Balzac, la « haute », la #valeur infinie (TM) … monologue

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Putain, je n’avais pas lu Balzac.

On commence à 15 piges par Dostoïevski en pensant qu’on cherchera toute la vie à atteindre un tel niveau, à comprendre d’où ça vient le génie, comment ça pousse… On se dit qu’il n’y a rien au-dessus du russkov… Que c’est ça un roman, que c’est cet objet-là qu’il faut créer, qu’on en tient-là la définition suprême… Et puis chemin faisant, 15 ans plus tard (!), parce qu’on n’avait été jusque-là qu’un putain de cancre, une grande flemme, on s’aperçoit que le maître de Dosto était en France, que le maître véritable c’était Balzac, et que Balzac était tellement plus humble, tellement profondément plus familier, tellement plus proche de soi, de race comme de cœur, et encore tellement plus profondément moral

/Absolument retrouver la citation de Céline ou ce satané couillon, en vrai prophète, annonce les temps stupides où des gens comme moi – mal culturés, poussés dans les décombres du XXe – liront les russkov – qui sont nos élèves, les élèves de la France – comme s’ils étaient nos maîtres./

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Il fait c**** ce mot interdit : la morale. On n’a plus le droit de parler de morale sans que les gauchos ne pensent aux curés auxquels ils veulent tordre le cou et sans que les culs-bénits ne se l’approprient, ne se croient concernés tout de suite par tout ce que vous placez sous le saint patronage de la Morale, et ne plaquent sur votre discours le contenu sordide, débilitant, stérile, (ou mal compris), de leurs missels.

Nos contemporains les plus éminents ont cru qu’il leur suffirait désormais de dire qu’ils ne jugeaient pas les gens pour que leur jugement sur les gens s’en trouve magiquement ennobli. Le jugement moral, rendu, par une sainte prévention contre l’idée de « jugement », ainsi que contre celle de « morale », rendu obligatoirement juste et équilibré ! – Cette dinguerie, quand on y pense… Les nordiques sont encore actuellement engagé corps et âme dans cette impasse… et on les dit intelligents !

Le problème avec la façon dont ceux qui employaient autrefois le mot « morale » sans rougir, faisaient la morale, c’est qu’ils la faisaient imparfaitement. J’aimerais bien à l’occasion développer cette idée. Une récente relecture des contes de Perrault m’en a donné le germe. (1)

Le problème avec ceux qui aujourd’hui rougiraient d’employer le mot « morale » et pour cause ne l’emploient jamais, c’est qu’ils nous font encore et toujours la morale. Ce qu’il ont en plus, c’est qu’ils pratiquent une morale qui ne veut pas dire son nom. Une morale malhonnête, c’est un comble, vous ne trouvez pas ?

L’homme nouveau démocratique ne doit plus prétendre faire de morale… cela, afin de devenir (secrètement, dans le plus grand des silences, parce que la pensée-même d’une telle chose est tabou) une personne plus parfaitement morale que jamais on n’a vu de personne morale sur la terre par le passé. C’est cela le mirifique projet des gens qui raisonnent comme les gauchistes suédois. [Dites-moi le tabou de votre idéologie, je vous dirai ce qu’elle est.] On cherche encore et toujours a engendrer le surhomme… Ce surhomme, c’est celui qui est incapable de supporter une tyrannie, c’est l’homme démocratique par excellence, c’est-à-dire celui qui est incapable de bâtir des camps de concentration – tout le monde aura compris. On est donc paradoxalement en train d’essayer de faire naître le Surhomme Moral … et on le fait en passant par des impasses, évidemment. Parce qu’au surhomme l’impossible est possible, – par définition. #foliefurieuse

Moi, je persiste à me définir comme une moraliste et j’emmerde le monde.

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J’ai tout de même fini, à la croisée de mes chemins, par rencontrer ce milieu qu’on appelle la Haute, ou ce qu’il en reste. [Des réflexions drôlatiques sont à suivre dans un prochain billet à ce sujet.] Même si ça n’a pas duré longtemps, j’ai tout de même pu voir ce que c’étaient que ces gens. Il fallait absolument que je touche du doigt les « maladies morales » particulières à ce milieu si je voulais ne serait-ce que comprendre le sens de ce qu’on disait d’eux. Et puis, comment voulez-vous écrire la société si vous n’avez jamais de votre vie ne serait-ce qu’approché les castes supérieures ? Elles sont hélas plus difficiles à fréquenter que jamais aujourd’hui. Avant les grandes maisons étaient des employeurs, par leur domesticité elles donnaient sur la rue. Aujourd’hui tout est plus cloisonné que jamais. On est fainéant partout au dernier degré. On se complait dans la soue de son héritage. Plus personne ne se mélange.

Débectant, tout-de-même, l’esprit Marie-Antoinette… vraiment débectant ! Comment ce monstre froid de D.K. a-t-il pu croire autrefois que je pouvais être monarchiste ? –  sachez qu’il a voulu un jour, on ne sait pourquoi, m’employer (moi qui ne suis pourtant pas historienne) à écrire un livre sur Louis XVI.  Oui, j’ai un côté vieille France, oui par comparaison à ce qu’on voit courir les rues d’aujourd’hui, oui quand on voit l’impudence et l’impuissance les gens qui se réclament aveuglément de tout et n’importe quoi, des petits marquis vulgaires à crever et banals plus encore, oui je comprends que des miteux aient pu me prendre pour la Marquise de Carrabas. Mais enfin, je sais tout de même d’où je viens ! Comme disent les Goncourt, je ne vais pas envier une autre identité que la mienne – j’ai quand même un peu d’orgueil de ce que je suis ! Il paraît que je suis fidéiste. Oh, c’est peut-être ça, je ne sais pas…

Oui, j’aime les histoires de chevaleries – et plus encore l’esprit chevaleresque quand il n’est pas que des histoires. Mais il y a un fossé entre l’esprit de la chevalerie idéale – qui est une chimère romantique, cela soit dit au moins une fois, et non quelque chose qu’il faille forcément considérer comme ayant eu lieu un jour – et ce qu’était réellement la vie de cour. Tous les déchets que j’ai pu croiser de cette galaxie-là des particules défuntes, m’ont tant révoltée au plus profond du cœur qu’elles m’ont permis, à rebours, de comprendre enfin ce que mes parents gauchistes n’avaient nullement réussi à me faire comprendre enfant : la nécessité absolue dans laquelle on a été à un moment donné de couper la tête à tous ces prétentieux et cruels imbéciles.

Je n’ai pas pu les souffrir, moi, ces grossiers hypocrites. Il n’y a rien de pire que cette engeance-là. Ils sont horriblement viciés et vicieux, c’est stricte la vérité. Il y a du sang d’assassins, de psycho’, qui circule dans cet univers consanguin de la haute. Ces gens sont désinhibés dans le cynisme et la méchanceté, que c’en fait peur. C’est cela qu’on appelait autrefois, sans doute, une race dégénérée. Ceux qui restent aujourd’hui ne sont pas le dessus du panier non plus. Il est certain que leurs glorieuses références ont connu un âge d’or, et que les salons des duchesses étaient fréquentées par un monde qui n’avait rien à voir avec celui que forment leurs piteuses émules éloignées. Là-aussi, on a étêté les cimes ! Les élites actuelles qui s’accaparent la France, bien qu’elles n’aient pas plus de titres de noblesse que moi, de par la façon quasi mafieuse dont elles s’entretiennent dans leur complaisance pour elles-mêmes et leur médiocrité consanguine, arrivent à ressembler comme deux gouttes d’eau à ces bas courtisans des rois dont ils prétendent qu’ils auraient en d’autres temps combattu la tyrannie oligarchique. Il y a une égale dégénérescence vicieuse fin-de-race chez les gauchistes parisiens – j’en conviens sans polémiquer.

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A présent, tournez-vous vers Balzac et Hugo. Voilà des hommes qui incarnent à mon sens l’idée de ce que doit être un homme. Étaient-ce des élus par héritage, que ces phénomènes-là ? Non bien sûr ! Les Grands véritables, les génies, n’ont de parenté avec personne – ou seulement des parentés intellectuelles qui sautent par-dessus les siècles -, et même s’ils honorent toujours secrètement leur devoir sacré de piété filiale, ils n’ont pas besoin de décliner leur identité civile jusqu’à la huitième génération pour être ce qu’ils sont. Ils viennent aux yeux du monde ex-nihilo comme notre Univers le fit à sa création, et c’est bien mieux comme ça.

En vrai, c’étaient des hommes d’extraction populaire que ces deux-là – certains de leurs égaux dans le ciel des belles lettres furent des nobles, bien sûr, mais parce que c’étaient des nobles qui tranchaient forcément tout-autant avec leur milieu, il faut bien vous dire qu’ils ne durent pas davantage leur génie à leur pedigree. Balzac et Hugo ont eu honte tous les deux en leur temps de ne pas sortir de la cuisse de Jupiter – car une telle chose les aurait sans doute davantage autorisés au yeux de la société (ainsi qu’à leurs propres yeux) à être ce qu’ils étaient. Il n’en demeure pas moins qu’ils édictèrent eux-mêmes leurs propres critères d’élection – on n’eut point besoin de leur apprendre ce qui était « bien », ce qui était « vrai » et ce qui était de bon goût – ce n’étaient point des « suiveurs » – et qu’il n’y a très-certainement aucune autre façon d’être honnêtement « un élu » que cette façon prométhéenne-là. A mon avis, il faut laisser les autres « façons » – celles qui reposent sur des idées de castes – aux primitifs et aux sauvages. La prise en compte du milieu d’extraction d’un joyau est nécessaire, je n’en disconvient pas… Je ne suis pas comme Brassens l’ennemie de l’esprit de clocher, car il faut bien venir de quelque part – et si possible il faut revenir de loin – pour porter en soi une vraie différence qui tranche avec le « lieu commun » où grenouillent les autres… mais enfin, une fois pour toute, l’extraction n’est nécessaire que dans la mesure où l’on s’en extrait.

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Balzac était très humain, comme homme. Il était très français, et d’une façon qui aujourd’hui ne passerait plus, qui n’est plus du tout du tout à la mode. On se moquerait bien méchamment de nos jours de quelqu’un qui professerait l’idée toute pure, toute extrême, et toute courageuse, que cet homme avait de la grandeur d’âme. On ne le trouverait pas suffisamment « réaliste »! Ce qui est un paradoxe amusant.

Il faudra tout le même un jour révéler ceci à ceux qui ne trouvent pas les vertueux suffisamment réalistes :
La grandeur d’âme n’a pas à être « pragmatique » ou « adaptée », la grandeur d’âme c’est la fidélité de principe, à des principes que l’on ne peut contrarier sans se corrompre. Oublier que la vertu n’a pas à être « réaliste », – dans l’acception impropre qu’on les sots de ce terme -, c’est oublier qu’un principe moral est comparable à une graduation sur la grande échelle des valeurs morales, et qu’effacer les graduations n’a jamais été un bon moyen pour apprendre à compter. Oui, il faudrait toujours, pour tenir ses comptes proprement, compter la vraie valeur des choses sans faire abstraction de la valeur « infini » !…

#valeur infinie

Voici une illustration de ce difficile paradigme qu’il y a longtemps que je macère en moi-même, et dont je voudrais que vous n’ayez pas fini d’entendre parler :

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Si tu es mon ami et que je veux te faire un don, comme ma propre richesse n’est pas infinie, et comme aucun être dans le besoin n’est dénué d’orgueil, si je veux évaluer le prix de ce que je te donne, je ne peux ignorer par ailleurs de quelle ampleur est ton besoin, ce pourquoi il va falloir que je me demande si notre amitié est suffisamment forte pour impliquer que ce qui est à moi soit à toi (auquel cas le montant de ma propre richesse comme celui de ta pauvreté n’importe plus –> 1ère occurrence de la « valeur infini »), ou s’il y a un risque que nous nous brouillons un jour et qu’alors tu te rappelles ce que tu me dois avec amertume. Je peux aussi te faire comprendre clairement que quoi qu’il arrive j’aime offrir des choses à mes amis, et que ma bonté à ton égard sera toujours sans limite (2ème occurrence de la « valeur infini »), mais dans ce cas je dois tout de même me demander si tu mérites une telle confiance, car un méchant ou un imbécile en abuseraient forcément, cependant il est également possible que j’aie admis la possibilité que tu abuses de ma confiance et que je t’aie déjà pardonné par avance, car une parole donnée est une parole donnée et cochon qui s’en dédit (3ème occurrence de la « valeur infini »). Il se peut aussi qu’en abusant de générosité à ton égard, je te force à accepter sans conditions quelque chose que tu préfèrerais peut-être accepter sous conditions, car tu n’aimes pas être lié à moi par des liens aussi forts et intangibles. Il se peut que ma générosité débridée te fasse honte et t’angoisse, car tu aurais peut-être été incapable d’en faire autant pour autrui, auquel cas je dois aussi respecter ta sensibilité si je veux être réellement généreuse à ton égard, et non pas comme cela profiter de ta situation  pour t’aliéner à moi moralement. (Il y a là une 4ème occurrence de la « valeur infini » : une sorte de dette morale infinie, très difficile à solder, que la « belle âme » qui abuse de sa « belle âme » contracte à l’égard de ceux qui ne sont pas des « belles âmes », qu’elle choie contre leur volonté, car ils ne peuvent de toute façon pas lui rendre sa mansuétude).
Il va falloir donc, pour comprendre la nature de mon cadeau, que j’ajoute ou que je retranche à la valeur sonnante et trébuchante de mon cadeau, toutes sortes de valeurs d’un autre ordre : l’ordre moral. Il faut inclure un nombre très important de paramètres pour approcher, avec le regard perçant du romancier réaliste, la nature véritable de ce qu’un cadeau coûte à celui qui l’offre, ainsi qu’à celui qui le reçoit, de même que ce que le fait de l’offrir lui apporte éventuellement de valeur ajoutée – aux yeux de son bénéficiaire comme à celui de son auteur… et ainsi de suite.

Cachée derrière toute affaire un peu sérieuse qui concerne l’appauvrissement ou l’enrichissement des personnes sur les diverses échelles de valeur financières et sociales, il y a toujours une infinité de données invisibles, à minutieusement inscrire sur le grand tableau secret des gains-et-pertes de l’Idéal et de la grandeur d’âme, qui loin d’exister parallèlement à la soit-disant « valeur réelle » des choses et sans interagir avec, a pour vocation suprême de déterminer la valeur du réel, en déterminant les actions et les ressentis de ceux qui l’habitent… – Pour vous donner encore une image  : les sentiments, les passions, les aigreurs, les pudeurs, les rancœurs, les obsessions, les promesses, les choix, sont un peu comme le mouvement des fils de nylon qui sont attachés aux mains et aux pieds des pantins d’un théâtre de marionnettes : ils sont les seuls vecteurs possibles de toutes les actions vues par le public sur la scène.

Je dois dire que la lecture du Père Goriot a été une véritable révélation pour moi. C’est elle qui me permet sans doute de verbaliser aujourd’hui ces idées avec une telle assurance de mon bon droit et de mon utilité. Il s’agit d’ailleurs d’une œuvre qui illustre à merveille mon propos.

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Le romancier « réaliste » ne s’est jamais proposé, comme le croient les publiés de l’édition actuelle, de présenter à nos yeux un monde fruste, terrien, grinçant et décevant. Le romancier dit « réaliste », à la base, a juste pour passion d’observer avec réalisme comment le monde fonctionne. Il ne prive pas le réel de sa part d’idéal, il observe seulement avec exactitude ce que donne l’idéal, ce qu’il engendre, et en quels autres principes il se détériore, lorsqu’il est plongée dans le bain d’acide de la société. On ne peut comprendre les hommes – on ne peut comprendre le caractère décevant des hommes – lorsqu’on fait comme si l’idéal n’existait pas. C’est parce qu’il existe, parce qu’il est une donnée du réel qu’on ne peut pas impunément supprimer, que l’animal humain est un animal mélancolique, et que les négationnistes de la valeur : « grandeur d’âme », échafaudent des plans qui se révèlent toujours à terme 100% désastreux, quelles que soient les bonnes intentions qu’ils y infusent.

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Balzac me donne l’impression rassurante de quelqu’un qui ne parle pas aux instincts, aux mythomanie, à l’idée que les gens veulent se faire d’eux-mêmes, aux chimères et aux Ubris. Il me donne l’impression prégnante d’être un frère qui ne chante pas pour me faire danser, mais qui me parle simplement parce qu’il me connait bien, qui me regarde dans les yeux sans mépris mais sans faire de cérémonies non plus, qui me rappelle à ma matérialité au lieu de m’entretenir dangereusement, comme font ceux qui racolent, dans la stérile folie des grandeurs… Enfin, j’ai plaisir à ne le sentir pas si éloigné de moi.

Beaucoup de gens sont comme certains prophètes d’antan : il ne daignent écouter que ce qui leur parle d’en-haut. Moi je suis du parti de regarder tout le monde dans les yeux. Personne n’est assez bas pour qu’on ne le regarde pas pour ce qu’il est. On ne demande pas à un pauvre hère d’être autre chose qu’un pauvre hère. Et d’ailleurs il y a des vertus accessibles aux pauvres hères, qu’on peut se proposer à croire digne d’eux si l’on a un peu de bienveillance à leur égard, et qui sont pas celles qu’on attend des richards ou des enfants gâtés. Plutôt, il faudrait dire que ces vertus sont les mêmes, mais que chez les uns et chez les autres, en fonction de leur condition, elles ne se présentent nullement sous la même forme. Par exemple, allez-vous demander à un pauvre homme qui n’a rien, de faire preuve de charité à la façon de Saint-Martin qui coupa sa chemise en deux avec une épée ? Non bien sûr. La charité chez le pauvre est encore possible, mais ce n’est pas la même. A lui, ce qu’on lui demande avant toute chose, ce n’est pas une charité d’argent.

(1) C’est sous cet aspect notamment que la morale chrétienne traditionnelle telle qu’on la lit dans les contes de Perrault est parfois un peu imparfaite : elle demande trop souvent aux uns et aux autres les mêmes choses, sans se soucier de ce qui est plus facile pour l’un que pour l’autre. Je ne légitime pas ici la « culture de l’excuse » des gauchistes – attention ! -, qui est une autre impasse. Ce que je dis, c’est que tant qu’à demander à tout le monde de faire des efforts, il faudrait parfois un peu mieux se renseigner sur ce qui pour chacun constitue précisément un effort. Il y a des gens, certes, qui ont bon cœur… mais je ne crois pas pour autant qu’il existe de vraie bonté qui soit simple ou facile.

Chacun a un certain nombre de devoirs à accomplir qui est en rapport avec la position qui l’occupe au moment de les accomplir. L’homme n’est pas sa propre position sociale, l’homme ne se résume pas à la nature des relations qu’il entretient avec les autres, mais s’il veut se montrer digne, il doit se montrer digne avant toute chose de lui-même, ce pourquoi il doit accepter les défis que sa vie lui proposent, ceux que sa position et ses relations lui demandent de relever chaque jour, et sans rechigner. Toute contrainte mérite un courage – ne serait-ce que celui, en dernier recours, de l’envoyer balader. La vie est un combat contre le mal dont on ne choisit pas les champs de bataille. On ne répond pas par de l’esprit à rebours à une offense mortelle, et cela par contre vaut pour n’importe qui.

On a tué le monde en tuant ces mots : noblesse de cœur, vertu, fidélité, largesse, gratitude, honneur, piété filiale.

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…La suite au prochain billet…

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