Condition féminine

Si les femmes commettent en apparence moins de crimes que les hommes, ce n’est pas parce qu’elle sont meilleures que les hommes, mais juste parce qu’elles sont (en moyenne) plus passives. Or on peut aussi tuer quelqu’un par passivité : non assistance à personne en danger, bien sûr, mais aussi par extension soutien systématique au plus fort et abandon (voir travail de sape affective) du vaincu.  – La logique interne de bien des femmes peut se résumer à : Vae Victis.

Cette façon de faire – en donnant l’apparence de ne rien faire – est extrêmement valorisée par la société occidentale actuelle : une société qui se veut désormais totalement policée & pacifiée.

C’est le phénomène, très bien exploré par Houellebecq, de l’extension du domaine de la lutte aux affaires privées : en l’absence de guerres bien brutales qui purgent le monde de son éternelle soif de violence et de sang (Céline exprime cela très efficacement dans le Voyage), la guerre sort du front unique, du champ de bataille, où elle était autrefois cantonnée, pour se répandre partout, dans la sphère intime, dans les amours, dans les mœurs, de façon mesquine et tel un liquide, sans qu’on puisse l’arrêter… dans la société-de-paix, la guerre, en envahissant tout, y compris ses contre-poids originels (la paix du foyer, les jeux de l’amour, l’empathie.. etc.), devient une sorte de champignon pour la société, de cancer, de lèpre.

Car la voilà, la manière dont les femmes font la guerre : elle la font partout et nulle part à la fois. Quand elle font l’amour, elles continuent de se battre, l’amour est même leur principal et majeur combat, et quand elle donnent la vie à un être, elle lui donnent aussi – par extension – le lourd fardeau d’être mortel, et toutes les plaies de l’existence qui vont avec.

Pour cela, la condition féminine, c’est avant toute chose beaucoup trop de responsabilité pour un être humain à part entière, selon les standards cartésiens… plus de responsabilité en tout cas qu’une véritable intelligence philosophique, qu’une sensibilité délicate, n’en peut humainement supporter. D’où la relative nécessité, pour être une femme qui enfante des hommes et des femmes, de ne jamais cesser de tenir un peu à la fois de l’animal et de l’idiot. Il faut beaucoup d’inconscience pour porter la vie dans le monde absurde et/ou injuste dans lequel nous vivons. De là, la conclusion de certain spécialistes, qui en déduisent qu’elles sont toutes +/- folles.

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