Pourquoi le peuple français est… un peuple

vache traiteUne fermière bourbonnaise en train de traire sa vache

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Oh là là, de quoi se plaignent-ils encore, ces gens qui aiment tant à s’agenouiller ? S’ils sont si respectueux du Divin, ils ne peuvent fondamentalement pas détester être « stigmatisés » ! Lol !

Chez nous, il faudrait le leur dire, être « stigmatisé », religieusement parlant, c’est la classe. ^^

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Soyons un peu sérieux, à présent, soyons honnêtes deux petites minutes… dans cette foutre de vie ou tout le monde se la raconte et où tout le monde ment… Le « Padamalgame » est tout de même une invention d’une cruauté idéologique monumentale… Je veux dire, c’est une stratégie de combat civilisationnel de très haut vol… totalement vicieuse, comparée au bon vieux racisme à la papa.

Réfléchissons ensemble, par-delà le « civilisation gap », durant une petite minute de paix fraternelle entre les peuples, voulez-vous…

Ce qui est terrible avec le peuple français, vis-à-vis des autres peuples, en particulier vis-à-vis des peuples du sud, ce n’est pas qu’il serait composé de « grands vilains racistes », allez… on sait que ça n’est pas le cas. On le sait. C’est sa profession d’antiracisme qui est la plus cruelle, évidemment.

Vous en connaissez beaucoup, vous, des peuples au sud de l’Europe qui ne sont pas racistes ou au moins racialistes, vous ? Le monde arabe, le monde africain, il est antiraciste, peut-être ? Ha ha ! La bonne blague !

Un certain fond-diffus xénophobique, c’est pour n’importe quelle personne simple et honnête – vous pouvez interroger n’importe qui à ce sujet tout autour du monde – le signe scientifique de l’existence d’un peuple en tant qu’entité distincte. On ne peut pas « être soi » sans l’être « contre l’altérité », tout le monde sait cela au fond de son cœur, car c’est une vérité mathématique. Y’a que chez nous que cette vérité est tabou.

Alors, qu’est-ce qu’ils font, les estrangers, quand ils arrivent chez nous ? Eh bien ils cherchent en premier lieu où se loge notre « fond-diffus » raciste… qui existe forcément, puisque nous sommes un peuple (qui existe forcément, puisque nous ne sommes pas des Dieux)… mais on leur met la misère en le leur cachant effrontément.

Je précise à toutes fins utiles que ce sont les gauchistes qui le cachent le mieux. Les immigrés, quand ils rencontrent les gauchistes (et c’est toujours sur eux en général qu’ils tombent en premier, les pauvres), ils se heurtent systématiquement à l’altérité absolue. Qui plus est, cette altérité absolue, le premier mot qu’elle a toujours à la bouche c’est : « Mais nous sommes tous pareils ! ». – Moi je comprends que ça les choque. Ils ne se sentent pas pareils aux gauchistes, eux. Oh là là, non ! Pas du tout pareils ! Moi non plus d’ailleurs.

– Nous ne sommes pas tous pareils, non. Mais on n’a pas le droit de dire ça à un gauchiste, quand on est dans le besoin… sinon, il ne voudra plus donner la bonne sou-soupe et le croûton de pain qui va avec. Un peu dégueulasse sur les bords, non ?

Attention, moi j’aime bien les étrangers, je m’entends bien en général avec n’importe lesquels, peu importe leur culture d’origine. Je suis fascinée par l’altérité de toute façon, et la barbarie des autres me fait rarement peur (je connais la mienne). J’en suis assez friande, pour tout dire… ça me détend. Mais ça n’est pas le cas de bien des bobos, qui s’épouvantent pour un rien. Les chochottes.

En réalité, je m’entends plus facilement avec les étrangers qu’avec les français. Mais, vous savez, aussi, ce n’est pas bien sorcier… Ce qu’il y a, c’est que je ne m’y prends pas comme les chochottes – d’une façon aussi hautaine et irrespectueuse… ‘Faut voir un peu comment ils se la pètent ! De vraies dames patronnesses, vous les verriez… ils me font honte.

Pour détendre un peu l’atmosphère et parler avec des Ouzbeks sur un pied d’égalité, vous leur causeriez du musée de l’immigration, et de la prochaine manif’ anti-FN, vous ?
– Le FN : les gauchistes, ils croient que ça veut dire quelque chose pour les étrangers… Quels nombrils !

Paradoxalement, il ne faudrait jamais commencer comme les snobs « xénophiles » le font, avec des niaiseries pareilles :  « Après tout, nous avons tous deux bras, deux jambes, une bouche et un nez » … parce que commencer par ça, ça équivaut à dire : – « Oh ! Formidaaâble ! Vous aussi vous êtes un être humain en fait », sous-entendu : même si ça ne saute pas aux yeux à première vue… Mouarf’ !

La première chose dont il faut parler avec quelqu’un qui vient d’ailleurs et qui est pauvre, si l’on ne veut pas lui faire de mal à son petit cœur tout bleu, c’est : de là d’où l’on vient soi-même, et lui faire sentir qu’on n’ignore pas soi-même la dureté de la vie et le prix de l’argent. Parce que ça, tout le monde l’a en commun. Ca, on est sûr que tout le monde comprend.

… – souvenirs de famille, vie d’autrefois, comment étaient les ancêtres, quelles étaient leurs valeurs, l’évolution des villes, la beauté des campagnes, la fierté du pays d’origine, à quoi ressemblait le clocher sous lequel on a grandi, l’attachement aux ciels, la nature, les plantes, la fierté des blasons, des châteaux, les Rois et les Reines du temps jadis, les légendes, et puis comment c’était l’école autrefois, comment c’est maintenant, ce que faisait grand-mère pour se faire obéir à la maison, comment les mamans françaises s’y prennent aujourd’hui, ce que mangeaient les gens pauvres en France dans le temps (on les appelait chez moi des « ventre-à-choux »), ce que mangeaient les riches, ce qui a évolué, et bien sûr enfin ce qui reste, qui est immuable, dans la misère comme dans la richesse, indifférent au passage des siècles et aux régions du monde… Tout cela (et bien d’autres choses encore du même acabit), tout cela, c’est apte à rassurer les pauvres quand ils nous viennent des autres pays, tout cela, c’est des points d’appui pour l’amitié et l’égalité.

Mais pas le plug anal, ça non. Le plug anal, ça, avant de comprendre, il faut déjà un solide bagage culturel, hein. J’ai des compatriotes, même, qui sont dépassés. Parce que ‘faut déjà pouvoir comprendre la civilisation, pour comprendre la décadence ! Hé oui. – Commençons-donc toujours par l’exposé de ce qu’est la civilisation, on verra après. Le plug anal c’est la motion de consolidation des connaissances, l’option facultative pour les forts en thème, pas plus.

Aux étrangers, il faut leur parler de la dentelle au crochet et au fuseau, de la langue d’oc et de la langue d’oïl, de la tapisserie de Bayeux, de nos fiertés nationales, leur chanter des chansons historiques, des chansons de soldats… Mais certainement pas commencer en leur parlant de droits-de-l’homme et d’art contemporain !

Vous pouvez être certains que tout le monde sur la terre a eu une ancêtre qui a filé la laine, tissé des tapis, brodé des napperons ou recousu des chaussettes. Vous pouvez être certains que tout le monde sur la terre a eu des ancêtres qui ont gratté la terre, possédé de la terre, se sont battus.

Par contre les « droits-de-l’homme », puis tout ce qui est cuisine politique, ça c’est quand même des pures spécificités françaises excluantes… Avant de rentrer dans le secret des arcanes du sens profond de ces « droits-de-l’homme », de comment ils sont implantés dans nos cœurs, sous quelle forme, et par quel angle ils nous prennent aux tripes, et de comment ils nous ont amené à dépasser le sentiment racialiste, et de comment on ne lutte jamais contre certaines pulsions que parce qu’on les a, eh ben c’est pas facile… ça prend des centaines d’années de transmission, c’est comme les hiéroglyphes chinois…

Croyez-moi, pour expliquer la révolution française, la liberté, l’égalité et la fraternité, il vaut mieux de toutes les façons commencer par les ventre-à-choux, la tapisserie et les récits de batailles. Sinon on ne s’en sort pas.

Les réacs, les xénophobes, ils sont davantage miteux-friendly. Parce qu’ils ne commencent pas toute discussion avec les miteux en se faisant passer eux-mêmes pour autre chose que des miteux. Ca c’est la vérité secrète de l’amitié entre les peuples.

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