Faire le point sur les égorgeurs du Levant, _ puisqu’il le faut.

Lu chez Woland :

Si H. L. Mencken avait su…

J’étais sur le point de remplacer la devise de ce blog par cette citation de Mencken que j’aime beaucoup et qui dit « tout homme normal doit, parfois, être tenté de se cracher dans les mains, de hisser le drapeau noir et de commencer à trancher des gorges »… Je me suis ravisé en réalisant que c’est exactement ce que les petits rigolos de l’Etat Islamique font.

Ils nous auront vraiment tout salopé ces enfoirés.

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Oui mais ils tranchent quelles gorges, ces débiles-profonds ? Les gorges de leurs pauvres, de leurs faibles d’esprits, de leurs coreligionnaires, des petits commerçants qui ouvrent leur devanture le mauvais jour, des dubitatifs de passage qui ont posé la mauvaise question, des bonnes femmes qui vont le nez au vent, qui sont tenues coupables d’avoir été désirées, de gens qui n’ont rien fait à part leur disconvenir ou désobéir à je ne sais quels préceptes religieux aberrants de leur cru… des préceptes au demeurant que je vois bien évoluer toutes les semaines en pire, au gré des décisions toujours plus arbitraires du Calife…

Qui sont ces égorgeurs du Levant ? Des gens qui veulent être Saigneurs à la place des Saigneurs, Tyrans à la place des Tyrans, Calife à la place du Calife, mais qui ne remettront jamais en cause l’injustice des mauvais gouvernements, ni la tyrannie en elle-même et pour elle-même.

Qu’ont-ils donc en commun avec nos révolutionnaires français ? – Nos révolutionnaires ont certes commis des crimes monstrueux, ils se sont certes vautrés dans le sang, mais souvenons-nous tout de même qu’ils l’ont fait mus par des intentions qui en grande partie étaient bonnes – et même naïves. Certes, l’enfer est pavé des bonnes intentions. Ça ne veut pas dire pour autant qu’il ne faille plus n’en avoir que de mauvaises…

Ces gens-là, au Moyen-Orient, lèvent le drapeau noir au nom de Dieu et contre l’humanité elle-même, au mépris de l’humanité qui est à l’intérieur d’eux-mêmes. Ils ne le font pas au nom de celle-là !

Que vaut-il mieux, des gens qui nient la possibilité-même de l’humanisme ? Ou des petites gens qui, à l’image de la grenouille, ayant à un moment donné voulues se faire plus grosses le bœuf, s’étant laissés aveugler par la lumière brillante mais trompeuse de concepts philosophiques très pointus – trop pointus pour eux -, en sont venus à commettre l’irréparable pour la seule dérisoire raison qu’ils avaient à un moment donné développé un espoir fou : rendre immédiatement le monde plus fraternel, plus juste, plus généreux, meilleur ?

Les islamistes sont des gens de l’obscurité, des obscurantistes, pas des partisans de la Lumière… ils ne se battent pas pour découvrir la vérité sur quoi que ce soit : pour eux il n’y a rien à découvrir, leur vérité étant une vérité révélée. Ils se moquent bien de ceux qui argumentent posément de ce qui est vrai et de ce qui est faux.

Il n’y aura jamais d’argumentaire qui tienne fasse à ces gens qui sont des brutes d’avant-la-parole.

Ces gens sont des gens qui croient qu’on peut avoir raison sans jamais réfléchir, ni réactualiser sa pensée, ni se poser des questions nouvelles : mais uniquement en suivant des règles (parfois totalement floues, et cependant indiscutables), écrites (mais mal écrites) dans un vieux livre à auteurs multiples qui ressemble à un patchwork, et dont la plupart des soit-disant vérités-révélés demeurent (pour les esprits encore vivants) sujettes à interprétations.

Ces gens ne vivent pas dans le réel mais dans un livre. Ils appartiennent aux origines obscures du monde, où la peuple n’écrivait pas, mais pensait que « tout était écrit ».

Ils ne veulent pas de la civilisation : ils combattent la civilisation. Ils ne veulent pas du progrès : ils croient toute possibilité de progrès humain impossible. Pourtant l’Histoire leur démontre qu’ils ont tort.

L’homme s’est parfois montré capable, au moins à échelle individuelle, d’échapper à sa « nature » profonde, qui était basse, et d’accéder à un vrai et moral libre-arbitre, de faire preuve de grands actes de bravoure sacrificiels et de grande générosité. L’homme est capable de travailler sur lui-même et d’accéder à un sentiment aigu de ce que serait une vraie noblesse d’âme !

Or ces gens et leur dogme religieux n’exploitent rien de ce qui est potentiellement grand, beau et généreux en l’homme, ils n’exploitent aucunement sa volonté de bien-faire : ils n’exploitent que ses pulsions les plus meurtrières et les plus mortifères. Ils n’exploitent en l’intellect-même de leurs partisans aucune véritable qualité : ils demandent uniquement à leurs plus grands supposés « savants » et à leurs étudiants les plus assidus, de faire preuve d’une infinie soumission à la « Vérité Révélée », c’est-à-dire qu’ils ne leur demandent rien d’autre que la servilité intellectuelle la plus crasse.

Quel rapport y-a-t’il entre eux et le Waldgänger qui, persécuté par un monde de faux-semblants où des illusions dangereusement spirituelles se font passer pour la Vérité (où même des illusionnistes retirent son droit de Cité à la Vérité, par pure vanité, par pure envie), se réfugie dans l’ombre pour y préserver de la vulgarité générale, de la méchanceté, une Connaissance supérieure, inaccessible au vulgus pecum bestial ?

Quel rapport y-a-t’il entre le djihadiste et le Loup des Steppes de Hermann Hesse ? L’un veut tout saloper à n’importe quel prix… Quand l’autre ne sait juste comment sauvegarder ce qu’il a de plus précieux – sachant que tout ce qui est vraiment précieux est vulnérable et fragile ! – et s’arme comme il peut contre une meute de moutons anthropophages qui l’assiège. Des millénaires d’évolution les séparent !

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Lu chez Culturalgangbang :

Le porno de masse

Le porno, aujourd’hui, ne sert plus à bander mais à ricaner, à discuter, à socialiser… ou à faire de l’art. Sorti du placard où l’on planquait les cassettes VHS, il est partout et n’est plus choquant, ni transgressif, ni même excitant… il a tristement envahi le quotidien pour devenir « amusant ». On en rit à une tablée de collègues, hommes et femmes confondus, sans que gêne ou confusion n’affleure.

Le porno est devenu inoffensif, c’est-à-dire normal. Il faut en rire, et notamment avec les femmes. Personne ne doit s’en offusquer. Surtout pas elles. Et alors qu’elles se disent « blessées » par une publicité de femme-objet ou « outrées » par les conceptions d’un Zemmour, elles ne doivent pas voir comme oppressant qu’un collègue mâle leur mette sous le nez une vidéo où elles avalent un pénis jusqu’à la garde.

A l’heure de l’égalité des sexes, l’homme et la femme font partie de la même bande d’amis, boivent des bières ensemble et sont en quelque sorte de simples « potes » qui baisent… Alors pourquoi pas partager le hard ?

[…]

La diffusion générale du porno doit permettre à ces femmes d’intéruioriser ce qu’il convient d’offrir aux hommes. L’environnement imprégné de porno exerce une certaine pression sociale pour se normaliser. A la fin, l’homme de Cro-Magnon n’aura plus à traîner la femme par les cheveux pour l’emmener satisfaire ses envies : c’est elle qui lui tendra sa crinière. Elle se comportera comme une traînée pour mieux ressembler à Rihanna.

Mais bien sûr, ne le dites pas : vous seriez affreusement pudibond, puritain, moralisateur… Voire même on vous reprocherait de vous mêler des affaires des autres. Chacun est libre. Si vous n’aimez pas, vous n’avez qu’à ne pas regarder.

Porno grand public. Porno de masse. C’est cela qui menace la dignité et le respect de la femme, bien plus que le port du voile ou le sexisme soi-disant omniprésent.

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« Porno grand public. Porno de masse. C’est cela qui menace la dignité et le respect de la femme, bien plus que le port du voile ou le sexisme soi-disant omniprésent. »

D’accord pour dire que le sexisme est loin d’être omniprésent dans notre société. Même si par bien des aspects, bien des féministes sont misogynes, car elles (et ils) détestent profondément la féminité (et même en ont peur). Le féminisme pèche en ce qu’il équivaut souvent à une haine de la féminité à l’intérieur de la femme, et à une politique systématique d’éradication d’icelle, dans une perspective de « virilisation » et d’endurcissement de l’individu féminin. Les féministes sont rarement des gens très sentimentaux, vous observerez par vous-même… Bien des hommes ayant une certaine façon-de-voir puritaine, bien des hommes ayant peur de la féminité, ayant été élevés comme pour faire de bons petits curés, trouvent leur compte dans le féminisme, qui peut être employé par eux comme une façon d’ « hygiéniser » la femme en la rendant plus semblable à l’homme, donc perçue par eux comme moins « dangereuse ».

En réalité les hommes (des manipulateurs et des faibles, en général) qui ont peur de la Femme et qui ne demandent qu’à l’assujettir et à la museler pour qu’elle prenne moins de place, trouveront toujours une façon d’arriver à leurs fins. Le féminisme est pour eux une arme supplémentaire. Hier en Occident; les femmes étaient assujetties surtout physiquement à la « loi du phallus » (mais on peut dire sans risque de se tromper qu’en leur for intérieur beaucoup étaient plutôt libres – car elles se savaient dans les fers). Aujourd’hui, un nombre considérable d’entre elles le sont psychiquement, car elles identifient mal où se trouvent les sources réelles de leurs diverses aliénations – le plus souvent elles participent elles-même activement à ces divers dogmes qui les aliènent – et d’autant qu’elles ne se méfient pas, car elles se croient libres (la bonne blague!).

C’est à l’aune de telles constatation que certains musulmans prétendent que le voile « libère » la femme. Une telle affirmation peut paraître idiote à première vue, c’est-à-dire vu de l’extérieur, mais il faut rendre à César ce qui lui appartient, il y a tout de même une logique interne à l’œuvre là-dedans. Les musulmans font partie de ces hommes à la fois « manipulateurs et faibles » qui ont peur de la femme, car ce sont (tout comme les protestants et les juifs) des puritains, des gens avides de pureté, qui cherchent à « hygiéniser » la vie. Leur solution pour remédier à leur peur de la féminité est toute simple : considérant que la féminité est dangereuse pour l’homme et par extension pour la société, c’est-à-dire qu’elle est à proprement parler un « monstre », ils ont décidé qu’il valait mieux éviter de la « monstrer » en place publique, où de toute façon elle était en danger de mort, car exposée à la juste vindicte des hommes et de la société, et qu’il valait mieux à tout prendre, pour lui conserver une existence, la « mettre à l’ombre », la cacher, comme on cache un produit toxique dans un bocal ou comme on cache dans des vêtements ses parties intimes. En quelque sorte, le musulman dit aux femmes : « Pour vivre heureuses, vivez cachées ».

Si le musulman avait raison, il devrait s’ensuivre une chose toute simple : ses femmes non seulement devraient être effectivement heureuses, mais aussi et surtout (ce dont serait assez facile de s’assurer à mon avis si c’était effectivement le cas), devraient être des parangons de féminité. Selon le principe du musulman, sa femme, en étant conservée « intacte » dans sa féminité sous le voile, est censée être plus ontologiquement « Femme » que la femme-qui-fait-l’homme de l’Occident. Or, que voit-on, lorsque les « voilées » s’expriment ? On voit des femmes qui n’ont pas l’habitude peut-être de soigner leur apparence et de se surveiller en public, en tout cas des femmes en général très arrogantes, avec des voix de crécelles, parlant fort et ne sachant pas se tenir, disant tout haut sans pudeur certaines choses fort intimes ou susceptibles de choquer ou blesse… C’est là mon œil d’observateur qui transcrit ses sensations, rien de plus. Mais je fais confiance curieusement à mon œil d’observateur.

La vraie féminité épanouie, supposément « dangereuse », si elle existe et n’est pas qu’un mythe, il faudrait sans doute se la représenter sous la forme d’une odalisque au bain : cette rêverie d’Orient typiquement romantique de chez nous. … Indolence, douceur, « eau qui dort », esprit à-demi ensommeillé, présence presque surréaliste d’un rêve en marche lente, aimable félin aux griffes rentrées, fille de Poséidon en liaison directe et involontaire avec des forces primordiales qu’il faut flatter pour ne pas qu’elles se déchaînent…

Depuis quand n’a-t-on pas vu venir d’Orient ce genre de fille-là ?

Le voile islamique ne semble donc non seulement pas une solution, mais plus encore il semble bien être un mensonge lui-aussi. Une hypocrisie de plus au service de la haine et de la vantardise des idéologues.

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Voulez-vous savoir ce qu’est le mal de l’Occident ?

En Occident, il y a des gens bien, il y a des gens qui ne demandent qu’à apporter leur humble petite contribution, à apporter leur petite pierre à l’édifice civilisationnel, pour la beauté du geste, et par foi en la civilisation, il y a des gens qui pensent bien et droit, qui aiment le bon-sens, sans arrière-pensée, qui ne sont mus que par des bonnes intentions et qui réfléchissent toujours aux conséquences de leurs pensées et de leurs actes.

Et puis il y a toute une gangue de merde humaine autour de ceux-là, qui cherche comme une foule de cancres ligués contre une poignée de bons élèves, qui cherche de toutes ses force à les faire taire et à les étouffer. Une gangue composée d’espèces de « sceptiques » jaloux, qui ne vivent que pour prouver que la perfection n’est pas de ce monde, qui n’existent que pour décourager toute personne s’efforçant de faire au mieux, et de devenir meilleure que les autres… Ils agissent ainsi parce que les gens de bien leur font honte, sans doute… honte de leurs propres incapacités, de leurs propres erreurs.

La gangue de ceux qui se confortent les uns les autres dans l’idée qu’on ne peut rien attendre de bon de l’homme, voilà ce qui étouffe les âmes libres qui tentent de conserver leur intégrité.

Voulez-vous savoir quel dogmes par excellence correspondent à cette définition ? Que vous le vouliez ou non, moi je vais vous le dire. Ceux qui par excellence ne veulent pas croire qu’on puisse attendre quelque chose de bon de l’Homme*, ceux qui par excellence sont sceptiques et défaitistes vis-à-vis de l’Homme*, ce sont ceux qui ont en commun de lire la Bible au pied-de-la-lettre : les protestants, les juifs et les musulmans. CQFD.

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*Dans « l’Homme », j’inclus bien sûr la femme, puisque la femme appartient au genre humain.

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