Avis à la population

A la suite de démélés pas très jojo sur les rézozosiaux en l’an de grâce deux mille douze, j’ai fait promesse à Jupiter de ne plus jamais manger de ce pain-là. En conséquence de quoi si jamais vous croyez croiser sur Fb ou Twitter des profils qui me ressemblent, il ne peut nullement s’agir de moi. En revanche il peut très bien s’agir des trolls. Je m’adresse ici aux gens de bien. Allez en paix. ^^

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Athènes ou le grand rien il faut choisir

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Là, comme je vous parle, je viens de visionner une vidéo, monvieux, qui m’a fait une forte impression… Cela se passe dans ma ville de naissance… Je connais tous les lieux qu’on y montre : les maisons, les rues, les arbres des parcs… le nom savant de certains de ces arbres des parcs… qui est indiqué sur des pancartes en bois attachées à leurs troncs… On appelle ce quartier le Quartier de France. C’est un quartier résidentiel, très calme, proche du centre commerçant… Combien de fois m’y suis-je promenée moi-même, au juste, dans cette rue ? Je l’ai même photographiée, un jour qu’il y avait la même lumière… J’y ai de nombreux souvenirs… Là derrière, c’est la maison du père de ma meilleure amie d’autrefois… quand j’allais à l’école primaire… Un collègue de ma maman. Avant son divorce d’avec la mère de mon ex-amie, ils vivaient là tous ensemble, en famille… J’ai connu ce temps. J’y suis allée de nombreuses fois quand j’étais petite, pour jouer… Dans le coin, là, il y a encore C. … elle a une petite maison mitoyenne, jaune et rose, nommée « mon refuge », elle y vit avec son nerd de mari et ses deux charmants garçons… Oh, C. vit juste à côté de chez … !! Si elle savait ! … hum. Je ne peux pas dire. J’ai peur moi aussi. Pas de lui, non. J’ai peur d’écrire son nom. Comme j’ai peur de linker la vidéo. Eh oui.

Pourquoi le peuple français est… un peuple

vache traiteUne fermière bourbonnaise en train de traire sa vache

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Oh là là, de quoi se plaignent-ils encore, ces gens qui aiment tant à s’agenouiller ? S’ils sont si respectueux du Divin, ils ne peuvent fondamentalement pas détester être « stigmatisés » ! Lol !

Chez nous, il faudrait le leur dire, être « stigmatisé », religieusement parlant, c’est la classe. ^^

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Soyons un peu sérieux, à présent, soyons honnêtes deux petites minutes… dans cette foutre de vie ou tout le monde se la raconte et où tout le monde ment… Le « Padamalgame » est tout de même une invention d’une cruauté idéologique monumentale… Je veux dire, c’est une stratégie de combat civilisationnel de très haut vol… totalement vicieuse, comparée au bon vieux racisme à la papa.

Réfléchissons ensemble, par-delà le « civilisation gap », durant une petite minute de paix fraternelle entre les peuples, voulez-vous…

Ce qui est terrible avec le peuple français, vis-à-vis des autres peuples, en particulier vis-à-vis des peuples du sud, ce n’est pas qu’il serait composé de « grands vilains racistes », allez… on sait que ça n’est pas le cas. On le sait. C’est sa profession d’antiracisme qui est la plus cruelle, évidemment.

Vous en connaissez beaucoup, vous, des peuples au sud de l’Europe qui ne sont pas racistes ou au moins racialistes, vous ? Le monde arabe, le monde africain, il est antiraciste, peut-être ? Ha ha ! La bonne blague !

Un certain fond-diffus xénophobique, c’est pour n’importe quelle personne simple et honnête – vous pouvez interroger n’importe qui à ce sujet tout autour du monde – le signe scientifique de l’existence d’un peuple en tant qu’entité distincte. On ne peut pas « être soi » sans l’être « contre l’altérité », tout le monde sait cela au fond de son cœur, car c’est une vérité mathématique. Y’a que chez nous que cette vérité est tabou.

Alors, qu’est-ce qu’ils font, les estrangers, quand ils arrivent chez nous ? Eh bien ils cherchent en premier lieu où se loge notre « fond-diffus » raciste… qui existe forcément, puisque nous sommes un peuple (qui existe forcément, puisque nous ne sommes pas des Dieux)… mais on leur met la misère en le leur cachant effrontément.

Je précise à toutes fins utiles que ce sont les gauchistes qui le cachent le mieux. Les immigrés, quand ils rencontrent les gauchistes (et c’est toujours sur eux en général qu’ils tombent en premier, les pauvres), ils se heurtent systématiquement à l’altérité absolue. Qui plus est, cette altérité absolue, le premier mot qu’elle a toujours à la bouche c’est : « Mais nous sommes tous pareils ! ». – Moi je comprends que ça les choque. Ils ne se sentent pas pareils aux gauchistes, eux. Oh là là, non ! Pas du tout pareils ! Moi non plus d’ailleurs.

– Nous ne sommes pas tous pareils, non. Mais on n’a pas le droit de dire ça à un gauchiste, quand on est dans le besoin… sinon, il ne voudra plus donner la bonne sou-soupe et le croûton de pain qui va avec. Un peu dégueulasse sur les bords, non ?

Attention, moi j’aime bien les étrangers, je m’entends bien en général avec n’importe lesquels, peu importe leur culture d’origine. Je suis fascinée par l’altérité de toute façon, et la barbarie des autres me fait rarement peur (je connais la mienne). J’en suis assez friande, pour tout dire… ça me détend. Mais ça n’est pas le cas de bien des bobos, qui s’épouvantent pour un rien. Les chochottes.

En réalité, je m’entends plus facilement avec les étrangers qu’avec les français. Mais, vous savez, aussi, ce n’est pas bien sorcier… Ce qu’il y a, c’est que je ne m’y prends pas comme les chochottes – d’une façon aussi hautaine et irrespectueuse… ‘Faut voir un peu comment ils se la pètent ! De vraies dames patronnesses, vous les verriez… ils me font honte.

Pour détendre un peu l’atmosphère et parler avec des Ouzbeks sur un pied d’égalité, vous leur causeriez du musée de l’immigration, et de la prochaine manif’ anti-FN, vous ?
– Le FN : les gauchistes, ils croient que ça veut dire quelque chose pour les étrangers… Quels nombrils !

Paradoxalement, il ne faudrait jamais commencer comme les snobs « xénophiles » le font, avec des niaiseries pareilles :  « Après tout, nous avons tous deux bras, deux jambes, une bouche et un nez » … parce que commencer par ça, ça équivaut à dire : – « Oh ! Formidaaâble ! Vous aussi vous êtes un être humain en fait », sous-entendu : même si ça ne saute pas aux yeux à première vue… Mouarf’ !

La première chose dont il faut parler avec quelqu’un qui vient d’ailleurs et qui est pauvre, si l’on ne veut pas lui faire de mal à son petit cœur tout bleu, c’est : de là d’où l’on vient soi-même, et lui faire sentir qu’on n’ignore pas soi-même la dureté de la vie et le prix de l’argent. Parce que ça, tout le monde l’a en commun. Ca, on est sûr que tout le monde comprend.

… – souvenirs de famille, vie d’autrefois, comment étaient les ancêtres, quelles étaient leurs valeurs, l’évolution des villes, la beauté des campagnes, la fierté du pays d’origine, à quoi ressemblait le clocher sous lequel on a grandi, l’attachement aux ciels, la nature, les plantes, la fierté des blasons, des châteaux, les Rois et les Reines du temps jadis, les légendes, et puis comment c’était l’école autrefois, comment c’est maintenant, ce que faisait grand-mère pour se faire obéir à la maison, comment les mamans françaises s’y prennent aujourd’hui, ce que mangeaient les gens pauvres en France dans le temps (on les appelait chez moi des « ventre-à-choux »), ce que mangeaient les riches, ce qui a évolué, et bien sûr enfin ce qui reste, qui est immuable, dans la misère comme dans la richesse, indifférent au passage des siècles et aux régions du monde… Tout cela (et bien d’autres choses encore du même acabit), tout cela, c’est apte à rassurer les pauvres quand ils nous viennent des autres pays, tout cela, c’est des points d’appui pour l’amitié et l’égalité.

Mais pas le plug anal, ça non. Le plug anal, ça, avant de comprendre, il faut déjà un solide bagage culturel, hein. J’ai des compatriotes, même, qui sont dépassés. Parce que ‘faut déjà pouvoir comprendre la civilisation, pour comprendre la décadence ! Hé oui. – Commençons-donc toujours par l’exposé de ce qu’est la civilisation, on verra après. Le plug anal c’est la motion de consolidation des connaissances, l’option facultative pour les forts en thème, pas plus.

Aux étrangers, il faut leur parler de la dentelle au crochet et au fuseau, de la langue d’oc et de la langue d’oïl, de la tapisserie de Bayeux, de nos fiertés nationales, leur chanter des chansons historiques, des chansons de soldats… Mais certainement pas commencer en leur parlant de droits-de-l’homme et d’art contemporain !

Vous pouvez être certains que tout le monde sur la terre a eu une ancêtre qui a filé la laine, tissé des tapis, brodé des napperons ou recousu des chaussettes. Vous pouvez être certains que tout le monde sur la terre a eu des ancêtres qui ont gratté la terre, possédé de la terre, se sont battus.

Par contre les « droits-de-l’homme », puis tout ce qui est cuisine politique, ça c’est quand même des pures spécificités françaises excluantes… Avant de rentrer dans le secret des arcanes du sens profond de ces « droits-de-l’homme », de comment ils sont implantés dans nos cœurs, sous quelle forme, et par quel angle ils nous prennent aux tripes, et de comment ils nous ont amené à dépasser le sentiment racialiste, et de comment on ne lutte jamais contre certaines pulsions que parce qu’on les a, eh ben c’est pas facile… ça prend des centaines d’années de transmission, c’est comme les hiéroglyphes chinois…

Croyez-moi, pour expliquer la révolution française, la liberté, l’égalité et la fraternité, il vaut mieux de toutes les façons commencer par les ventre-à-choux, la tapisserie et les récits de batailles. Sinon on ne s’en sort pas.

Les réacs, les xénophobes, ils sont davantage miteux-friendly. Parce qu’ils ne commencent pas toute discussion avec les miteux en se faisant passer eux-mêmes pour autre chose que des miteux. Ca c’est la vérité secrète de l’amitié entre les peuples.

La liberté d’expression se révolutionne elle-même comme un nombril inutile et c’est bien

Woland a écrit une chose très juste. Il a énoncé une évidence qui crève les yeux, et même qui aveugle tellement elle est évidente… qu’il faut donc, sans calcul, dire et redire :

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Je l’ai dit 12509 fois déjà, mais la liberté d’expression si elle ne choque potentiellement personne n’est pas la liberté d’expression. Il n’y pas de liberté à se conformer à ce qui peut être dit sans provoquer la moindre ride à la face du lac sombre que le monde est en train de devenir. Les crevures […] qui nous expliquent que la liberté d’expression est ce qui est autorisé par la loi ont déjà perdu puisque n’importe quel législateur peut décider à tout moment d’interdire de prononcer le mot « pot de chambre », puis par extension « jules » et ainsi de suite par exemple.

Que cela soit clair, ce qui ne peut être formulé ne peut être pensé. Attaquer la liberté d’expression c’est réduire le champ de la liberté de penser et donc de l’intelligence. C’est supprimer tout débat et donc toute possibilité d’avancée mentale en étant convaincant. C’est la fin de la maïeutique. La supériorité de notre civilisation tient entièrement là-dedans, la possibilité de se libérer des tabous et des fétiches, la liberté de critiquer les dogmes et ainsi d’envisager les problèmes sous un nouvel angle et de pouvoir les résoudre. Si on vous coupe votre queue qui sent le fromage à chaque fois que vous vous demander si 2 et 2 font réellement 5, vous n’arriverez jamais à comprendre qu’en fait non, ça fait 4.

[…]

Il est particulièrement insupportable de vois ce gland de Pape du camp des saints expliquer les limites de la liberté d’expression en des termes parfaitement fallacieux. Si je critique sa mère et qu’il me met la main dans la gueule cela veut dire qu’il y a des conséquences à mon discours, pas qu’il est limité par autre chose que la peur et ou éventuellement la bonne éducation. La liberté elle demeure, j’assume le choix d’en user ou pas mais ce choix m’appartient.

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A présent, il est temps de démontrer par la grande porte
pourquoi le discours de Woland, bien que dépourvu d’erreurs, et totalement nécessaire par les temps qui courent, au regard des drames qui secouent la France, sera toujours accompagné du sifflement des foules et de l’aboiement des chiens.Voici ma réponse :

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Vous avez raison de dire cela. Il faut le dire et le redire !

Néanmoins, au nom de la liberté d’expression elle-même, il faut aussi regarder la face pile de votre pièce…

Songez seulement à cela : une nation qui censure les choses qui peuvent se dire et se penser (alors qu’elle punit à peine certains actes criminels), est une nation qui finalement accorde davantage d’importance à ce qui est dit et pensé que les autres, qui ne le font pas.

La censure, c’est encore un coup de projecteur accordé aux idées… une crispation collective contre certaines vérités, est paradoxalement le signe de ce que cette collectivité possède des vérités communes, qui lui sont chères… cette crispation autour des fruits de l’intelligence, c’est encore le signe de l’existence d’une civilisation autour des fruits en question (c’est la preuve qu’il existe un arbre autour du fruit ^^). Car ce qu’une civilisation a de plus sacré, on le sait, ce sont ses tabous… Dis-moi qui tu hais, je te dirai qui tu es.

[De même, un fond-diffus de racisme ou de xénophobie est le signe-même de l’existence d’un peuple en tant qu’entité distincte, possédant son corps-propre – et donc son propre système de défense immunitaire. Les étrangers qui nous reprochent notre racisme, en réalité nous reprochent notre prétention inouïe, sacrilège, à ne pas en avoir – pour des peuples plus primitifs, une telle prétention équivaut à l’übris le plus forcené… c’est un peu pour eux comme si nous leur disions que nous sommes des Dieux, mais que nous leur interdisions de dénoncer la chose… Ils nous haïssent, du coup, comme c’est pas permis, et c’est bien compréhensible ma foi. ^^]

Ces vérités bien-évidemment, on ne peut jamais les dire – et moins encore à l’étranger qu’en France, car avant que d’énoncer certaines vérités, si l’on veut qu’elles soient comprises dans leur densité initiale, il faut avoir des bases communes, c’est-à-dire des tabous communs.
Ou plutôt, ces vérités, vous pourrez sans danger les énoncer hors de votre nation, et vous serez fort bien accueil, on vous dira même que vous êtes spirituel : mais le fait-même que l’étranger puisse accueillir avec un sourire détendu les vérités que vous avez abreuvées de votre sang quand vous étiez dans votre pays, montre qu’elles ne sont pas des vérités pour lui au même titre (avec la même densité sentimentale) que pour vous.

C’est encore une fois la rencontre des interdits qui justifie la liberté d’expression – ce sont les interdits qui engendrent les libertés. Et c’est vous-mêmes qui l’expliquez dans votre texte ! Mais les implications dernières de tout cela, quasi personne n’est vraiment prêt à les entendre, même pas vous. Et c’est bien normal. Nous ne sommes que des êtres humains après tout.

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Au jour du grand défilé, y avait deux sortes d’absents. Les barbus, et les Cassandres.

Il y avait ceux qui étaient venus pour faire rendre gorge à tous les hommes qui avaient péché. Si on les laissait faire, la terre toute en-puretée, deviendrait bientôt semblable à la lune.

Il y avait ceux enfin qui, parmi le peuple des gentils français, s’étaient donné la peine plusieurs années durant, d’avertir les hommes en règne, des suites logiques de leurs dérives.

Mais… de quelle nature étaient-elles au juste, ces dérives du pouvoir, selon les opposants qu’il avait dans sa propre maison ?

Blasphème systématique ? Irrespect ? Absence de tabous ?

Les avertissements des « Cassandre », (alarmées qu’elles avaient été bien avant le drame, de ce qu’un tel drame pouvait advenir), portaient-ils sur un abus généralisé de toutes les libertés de la part du pouvoir ? Non curieusement, absolument pas.

Car réduire ainsi les Cassandre au silence, sans pitié ni ménagement, de la part du pouvoir en place, ce n’avait été faire la preuve ni d’un grand esprit de liberté, ni d’un véritable esprit d’ouverture, ni d’un véritable amour pour le dialogue…

Or quand on se targue d’être un pouvoir « tolérant » et ouvert au dialogue, il faut avoir les moyens de ses ambitions, n’est-ce pas ? Cela nous parle sans doute de la vanité inhérente aux trop grandes ambitions…

Ironie tragique du sort, des sauvages venus des déserts venait à présent reprocher à ces hypocrites un excès de libéralité.

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Les sauvages croyaient que les occidentaux n’avaient plus de tabous, simplement parce que des femmes belles, en occident pouvaient se montrer nues partout sans jamais donner l’impression de rencontrer le moindre tabou en face.

Pour le sauvage, tabou implique désir. Le sauvage ne sait pas qu’un tabou ça ne disparaît pas, ça se déplace… et que l’essentiel est invisible pour les yeux.

Le pouvoir occidental en place avait bel et bien encore des tabous – invisibles aux yeux des sauvages -, et ces tabous il entendait bel et bien les nier – les nier eux, et leur douleur, avec toute la violence qui s’ensuit. Ces tabous vivants étaient les Cassandres.

Les Cassandres étaient venues avertir le pouvoir du monde dit « Libre », que sa religion de la tolérance et de l’ouverture d’esprit était devenue une religion sectaire exactement comme les autres, avec son vocabulaire-propre et ses codes excluants, faisant d’elle un outil de plus pour opacifier le monde…. un outil d’aliénation, un outil de caste, ennemi des gens simples, hostile à l’intelligence des enfants, hostile aux cœurs aventureux.

Ils n’ont pas écouté les Cassandres venues avertir le monde dit « libre » qu’il en était venu à simuler la liberté, à faire des grimaces et qu’en réalité il n’était pas si libre que ça.

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Dans les rues, le lendemain du drame, parmi les gens qui peuplaient et animaient la France, deux sortes d’hommes manquaient, car ils étaient restés à la maison : les pires et les meilleurs, ensemble unis dans une même détestation du temps. Mais ils n’étaient absolument pas mus par les mêmes forces, ni par les mêmes raisons.

La carte d’identité

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Le chef de l’attentat islamique contre Charlie Hebdo a laissé sa carte d’identité sur les lieux de son crime… Des tas de conspis psychotent. Au fond je crois que je les aime bien, moi, les conspis… Ils sont à mes yeux une sorte barrière infranchissable de l’irrationnel contre ceux qui veulent faire la police dans ce domaine. Des sortes d’anarchistes levés contre les flics de la pensée (et des rêves)… Le totalitarisme Orwellien a trouvé sa répartie – également effrayante. Mais, aux grands maux les grands remèdes, non ? Hum.

Le type oublie sa carte d’identité… En d’autres circonstances un psy aurait crié à l’acte manqué. En l’occurrence l’acte n’était pas vraiment manqué, je vous ferai dire : le type qui a laissé sa carte d’identité avait vraiment l’intention de laisser sur terre son enveloppe charnelle… et d’ailleurs il l’a fait. Hum. L’enveloppe charnelle estampillée aux armes de la République… cela nous mène assez loin, finalement. Poésie très noire.

« Personne ne connaît mon nom, et personne ne connaît ce refuge… » Ernst Jünger

Il faut tout de même avoir vraiment une mentalité de bourgeois peureux et matérialiste pour ne pas comprendre ce geste-là. Les terroriste n’étaient pas là comme des bandits venus faire un casse, ils ne prévoyaient pas de partir cacher un magot dans le maquis, puis de rester tout le restant de leur vie en cavale, ou de partir siroter des cocktails dans les Bermudes. Ces gens n’aiment pas suffisamment la vie pour songer à leurs arrières. Eux, ce qu’ils visent, ça n’existe pas ici-bas. Ce qu’ils veulent, ce qu’ils ont été formés pour atteindre, c’est le paradis là-haut. Point. Il n’y a qu’aux bourgeois que ce genre de « projet » de vie paraît impossible, car précisément ce n’est pas un projet de vie.

Ce que visent les kamikazes islamiques lorsqu’ils font un attentat c’est :

1) répandre la terreur de leur Dieu. Ils veulent que nous admettions leur Dieu comme le plus grand, en avouant qu’il nous fait peur. A moi perso il ne me fait pas peur, parce que j’ai des idéaux d’une puissance spirituelle qui écrase les leurs sans mal, et passe à mille pieds au-dessus de leurs pauvres têtes de bois brut. Mais ceux qui ne vivent que pour manger et bosser, je comprends qu’ils soient actuellement en train d’écarquiller les yeux comme des soucoupes. Fallait pas accepter de se diminuer à ce point, voilà ce que j’ai à dire aux bourgeois.

2) devenir célèbres pour ce qu’ils ont fait. Aider les inspecteurs à mettre un nom sur leur forfait, c’est en quelque sorte le signer, et donc empêcher que d’autres gens le récupèrent à leur propre compte.

3) mourir l’arme à la main, en combattants, si possible sous les balles de l’ennemi – pour bien que l’ennemi comprenne qu’ils lui déclarent la guerre. Le plus vite dans ce cas-là était le mieux : ils VOULAIENT être rattrapés et en finir rapidement. Ils n’entendaient pas survivre à leurs « œuvres », cela ne faisait pas partie du « contrat avec Allah » pour obtenir le paradis.

Pour comprendre ça il suffit de connaître un peu la psychologie de base du fanatique. Imaginez-les comme des fervents de la secte du Temple Solaire, si vous avez encore du mal à prendre pour argent comptant ce que je vous explique.

Ces gens-là – ceux qui ont ce profil-là d’agresseurs -, il faut avant tout les voir comme des fainéants. Il n’aiment pas le travail, ni surtout l’effort intellectuel. Ils n’aiment pas suivre des règles compliquées, ils n’aiment pas apprendre à soumettre leurs pulsions. Ils n’ont pas envie de faire l’effort de devenir civilisés. Ils ne sont pas suffisamment masochistes ou retors pour cela. A leur yeux, la civilisation, cela représente une montagne impossible à gravir… trop de boulot, trop d’effort, pour obtenir au final quelque chose qui ne les fait pas suffisamment fantasmer.

[Digression] La République, pour les faire fantasmer, il faudrait qu’elle leur tienne la dragée haute. Car ils méprisent les gens qui leur font la charité sans contre-partie. Ils sont vis-à-vis de la République comme des hommes vis-à-vis d’une belle qui se donne trop facilement : elle a beau être belle et pleine de qualités morales, elle n’est pas suffisamment méprisante et altière – elle n’a pas suffisamment un comportement « aristocratique »– pour leur intimer le respect. Elle se donne simplement, quand eux voudraient un peu la voler, un peu la forcer. S’ils n’arrachent pas un peu leur pitance à un ennemi fantasmé, celle-ci en perd tout piment à leurs palais barbares, elle en perd et son goût et son prix. C’est cela l’esprit racaille ; c’est cela l’esprit du désert. Les hommes du désert utilisent le même mot pour « mansuétude » et pour « nuage de pluie » (Anna / Hannah / Adnane). Pour eux, un nuage de pluie c’est rare ou bien ça n’en est pas vraiment un. [Digression]

Cependant, ils ont tout de même certaines qualités morales : ils sont en quelque sorte assez francs du collier, ils vont droit au but sans passer par les finasseries concoctées par les prêtres et les puissants pour faire marcher les veaux. En effet, la religion a probablement été inventée en premier lieu par les prêtres et les puissants pour alléger le poids de la vie aux pauvres gens : on leur enlevait la peur de la mort, et ainsi ils devenaient plus détendus, moins pressés de jouir de tout tout-de-suite, donc mieux disposés à passer leur vie à la perdre au boulot, comme les petites fourmis inconscientes que la nature attache à l’accomplissement de travaux collectifs qui les dépassent.

Eux, les fondamentalistes, ils ont poussé la logique de la religion dans ses retranchements ultimes, jusqu’à en annuler tous les bienfaits. Ils disent en quelque sorte (en filigrane) aux prêtres et aux puissants la chose suivante : « Puisque nos vies de pauvres gens ici-bas ne valent rien et qu’il faut que nous perdions nos jours sur terre à mériter une vie éternelle après la mort, autant abréger le plus rapidement cette phase de pure souffrance nécessaire en accédant directement à la vraie vie par un acte d’éclat ». Je dis que les fondamentalistes sont des gens qui sont dotés de certaines qualités morales, car il faut leur rendre justice sur ce point (on doit toujours rendre justice à ses ennemis, Confucius) : ils ne veulent pas vivre la vie terne du mec lambda qui passe sa vie à chier, à baiser, à bouffer, ils n’aiment pas non plus la promiscuité dans les grandes villes, et veulent couper court à toutes les compromissions de la vie sociale.

Cependant, comme je disais, tout cela, ces raccourcis oiseux, procèdent avant tout d’une grande fainéantise intellectuelle : au final ils restent définitivement de mauvais élèves revanchards qui veulent damer le pion à leurs maîtres de religion (comme aux maîtres du monde) en répondant juste aux questions que tout le monde se pose, sans passer par la case travail. En cela ils restent hélas encore et toujours de bons enfants soumis.

Mais leur principal problème (la fainéantise intellectuelle est vraiment la mère de tous les vices), c’est qu’il ne leur est visiblement jamais venu à l’esprit qu’ils pouvaient aussi vivre non pour autrui (pour la gloire de Dieu ou pour rendre la monnaie de sa pièce à l’Occident, ou pour damer le pion à divers maîtres) mais simplement pour eux-mêmes. Pour faire cela, évidemment, il leur faudrait admettre qu’on ne se cultive pas pour faire plaisir à un maître d’école, mais avant tout parce que le savoir est une richesse et une source inépuisable de plaisirs secrets… qu’on ne respecte pas les lois de la cité pour faire des mamours aux flics, mais simplement parce qu’on vit plus confortablement à l’intérieur d’une cité en bon état de marche que dans la jungle parmi les bêtes… et qu’il n’y a peut-être pas de paradis à la clef des bonnes actions, mais que l’honneur et la dignité d’un homme consistent précisément à essayer de continuer d’être bon même s’il sait que la vie est injuste et qu’on va tous mourir… Une difficile lucidité que celle-là, et certainement pas accessible à tous ses prétendants, je sais.

Pour faire face à l’injustice constitutive de la vie, que jamais aucune religion ne résoudra (sinon y’aurait pas de jeu, pardi !^^), et dont la grosse môman République n’est nullement responsable (elle ne peut pas être responsable de tout, allons !), il leur faudrait évidemment un courage énorme… un courage de longue haleine, un courage de fond, l’héroïsme profond et grave des PATER FAMILIAS… ils ne l’ont pas parce que leur tempérament est fondamentalement puéril et féminin : ils veulent aller à l’essentiel sans passer par le chemin ronceux.

Egalité et réconciliation face à la mort

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NIETZSCHE

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Mais, être abandonné est quelque chose d’autre.

Car te le rappelles-tu, Zarathoustra ? Lorsqu’en ce temps-là ton oiseau criait au-dessus de toi, lorsque tu étais dans la forêt ne sachant où te diriger, inexpérimenté, à proximité d’un cadavre : – lorsque tu disais : « Puissent mes animaux me conduire ! J’ai trouvé plus de danger parmi les hommes que parmi les animaux » – cela, c’était être abandonné !

Et te le rappelles-tu, Zarathoustra ? Quand tu étais sur ton île, une fontaine de vin parmi des seaux vides, donnant et distribuant, prodiguant et versant aux assoiffés :
Jusqu’à ce qu’enfin tu fusses seul assoiffé parmi les gens ivres et que, de nuit, tu te plaignais : « Prendre, ne donne-t-il pas plus de bonheur que donner ? Et voler encore plus que prendre ? »
Cela, c’était être abandonné.

Et te le rappelles-tu, Zarathoustra ? Lorsque vint ton heure la plus silencieuse et qu’elle t’entraîna loin de toi-même, lorsqu’elle disait avec un méchant murmure : « Parles et brise-toi ! »
lorsqu’elle te faisait regretter toute ton attente et tout ton silence et qu’elle décourageait ton humble courage, cela, c’était être abandonné. »

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NIETZSCHE

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Celui qui voudrait tout comprendre auprès des hommes, celui-là devrait tout agresser. Mais pour cela j’ai les mains trop propres.
Déjà que je n’aime pas à respirer même leur haleine ; hélas que m’a-t-il fallu vivre si longtemps dans leur bruit et leur souffle fétide !
Ô bienheureux silence autour de moi ! Ô senteurs pures autour de moi ! Ô comme ce silence m’inspire d’aspirer à pleins poumons ! Ô comme il écoute, ce silence bienheureux !

Mais là, en bas, – tout discourt, on n’y entend plus rien. On a beau annoncer sa sagesse au son des cloches : les épiciers du marché en couvriront le son du tintement de leurs sons !
Tout discourt chez eux, personne ne sait plus comprendre. Tout tombe dans l’eau, rien ne tombe plus dans des puits profonds.
Tout chez eux discourt, rien ne réussit plus, ni s’achève. Tout caquète, qui donc veut encore rester tranquille sur le nid et couver des œufs ?
Tout chez eux discourt, tout est délayé en mots. Et ce qui hier était trop dur encore pour le temps et la dent du temps : cela pend, aujourd’hui, appartient aux trompettes de rues et à d’autres papillons.

Ô être humain, être étrange que tu es ! Toi qui es vacarme dans des ruelles obscures ! Te voilà maintenant derrière moi, à nouveau, – mon plus grand danger est derrière moi.
C’est dans les ménagements et la pitié qu’a toujours résidé mon plus grand danger ; et tout être humain veut qu’on le ménage et qu’on le souffre.
Avec des vérités contenues, la main un peu folle et le cœur fou de quelque chose et riche des petits mensonges de la pitié, – voilà comme j’ai toujours vécu au milieu des hommes.
J’étais assis au milieu d’eux, déguisé, prêt à me méconnaître pour que je les supporte et aimant à me le répéter : « Sot que tu es, tu ne connais pas les hommes ! »

On désapprend ce qu’on sait des hommes quand on vit parmi les hommes – qu’ont à y chercher les yeux qui voient loin et qui désirent voir loin ?
Et quand ils me méconnaissaient : moi, bouffon que j’étais, je les en épargnais pour cela plus que moi-même : habitué que j’étais à la dureté à l’égard de moi-même et me vengeant souvent encore sur moi-même de ces ménagements.

Tout piqué, évidé, par des mouches venimeuses, pareil à la pierre creusée par beaucoup de gouttes de méchanceté, j’étais assis parmi eux et me persuadais par-dessus le marché : « Tout ce qui est petit est innocent de sa petitesse ! »

C’est surtout ceux qui se nomment « les bons » que je trouvai être les mouches les plus venimeuses : ils piquent en toute innocence, ils mentent en toute innocence ; comment pourraient-ils être justes à mon encontre ?

Celui qui vit parmi les bons, à celui-là la pitié apprend à mentir. La pitié rend l’air lourd à toutes les âmes libres. La bêtise des bons, en effet, est insondable.

Me cacher moi et ma richesse, – c’est cela que j’ai appris là en bas : car j’y ai trouvé chacun, en outre, pauvre en esprit. Ce fut le mensonge de ma pitié de savoir ce qu’il en est de chacun d’eux,
de voir et de sentir en chacun ce qui était pour eux assez d’esprit et de qui était pour eux trop d’esprit !
Leurs sages, pleins de raideur : je les appelai sages et non raides, – c’est ainsi que j’ai appris à avaler les mots. Leurs fossoyeurs : je les appelai chercheurs et savants, – c’est ainsi que j’ai appris à échanger les mots.
Les fossoyeurs attrapent des maladies en creuseant. Sous de vieux gravats dorment des miasmes malsains. On ne doit pas remuer le bourbier. On doit vivre sur les montagnes.

C’est les narines bienheureuses que je respire à nouveau la liberté de la montagne! Enfin mon nez est délivré de l’odeur de tout l’être humain !
Chatouillée de souffles, d’airs coupants comme si elle l’était de vins pétillants, mon âme éternue, elle éternue et se dit, pleine d’allégresse à elle-même : « A ta santé ! »

Ainsi parlait Zarathoustra.

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CELINE

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La maladie du monde c’est l’insensibilité – Pour sortir de cette hantise je m’y prends comme je peux – Prière de brutes, Sermons de brutes… La Tripe mène le monde – Là au moins Rabelais est net…

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Si les gens sont si méchants, c’est peut-être parce qu’ils souffrent, mais le temps est long qui sépare le moment où ils ont cessé de souffrir de celui où ils deviennent un peu meilleurs.

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ALLEZ DIRE A GAUCHE :

La guerre en somme c’était tout ce qu’on ne comprenait pas.

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ALLEZ DIRE A DROITE :

Les vraies guerres sont celles dont on ne sort pas.

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Je vous le dis, petits bonshommes, couillons de la vie, battus, rançonnés, transpirants de toujours, je vous préviens, quand les grands de ce monde se mettent à vous aimer, c’est qu’ils vont vous tourner en saucissons de bataille…

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La poésie héroïque possède sans résistance ceux qui ne vont pas à la guerre et mieux encore ceux que la guerre est en train d’enrichir énormément. C’est régulier.

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SPECIALE DEDICACE A MANO SOLO

Tout le bateau-mouche était que gifles… c’était l’éducation d’alors !.. beignes, coups de pied au cul… maintenant c’est énorme évolué… l’enfant est « complexe et mimi » …

D’un château l’autre

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L’enseignement européen – l’Université est encore masochiste, héritière des traditions conventionnelles. Ce qui n’est pas profondément emmerdant ne vaut pas tripette à ses yeux, n’est pas sérieux.

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La guerre, sans conteste, porte aux ovaires.

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On est puceau de l’horreur comme on l’est de la volupté. Comment aurais-je pu me douter moi de cette horreur en quittant la place Clichy ? Qui aurait pu prévoir avant d’entrer vraiment dans la guerre, tout ce que contenait la sale âme héroïque et fainéante des hommes ? A présent, j’étais pris dans cette fuite en masse, vers le meurtre en commun, vers le feu…. Ca venait des profondeurs et c’était arrivé.

Voyage

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VIVE LA F(R)ANGE!

La race, ce que t’appelles comme ça, c’est seulement ce grand ramassis de miteux dans mon genre, chassieux, puceux, transis, qui ont échoué ici poursuivis par la faim, la peste, les tumeurs et le froid, venus vaincus des quatre coins de monde. Ils ne pouvaient pas aller plus loin à cause de la mer. C’est ça la France et puis c’est ça les Français.

Voyage

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PREMIER DEGRE, SECOND DEGRE, TROISIEME DEGRE.. etc.

La France hélas existe plus, comme équipe. C’est une mascarade de Jean-Foutre haineux, froussards, archi-menteurs, doubleurs, tripleurs, voleurs.

à Albert Paraz

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DIS-SOLUTION

Ce qu’ils ont fabriqué comme chienlit sur le cadavre de cette nation, la dissolution d’une patrie c’est aussi grouillant qu’un cadavre.

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HMM ! LA BONNE CUISINE !

Le «canard au sang » est illustre et le « Français au sang » donc ! Même procédé ! La presse! Le feu ! Mlle Jeanne d’Arc y a passé ! On en parle encore ! On se pourlèche ! Canarde de Rouen !

Féérie

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LE PEUPLE vs/ « LES_GENS »

Crever pour le peuple oui – quand on voudra – où on voudra, non pas pour cette tourbe haineuse, mesquine, pluridivisée, inconsciente, vaine, patriotards alcooliques et fainéants mentalement jusqu’au délire.

À Elie Faure

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MANGER DU SUCRE

Les Français se foutent pas mal de leurs écrivains, ils ont à faire dérailler les trains, condamner à mort les « collaborateurs » et attendre les bateaux de « chocolats » d’Amérique.

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ET INVERSEMENT

Certes ce journaliste américain a bien vu et bien noté la ridicule impuissance française – La paralysie par l’argutie la forme – Et puis tout d’un coup ces furies d’assassinats – St Barthélémy 89, 48, 71, 45… La sauvagerie celtique après les discours – Race légère et dure disait Voltaire. Trop d’esprit pas assez de cœur ni de raison – surtout de raison politique !

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AH LES MAQUEREAUX !

Sous la botte allemande jamais le théâtre français n’a été si luxuriant – Ils avaient le fétichisme de la culture française – Claudel, Cocteau, Mauriac, Colette et tous les autres ont été littéralement choyés par les nazis – Ils ne s’en vantent pas ! On dirait que toute la France a été à Buchenwald. Quel cabotinage ! Quelle farce !

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AMOUR VACHE

Nous devenons fascistes. Tant pis – Ce peuple l’aura voulu – IL LE VEUT. Il aime la trique.

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LA PITIE C’EST BON POUR LES CHIENS ?

Oh pour les Polacks que de larmes ! Volapucs, crypto valaques, mexico carabes… Ils peuvent plus dormir, d’un rien qui manque à ces archi-étrangers. Mais que Dubois Duraton Vergogne pourissent dix ans, vingt ans, à fond de fosse, aux Traves du diable, voilà qui est joliment tapé !… Qui satisfait bien les consciences, sommeils et Droits de l’Hommes !

Rivarol

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LE JOUR DU GRAND PARDON LES POULES AURONT DES DENTS

L’amnistie n’est qu’une escroquerie électorale très prévue… ! Ces gens ne vont pas se déjuger ! Il faut dix ans pour une amnistie. On jugeait encore et sec en 80 les communards ! La France a le cul facile mais pas le cœur. La mauvaise foi est sa Foi. Rien à chiquer.

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« UN AMOUR EXIGEANT », COMME DIRAIT L’AUTRE

Mais depuis 44, treize années, jamais vu passer une seule liste pour l’amnistie générale… Comme quoi c’était Dieu impossible que les Français pensent à autre chose que d’être encore un peu plus vaches indéfectiblement féroces pour leurs nationaux dans le malheur !…

Rivarol

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LA MERE, PLUS FORTE QUE LA GUILLOTINE

Sous le couperet, ma mère m’aurait grondé pour avoir oublié mon foulard. Elle n’en ratait jamais une ma mère pour essayer de me faire croire que le monde était bénin et qu’elle avait bien fait de me concevoir. C’est le grand subterfuge de l’incurie maternelle, cette Providence supposée.

Voyage

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DES SALADES POUR LES VEAUX

On est parti dans la vie avec les conseils des parents. Ils n’ont pas tenu devant l’existence. On est tombé dans des salades qu’étaient plus affreuses l’une que l’autre.

Guignol’s band

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LES INCONVENIENTS SANS LES AVANTAGES

On parle souvent des illusions, qu’elles perdent la jeunesse. On l’a perdue sans illusions, la jeunesse !… Encore des histoires !…

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C’EST UN CONCEPT !

Il n’y a personne à gauche, voilà la vérité. La pensée socialiste, LE PLAISIR socialiste n’est pas né – on parle de lui c’est tout – S’il y avait un plaisir de gauche il y aurait un corps.

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AH LES SALES BOURGEOIS !

Le monde nouveau, communo-bourgeois, sermonneux, tartufe infini, automobiliste, alcoolique, bâfreur, cancéreux, connaît que deux angoisses : « son cul ? son compte ? » le reste, s’il s’en fout ! Prolos Plutos réunis ! Parfaitement d’accord !…

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CHUTZPAH

… Pour qu’on vous croye raisonnable, rien de tel que de posséder un sacré culot, ça suffit, presque tout alors vous est permis, absolument tout, on a la majorité pour soi et c’est la majorité qui décrète de ce qui est fou et de ce qui ne l’est pas.

Voyage

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MESSAGE PERSONNEL : Méfiez-vous de ceux qui font main-basse sur les fous (psychanalystes aussi bien que fanatismes religieux). Les folies sont les grands réservoirs de toute spiritualité.

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SOUVIENS-TOI DE LA LUTTE DES CLASSES, CAMARADE

Le vrai rideau de fer c’est entre les riches et les miteux… les questions d’idées sont vétilles entre égales fortunes…

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LA REINE MORTE

Tout s’achète en réalité on ne fusille on n’emprisonne guère que les pauvres.

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L’INFAMIE DEPORTEE SUR LA SAGESSE – REVOLUTION !
Jamais pauvreté n’a été aussi infamante qu’aujourd’hui ! La justice ? La diplomatie ? Bazars ! Tout est à vendre !

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LE TRIBUNAL DES HOMMES ou LA GEHENNE

La loi, c’est le grand « Luna Park » de la douleur. Quand le miteux se laisse saisir par elle, on l’entend encore crier des siècles et des siècles après.

Voyage

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MENTEZ, MENTEZ ! CROYEZ-MOI !

On ne sortirait pas de prison si on racontait la vie telle qu’on la sait, à commencer par la sienne.

Hommage à Zola

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« HENRI, POURQUOI N’AIMES-TU PAS LES FEMMES ? ♪
HENRI, HENRI, HENRI C’EST PAS GENTIL !
– PARCE QU’ELLES FONT TROP DE DRAMES !
ET DE CHICHIS…
– HENRI C’EST PAS GENTIL !»
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Ce sont les gâtés de ce monde qui ont besoin du piment de la polémique et de la tragédie ! Dans notre état : les raisins sont trop verts ! L’honneur l’horreur nous on en crève !

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BIENTÖT IL Y AURA UNE POLICE DES RÊVES… OUPS ! ELLE EST DEJÀ LÀ !

A nous donc les symboles et les rêves ! Tous les transferts que la loi n’atteint pas, n’atteint pas encore ! Car enfin c’est dans les symboles et les rêves que nous passons les neuf dixièmes de notre vie, puisque les neuf dixièmes de l’existence, c’est-à-dire du plaisir vivant, nous sont inconnus ou interdits. Ils seront bien traqués aussi les rêves, un jour ou l’autre. C’est une dictature qui nous est due.

Hommage à Zola

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UN ARGUMENT CONTRE LA PARABOLE DU SEMEUR

Et alors ! C’est pas une religion, mon petit Janine, la vie. Vous devriez le savoir ! C’est un bagne ! Faut pas essayer d’habiller les murs en églises… il y a des chaînes partout…

L’Eglise

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LA PHYSIQUE QUANTIQUE : LOLILOL !

L’humanité perd beaucoup de temps à regarder au dehors d’elle. Les choses importantes, Mosaïc, vois-tu, celles qui durent, se dirigent de dedans…

L’Eglise

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ENIVREZ-VOUS, ENIVREZ-VOUS ! QU’IL DISAIT.

La vérité dans ce monde, hein, c’est la mort ! La vie, c’est une ivresse, un mensonge. C’est délicat et bien indispensable. On ment comme on respire.

L’Eglise

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L’EXPERIENCE, C’EST CE QU’ON PARVIENT A COMPRENDRE A TRAVERS L’EXPERIENCE

C’est des filigranes la vie, ce qu’est écrit net c’est pas grand’chose, c’est la transparence qui compte… la dentelle du Temps comme on dit…

Féérie

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LA FUREUR DE VIVRE

Je me prenais pour un idéaliste, c’est ainsi qu’on appelle ses propres petits instincts habillés en grands mots.

Voyage

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L’HOMME N’AURA DE RECOMPENSE QU’A TRAVERS SES OEUVRES
(DIEU EGALEMENT)

Je ne veux pas être le premier parmi les hommes. Je veux être le premier au boulot – Les hommes je les emmerde tous, ce qu’ils disent n’a aucun sens – Il faut se donner entièrement à la chose en soi. Ni au peuple – ni au Crédit Lyonnais. A personne.

À Elie Faure

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CHARGER LA BÊTE

On sabote toujours les vivants… on a mal le sens de la vie… comme j’en ai moi des remords intimes !… Courtial… Follet… Elisabeth… Edith…. Janine… C’est autre chose que cent ans de prison… Saloperie que je suis…

Féérie

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SAUVER LES OEUVRES !

Bravo si je plais à Staline ! Un tyran mon vieux et vite ! Qui protège les Arts et les Artistes : un Borgia ! Un Tamerlan ! Mais un Louis XIV par quelque côté !

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CF : L’HOMME MEDIOCRE PAR ERNEST HELLO

« Ah oui, Céline !… il est dans notre cave !… il en sortira dans mille ans !… » personne parlera plus français dans mille ans ! Eh con d’Achille ! Tenez c’est comme la dentelle !… j’ai vu mourir la dentelle…

D’un château l’autre

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MON AMIE LA ROSE…

La beauté, au moins, on sait que ça meurt, et comme ça, on sait que ça existe…

L’Eglise

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C’est plus difficile de renoncer à l’amour qu’à la vie. On passe son temps à tuer ou à adorer en ce monde et cela tout ensemble. « Je te hais ! Je t’adore ! » On se défend, on s’entretient, on repasse sa vie au bipède du siècle suivant, avec frénésie, à tout prix, comme si c’était formidablement agréable de se continuer, comme si ça allait nous rendre, au bout du compte, éternels. Envie de s’embrasser malgré tout, comme on se gratte.

Voyage

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L’amour c’est comme l’alcool, plus on est impuissant et saoul et plus on se croit fort et malin, et sûr de ses droits.

Voyage

Les inconsolés

Une liste de citations d’auteurs est en cours de construction du côté de chez moi… pour poser des jalons où l’homme inconsolé pourra reposer un peu son âme douloureuse. Seulement, pas un seul des textes que j’ai choisi n’existe sur le web dans la version que je désire, aussi je suis obligée de les copier moi-même, à la main. Cela prendra du temps.

[… Exception faite de mes sélections de textes issues du Nouveau Testament. Celles-là je peux d’ors et déjà vous les donner : elles existent sur le net dans toutes les versions possibles… Je pourrais aussi bien vous enjoindre à lire l’Épitre aux Corinthiens, et celui aux Galates… Ce serait plus rapide… Mais pourquoi donc faire « rapide » ? Le chemin le plus court vers la Vérité, c’est l’Apocalypse. Et contrairement à certains, j’aime la vie. Aussi je ne peux pas vouloir l’Apocalypse.]

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Just a little help for my friends :

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33169149.fyTdqsoO.VaticanStatueofSaintPaulNon, ceci n’est pas Zeus !  Lol !

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Saint Paul et la laïcité dans l’Epitre aux Corinthiens 1 :

10.23 Tout est permis, mais tout n’est pas utile; tout est permis, mais tout n’édifie pas.10.24 Que personne ne cherche son propre intérêt, mais que chacun cherche celui d’autrui.10.25 Mangez de tout ce qui se vend au marché, sans vous enquérir de rien par motif de conscience;10.26car la terre est au Seigneur, et tout ce qu’elle renferme.10.27 Si un non-croyant vous invite et que vous vouliez aller, mangez de tout ce qu’on vous présentera, sans vous enquérir de rien par motif de conscience.10.28 Mais si quelqu’un vous dit: Ceci a été offert en sacrifice! n’en mangez pas, à cause de celui qui a donné l’avertissement, et à cause de la conscience.

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Saint Paul et la liberté dans l’Epitre aux Corinthiens 2 :

3.6 Il nous a aussi rendus capables d’être ministres d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’esprit; car la lettre tue, mais l’esprit vivifie.

3.17 Or, le Seigneur c’est l’Esprit; et là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté.
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Saint Paul et l’Esprit des lois qui prime sur la Loi :

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Galates 5 _ Louis Segond

C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude.

Voici, moi Paul, je vous dis que, si vous vous faites circoncire, Christ ne vous servira de rien.

Et je proteste encore une fois à tout homme qui se fait circoncire, qu’il est tenu de pratiquer la loi tout entière.

[NDLA : Observer la loi toute entière : chose impossible et qui donne des troubles obsessionnels compulsifs, comme chacun sait.]

Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez la justification dans la loi ; vous êtes déchus de la grâce.

Pour nous, c’est de la foi que nous attendons, par l’Esprit, l’espérance de la justice.

Car, en Jésus Christ, ni la circoncision ni l’incirconcision n’a de valeur, mais la foi qui est agissante par la charité.

Vous couriez bien: qui vous a arrêtés, pour vous empêcher d’obéir à la vérité?

Cette influence ne vient pas de celui qui vous appelle.

[…]

12 Puissent-ils être retranchés, ceux qui mettent le trouble parmi vous!

13 Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair; mais rendez-vous, par la charité, serviteurs les uns des autres.

14 Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

15 Mais si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde que vous ne soyez détruits les uns par les autres.

16 Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.

17 Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez.

18 Si vous êtes conduits par l’Esprit, vous n’êtes point sous la loi.

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[NDLA : C’est ainsi que l’Eglise ne peut en vouloir à ceux qui lui tournent leur dos, même pour lui montrer leur derrière : ainsi, de tels larrons usent encore et toujours de leur Liberté, qui est le bien le plus précieux que Jésus ait donné à ses gens en partage. Ainsi, même en s’opposant à la loi de l’Eglise, ils agissent encore et toujours conformément à l’Esprit de la Loi de Christ, qui est l’esprit de Liberté.

En revanche, celui qui veut s’introduire dans le Saint des Saints pour y tripoter les reliques et trafiquer indûment avec le vin renfermé dans l’autel, celui-là est davantage, bien davantage, perçu par l’Eglise comme un ennemi.

En effet, ce n’est pas tant le paganisme dans son aspect libertaire qui pose problème ici, mais le paganisme dans son aspect « magique », chamanique, ésotérique. Illustration par la suite de ma citation de Saint Paul s’adressant aux Galates : ]

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19 Or, les oeuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution,

20 l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes,

21 l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables.

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[NDLA : Le « enivrez-vous, enivrez-vous » de Baudelaire à ce sujet était net. Par l’Ivresse, il ne désignait pas lui non plus uniquement celle de la boisson, il parlait bien sûr aussi des joies éphémères de la chair, mais, ce qui est encore plus important, il identifiait également à ces deux débauches (universellement désignées comme telles – donc quelque peu amoindries dans leur capacité de nuisance à cause de cela) une ivresse d’un troisième type, le type magique (qu’on retrouve aujourd’hui par exemple chez les New-Age, les Surréaliste, les Freudiens), ce rapport au monde halluciné qui ne rend compte de la réalité qu’à travers le miroir des symboles, que trop de gens sérieux prennent pour une chose sérieuse – ce qu’elle n’est pas.

Le chrétien n’est – encore une fois – pas celui qui ne s’enivre pas (il n’est pas celui qui ne pèche pas), mais celui qui est encore capable de distinguer ce qui est un péché (ou une « ivresse » – question de vocabulaire) de ce qui n’en est pas.]

« Pour qui ces ignobles entraves Ces fers dès longtemps préparés? »

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 …

Allons enfants de la Patrie
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie
L’étendard sanglant est levé
Entendez-vous dans nos campagnes
Mugir ces féroces soldats?
Ils viennent jusque dans vos bras.
Égorger vos fils, vos compagnes!

Aux armes citoyens
Formez vos bataillons
Marchons, marchons
Qu’un sang impur
Abreuve nos sillons

Que veut cette horde d’esclaves
De traîtres, de rois conjurés?
Pour qui ces ignobles entraves
Ces fers dès longtemps préparés?
Français, pour nous, ah! quel outrage
Quels transports il doit exciter?
C’est nous qu’on ose méditer
De rendre à l’antique esclavage!

Quoi ces cohortes étrangères!
Feraient la loi dans nos foyers!
Quoi! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fils guerriers!
Grand Dieu! par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient
De vils despotes deviendraient
Les maîtres des destinées.

Tremblez, tyrans et vous perfides
L’opprobre de tous les partis
Tremblez! vos projets parricides
Vont enfin recevoir leurs prix!
Tout est soldat pour vous combattre
S’ils tombent, nos jeunes héros
La France en produit de nouveaux,
Contre vous tout prêts à se battre.

Français, en guerriers magnanimes
Portez ou retenez vos coups!
Épargnez ces tristes victimes
À regret s’armant contre nous
Mais ces despotes sanguinaires
Mais ces complices de Bouillé
Tous ces tigres qui, sans pitié
Déchirent le sein de leur mère!

Nous entrerons dans la carrière
Quand nos aînés n’y seront plus
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre!

Amour sacré de la Patrie
Conduis, soutiens nos bras vengeurs
Liberté, Liberté chérie
Combats avec tes défenseurs!
Sous nos drapeaux, que la victoire
Accoure à tes mâles accents
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire!

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Nouvel an

C’est ainsi donc que je suis devenue l’homme du ressentiment. Quoi en faire ?

DE LA LITTERATURE, BIEN SÛR ! :-D

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