êtes venue défendre la vie – la vie à tout prix – contre ses détracteurs. – Détracteurs dont on remarquera au passage qu’ils sont néanmoins bien vivants – les ingrats ! [Quoique la vie ne nous réservant elle-même, à la fin des fins, que la mort – or donner c’est donner, reprendre c’est voler, n’est-ce pas – ne sommes-nous pas nés quittes vis-à-vis d’elle ? Vaste débat.].

La vie à tout prix – ça ferait un joli titre de film (comique noir ou à l’eau de rose – tout dépend d’à quel degré il serait mis en scène)… La vie à tout prix… – mais dites-là, c’est que du coup vous n’en donnez pas cher ! Car vous ne dites pas : /la vie à un juste prix/, non, vous dites : « quoi qu’il en coûte » – or à ce petit jeu je vous ferai remarquer que certaines bactéries surclassent l’homme – certains insectes, et la plupart des nuisibles, oui aussi.

La vie à un juste prix, ce serait plutôt la devise des stoïciens. Mais vous, vous ne mangez pas de ce pain-là.

On vous menace : « la bourse ou la vie », vous donnez la bourse. On vous menace : « l’amour ou la vie », vous n’hésitez pas une seconde. On vous menace : « vendez votre âme, vendez votre corps, vendez vos frères et vos enfants, soldez-vous, pliez-vous en deux en trois en quatre »… ben parce que vous aimez la vie, vous vous exécutez. Normal. Honni soit qui mal y pense, et qui n’a jamais péché… etc. Et puis vous avez bien du mérite. Du coup.

Ne sont-ce pas les loosers, après tout, qui succombent aux épreuves de la vie en se tirant lâchement une balle dans la tête, plutôt que de vaillamment boire la coupe de merde et de larmes et d’amertume et de soupe à la grimace qu’on leur tend, jusqu’à la lie, jusqu’à ce que Dieu décide enfin qu’ils ont eu leur compte ? Car Dieu et grand et l’homme est soumis n’est-ce pas. L’homme est soumis, c’est votre définition de l’homme ?

Vous êtes une pacifiste, c’est bien.

On dit : « Il faut que le coeur se bronze ou se brise… » – La vache ! Qu’est-ce que vous êtes bronzée ! La peau tannée jusqu’à l’os, trente-huit centimètre d’épaisseur, cent pour cendre pur cuir de Rhinocéros.

Vous invoquez beaucoup de raisons chrétiennes pour défendre votre point de vue… Est-ce que vous savez au moins pourquoi les chrétiens mettent toujours une majuscule à Vie ? – Parce que vous parlez des bons chrétiens comme d’espèces de crétins qui n’auraient pas peur de la mort tellement ils croiraient dans le paradis qu’on leur réserve, mais si c’était le cas ils ne mettraient pas de majuscule à la vie terrestre, ils n’en mettraient qu’à Paradis. Or quand on y regarde de bien près, il n’y a pas de majuscule à paradis. Contrairement aux musulmans, les prêtres chrétiens invoquent plus souvent la Vie que le paradis dans leurs sermons lorsqu’ils cherchent à donner à leurs ouailles des raisons d’être et d’agir. Or si la vie se suffisait à elle-même, en quoi pourrait-on se fonder sur elle pour agir, – c’est-à-dire améliorer et transformer cette vie-même ? [C’est l’histoire de l’oeuf et de la poule ! Qui l’a fécondée ? Il faut bien une intervention extérieure à l’inexorable déterminisme qui préside au vivant pour justifier les formes qu’il emprunte. Pourquoi quelque chose plutôt que rien / pourquoi des hommes plutôt que de simples bactéries – si les bactéries aussi sont en vie, sont la vie, et que toute vie est également sacrée ?]

En fait, je vous donne la solution du problème, la Vie du langage chrétien, qui est la vie chrétienne, n’est pas la vie /à tout prix/, elle est un concept en soi, de vie magnifiée par la foi, qu’on oppose à la simple survie. Et ça, vous savez ce que ça veut dire ? Cela veut dire que les chrétiens ne sont finalement pas si éloignés que ça des stoïciens : ils considèrent qu’en dessous d’un certain seuil de pauvreté morale et spirituelle – là où il n’y a plus de cœur, plus de probité, plus de courage – la vie des hommes ne vaut pas vraiment la peine qu’on l’appelle la vie (ou du moins qu’on lui mette une majuscule).

Si les martyrs s’offrent au martyr, ce n’est si pour gagner des bons-points sur le registre de monsieur Saint Pierre, ni pour imiter leur idole comme des fans de Jim Morisson, ni parce qu’ils sont sûrs de trouver quelque chose de mieux que la vie terrestre au-delà, mais simplement parce qu’à un moment donné on leur a offert de les laisser vivre s’ils abjuraient leur foi, et qu’ils ont répondu : « Non, plutôt mourir que trahir ce pourquoi je sais que je vis, que d’oublier ce qui donne un sens à ma vie ».

Dominique Venner était de ceux-là qui préférèrent mourir en beauté – mourir dans un geste doué de sens – pour restituer de la beauté au monde, pour restituer du sens aux choses qui en valent la peine, (c’est-à-dire hiérarchiser, réifier le sublime, lui rendre sa place) – que vivre dans un monde sans beauté. Sans beauté parce que vide de sens.

La vie pour la vie, c’est comme l’art pour l’art. C’est la mort du sens donc la mort.


Au fait, est-ce que vous savez pourquoi Jésus, là où il est, n’est pas mort ? Ce n’est pas /parce qu’il est ressuscité/, non. Là encore vous avez tout faux. Abstraction que tout cela. C’est parce que, comme Jojo, six pieds sous terre (et même ailleurs), il /frère/ encore.

Prendre des notes (se faire comprendre)

Ouh là là ! Plaisiir ! … – Merci Eisangélie ! <3

http://amoyquechault.over-blog.com/les-hommes-sont-vraiment-des-encul%C3%A9s

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Georges de la Fuly toujours au top :

http://george-s-fuly.blogspot.fr/2013/07/les-mains-propres.html (Bravo Cassandre ! Salut à toi.)

http://george-s-fuly.blogspot.fr/2013/07/not-to-eat-ou-debranche-toi-meydina.html (Pwffiouu… quelle énergie ! – Il prend quoi pour en avoir autant ?)

http://george-s-fuly.blogspot.fr/2013/07/la-technique-litteraire-cest-quoi-les.html (Un gouelle – sans majuscule – c’est un goéland pour les bretons, eh patate !)

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A se demander si l’été, saison de toutes les effusions hormonales, n’est pas tout simplement plus propice au style, c’est-à-dire à la vraie littérature, qu’au plat genre de l’essai.

Lire Rivarol, cher Georges ? —> http://george-s-fuly.blogspot.fr/2013/07/la-syntaxe-francaise-est-incorruptible.html
Oh oui, c’est une idée.

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La technique littéraire ? Se faire comprendre. :)

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http://blogacredit.blogspot.fr/2013/07/vieillesse.html

|—> Ce n’est pas bon mais cela m’émeut. Pourquoi tant de gâchis ? [Encore la ménagère auvergnate qui parle.^^]
Mec, que fais-tu de mes conseils sur le bricolage ? Pourquoi me fais-tu l’économie d’une réponse à ce sujet ?

C’est cela que je déplore : tant d’individus doués découvrent un jour le pot-aux-roses… Ils s’avisent que Dieu les a laissés maîtres en Sa propre maison. Ils sont les conducteurs de leur propre engin. Qu’ils Lui en aient fait un jour ou non la demande, qu’un tel état de fait découle ou non de l’exhaussement d’un vœu ancien, le tragique de leur condition tient à ce qu’ils ne s’en souviennent plus… à ce qu’ils n’assument pas. Ils doivent à présent simplement vouloir pour avoir, – et c’est encore trop -, vouloir voir pour voir, ces petits enfants de Nietzsche (ces graines de surhommes), mais simplement parce que la piété qui les a menés jusque là leur commande d’obéir, ils sont terrorisés d’obéir lorsque le Père leur ordonne de commander. Ils voudraient, comme des filles à marier, que la loi du Père leur soit encore parfois imposée d’en-haut. Ils voudraient qu’un mystère supérieur à eux-mêmes vienne encore de temps à autre leur faire des offrandes lumineuses… Or ce temps est révolu. A présent ils sont mariés. Ils sont mariés à eux-mêmes, à leur propre vérité, à celle qu’ils ont définitivement découverte – à l’Homme (cet homme en lequel dans leur jeunesse ils prétendaient croire). Ils ont voulu être l’Homme et le sont devenus : ils peuvent donc désormais se nommer eux-mêmes du nom-du-Père (c’est-à-dire : Personne). Par vanité ou esprit de conquête, ils ont soulevé le voile d’Isis, ce pourquoi – punition ou distinction honorifique – ils ont aujourd’hui la responsabilité de tenir debout Sa maison en se tenant debout eux-mêmes. Tel est leur fardeau.

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Au sujet de la fin de l’histoire qui se situe bien au XXe siècle et du XXIe qui est une évolution « à rebours » (comme le roman de Huyssmans), c’est-à-dire un retour symbolique au XIXe, et du fait que je l’avais anticipé (dès l’an 2000) en lisant Nietzsche, il faudra bien un jour que je raconte ma première rencontre avec David K.

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Il faut que je le sorte, mon article au sujet du « curseur de la norme » (- qu’il ne faut pas déplacer)… J’ai tous les mots dans ma tête en suspens qui font des révolutions à 360°. [Et voilà pourquoi je n’écris plus qu’au premier jet  : j’ai tant de temps pour penser – en faisant la vaisselle, le ménage, la cuisine – et si peu de temps pour jeter tout cela sur l’écran, que toutes mes compositions sont toujours prêtes en amont, à l’avance.]

Je me fendrais bien également de quelques réflexions au sujet de l’éducation des enfants, mais j’ai un peu peur que cela ne fasse les imbéciles se sentir autorisés à m’interpeller sur ma vie privée.

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De l’héroïc fantasy plein la tête. Notamment, il faut que je m’amuse à raconter l’histoire d’un peuple, les [illisible], qui étaient des traine-savates apatrides pleins d’imagination créateurs de Dieux.

Raconter aussi l’histoire de l’autre peuple, celui qui était (trop?) doué de piété. [Comme Pascal Labeuche]

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Hit parade de mon été 2013

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[Je dois écrire à ce sujet un article (pour Caroline) sur le charme discret des autistes qui-savent-y-faire

Mince! Cela me rappelle que je devais écrire quelque chose pour raconter l’histoire du boss de mon jeu vidéo qui était devenu un petit raisin sec tout rabougri…]


[Chanson destinée à illustrer un conte de fée moderne intitulé : « Un petit bobo »]

« Même si je voulais brûler un cierge
à saint Antoine, au patron des perdus
je ne retrouverais pas mes vingt berges
ni les amours que je n´ai pas connus »

[L’une de mes chansons préférées – tous genres confondus. Devrait servir d’en-tête à la suite de ma fable intitulée : « L’homme le plus doux. »]



[Jacques Douai – *soupir*]


[Celle-là faut que je l’enregistre, je la chante bien.]

Le temps des meurtriers

Un vrai libéral, un vrai type de droite, ne peut pas comprendre en quoi la tournure qu’est en train de prendre le monde est parfaitement révoltante.

Et voilà pourquoi – parce qu’ils étaient révoltés – je suis un jour venue trouver les « réacs », et que malgré tous leurs défauts, et que malgré les multiples injustices qu’ils m’ont faites, je suis restée – étrangère, différenciée, solitaire, en exil – comme eux -, parmi eux.

Plutôt vivre exilée que choyée&flattée par les vrais tyrans de ce monde – et leurs valets -, les « modernes », mes frères.

Un vrai libéral, un vrai type de droite, ne peut pas comprendre en quoi la tournure qu’est en train de prendre le monde est parfaitement révoltante.

Voilà ce que j’expliquais à l’instant sur Ilys, à XP, qui s’étonnait de ce que les libéraux et les catholiques (censés vouloir se passer de l’Etat et du mariage civil), descendent dans la rue réclamer à l’Etat de ne pas changer les termes de la loi républicaine actuelle concernant le mariage civil :

Vous savez, cher XP, ce qui pourrait potentiellement révolter un démocrate dans ce mariage civil ouvert aux gays imposé par l’Etat, c’est le paradigme suivant :

Il s’agit supposément d’une nouvelle loi promulguée par un gouvernement démocratique, or l’avis du peuple n’importe manifestement plus à ce gouvernement supposément démocratique puisqu’il passe par-dessus le peuple pour édicter une loi qui – comble du mépris de classe – à 99,9% ne le concerne pas. [Et il fait cela, naturellement, au lieu de s’occuper des vrais problèmes du plus grand nombre.]

Le fait qu’on nous impose une réforme du mariage qui n’intéresse qu’une partie infime de la population, et que cette partie infime se trouve dans la portion la plus riche et la plus gauchiste (donc déjà la plus favorisée) des habitants de notre pays, signale ouvertement – au cas où un certain nombre de personnes de bonne volonté ne s’en seraient pas encore aperçu – que nos dirigeants ne gouvernent plus la France réelle, mais une vision idéalisée-mièvre-autistique – projetée dans un futur utopique qui ne viendra pas – de la France… en un mot que le gouvernement de la France n’est plus que le gouvernement de la bourgeoisie-bohème… c’est-à-dire que nos gouvernants ne gouvernent plus que pour leurs amis.

Ploutocratie, entregent à tous les étages… – Bon retour au XIXe siècle ! Saluons surtout la souplesse mentale des supposés « modernistes » qui nous ramènent en des temps si obscurs…

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Evidemment, dans la mesure où vous n’êtes ni un démocrate, cher XP, ni même un humaniste, la misère du peuple et l’injustice de ses dirigeants vous indiffèrent. Peut-être la grande hypocrisie générale, à la limite, est-elle susceptible de vous faire hausser un sourcil ? … mais tant qu’il s’agit de voir le système actuel s’effondrer, n’est-ce pas, je suppose que vous êtes toujours content.

Voilà. Le monde est en train de sortir définitivement de la longue période de prospérité niaise et d’idéalisme forcené qui a succédé à la Renaissance. Que les oiseaux de mauvais augure et les partisans du pire se frottent les mains.

De la souplesse mentale (de la capacité d’adaptation), il en faudra /aussi/ à ceux qui tentent contre vents et marées de continuer à se /tenir droit/ dans le monde actuel !

« Résumons la France #PS : on suicide les vieux, on marie les homos, on achète les enfants, on file les embryons pour faire des crèmes… » (Anonyme sur Touiteur)

A lire : GATTACA, C’EST MAINTENANT (sur La Table Ronde – blog)

« La vérité est si obscurcie en ces temps et le mensonge si établi, qu’à moins d’aimer la vérité, on ne saurait la reconnaître. » (Pascal)

Trouvé ICI :

« On pensera peut-être que l’attitude assez limitée dont j’ai parlé n’a que des chances modestes contre les forces du meurtre. Mais, et je conclurai ainsi, ce n’est pas mon avis. Car il s’agit d’une prudence bien calculée, d’ailleurs provisoire, qui demande de la force et de l’obstination. Plus simplement, elle demande qu’on aime la vie plus que l’idée. Voilà peut-être ce qui la rend difficile, dans une Europe qui a désappris d’aimer la vie et fait semblant d’aimer l’avenir par-dessus tout, pour tout lui sacrifier. Mais si elle veut reprendre goût à la vie, il lui faudra remplacer les valeurs d’efficacité par les valeurs d’exemple. […]

Quelqu’un, dans le monde antique, nous a laissé justement l’exemple et le chemin de [notre] salut [commun]. Il savait que la vie comporte une part d’ombre et une part de lumière, que l’homme ne pouvait prétendre tout régler, qu’il fallait lui démontrer sa vanité. Il savait qu’il y a des choses qu’on ne sait pas et que si l’on prétend tout savoir, alors on finit par tout tuer. Pressentant ce que devait dire Montaigne: « C’est mettre à bien haut prix ses conjectures que d’en faire cuire un homme tout vif! » il prêchait dans les rues d’Athènes la valeur d’ignorance [illisible], afin que l’homme devienne supportable à l’homme. A la fin, naturellement, on l’a mis à mort. Socrate mort, alors commence la décadence du monde grec. Et on a tué beaucoup de Socrate en Europe depuis quelques années. C’est l’indication que seul l’esprit socratique d’indulgence envers les autres et de rigueur envers soi-même est dangereux en ce moment pour notre civilisation du meurtre. »
– Albert Camus, Le Temps des meurtriers

Iconoclastase

Une chouette petite nouveauté chez BAM :

http://bouteillealamer.wordpress.com/2013/07/08/un-homme-et-une-femme-version-2013

Je ressens un dégoût immense pour ce dont il est question dans ce texte – dégoût pour les protagonistes, leur façon d’envisager l’existence et d’en jouir – mêlé à un grand appétit pour l’objet littéraire en lui-même.

Je crois que nous sommes nombreux à partager ce grand paradoxe… Nous nous plaisons au récit de la vie des puissants : guerres, épopées, hapax philosophiques, ruptures définitives, sagas dynastiques, amours-bulldozers qui écrasent toute vie antérieure sous leurs chenilles d’airain – que des choses effroyables. Et pourtant lorsque la vie nous confronte à la possibilité de rejoindre le mythe, la plupart du temps nous nous défilons : si nos désirs deviennent réalité, ils nous font brusquement horreur, – et même nous ne les reconnaissons plus. Cependant la plupart d’entre nous nie cela, pour la simple et bonne raison que nous ne voulons pas qu’il soit dit que nous ne sommes pas des « puissants ».

Voilà comment, en dépit du fait que nos idoles (et la modernité en est une – elle est même, en tant que mode de pensée, la grande fabrique des idoles), si elles descendaient du ciel des idées, feraient l’objet de notre plus profond dégoût (obscène, c’est l’adjectif qui caractérise le mieux l’aspect /réel/ de l’ultime objet de nos désirs), nous continuons (et sans doute plus que jamais), dans notre immense folie humaine-trop-humaine, à nous pousser du coude pour les atteindre.

Atteindre nos idoles, ou atteindre l’immonde. Nous y parviendrons.

Le Christ iconoclaste (Triomphe de la religion chrétienne), Musée du Vatican.

Le Christ iconoclaste (Triomphe de la religion chrétienne), Musée du Vatican.

En furetant chez les amis de mon ami Mémento Mouloud, j’ai encore trouvé quelque chose d’intéressant à lire sur le web (et qui rejoint certaines de mes récentes réflexions intimes) :

« Quand la foi diminue, il y a le risque que même les fondements de l’existence s’amoindrissent, comme le prévoyait le poète Thomas Stearns Elliot : « Avez-vous peut-être besoin qu’on vous dise que même ces modestes succès /qui vous permettent d’être fiers d’une société éduquée / survivront difficilement à la foi à laquelle ils doivent leur signification ? ». Si nous ôtons la foi en Dieu de nos villes, s’affaiblira la confiance entre nous. Nous nous tiendrions unis seulement par peur, et la stabilité serait menacée. La Lettre aux Hébreux affirme : « Dieu n’a pas honte de s’appeler leur Dieu ; il leur a préparé, en effet, une ville » (11, 16). L’expression « ne pas avoir honte » est associée à une reconnaissance publique. On veut dire que Dieu confesse publiquement, par son agir concret, sa présence parmi nous, son désir de rendre solides les relations entre les hommes. Peut-être aurions-nous honte d’appeler Dieu notre Dieu ? Peut-être est-ce nous qui ne le confessons pas comme tel dans notre vie publique, qui ne proposerions pas la grandeur de la vie en commun qu’il rend possible ? »(n. 55) »

Extrait de l’encyclique Lumen Fidei, écrite par Benoît XVI et signée par le pape François.

Ici : http://entrapercu.tumblr.com/

« Y’en a qu’ont essayé. Y-z-on eu des problèmes…«  (Régis Laspalès)

Qui se sent prêt à vivre comme un Dieu ?… A jouir de sa foi comme un volcan sur la place publique ?

Pas moi, désolée. J’ai peur de souffrir… c’est humain.

[Des prophètes, des saintes et des messies, y’en a plein les asiles.]

Des liens – (des aliénés)

A visiter d’urgence (si ce n’est pas déjà fait) :

http://fathermackenzie.wordpress.com/

Ca c’est un styliste ou je ne m’y connais pas.

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Je viens, une fois de plus, de lire un article d’Eisangélie qui m’a choquée. Comment fait-il pour fréquenter autant de débiles ? Est-ce qu’à force de vivre isolée de tout, sur un nuage, entre un ange gardien et un amour joufflu, j’en viendrais à me figurer que « les gens » sont meilleurs qu’ils ne sont, ou bien c’est lui qui force le trait ?

Plutôt qu’avoir à supporter une compagnie pareille, à sa place je dirais une bonne fois pour toutes leurs quatre vérités à ce ramassis de blaireaux, et je me botterais le cul pour changer de vie. Coûte que coûte. P***, mieux vaut encore, je ne sais pas, pratiquer le commerce des armes au Harar, escroquer des bobos en leur vendant de la bonne conscience écologique&solidaire à prix d’or, faire des animations pour les enfants dans des bibliothèques déguisé en hippie… Bref’ se moquer du monde en vivant sa vie sous le masque protecteur de quelqu’un qu’on n’est pas, que de se rendre consciencieusement tous les samedis soir dans les mêmes lieux malodorants, bruyants et vulgaires, pour se faire désenchanter par la même éternelle pauvre société post-bourgeoise – de jeunes moutons bêlants, tristes et falots, tout-à-fait dénués de cœur comme d’imagination. Je ne vois pas ce que cela lui apporte (à part des aigreurs d’estomac) de mariner dans son jus comme un cornichon avec la lie de l’humanité qu’il exècre ! [Cf : mon article « Je m’en vais. »]

http://amoyquechault.over-blog.com/famille

Des parisiens, des parisiens… je t’en foutrais moi des « parisiens »… Rien que des cas-sociaux, voilà ce que c’est que ces gens !

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Au sujet de la passion, de la condition féminine et de la famille (toujours), mes dernières interventions web :

http://ilikeyourstyle.net/2013/06/19/de-la-part-dun-gros-batard/comment-page-1/#comment-25951

http://ilikeyourstyle.net/2013/06/19/de-la-part-dun-gros-batard/comment-page-1/#comment-25993

http://ilikeyourstyle.net/2013/06/19/de-la-part-dun-gros-batard/comment-page-1/#comment-26011

http://ilikeyourstyle.net/2013/06/19/de-la-part-dun-gros-batard/comment-page-1/#comment-26012

http://ilikeyourstyle.net/2013/06/19/de-la-part-dun-gros-batard/comment-page-1/#comment-26013

http://ilikeyourstyle.net/2013/06/19/de-la-part-dun-gros-batard/comment-page-1/#comment-26026

http://ilikeyourstyle.net/2013/06/19/de-la-part-dun-gros-batard/comment-page-1/#comment-26027

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Du côté de chez Georges de la Fuly, mon vieux ça ne rigole plus… On fait dans la dentelle, on lyricise, on s’exalte… Le type a décidé de nous jouer la partition du Marquis de Carabas, plus question de se moucher dans la nappe, on enlève les coudes de la table et surtout on utilise la cuiller à poisson.

Y’a du niveau, quoi. <3

http://george-s-fuly.blogspot.fr/2013/07/cortege.html

http://george-s-fuly.blogspot.fr/2013/07/la-courgette-et-le-danseur.html

http://george-s-fuly.blogspot.fr/2013/07/encore-un-drame-de-lexclusion.html

Là j’adore. Dans ce dernier article Georges de la Fuly me fait vraiment plaisir… Il ose s’attaquer (hélas pas encore assez à mon goût) à quelqu’un qui à mon avis le mérite (hélas depuis peut-être un peu trop longtemps – quoi, vous me dites que ma cible est déjà rance ?).
Je ne parle pas de Jean-Sol Partre.

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Kitschophobe, et ça c’est beau. *Jingle*