Raiponce à Marylin

—> Lettre de Marylin Monroe a son psychiatre Ralph Greenson : « Il faudrait que je sois cinglée pour me plaire ici ! » [A lire]

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Elle était intelligente, mais pas encore assez pour s’en sortir…

Je ne parle pas de la dépression, mais de l’emprisonnement.

La dépression dans son cas était un état de tristesse qui avait largement assez de causes objectives extérieures pour qu’on la considérât simplement comme une preuve de sensibilité et de délicatesse morale :

– divorces à répétition, relations « faussées » (faussées à la base par son statut de star et de sex-symbol) avec beaucoup trop de gens, trahisons répétées dans un milieu du cinéma évidemment rempli de maquereaux et de mentalités de putes, recherche de l’amour se soldant systématiquement par de la baise sordide, pervers visqueux à tous les étages usant et abusant d’elle, qui plus est avec mépris, absence d’empathie totale de la société toute entière, toutes classes sociales confondues, vis-à-vis de sa personne une fois qu’on l’eût mise sans recours possible sur un piédestal (partout l’Envie et la pudibonderie hypocrite se mêlant irrésistiblement à l’admiration), cela engendrant chez elle une solitude métaphysique qu’auraient sans difficulté pu expliquer n’importe quel citoyen grec antique se rendant régulièrement au théâtre, mais que refusaient d’admettre les psy (pour des raisons de nature purement idéologique), un statut de « monstre sacré », enfin, qui aurait été proprement déroutant pour n’importe quelle personne normalement constituée, sachant que lorsqu’on la traitait comme une malade, on la traitait à proprement parler comme si elle avait été un monstre, et que lorsqu’on s’adressait à elle comme à l’actice et au sex-symbol, on lui laissait accroire qu’elle était une déesse.

Enfin bref. Il était finalement assez facile de voir, à l’aune de tout cela, que les psy qui la soit-disant soignaient n’étaient que de sales types (je dirais même plus : de sales bourgeois visqueux) entièrement façonnés par une culture et des croyances (aka principalement le puritanisme américain) qui les rendaient délibérément aveugles à quelque chose qui aurait crevé les yeux de n’importe quelle personne honnête. Ce pourquoi, en attendant de rencontrer cette hypothétique personne honnête, au lieu de se poser des questions métaphysiques sur l’expression d’inquiétude – lisible ou non, qu’importe ! – sur la vilaine face de bourgeois et de névrosé de Freud, Marylin aurait dû admettre une bonne fois pour toute que là où elle était personne ne lui voulait de bien, et que l’heure était venue non pas de réagir en humaniste outragée mais d’échafauder un plan d’évasion. En effet, là où elle était, il était facile de voir qu’il ne servait à rien de crier à l’aide, de chercher de la compréhension du côté de ses maquereaux, ou encore de crier haut-et-fort « J’ai des droits ! » à des gens qui allaient simplement réagir à ses cris en l’enfermant, en la ligotant, en la droguant, voire – allons-z-y ! -, si elle insistait de trop, en lui cramant le cerveau aux électrochocs… Quant à vouloir de toute force, dans sa situation, continuer de trouver des circonstances atténuantes à ses geôliers et ses bourreaux… cela, de la part d’une personne intelligente, est une chose que je ne comprendrai jamais ! Que ses psy aient eu des bonnes intentions à la base (mais l’enfer est pavé des bonnes intentions ! – les médecins de l’époque de Molière ne croyaient-ils pas aux vertus de leur médecine?) ou encore qu’ils aient soigné d’autres personnes qu’elle (mais qu’importe le bonheur des autres dans une telle situation ?), franchement que cela pouvait-il bien faire dans la mesure où elle jouait sa vie ? On juge un arbre à ses fruits. Dans certains cas, la compréhension à l’égard du mec qui vous surveille depuis un mirador ne peut avoir qu’une seule utilité : endormir sa surveillance, lui être sympathique et le convaincre que vous êtes digne de réintégrer l’humanité. Y’a un moment où il ne s’agit plus de jouer les divas, mais de fermer sa gueule, de sourire d’un sourire triste et charmant, de remettre les questions métaphysiques à plus tard et de préparer en secret un kit de secours (c’est-à-dire comme dans la jungle, une bite et un couteau). Rien que pour se dégager le plus rapidement possible des griffes de ces espèces de nazis auxquels elle avait affaire et de la chausse-trappe labyrinthique qu’on lui tendait, elle aurait dû jouer le rôle de sa vie : c’est-à-dire le rôle de celle qui pleurniche pour des choses pas si importantes que ça en fait, qui va se remettre doucement, qui est en train de se « reconstruire », bref, de celle qui : « se sent déjà beaucoup mieux, merci! ».

A présent, une petite réflexion de fond, si vous le voulez bien :

Est-il « normal » ou non d’être triste à cause d’une peine de coeur ? Réponse : non ce n’est pas « normal », dans le sens où l’amour est un genre de folie – mais nos existences procédant elles-même d’actes d’amours entre des hommes et des femmes, l’existence n’est-elle pas une folie ? – Ceci, on l’apprend non pas en lisant Freud mais en lisant l’Eloge de la Folie d’Erasme.

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« Ouin ouin ouin, sauvez-moi, je suis trop triste d’être une esclave sexuelle, c’est pas normal d’être triste comme ça d’être une esclave sexuelle…ouin-oui-ouin faut qu’on me soigne, c’est pas normal, je devrais pas pleurer tout le temps ! »

Ben… si, en fait.

Pleurer comme une Madeleine

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Ce sont les autres, là, celles qui se prostituent, qu’on traite comme de la merde, et à qui ça ne fait rien, et qu’en redemandent… ce sont celles-là qui ne sont pas normales.

Ces autres, là, à qui ça ne fait ni chaud ni froid de baiser sans amour et qui ne se sentent jamais trahies parce qu’elles ne savent même pas ce que c’est que de s’attacher à quelqu’un, ces autres-là ce sont des psychopathes. Mais des vraies, hein. Au sens psychanalytique du terme, elles en ont tous les traits. Elles ont le même profil psy qu’un tueur en série : absence d’empathie et cet espèce de narcissisme reptilien très-caractéristique des personnes qui adorent se regarder dans la glace mais qui n’ont absolument aucun sentiment de leur dignité par ailleurs. Elles font partie de cette catégorie d’individus louches qui ordinairement font tout pour soigner et bichonner leur petite personne et lui réserver la meilleure place dans le monde, et cependant qui, s’ils se retrouvent hors du cadre mondain, en piteuse position, humiliés ou coupables de quelque chose, tant que personne ne les a vus faire, tant que personne ne les pointe du doigt ou ne le leur fait remarquer, ne ressentent ni honte ni remords, – comme si dans ce cadre-là, leur moi, c’est-à-dire, leur conscience d’être des personnes à part entière, avec des droits, une dignité et une sensibilité, avait totalement disparu.

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Regarder un arbre tout déplumé et penser à soi, et penser qu’on se dirige comme lui doucement vers la mort, et sentir couler une larme à cause de ça, c’est exactement l’inverse. C’est exactement l’inverse de la psychopathie.

Alors, je pose la question, que demandent-ils, les psy, à leurs patients « dépressifs » qui ont toutes les raisons dans leur vie de merde d’être tristes à pleurer ? Que leur demandent-ils sinon, en tuant le Spleen, de tuer leur sensibilité et le sentiment de leur dignité ? Que leur demandent-ils, sinon de ne plus se souvenir qu’être quelqu’un de bien, c’est être quelqu’un qui souffre de la condition humaine ?

La seule vision d’un Christ peut vous aider à vous rappeler de ça quand les psy tentent de vous le faire oublier…. hum.

Trouvez-vous étonnant que notre société crée des psychopathes ? Moi non.

Je sais comment on s’y prend pour persuader les gens qu’ils ne doivent plus être empathiques ni non plus s’attacher aux êtres qui les entourent.

Le pire c’est que c’est contagieux : allez vivre, lorsque vous avez un petit cœur tout bleu, au milieu de ces gens endurcis par la méfiance et même l’agressivité larvée que notre société commande à l’égard du prochain… Allez-donc vous attacher à ces êtres qui sont des crocodiles !

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37 réflexions sur “Raiponce à Marylin

  1. Pingback: Stats, lol | DjefBernier

    • Les chrétiens traditionalistes veulent épouser uniquement des vierges pour la seule raison qu’une femme sexuellement inexpérimentée ne se rendra jamais compte de la piètrerie de leurs performances phalliques et de l’indigence de leur imagination érotique!

      • Quel est votre but ?

        Pourquoi vous conduire de façon aussi abjecte ?

        Pour servir votre cause ou pour la desservir ?

        C’est ça que je ne comprends pas.

        A mes yeux vous ne pouvez que vous desservir vous-même en agissant ainsi. Aux yeux de Jünger également.

        « Le monde est ainsi fait que toujours les préjugés, les passions exigent à nouveau leur tribut de sang, et il faut savoir que rien n’y mettra jamais fin. Les arguments changent, mais la bêtise maintient éternellement son tribunal. On est mené au supplice pour avoir méprisé les dieux, puis pour avoir refusé d’admettre un dogme, puis enfin pour avoir péché contre une théorie. Il n’y a pas de grand mot ni de noble pensée au nom desquels le sang n’ait déjà coulé. L’attitude socratique, c’est de connaître la nullité du jugement, et de le savoir nul en un sens trop élevé pour que puissent l’atteindre le pour et le contre des hommes. La vraie sentence est rendue depuis toujours : elle vise à l’exaltation de la victime. Si donc certains Grecs modernes demandent une révision du procès, ils ne font qu’ajouter, aux innombrables notes utiles dont sont encombrées les marges de l’histoire universelle, une note de plus, et ceci à une époque où le sang des innocents coule à flots. Ce procès est éternel, et les cuistres qui s’en firent les juges se rencontrent de nos jours à, tous les coins de rue, dans tous les parlements.

        Que l’on puisse y changer quoi que ce soit, cette idée a, de tout temps, permis de distinguer les cervelles creuses. La grandeur humaine doit être sans cesse reconquise. Elle triomphe lorsqu’elle repousse l’assaut de l’abjection dans le cœur de chaque homme. C’est là que se trouve la vraie substance de l’histoire — dans la rencontre de l’homme avec lui-même, c’est-à-dire avec sa puissance divine. Il faut le savoir, lorsqu’on veut enseigner l’histoire. Socrate appelait ce lieu de l’être intime où une voix, plus lointaine déjà que toutes paroles, le conseillait et le guidait, son daimonion. On pourrait aussi le qualifier de forêt. » »

        Comment voulez-vous, dès lors, que depuis votre bassesse, vous puissiez, moi, là où je me trouve, me juger ?

        C’est vous-même que votre attitude juge, voyons !

        Cela est si clair pour moi que je m’effraie de voir que cela ne l’est pas pour une cervelle du calibre de la votre !

        • Socrate n’était qu’un païen crasseux et schizoprène; contrairement à ce qu’ont voulu inculquer les principaux cultes chrétiens , la femme sexuellement assumée avait la préférence de Jésus , et non point la vierge effarouchée ou confite dans sa dévotion; ainsi de la fameuse Samaritaine vit en concubinage après avoir eue plusieurs maris : Jésus lui dit : »Tu dis bien : ‘Je n’ai pas de mari’ ; tu en as eu cinq et l’homme que tu as n’est pas ton mari. ( Jean 4:18 ) : il ne l’en défend que davantage!

          Il empêche la lapidation de la femme adultère ( Jean 8:3 à 8:11 ) même s’il conclut par » Va et désormais ne pèche plus » et sa compagne, sa disciple bien-aimée, l’ »apôtre des apôtres » est la prostituée Marie-Madeleine! A la lueur de ces versets bibliques, une saine et rigoureuse herméneutique ne peut dès lors qu’attribuer au célèbre commandement « Aimez-vous les uns les autres » (Jean 13:34) les sens de « Baisez-vous les uns les autres » .

        • Vous me forcez à sans cesse me répéter. C’est lassant.

          Le fait que vous en reveniez éternellement à ce point, que j’ai mille fois éclairci, est significatif.

          Significatif du fait qu’il vous pose problème à vous.

          Et non à moi.

          Je baille.

          Alors, encore une fois, vous confondez la « baise » et l’amour. Vous confondez également l’ « amour » tarifé (qui est en réalité rarement de l’amour, puisqu’il est tarifé) et l’amour gratuit, celui qu’on donne avec le coeur, parce que : « le coeur! », et pour rien d’autre, et qui est vraiment de l’amour. C’est problématique.

          Vous confondez aussi le fait de voir certains pécheurs, à un moment donné de leur vie, ou au terme de celle-ci, rédimés de leurs péchés avec l’exaltation pure et simple du péché.

          C’est hérétique. C’est un très mauvais biais, très déviant.

          Nombre de saints furent de grands pécheurs. Lisez un certain nombre de vies de saints pour vous en convaincre. Cependant, ce n’est pas le péché qui est saint en lui-même. Il faut penser comme un communiste pour penser que tous les miséreux, tous les pauvres Diables, parce que ce sont de pauvres Diables, méritent d’être envoyés d’office au Paradis – sans autre forme de procès -, simplement parce qu’ils ont beaucoup souffert. La souffrance ne se suffit pas à elle-même, pas plus que la pauvreté ou la prostitution, encore faut-il en tirer quelque chose de bon – encore faut-il tirer de l’expérience du péché un enseignement supérieur – la suprême « liqueur » de transcendance. C’est le travail du saint sur son péché, avec son péché, ce tiraillement moral que le péché opère en lui-même, la façon dont le péché transforme l’âme du saint en une nouvelle plaine Armageddon où s’affrontent sans fin, dans une guerre sans merci, le principe du Bien et celui du Mal, c’est cela qui est saint, non le péché en lui-même.

          Ce que dit Jésus de Marie-Madeleine, ce n’est pas : « elle est putain, c’est pour ça que je l’aime plus que les autres ». Ce qu’il dit pour la racheter c’est : « Elle a beaucoup aimé ».

          « Elle a beaucoup aimé », voilà qui n’est pas anodin, voilà qui n’est pas banal, pour une prostituée ! En connaissez-vous beaucoup des putains qui aiment ? – Moi quand je vois des Nabilla, des Zahia, je n’ai pas l’impression de voir des femmes au grand cœur, des femmes qui aiment. J’ai au contraire l’impression de voir des femmes qui s’instrumentalisent elles-mêmes, sans aucun respect pour elles-mêmes, et qui instrumentalisent les hommes, sans aucun respect pour les hommes, afin de gagner de l’argent. Voilà qui est bien mal ! Et voilà qui est bien triste !

          En revanche, imaginez seulement ce que cela serait, d’être une putain qui aime ! Faire un tel métier, aussi dégradant pour l’amour, et malgré cela encore en éprouver ! Mais ce serait le supplice suprême. Normalement, une putain se rit de l’amour, elle le prend pour un petit théâtre de marionnettes, une lanterne magique, auquel les autres croient, mais auquel elle ne croit jamais – car, pareille à l’illusionniste, les autres seuls en profitent, elle elle l’actionne.

          Imaginez seulement le martyr que ce serait d’être une grande amoureuse et de vendre ce grand amour qu’on possède en son coeur ? – c’est-à-dire ce qu’on a de meilleur, de plus cher, de plus beau. Cela reviendrait à posséder une âme et à lui mettre les fers, et à la laisser traiter comme une esclave…

          Imaginez que vous êtes comme une prostituée, que votre âme est comme un petit enfant, comme votre petit enfant, que ce petit enfant adorable soit tout ce que vous possédiez au monde, et que pour gagner de l’argent, il vous faille le mettre aux fers, le laisser dépérir et torturer. Vous gagneriez peut-être de l’argent, oui, mais votre « petit ange », votre âme, pourrait en mourir.

          Il y a des gens qui se perdent, à trop se prostituer, il y a des gens qui perdent leur âme… Après cela, dans le langage moderne, on les diagnostiquera comme des psychopathes. On dira qu’ils ont tué leur égo.

          Imaginez quelqu’un qui ait une grande force d’amour en lui-même, une âme forte et puissante, amarrée en Dieu, et qui soumette constamment cette âme au tourment en la prostituant. Ce quelqu’un est « imaginé » par le christianisme sous le symbole de la « Marie-Madeleine ». Ce n’est pas pour rien qu’on dit : « pleurer comme une Madeleine ».

          Quand Jésus dit « aimez-vous les uns les autres », il ne dit pas « vendez-vous les uns les autres ». Qui vend son prochain pour s’enrichir lui-même, a sacrifié son amour sur l’autel du profit.

          Quand je parle de vente, de profit, je ne parle pas que de rapports strictement monayés. Ou du moins l’argent n’est pas la seule et unique monnaie des rapports monnayés. Mais on reconnait les mauvaises monnaies à ce qu’elles sacrifient l’amour à des fins bassement matérielles, à des vanités laides, des gratifications narcissiques ontologiquement égoïstes, qui ne relèvent nullement du plaisir de bien-faire et de la fierté de plaire à Dieu.

          « Tu dis bien : ‘Je n’ai pas de mari’ ; tu en as eu cinq et l’homme que tu as n’est pas ton mari. »

          Peut-être tout simplement Jésus voulait-il dire que la Samaritaine n’avait pas mis son cœur entre les mains d’un homme – d’un simple mortel – mais l’avait mis (comme il est dit de faire dans la parabole du Semeur) dans un endroit qui ne craint ni les voleurs, ni les moisissures, ni la vermine : en Dieu.

        • « Socrate n’était qu’un païen crasseux et schizoprène; contrairement à ce qu’ont voulu inculquer les principaux cultes chrétiens »

          Pauvre, pauvre type… Que croyez-vous apprendre de neuf aux chrétiens ? Rien n’est plus courant, n’est plus banal, que la critique de tout ce que nous a transmis Platon en Occident chrétien. Voici ce que répondait déjà LA BRUYERE à ces critiques diverses (le passage suivant est issu de ses /Caractères/, chapitre des /Jugements/, numéro 66) :

          « On a dit de SOCRATE qu’il était en délire, et que c’était un fou tout plein d’esprit; mais ceux des Grecs qui parlaient ainsi d’un homme si sage passaient pour fous. Ils disaient : « Quels bizarres portraits nous fait ce philosophe ! quelles mœurs étranges et particulières ne décrit-il point ! où a-t-il rêvé, creusé, rassemblé des idées si extraordinaires ? quelles couleurs, quel pinceau! ce sont des chimères. » Ils se trompaient : c’étaient des monstres, c’étaient des vices, mais peints au naturel ; on croyait les voir, ils faisaient peur. Socrate s’éloignait du cynique ; il épargnait les personnes, et blâmait les mœurs qui étaient mauvaises. »

      • Tous les traditionalistes des 3 religions du Livre préconisent la virginité des deux épousés le jour de leur mariage, en particulier celle de la femme. Cela s’explique aisément par le fait qu’avant les test ADN une jeune femme qui se retrouvait enceinte sans être mariée pouvait être tentée d’épouser le premier venu le plus vite possible pour que cela ne se sache pas. Ce que la loi que vous critiquez tente d’empêcher, c’est que le père nourricier de l’enfant ne soit pas son père biologique. Retirez à l’homme qui travaille pour nourrir sa famille, de perpétuer ses gènes et d’avoir une femme qui soit à lui, vous lui retirez la raison pour laquelle il travaille… vous lui retirez par-là même toute rétribution supérieure et sa dignité. La loi que vous critiquez n’est rien d’autre qu’une mesure élémentaire de préservation de la paix sociale. En effet, entre la femme du riche et la femme du pauvre, laquelle est le plus tentée de par sa condition, de se prostituer ? La loi qui interdit l’adultère protège avant toute chose la dignité du pauvre qui a une belle épouse ou une belle fille. Ne l’oubliez pas.

        Je disais que tous les tradis des 3 religions du Livre préconisaient que la jeune épousée soit vierge au jour de son mariage.

        A leur décharge, je vous rappellerai simplement une chose. La première fois que les jeunes filles font l’amour, cela en général leur fait mal. Il y a quelque chose en elle qui se brise et qui répand du sang. La « première fois » n’est de toute façon pas une expérience que l’on consacre généralement au plaisir. En revanche c’est une expérience à marquer d’une petite croix blanche, pour la femme. Ce qu’elle vit ce jour-là n’est jamais anodin. La virginité est quelque chose de bien plus important que vous ne croyez dans l’inconscient (et même dans l’esprit conscient) des jeunes filles. Ce jour-là, elles ne font pas réellement « la fête », elles ne sont pas là pour faire la fête, contrairement peut-être au garçon. C’est toujours une expérience effrayante. Et même un peu triste. Elle nécessite de la part du garçon une attitude empreinte d’une certaine religiosité…. à tout le moins d’une certaine sensibilité, de respect.

        Ces musulmans qui se figurent l’acte de la défloraison comme une fête, comme s’ils allaient étrenner un jouet neuf en crevant son emballage, me répugnent. Cela ravale bien la chose « sacrée » à son statut de paradigme ubuesque et stupide – comme ont le don de le faire, pour toutes les choses belles, tous les systématisme religieux. Les musulmans perdent de vue dans leur imaginaire grotesque – qui se rit d’eux-mêmes, et les montre du doigt comme les porcs qu’ils sont – ce que c’est précisément qu’une chose sacrée.

        Ainsi, et c’est là où je voulais en venir finalement, je préfère pour une jeune fille dont c’est la « première fois », un jeune homme intimidé et respectueux, qui vient de lui jurer respect et fidélité pour toujours, au premier « Rocco Siffredi » venu, qui la déchirera et écrasera sa « petite fleur » dans le sang entre deux saillies lubriques.

  2. Et vous voila, charmante enfant, en lien sur mon si prestigieux site que tous attendaient son retour! Gloire à vous!

    • Je vais vous répondre la même chose qu’à LAFEUILLE : qui croyez-vous que vos propres propos jugent et condamnent ?

      Comme dirait Jünger (qu’ici je paraphrase), ce procès que vous voulez me faire a été rendu supérieurement il y a très longtemps de ça, et pour l’éternité. le verdict final d’un tel procès, aux yeux de Dieu si vous voulez, visera toujours à l’exaltation de la victime. Ainsi que vous vouliez réviser un tel jugement ne peut vous honorer, vous vous contenterez au mieux de rejoindre la cohue des modernoeuds qui pensent que les grands principes élémentaires de la Morale sont chose évolutive, susceptible d’être modernisée, au pire vous ajouterez à la masse infecte de tous les bourreaux de tous les temps qui crucifièrent le Christ. Et là je ne parle évidemment pas d’un évènement qui aurait eu lieu en l’an 0. Je parle d’un évènement éternel, qui a lieu à chaque fois qu’une voix s’élève pour proclamer la simple Vérité au nez et à la barbe des cuistres, des gens de mauvaise foi, des prêtres et des bourgeois.

        • Je vous remercie, mais je ne vois pas trop en quoi.

          Moi, j’ai plutôt l’impression de me répéter…

          Tel a toujours été mon point de vue sur la chose : « les gens » me disaient de ne pas laisser vos commentaires insultants sous mes articles (les vôtres ou ceux des vôtres, ou assimilés, qu’importe), « les gens » me disaient de ne pas me laisser insulter, comme quoi cela laissait supposer que j’étais faible, ou que j’autorisais cela, je ne sais… Mon point de vue a toujours été le suivant : qu’il se sente ou non autorisé par moi à me manquer de respect, qu’importe à mon interlocuteur, dans la mesure où la seule voix qu’il doive écouter est non la mienne (que vaut la mienne?), mais celle de sa conscience ?

          Je ne comprends pas qu’on puisse vouloir faire honte à une fille de ce qu’on lui ait arraché son corsage et qu’on lui ait craché dessus. Ceux qui doivent avoir honte, ce ne sont pas les victimes…

          Pourquoi ai-je souvent supprimé les plus « corsées » de vos interventions ? – souvent j’ai dû me faire violence pour ce faire, car à mes yeux elles prouvaient à elles seules que VOUS étiez en tort, et non moi. Pourquoi, malgré cela, l’ai-je fait ? Et continuerais-je à le faire ? – Car les gens sont sots et finissent par me regarder – moi ! – comme si j’étais un monstre, quand j’ai simplement été victime de monstruosité.

          En effet le monstre n’est rien d’autre que celui qu’on montre du doigt. Et si je me montre aux gens avec la figure du martyr, couvertes de pissats, de crachats, battue, bafouée, il est à craindre effectivement que j’en vienne à susciter le regard mêlé de crainte et de pitié qu’on jette au personnage tragique.

          Je ne veux pas être un personnage tragique. Je veux juste pouvoir m’exprimer librement et être lue pour ce que j’ai écrit. Rien d’autre. Qu’on ne me l’autorise pas ne laisse pas de m’interloquer. Cependant, comme je rencontre énormément de résistance, je me figure que c’est la preuve que ce que je fais doit avoir de la valeur – sans ça, on n’en ferait pas tant de cas.

          De par le monde, il y a beaucoup de jolies filles, et des plus jolies que moi. Il n’y a aucune raison que votre persévérance (la vôtre ou celle d’autrui) à me vouloir du mal ne soit causée que par les quelques images de moi qui ont trainé sur le net par le passé.

  3. Bonsoir Madame Adler,

    En espérant que vous n’êtes pas une descendante de votre homonyme disciple de Feud (je plaisante pour me donner une contenance),

    Je voulais juste à ce stade vous dire que j’ai trouvé votre analyse du cas Marylin Monroe à la fois juste et émouvante, avec une seule petite réserve pour la mention du Christ, j’espère ne pas blesser vos sentiments religieux en le précisant;

    concernant les coms par contre j’avoue ne pas très bien comprendre ce que Jünger a à voir là-dedans; s’il s’agissait de l’auteur d' »Orages d’acier », qui exalte je crois l’esprit du sacrifice guerrier et de la camaraderie virile, je dois vous faire un autre aveu: non seulement je suis athée, mais encore à mes yeux la guerre, à de rares exceptions près comme celle de 39/45 qui a été hélas rendue nécessaire par l’incurie des dirigeants des démocraties occidentales, loin de civiliser les peuples en leur évitant de se vautrer dans le « plus vil des matérialismes », ne m’apparaît jamais que comme un absurde « carnaval sanglant » pour paraphraser cette fois Schopenhauer, qui a eu à mon avis raison de la fuir comme la peste, peu sensible, contrairement à Hegel à la même époque, au caractère sublime de « l’Esprit du monde » incarné selon ce dernier par Napoléon, si je me souviens bien.

    Veuillez me passer cette digression ainsi que les méandres de cette phrase, et excuser ma candeur -feinte, le Jünger à qui je fais allusion n’étant plus de ce monde et ne pouvant donc se préoccuper des réflexions d’Edouard Lafeuille ni de qui que ce soit d’autre-…

    Je suis en train de découvrir ce blog, auquel m’ont conduit vos développements au sujet de Sade dans l’espace coms d’un certain autre blog, que j’ai beaucoup aimés; pour une fois j’invoque à ce propos les objurgations du Christ: pardonnez à un philosophe qui ne croit pas si bien dire quand il se définit comme « sans qualités », et qui est loin d’avoir l’envergure intellectuelle de Musil, ou d’Onfray dont je le pense jaloux à cause d’une notoriété très supérieure à la sienne… Par contre, et contre l’avis du Christ -encore, oui!- je ne trouve pas très pertinent d’aimer ses ennemis, malgré l’aspect piquant du paradoxe, passons…

    Cordialement, Oscar.

    • « Je voulais juste à ce stade vous dire que j’ai trouvé votre analyse du cas Marylin Monroe à la fois juste et émouvante, »

      Merci.


      « avec une seule petite réserve pour la mention du Christ, j’espère ne pas blesser vos sentiments religieux en le précisant »

      Je me suis contentée en l’occurrence de dire que le propre de la condition humaine était d’être ontologiquement tragique, et qu’il ne fallait pas, même lorsqu’on était dépressif, écouter ceux qui nous proposent d’échanger notre lucidité mélancolique – car la lucidité est toujours mélancolique -, contre une explication édulcorée, lénifiante, linéaire et donc mensongère du sens de nos vies.

      J’ai utilisé la métaphore de l’homme crucifié comme une métaphore de la condition humaine, en ce que le tragique de la condition humaine réside précisément dans le fait que nous soyons sans cesse crucifiés, dans notre quête d’amour, sur la contradiction fatale entre la loi de nos désirs et la loi qui commande nos devoirs. Aragon, qu’on ne peut suspecter de bigoterie, ne fait pas autre chose lorsqu’il écrit :

      Rien n’est jamais acquis
      A l’homme, ni sa force,
      Ni faiblesse, ni son coeur,
      Et quand il croit,
      Ouvrir ses bras son ombre
      Est celle d’une croix.


      Dans les commentaires plus haut, je m’attache à mettre en lumière la figure de Marie-Madeleine. Sous un article qui parle de la souffrance psychique et du grand trésor intérieur Marilyn, cela ne me semble pas hors-sujet.

      J’ai cru nécessaire de prendre la peine d’expliquer comment Marie-Madeleine avait pu être célébrée par la foi catholique comme une sainte – et une grande sainte, au même titre que tant de grands théologiens, tant de grand bienfaiteurs, tant de grands papes – tout en ayant été par ailleurs une prostituée. Ce n’est pas un cours de catéchisme que je donne ici, c’est juste une façon comme une autre d’expliquer cette chose toute simple que les esprits binaires et méchants d’aujourd’hui (lesquels ont emprunté bonne part de leurs absurdes préjugés au protestantisme américain), semblent avoir du mal à comprendre :

      _Ce n’est pas parce que l’on a fait du mal à autrui ou qu’on s’est fait du mal à soi-même, que l’on ne peut pour autant, par ailleurs, avoir un grand cœur qui saigne, et, à force de regrets, de larmes, d’espoirs et de bonne volonté, mériter d’être racheté dans une optique morale supérieure. Quand, pour faire court, le « mal » sert au « bien », parce que son expérience permet de prendre conscience de ce qui est bien et de ce qui est mal, on parle alors de transcendance. Le paradoxe de la transcendance est un paradoxe qui intéresse la métaphysique au sens large, et pas seulement comme vous dites « les bigots ».
      _Ce n’est pas non plus parce qu’on a maltraité son propre honneur et son propre corps de toutes les façons les plus abjectes possibles, que pour autant l’on est -forcément- quelqu’un de bien et qu’on mérite -forcément- d’être défendu. « Debout les damnés de la terre », ça ne marche pas à tous les coups, voyez-vous, car y a des « damnés » qui ne méritent guère autre chose en fin de compte.
      _Ce n’est enfin pas le fait que nous souffrions qui mérite en soi d’être défendu, c’est le fait que nous souffrions *à cause de* notre bonté, *à cause de* notre tendresse, *à cause* de notre bonne-volonté, à cause de nos espoirs, à cause de la nostalgie de notre honneur perdu, et de la difficulté de vivre en portant toutes ces belles choses en soi dans un monde dur et injuste.

      Pas besoin de croire en Dieu pour admettre tout ça. Je me sers des images saintes comme je pourrais aussi bien me servir de mythes grecs ou de contes pour enfants. Ce ne sont pour moi que des images, mais je crois au pouvoir des images.


      « concernant les coms par contre j’avoue ne pas très bien comprendre ce que Jünger a à voir là-dedans »

      Vous me dites : « Jünger aimait la guerre »… C’est très bien ou c’est très mal, qu’importe ici ? En l’occurrence, je me suis contentée de citer un passage de Jünger que j’aime de tout mon cœur pour servir mon propos ; je n’ai pas fait monter Jünger tout entier, en tant qu’homme, à la barre d’un hypothétique tribunal !

      Pour apprécier une citation d’un auteur, vous faut-il souscrire à toutes les actions, toutes les pensée qu’il a pu avoir dans sa vie ? Vous faut-il que l’auteur soit un être d’une seule pièce, un parangon de vertu, un exemple pour la jeunesse et un homme au-dessus de tout soupçon ? A la vérité, cela fait de vous un lecteur tyrannique, plus acharné de censure que n’importe quel commissaire politique d’antan !

      Jünger a écrit les paroles suivantes, qui sont d’un réconfort infini pour les personnes qui, comme Marilyn ou Marie-Madeleine, ont souffert parce qu’elles avaient un cœur ; je vous demande seulement, si vous savez lire et que vous avez un cœur, de reconnaître cela.

      « Le monde est ainsi fait que toujours les préjugés, les passions exigent à nouveau leur tribut de sang, et il faut savoir que rien n’y mettra jamais fin. »

      « Que l’on puisse y changer quoi que ce soit, cette idée a, de tout temps, permis de distinguer les cervelles creuses. La grandeur humaine doit être sans cesse reconquise. Elle triomphe lorsqu’elle repousse l’assaut de l’abjection dans le cœur de chaque homme. »

      « Les arguments changent, mais la bêtise maintient éternellement son tribunal. On est mené au supplice pour avoir méprisé les dieux, puis pour avoir refusé d’admettre un dogme, puis enfin pour avoir péché contre une théorie. Il n’y a pas de grand mot ni de noble pensée au nom desquels le sang n’ait déjà coulé. »

      « L’attitude socratique, c’est de connaître la nullité du jugement [des hommes], et de le savoir nul en un sens trop élevé pour que puissent l’atteindre le pour et le contre des hommes. La vraie sentence est rendue depuis toujours : elle vise à l’exaltation de la victime. »

      Jünger exprime tout cela dans un discours philosophique expurgé de toute bondieuserie : il parvient à la quintessence de la morale sans pour autant avoir eu recours aux figures religieuses faciles des « martyrs » et des saints, qui ont le désavantage d’appeler un acte de foi. C’est cela qui chez lui m’intéresse.
      Jünger, comme moi, ne nous demande ici aucun mysticisme, aucune crédulité particulière pour accéder à ce qu’il dit, et c’est cela qui est fort : il ne nous demande rien d’autre pour le comprendre que de la sensibilité, de l’intelligence, du bon-sens, et de l’esprit philosophique.


      « pardonnez à un philosophe qui ne croit pas si bien dire quand il se définit comme « sans qualités »

      Désolée, mais on ne peut être philosophe et sans qualité, il faut choisir. Puisque l’esprit philosophique est déjà une qualité en soi, et pas des moindres. L’esprit philosophique n’est pas loin d’être même la qualité intellectuelle suprême, puisqu’elle englobe finalement toutes les autres…

      Être philosophe suppose notamment de posséder de l’honnêteté intellectuelle, et d’en posséder beaucoup, et à un très haut degré.


      « qui est loin d’avoir l’envergure intellectuelle de Musil, ou d’Onfray dont je le pense jaloux à cause d’une notoriété très supérieure à la sienne… »

      Si tous les anonymes qui se risquent à critiquer des personnes connues le faisaient exclusivement par jalousie de leur notoriété, alors personne ne serait plus justifié à critiquer les célébrités, à part les célébrités elles-mêmes. Cela ferait de notre société une société de castes aussi stupide et archaïque que la société Indienne, où les intouchable ne peuvent dire d’une idiotie sortant de la bouche d’un brahmane qu’il s’agit d’une idiotie.


      « Par contre, et contre l’avis du Christ -encore, oui!- je ne trouve pas très pertinent d’aimer ses ennemis, malgré l’aspect piquant du paradoxe, passons… »

      Il ne s’agit pas-là de faire comme si nos ennemis n’étaient pas nos ennemis. Cela reviendrait à se cacher la tête sous le sable pour ne pas voir venir l’ennemi, comme font les autruches. Il ne s’agit pas non plus de faire semblant d’aimer nos ennemis pour mieux les rouler dans la farine, car cela c’est le fait des hypocrites. Il s’agit de connaître intimement nos ennemis, de les connaître mieux que peut-être ne les connaissent leurs proches, de savoir les écouter, et de leur accorder tout ce qu’ils méritent, même et surtout s’ils méritent beaucoup.

      Il faut toujours être juste en priorité avec les ennemis, lorsqu’on prétend soi-même appartenir au « bon » camp – or personne ne combat jamais en prétendant appartenir au mauvais camp. Car lorsque nous avons des valeurs morales, lorsque nous sommes des personnes civilisées, la moindre injustice vis-à-vis d’un ennemi peut être, doit être, et sera instrumentalisée et retournée contre nous comme une arme.

      Si nous prétendons être des gens de bien, des gens civilisés, des personnes de valeur – or personne ne va jamais au combat s’il n’est pas sûr de sa valeur – n’avoir rien à nous reprocher vis-à-vis d’eux est la condition sine qua non de la victoire, dans la mesure où s’il advenait que nous devenions vils et inférieurs, moralement parlant, à nos ennemis dans le cours de la guerre que nous leur livrons, alors en vérité, d’un point de vue supérieur, et qu’elle qu’ait été l’issue apparente des combats, d’un point de vue supérieur, c’est-à-dire du point de vue de nos propres valeurs et du point de vue de l’Histoire (dans la mesure où la société historique est une société civilisée), nous aurions perdu.

      La raison à cela, Jünger l’explique très bien en disant que même si les hommes croient se juger les uns les autres en invoquant toutes sortes de raisons fallacieuses, en premier lieu la « raison » du plus fort (qui n’est pas vraiment une raison), le vrai jugement a été établi en amont, et cela depuis longtemps, depuis l’éternité peut-être (car la Justice est pareille à une loi mathématique, pareille à la loi qui veut qu’une balance indique toujours le même poids lorsqu’on lui donne à peser le même objet, c’est une logique systématique qui n’a pas besoin des hommes pour exister), et ce Jugement supérieur et éternel donne toujours raison à la victime.

      Ce que dit le Christ ici c’est qu’il ne faut pas donner à nos ennemis le plaisir de devenir nos victimes. Il faut vaincre avec le Droit de notre côté, vaincre avec honneur et à la loyale. Sans quoi, même si nous écrasons l’ennemi, si nous le faisons contre le Droit, aussitôt que nous nous réclamerons à nouveau de ce Droit par la suite (or il n’y a qu’un seul Droit, et personne ne manque jamais de faire appel au Droit pour se défendre lui-même quand il est en danger), le fantôme de notre faillite à sauvegarder ce Droit lorsque nous le tenions à notre merci, viendra hanter notre prospérité.

      • Mes précédents essais de réponse sur votre blog ayant échoué avec comme réponse que je n’étais pas connecté, je fais pour le moment juste un test pour voir si une réponse peut arriver à destination par cet autre biais!

        > Message du 17/09/14 16:50 > De : « CAER » > A : oscar.sutter@orange.fr > Copie à : > Objet : [Nouveau commentaire] Raiponce à Marylin (+ commentaires) > >WordPress.com Irena Adler a répondu: » »Je voulais juste à ce stade vous dire que j’ai trouvé votre analyse du cas Marylin Monroe à la fois juste et émouvante, » Merci. « avec une seule petite réserve pour la mention du Christ, j’espère ne pas blesser vos sentiments religieux en le » Répondez à ce commentaire en écrivant au-dessus de cette ligne

        Nouveau commentaire sur CAER Irena Adler a répondu sur Raiponce à Marylin (+ commentaires).en réponse à oscarsutter: Bonsoir Madame Adler, En espérant que vous n’êtes pas une descendante de votre homonyme disciple de Feud (je plaisante pour me donner une contenance), Je voulais juste à ce stade vous dire que j’ai trouvé votre analyse du cas Marylin Monroe à la fois juste et émouvante, avec une seule petite réserve pour la mention […] »Je voulais juste à ce stade vous dire que j’ai trouvé votre analyse du cas Marylin Monroe à la fois juste et émouvante, »Merci.

        « avec une seu

      • Il semble que oui, mais rien n’apparaît sur votre blog; peu habitué à ce genre de problème et un peu déstabilisé par ces difficultés imprévues et que je ne comprends pas, je vous demande d’excuser la répétition à deux reprises du mot « réponse » Pour un prof de français, ça la fout mal, ha!ha!…A présent je suis un peu pris par le temps, mais je tiens déjà à vous remercier pour votre… réaction, que j’ai trouvée puissamment et chaleureusement argumentée, même si comme vous pouvez vous en douter je ne tombe pas d’accord sur tous les points; cependant un accord total rendrait inutile tout échange, n’est-ce pas, comme vous l’avez vous-même signalé quelque part dans un de vos textes!

        Mais, au fait, ne puis-je plus intervenir sur votre blog sans que mon texte disparaisse avec la mention inexacte que je ne suis pas connecté? Ou ai-je oublié une manipulation pour l’être et pour que mon com ne soit pas purement et simplement rejeté et effacé? Ce serait sympa de renseigner le béotien que je suis à propos de ce point… Bonne soirée, Oscar. > Message du 17/09/14 16:50 > De : « CAER » > A : oscar.sutter@orange.fr > Copie à : > Objet : [Nouveau commentaire] Raiponce à Marylin (+ commentaires) > >WordPress.com Irena Adler a répondu: » »Je voulais juste à ce stade vous dire que j’ai trouvé votre analyse du cas Marylin Monroe à la fois juste et émouvante, » Merci. « avec une seule petite réserve pour la mention du Christ, j’espère ne pas blesser vos sentiments religieux en le » Répondez à ce commentaire en écrivant au-dessus de cette ligne

        Nouveau commentaire sur CAER Irena Adler a répondu sur Raiponce à Marylin (+ commentaires).en réponse à oscarsutter: Bonsoir Madame Adler, En espérant que vous n’êtes pas une descendante de votre homonyme disciple de Feud (je plaisante pour me donner une contenance), Je voulais juste à ce stade vous dire que j’ai trouvé votre analyse du cas Marylin Monroe à la fois juste et émouvante, avec une seule petite réserve pour la mention […] »Je voulais juste à ce stade vous dire que j’ai trouvé votre analyse du cas Marylin Monroe à la fois juste et émouvante, »Merci.

        « avec une seu

        • Bonjour Irena,

          Comme vous le voyez, vos mails au moins me parviennent, jusqu’à présent en tout cas; êtes-vous sûre que personne ne peut intervenir au niveau de votre blog pour empêcher la connexion ou l’envoi de réponses par l’invocation d’un tel prétexte?

          Je suis un peu à court de temps aujourd’hui et demain à la suite de la visite d’un moment à l’autre d’amis qui viennent de l’autre bout de ma région (Alsace), mais ensuite j’ai l’intention de vous adresser par le même biais que celui-ci, un message plus circonstancié; j’ai l’intention d’y laisser toute question religieuse de côté si vous n’y voyez pas d’inconvénient; par contre j’évoquerai peut-être Jünger; non pour le dénigrer du reste; car je tiens d’ores et déjà à vous dire que j’ai été frappé par la beauté et l’élévation morale des extraits que vous avez cités; je connais assez peu cet auteur à vrai dire, et en plus seulement de seconde main; l’allusion à la guerre comme moyen de civiliser les peuples et de leur éviter de tomber dans le « plus hideux matérialisme » n’est pas de lui, du reste, mais de Clausewitz, et Maupassant y répond de manière on ne peut plus acerbe et indignée dans un très beaux petit livre de réflexions intitulé « Sur l’eau » (à ne pas confondre avec une nouvelle de lui qui porte le même titre)… On a souvent évoqué la misogynie de Maupassant; à tort me semble-t-il; les propos misogynes étaient malheureusement dans l’air du temps au XIXème siècle (mais cela a-t-il tellement changé?), ses textes témoignent cependant d’une profonde empathie pour les femmes et des injustices qu’elles subissent, à l’inverse par exemple de Flaubert son maître et ami pourtant, et à cet égard on peut considérer « Une vie » comme une réplique voilée mais sans équivoque à la fameuse « Madame Bovary » de Flaubert, beaucoup plus froid et détaché pour ne pas dire méprisant, à l’égard des humains en général du reste. Pour en revenir brièvement à Jünger, j’aurais dû préciser que l’allusion à la valeur civilisatrice de la guerre est en fait de Clausewitz, mais comme j’avais déjà cité pas mal de noms, je voulais éviter de passer pour un cuistre ou un pédant; il est vrai que dans « Orages d’acier » Junger célèbre certaines vertus qui peuvent se manifester à travers la guerre, mais d’une manière je crois moins caricaturale, et par ailleurs votre réponse nette et incisive à ce sujet m’a semblé tout à fait convaincante! Et pan dans mes gencives, je ne crois pourtant pas être spécialement maso, ha!ha!…

          D’après vos citations, le vrai problème me paraît plutôt celui d’un excès éventuel d’idéalisme voire d’optimisme quant à la possibilité d’améliorer la nature humaine, mais c’est à voir de plus près et pour les raisons que j’ai mentionnées au début, nous pourrons en reparler plus précisément par la suite.

          Là je dois m’arrêter; je vous admire pour votre fermeté d’âme face à certaines attaques d’une vulgarité qui m’a paru stupéfiante, mais ce serait là ouvrir encore un autre débat…

          Bonne après-midi, Oscar.

        • Pourquoi m’envoyer sans cesse dans ma boite mail des liens vers le révisionniste Raynoir (ou Rainouare, je ne sais plus), et vers toutes sortes d’autres blogs stupides et honteux du même accabit ?

          Êtes-vous un révisionniste, le troll ?

          Ou bien cherchez-vous à me faire souscrire à des propos honteux pour me décrédibiliser, moi ?

          Je penche pour la seconde option. Ce qui ferait de vous, en définitive, un antifa de choc. Voilà.

          Je ne vous aime pas. Vous utilisez quoi qu’il en soit des procédé indignes.

  4. Test juste pour voir dans un premier temps si la connexion fonctionne cette fois; j’ai fini par comprendre je crois d’où vient le malentendu: quand je réponds par ma messagerie vous recevez en même temps que ma réponse un tas de liens liés à votre icône de style préraphaélite, j’ai fini par les découvrir en cliquant sur elle, mais j’ignorais tout cela avant votre réponse irritée, et je vous jure que je ne connais pas ces liens et tout ce qu’ils peuvent comporter d’hostile à votre égard.
    J’essaie pour le moment d’envoyer cette réponse en passant par un autre navigateur, je verrai bien si apparaît de nouveau sur l’écran le refus avec mention: « désolé vous devez être connecté pour laisser une réponse » -alors que je le suis!

    Par ailleurs vous m’accusez d’utiliser des procédés indignes. Pourquoi porter de telles accusations avant de savoir ce qui s’est réellement passé?

    Et vos fesses n’ont rien à voir dans tout cela. Enfin je n’ai jamais été un troll où que ce soit, que vous le croyiez ou non. Oubliez-vous que je ne crois pas au surnaturel?

  5. Il semble que cette fois l’envoi ait été réalisé, par la mise en fonction du signe « w » dans un cercle bleu (= WordPress.com.)

    Mais il semble aussi que ça a marché parce que j’ai utilisé GoogleChrome au lieu de mon autre navigateur, je ne me souviens pas que ce dernier signalait ce type de mise en connexion-là, je peux bien sûr avoir péché par inattention mais…

  6. Je viens de repasser sur Internet Explorer, après Google Chrome; la différence c’est que mes deux réponses y apparaissent, avec la mention « en attente de modération »; ici elles n’apparaissent pas pour le moment, par contre j’ai cette fois bien repéré le sigle « W » sur lequel il faut donc apparemment cliquer pour être connecté; je ne me souviens pas de l’avoir fait pour ma toute première réponse; bon, autant pour moi; par contre je tiens à répéter que j’avais envoyé mes deux dernières réponses par réponse email à l’expéditeur sans savoir que toute une série de liens apparaissait en cliquant sur votre image de portrait, dans une rubrique « profil »; je répète aussi que je ne sais pas à quoi renvoient ces liens, et que cela m’indiffère; pour le reste je m’intéresse de moins en moins à la politique et surtout je ne juge pas les personnes en fonction de leurs opinions , qu’elles soient politiques ou autres, et que je les partage ou non; il est vrai que les totalitarismes me déplaisent, et en premier lieu celui d’un certain Islam actuellement, tout comme j’ai toujours eu horreur de la barbarie nazie; mais cela je crois ne suffit pas à faire de moi un « gauchiste » militant comme vous semblez m’en soupçonner;
    si vous tenez absolument à me coller une étiquette, peut-être celle de « schopenhauerien » serait la plus appropriée mais je n’adhère en fait à aucune doctrine, j’essaie de juger au cas par cas et en gardant le plus possible mon esprit critique…

  7. MAIS!! Je viens de me rendre compte que ma supposition était fausse! La « Photo Gallery » à laquelle renvoie votre icône est bel et bien, comme j’ai cru l’apercevoir déjà, constituée d’images inertes, elle ne constitue pas du tout des liens, ni vers ce, je vous cite, « Raynoir » ou « Rainouare », que je ne connais d’ailleurs ni d’Eve ni d’Adam, ni vers qui que ce soit d’autre…!!

    DONC JE NE VOUS AI JAMAIS ENVOYE AUCUN DE CES LIENS QUE VOUS ME REPROCHEZ, DANS VOTRE BOÎTE MAIL!!

    Je peux comprendre qu’à l’occasion du changement momentané de mode de transmission de mes réponses vous ayez pu être abusée, tout en ne sachant pas comment au juste, puisque normalement l’idendité de l’expéditeur figure sur un mail, mais je répète que tout ce que vous me reprochez plus haut ne vient pas de moi. Croyez-le ou non; ne sachant pas le fin mot de l’histoire ni ce que vous avez reçu au juste, je ne puis fournir aucune preuve concrète.

    Pour le reste mes positions sont exposées dans les deux envois que vous n’avez pas validés; ni vous ni moi ne sommes des révisionnistes et je ne fais pas non plus partie d’aucune « équipe de gauchistes »; elle existe peut-être, qu’en sais-je, mais dans ce cas je n’en fais nullement partie, pas plus que « La Mouette Joviale » d’après ses orientations politiques, et j’ai jeté un coup d’oeil au site qui m’a conforté dans cette opinion.!

    Vous avez à mon avis été manifestement victime d’une manipulation. De qui? Dans quel but? Comment pourrais-je le savoir, je ne suis pas devin.

    Je ne suis pas un troll, mais il semble que sur mon blog à moi, (« oscar-oscar » Skyrock) j’ai reçu la visite de quelqu’un qui malgré son caractère confidentiel l’a trouvé je ne sais quand, et a jugé amusant de faire un copié-collé de mon logo pour le reproduire dans une liste d’icônes censées être comiques, dans le sien, attribuant les doigts qui y figuraient à ceux de de Funès dont il a ajouté un portrait; il ne pouvait savoir il est vrai que la présentation de mon blog n’est pas de mon fait mais de celui d’une amie du net qui voulait que j’en aie un et me l’a créé et remis en mains avec le code d’accès; vu ce geste si sympa et serviable, je n’ai pas eu le coeur de lui faire remarquer à l’époque que je trouvais le choix de cette plate-forme ainsi que bien des détails un peu infantiles: la pauvre gamine avait environ 16 ans quand elle a fait ce travail! Mais l’intrusion d’Edouard Lafeuille, « le troll » en question, m’a amené à remplacer l’ancien logo par un autre, j’y ai ai réussi en cherchant un peu comment reconfigurer, l’informatique n’étant pas mon fort.
    Je ne lui en veux du reste pas spécialement à cause de cette blague de potache, passons, même s’il n’a pas jugé utile de répondre à ma mise au point sur son compte FaceBook, ce dont je me soucie autant que de ma première chemise…

    Et pour en revenir à vous, vous êtes à présent en possession de toutes les informations que je pouvais fournir au sujet de ce malentendu, que vous validiez ou non ce message.

    J’avoue cependant ne m’être attendu de votre part à une réction aussi impulsive, irréfléchie, violente, et injuste en l’occurrence…

    • Ha Ha ha ! Tu me prends vraiment pour une buse, hein ?

      Tu crois que ces vieux tricks ont encore une chance de me faire bugger ne serait-ce qu’un millième de seconde ?

      Ce vieux trolling-game à la mode de 2010, c’est dépassé maintenant mon vieux ! ^^

      Au fait, tu connais l’histoire de Natascha Kampusch ? J’adore cette histoire. Elle vaut bien celle de Judith dans l’A.T, non ?

      • Je crois savoir au demeurant que cette histoire a beaucoup marqué Maurice G. Dantec. Je l’ai entendu y faire allusion dans une interview.

        A ce propos, as-tu écouté celle (d’interview) qu’Onfray a donné à Philippe Bilger, récemment ? Exxxcellent, non ? Quel sacré bon petit bon-homme ! :)

        • Tu vois, Onfray, lui il est crédible quand il se dit athée.

          Alors que toi, tu es bien trop fasciné par le judaïsme et bien trop mordu d’ésotérisme… non, ça ne colle pas. Car je n’ai rien contre les vrais athées, soyons clairs. Mais les Héliogabales qui se proclament athées du jour au lendemain, ça ressemble encore à un peu trop à une pièce du costume d’Arlequin.. et du coup, ça me fait un peu rigoler. ^^

  8. Je viens de jeter un coup d’oeil à l’article consacré à Natascha Kampusch; ce nom me rappelait vaguement un ancien fait divers, sans plus;
    triste; celui de Judith décapitant Holopherne aussi, si elle est véritable ce qui est une toute autre question. De là à dire que je suis fasciné: je ne suis pas Dantec (encore moins Soral ou Dieudonné, soit dit en passant);

    si tu avais regardé un peu plus loin dans mon blog, tu aurais vu que je suis aussi fasciné par « L’Iliade » (j’ai laissé un assez long texte qui reprend l’épisode de la mort d’Hector; ce personnage m’a d’ailleurs toujours ému par son humanité à l’inverse de la pure machine à tuer, au rouleau compresseur boucher qu’était Achille)

    je préfère de loin le traité d’athéologie d’Onfray aux bouquins fascisants de Dantec, même si aujourd’hui Onfray centrerait peut-être ses critiques plutôt sur un autre des trois monothéismes, je les rejette tous les trois d’ailleurs; ce qui ne m’empêche pas de trouver que contrairement au Coran, la Bible est un ensemble de textes que je trouve fort intéressant ,mais loin d’être saint!!.

    Le livre de Job (problème du Mal et de l’Injustice, dont l’existence semble bien contredire l’infinie bonté qu’on prête à Dieu), l’Ecclésiaste et les Evangiles, notamment.

    Comme tu le sais, les deux testaments, -d’esprit étrangement différents du reste, tu ne trouves pas?- ont beaucoup influencé la culture occidentale: art, littérature, mentalités et « valeurs morales » surtout, qu’on s’en félicite ou non, et pour ma part je n’accepte pas l’idée d’un Dieu extérieur au monde, qu’il aurait créé; c’aurait été du beau boulot, et un curieux signe de perfection… Voir à ce propos l’excellent texte, aussi juste qu’amusant à mon avis du moins, « Candide », de Voltaire;

    Voltaire n’était pas athée cependant, mais certains de ses contemporains comme le Curé Meslier, Diderot ( mon premier chouchou en date quand je l’ai découvert dans mon adolescence) et d’Hollbach l’étaient, eux…

    J’aime aussi Pascal, très poignant dans certaines de ses réflexions, et cela MALGRE son christianisme, pas grâce à lui…

    Je suis athée sans interruption depuis l’âge de 14 ans au moins, c’est dire; et avant, n’ayant reçu aucune éducation religieuse, je tendais déjà vers une vision d’un monde non créé par un Dieu quelconque, à la suite sans doute des bouquins sur les animaux qu’on m’avaient offerts, et qui faisaient déjà la part belle à la théorie darwinienne de l’Evolution , comme « Les merveilles (!!) de la nature », etc…

    « Mordu d’ésotérisme »? si se poser la question de l’identité personnelle et de la conscience, que Changeux par exemple essaie d’escamoter dans « L’Homme neuronal », c’est en soi de l’érotisme… Autrement je ne vois pas en quoi…

    Mordu par un vampire ou une vampirette, peut-être? (je trouve que « Dracula » est un très bon roman et j’aime bien les histoires de fantômes, sans y croire pour autant…)

    Allez, reprends un peu tes esprits Irena; tu es capable d’argumentations sérieuses et convaincantes comme je l’ai découvert en lisant tes coms au sujet de Sade dans le blog du « Philosophe sans qualités » (ce dernier mot fait référence sûrement au titre d’un fameux roman, ennuyeux à mourir du reste, « L’homme sans qualités » de Musil, où il est la traduction choisie pour un terme allemand qui signifie en fait « caractéristiques » ou « particularités », l’expression « sans qualités propres » aurait donc été plus précise)…

    Au fait, non, je n’ai pas encore lu l’interview d’Onfray dont tu parles; mais j’ai un préjugé plutôt favorable pour Onfray, et je ne comprends pas bien pourquoi Schiffter l’attaque d’une manière si obsessionnelle dans son blog, c’est la raison pour laquelle j’avais évoqué, peut-être à tort du reste, l’hypothèse d’un jalousie de Schiffter à son égard…

    Schiffter me séduit et me convainc beaucoup plus quand il exprime des idées nihilistes et pessimistes assez proches de celles de Schopenhauer je trouve, que lorsqu’il s’extasie sur Sade (triste Sade comme tu dis si bien), aussi nul littérairement qu’abject moralement, et c’est pourquoi du reste j’ai bien l’intention d’acheter le dernier bouquin d’Onfray « La passion de la méchanceté »… Quant à Schiffter, têtu, il s’enferme dans des paradoxes et n’a pas hésité un jour à répondre à un de mes coms que Sade est bien meilleur écrivain que Camus, qu’il accuse pour faire court de mièvrerie…

    • Sisi, tu es féru d’ésotérisme. Je le sais.


      Je sais aussi que tu as /vu/ (vu et non lu) l’entretien de Philippe Bilger avec Michel Onfray.

      Tu mens tout le temps. Mais ici tu n’as pas vraiment menti, puisque tu as écrit « Je n’ai pas lu l’entretien ». Ce qui est vrai, puisque comme tout le monde tu l’as visionné sous la forme d’une vidéo, ou entendu en format audio. :)


      Ainsi, tu n’as pas bougé depuis tes 14 ans ? :/

      Tu es resté athée ? – Beaucoup d’athées sont férus d’ésotérisme, ç’a beau être contradictoire, c’est même la majorité : car lorsqu’on se débarrasse de la noble Religion de nos pères comme d’une chose insensée, quand on s’en débarrasse, ainsi que de toute sa saine et intelligente gangue théologique, comme d’une aberration sans queue ni tête, on se retrouve généralement avec un petit bout de foi inoccupé dans le cerveau, qui nous tourmente et qui yoyote, et qui se rejette par dépit sur des ersatz qui sont de très mauvais guides : les croyances primitives, les croyances des chamanes, des bonnes-femmes et des sorcières.

      Il faut une énorme force d’âme, une énorme puissance de bonté et une personnalité extrêmement ferme, stable et sereine, il faut enfin un intellect qui ne dort jamais, puissant et sans faille, pour être parfaitement athée – sans que cela ne soit pour l’esprit une occasion de chute.

      Moi je ne suis pas athée, je sais n’être pas suffisamment forte et « mâle » pour me passer d’un Seigneur et d’un maître… Moi je crois en mon Bon Dieu, il faudra t’y faire.

      Je ne suis pas athée car j’ai besoin de la religion pour mon équilibre mental et moral. J’en ai un besoin médicinal, c’est un fait. La religion m’apporte un petit quelque chose qui me manquait auparavant pour être tout-à-fait un individu viable. Elle m’est donc en l’occurrence, en ce qui me concerne moi personnellement (je ne demande pas à autrui de ressentir la même chose), vitale.

      Je ne pense pas qu’il faille tenter de prouver la religion, puisqu’avoir une religion ce n’est pas savoir, mais croire. On peut savoir intellectuellement que Dieu n’existe (peut-être) pas, mais croire quand même. C’est un cas rare mais c’est un cas possible, puisque croire et savoir n’excitent pas les mêmes capacités de notre cerveau.

      Il est facile de prouver que Dieu pourrait bien n’être pas bon. Mais, pour certaines raisons qui seraient trop longues à expliquer clairement ici, il est absolument nécessaire à l’esprit humain qu’il le soit, – à l’esprit humain et plus encore à la raison humaine et par extension à la civilisation.

      L’Homme et la Civilisation, dans ma hiérarchie morale, priment sur le reste. S’ils ont besoin d’un Dieu – et à bien des égards, ils en ont besoin – il leur faut servir le Dieu qui les sert le mieux.

      C’est ainsi que pour ma part j’ai résolu cette question.


      Nota Bene :

      _Je n’ai jamais lu Dantec. Peut-être le lirai-je un jour ? Je ne sais.
      _Je n’ai pas encore lu toute la Bible (je suis croyante à la façon des paysannes du Moyen-Âge, c’est-à-dire de sensibilité et d’intuition catholique : je n’ai pas besoin de lire toute la Bible pour savoir ce que je sais – contempler les vitraux des églises, profondément, me suffit).
      _Je ne lirai jamais Schiffter. Je ne suis pas un mange-merde, comme dirait l’autre.
      _J’ai lu Sade (les Infortunes de la Vertu) il y a longtemps (trop longtemps) de cela, et je suis d’accord avec vous à son sujet (je l’ai d’ailleurs toujours été) : sans intérêt tant sur le fond (qui est pour ainsi dire vide) que la forme (qui ne m’a pas spécialement marquée).
      _L’histoire de Natascha Kampush est bien sûr triste, et bien sûr sordide (comme tous les faits-divers), mais ça ne l’empêche pas d’être aussi fascinante qu’un conte de Pergaud qui aurait pris force de réalité.
      _Que l’histoire de Judith et Holopherne soit véridique ou non, est absolument indifférent à l’homme qui aime les belles histoires – ou les histoires édifiantes, ou fascinantes, qu’importe. Vous qui aimez la psychologie devriez reconnaître à ces histoires-là un mérite, qui est d’en appeler aux forces jüngiennes de l’inconscient collectif.
      _Je n’ai pas lu L’Iliade et n’ai pas envie de le faire pour l’instant. Hector plutôt qu’Achille, ouioui, très bien. Why not? Moi, perso, je m’en fous. Entre les deux protagonistes principaux d’une histoire qui fonctionne, en général, pour ma part je ne juge pas nécessaire de choisir. Car faire un choix a priori entre les deux acteurs d’un combat reviendrait à détruire précisément ce combat qui leur permet réciproquement se mettre en valeur, et de prouver leur valeur. En cela, oui, on peut dire que les règles de l’art sont a-morales. C’est en cela que les règles de l’art ne sont pas superposables à celles de la vie. [Car la vie – hors de ces cas particuliers (qui confirment la règle) où on la sacrifie volontairement et définitivement pour des causes très-nobles – n’est pas un principe négociable.]

  9. Comment que tu me joues la caricature du « Jeune »* ! Mouarf’ !

    S’il fallait donner un visage à ton « Jeune », ce serait celui de Stéphane Hessel ! xD


    *Cf : Les concepts du « Jeune » et du « Vieux » tels que je les ai décodés chez Mémento Mouloud, dans des commentaires que celui-ci a fini par supprimer sans ménagement et sans procès, sans s’expliquer ni prendre la peine de répondre à mes questions, (ni même accepter de publier mes questions). Aujourd’hui mon IP est bloquée chez lui à cause de ça.

  10. -Hessel était moche et antipathique d’aspect, et pas seulement à cause de son âge; tu m’aurais comparé à Christopher Walken, mon acteur favori et de loin, c’aurait été plus gentil, mais je sais que tu fais tout pour être méchante avec moi, ha!ha!

    En plus j’ai horreur des idées de Hessel, enfin de ce qui lui en tenait lieu: victimiser uniquement les gentils partisans du Hamas, diaboliser l’existence même d’Israël etc…

    -MAINTENANT j’ai écouté l’interview, longue, dense; merci de me l’avoir signalée, elle m’a rendu Onfray encore plus proche, même si parfois il schématise un peu, c’est la loi du genre, et quand il dit avoir beaucoup aimé son père: tant mieux, mais pour cela il a fallu que son père l’aime aussi, tout le monde n’a pas eu cette chance, mais j’en suis heureux pour lui…

    -Sade: « Les infortunes de la vertu », c’est encore de l’eau de rose en comparaison de ce qu’il a écrit par la suite; de plus,si déjà on veut faire de la bonne littérature avec du sadisme, je trouve que « Les liaisons dangereuses » de Laclos, c’est un milliard de fois plus fort, même si le « sadisme » n’y est « QUE » psychologique, que les longues litanies bouchères répétitives de Sade…

    -Hector: oui, tu as tout à fait raison, mais j’ai simplement dit qu’Hector me touche plus, humainement, qu’Achille; et Hector n’est pas qu’un tueur: il aime profondément sa femme Andromaque et leur petit enfant, la scène de leurs adieux est tout simplement incroyable à cet égard dans un récit datant d’une époque où l’on donnait si peu dans la dentelle sentimentale!!

    -Natascha et Judith (excuse le raccourci): oui, là encore; moi je retiens surtout l’immonde cruauté masculine et la saloperie de l’assujettissement des femmes dans ce genre d’histoires, comme dans « Barbe bleue » (il a existé en réalité, ce roi, c’était Henri VIII d’Angleterre). Quant à la tête coupée d’Holopherne, bien fait pour sa gueule, si j’ose dire…

    -Tu as un besoin « médicinal » d’un Dieu, surtout Seigneur et maître; eh bien, j’allais dire: grand bien te fasse, moi il n’y a rien qui me fasse plus horreur que les seigneurs et maîtres, mais plus sérieusement: écoute, si c’est utile et même nécessaire pour toi, vitalement, je m’en voudrais d’essayer de te « convertir » à l’athéisme; de toute façon je n’y arriverais pas, ni personne d’autre je suppose;

    -simplement ceci: les personnes en chair et en os qui te sont proches et que tu aimes, continue à les aimer le plus fort possible parce que… mais que cela suffise, tout ce que je pourrais ajouter à ce sujet serait vain, voire dérisoire… Les mots, je veux dire… Et par malheur, je n’ai pas eu d’enfant; quant à Alice… Si un paradis existait, elle l’aurait mérité.

  11. Au fait: je viens de te relire: tu écris: « je ne me sens pas suffisamment forte et « mâle » pour me passer d’un Seigneur et maître » (sic!!). Je vois, je vois…. Un peu « soumise » sur les bords, malgré les violences de langage? Je n’ai rien à y redire, d’autant qu’étant mâle, pour ma part j’ai une raison de moins d’avoir besoin d’un « Seigneur et maître »!

    Simplement je ne vois pas ce qu’un mâle divin, trop purement spirituel, trop éthéré, et si lointain, lointain, t’apporterait comme masculinité concrète, je pense que tu me suis…

    Quant à moi, étant hétéro, je ne vois pas ce qu’il pourrait m’apporter du tout! C’est peut-être pour cela que j’ai toujours eu une vague nostalgie de « la Grande déesse » dont le dernier culte a disparu avec celui d’Isis je crois?

    Et va savoir, c’est peut-être aussi pour CELA que je suis si obstinément athée pratiquement depuis mon enfance!
    Pourtant je n’ai jamais éprouvé l’envie d’être « soumis » à une femme, et de temps en temps m’effleurent même plutôt des fantasmes de domination! C’est d’un compliqué tout cela, d’autant que j’ai peut-être passé l’âge de ces badinages?

    Reste en fait la réalité que j’ai toujours eu des rapports plus faciles avec les femmes qu’avec les hommes, « rapports » pris au sens large et pas seulement sexuel!!
    C’est ainsi que les filles me posaient moins de problèmes de discipline que les garçons quand j’enseignais encore; d’ailleurs un lycéen a une fois eu le culot de me dire en plein cours et à voix bien haute, pour une histoire de note: « Ouais, monsieur, on sait que les filles sont vos chouchoutes!! »

    Quant à Dieu, si j’avais l’impertinence blasphématoire de le définir comme Desproges: « un mammifère gazeux dépourvu d’anus- puisque « ses Voies sont censées impénétrables »-, il ne pourrait pas même être utile aux homos!!

    Sur ces bonnes paroles, que tu me pardonneras ou non, mais je pense que tu sais faire la part de la blague grossière de potache, vu que tu estimes que « je te joue la caricature du « Jeune » », je te souhaite pour cette nuit ou pour la prochaine un bon sommeil peuplé de doux rêves de servage (non, je n’ai pas écrit de « droits de cuissage », ha!ha!)

    Allons, salut sans ricaner cette fois, Irena, et souviens-toi: « honni soit qui mal y pense »!

    • Qu’est-ce que c’est encore que ce personnage de composition… mon Dieu !

      Si c’est ça ton vrai « toi », eh bien je te dis merci bien, redeviens-donc autre chose… ça ne m’intéresse pas !

      Lol ! :P

      • Sérieux, où est passé le type inquiétant qui me contait ses délires mégalomaniaques sur la Place carrée des Vosges (anciennement Place Royale) ? Où est celui qui au café du Flore zieutait en scrède mon téléphone portable en compagnie de son valet nègre de comédie, pendant que je titubais en me dirigeant vers les chiottes ? Où est ce type de trente ans, né en 84, qui était probablement encore puceau il y a 2 ans, et qui pour s’en venger sur la gamine méchante et écervelée qu’il avait choisie pour être sa première, la tourmentait de telle sorte qu’elle oublie à quel point il était fondamentalement minable ? Moi je veux savoir où est ce type-là, avec son ricanement faussement dominateur de faible, son déguisement de SS, sa passion pour la « biffle » et les mauvais tours nombreux que sa lâcheté, ses complexes physiques et son immaturité flagrante m’ont joué.

        Le prof de lycée de gauche, équilibré dans sa vie d’adulte, je n’y crois pas une seule seconde, ok ? ^^

        • J’oubliais une chose : le répondeur téléphonique du troll, avec cette voix aigrelette qui crie pour masquer son timbre naturel et paraître plus flippante. Pingouin-Joker, Lex Luthor, où es-tu ? ^^

        • La fois où je t’ai rencontré, t’en menais pas large, mon pauvre petit garçon… et cela s’explique aisément : en te risquant à frayer irl avec des filles rencontrées sur Facebook (ce qui était bien compréhensible, dans le cas de figure gênant qui était le tien, ma foi), ta véritable identité avait fini par être découverte. Jamais je ne pourrai remercier suffisamment Ariane pour cela. :)

          Ce n’était pas dans tes plans, d’être démasqué : tu te retrouvais à poil du jour au lendemain, c’était hyper dangereux au vu de tes activités habituelles sur le web, et tes yeux partaient dans tous les sens, et ton coeur te battait dans les tempes, et tes reins étaient prêts à lâcher à force d’excès de pillules-qui-permettent-de-travailler-sans-dormir, tu manquais horriblement de sommeil… en plus j’avais senti que des choses se passaient dans mon dos (trop tard hélas!), j’avais profité de ton état de faiblesse pour te forcer la main, te forcer à me rencontrer dans Paris la nuit (j’étais la dernière que tu n’avais pas rencontrée, un comble!), je savais qu’irl tu étais faible et lâche, je savais qu’irl je ne risquais rien de toi, et je m’étais mise en tête de te tirer les vers du nez à la faveur de ton trouble… Tu m’en as dit, des choses, finalement… ^^ Dommage que par la suite je n’ai pas pu trouver une amie véritable pour prendre mon « travail d’enquêtrice » au sérieux, et me croire sur parole… je me suis retrouvée seule avec tout ce que je savais et tout ce que j’avais vu.

    • Au fait, annule cette histoire d’ « Alice », je n’y crois plus. J’ai biffé cette idée à la fois sordide et bizarre d’un coup de stylo dans mon imagination (débordante).

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