Sonnet pour l’Aube

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Nul n’a vu de beauté qui n’a vu mon enfant
Quand par-dessus le mont l’aube fraîche et dispose
Au regard doux et clair dans son ciel de peau rose
De son front pur la bise irrésistible fend

Quand du piquant matin retentit l’oliphant
A l’heure où la fleur bleue de ses yeux est éclose
Et que contre mon sein sa tendre joue se pose
Et que mes rêveries vont bientôt s’effaçant
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Nul n’a comme cet ange emprise sur les ombres
Quand tinte son appel je dois me réveiller
Des trames du sommeil rompre les charmes sombres

A son soleil ma nuit doit mourir consumée
Ô trompettes sacrées ébranlez mes décombres !
L’heure de l’aube est celle où je dois me lever

[Version corrigée 3.0]

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