OK. Je vous fais quand même un dessin et je me barre.

—> On s’y attaquait aux Droits de L’homme… voilà pourquoi la Réacosphère a d’abord plu en haut lieu… et voilà pourquoi elle a attiré du beau monde.

Eux aussi ils entendaient s’attaquer aux Droits de l’Homme.

_ Nous, nous prétendions nous moquer de l’hypocrisie des pouvoirs publiques qui galvaudaient nos plus hautes valeurs, qui se faisaient des T-Shirts racoleurs avec nos tabous civilisationnels sacrés.

Eux ils entendaient réellement s’attaquer aux Droits de l’Homme.

_ Nous, on avait oublié. On ne voulait pas dire ça. Enfin pas comme ça. On voulait juste un peu plus de liberté de rire. Et de médire. Refaire l’histoire comme les parents, sur un bout de comptoir, sur un bout de papier.

Eux ils voulaient juste se débarrasser des Droits de l’Homme.

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« Est-ce que vous vous rendez vraiment compte de ce que cela signifie ?! », ai-je hurlé à mes petits camarades.

Mes petits camarades ont ri. Ils voulaient continuer de jouer avec les mots, avec les concepts, avec la vie.

Ils avaient perdu le goût de vivre, ils se foutaient de tout, leurs mères, leurs frangins, leurs nanas, pour eux c’était qu’du cinéma…

Mais… la faute à qui ?
Pas la faute à ces pauvres bougres d’aspirants-intellectuels, pas la faute à ces pauvres pingouins en costard-cravate, forcés de bosser ou mourir, avec le flingue de la société sur la tempe.
Pas leur faute à eux, par leur faute à eux, les petits hommes blancs sérieux et bilieux, attachés par le cou à la peine de chaque jour, à un destin sans surprise, à un destin sans amour et sans joie… Moi je les ai aimés, parce qu’ils étaient quand même de braves types, qui pour la plupart allaient tous les jours de la semaine au charbon, des pauvres petits garçons dont l’enfance s’était finie trop tôt, dont la pauvre vie de forçats se résumait à continuer de faire bouillir la marmite, la satanée marmite dans laquelle ils cuisaient eux-même tous nus, la marmite de leur civilisation.

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***

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Est-ce que vous connaissez l’histoire de Pierre qui Criait au Loup, bande de fiottasses ?

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Cela se passait dans un petit village à côté de la forêt. En une période antérieure à l’histoire qui nous intéresse, il y avait eu des loups dans cette forêt.

Depuis quelques temps Pierre s’amusait à crier : « Au loup ! » alors qu’il n’y avait plus de loups. Juste pour le plaisir de lire la peur sur le visage des gens.

Pierre croyait-il que les loups n’existaient pas ?

Pourtant, s’il n’y avait jamais eu de loups mangeurs d’enfants dans la forêts, alors Pierre n’aurait jamais fait peur à personne en criant : « Au Loup ! ».

Les loups n’étaient pas un mythe mais bel et bien une réalité – la fin tragique de l’histoire du petit Pierre-qui-riait-au-loup, le prouve. Seulement, c’était une réalité qui n’était peut-être pas encore d’actualité, ou qui ne l’était plus pour l’instant.

Depuis quelques temps, tout laissait à penser que les loups avaient disparus. On ne les voyait plus. Ce qui a laissé l’occasion à Pierre de plaisanter à leur sujet. Où les loups étaient-ils passés durant cet intervalle de temps ? Le conte originel ne le dit pas.

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Vous rappelez-vous les paroles de la chanson ?

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Les hommes avaient perdu le goût
De vivre, et se foutaient de tout
Leurs mères, leurs frangins, leurs nanas
Pour eux c´était qu´du cinéma
Le ciel redevenait sauvage,
Le béton bouffait l´paysage…

[…]

Les hommes, ils se foutaient de tout ? Et alors… ça a fait venir les loups ?

Mais Pierre, le petit Pierre, est-ce qu’il n’était pas par excellence l’un de ces petits bonhommes qui se foutaient de tout ?

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Attirés par l´odeur du sang
Il en vint des mille et des cents
Faire carouss´, liesse et bombance
Dans ce foutu pays de France
Jusqu´à c´que les hommes aient retrouvé
L´amour et la fraternité….

[…]

L´amour et la fraternité… denrée rare.

Autant dire que la libération n’est pas pour demain.

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***

Maintenant montons la complexité du discours d’un cran :

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L’homme étant un loup pour l’homme, surtout quand il se fout de tout,

Pierre étant l’un de ces hommes qui se fout de tout,

Pierre n’est-il pas lui-même un loup ?

***

Allez encore une marche :

N’y aurait-il pas intérêt, pour un loup, à sortir un jour de la forêt grimé en petit garçon et à se conduire comme Pierre-qui-criait-au-loup ?

Si ! Il y aurait pour le loup un intérêt certain à se conduire ainsi, s’il en était capable :

1 _ Faire ressurgir constamment le souvenir de la peur du Loup, sans a-propos, sans charité ni pudeur, ni sens de la mesure, et sans que jamais rien ne se passe, est propre à endormir la méfiance des gens.
[–> Voyez à ce sujet ce qu’on appelle la « pornographie mémorielle ».]

2 _ Utiliser la peur du loup pour alimenter des jeux, banalise le signal d’alarme que les hommes ont fabriqué pour se prémunir de lui, et le jour où le « mythe » (ainsi déréalisé) sort à nouveau du bois, les hommes qui n’y croyaient plus se retrouvent totalement désorganisés.

***

Toujours plus haut :

Si Pierre, en réalité, n’avait pas été Pierre, mais avait été le loup… alors il n’aurait pas fallu s’étonner de ce que tout le temps de ses jeux dangereux, le loup ne fût pas sorti du bois… Le loup était déjà là ! Le loup était au milieu du village… simplement les villageois ne le reconnaissaient pas !

*************

Illustration pratique :

_ Quand à l’école on bourre les enfants de « Devoir de Mémoire », à quoi aboutit-on, sinon au contraire exact de l’effet recherché ? – Les enfants deviennent prêts à faire ce que sans cela ils n’auraient sans doute pas osé : rire de l’horreur, rire de la guerre. Une bonne façon de préparer ces jeunes à devenir eux-mêmes de la chair à canons, vous ne trouvez pas ?

_ Quand partout le terme « j*if » est employé, à tout propos, et par la communauté feuge, et par les ennemis de la communauté feuge… que fait-on d’autre sinon encore et toujours banaliser des tabous civilisateurs (or la civilisation c’est le tabou) et attiser le fantasme autour de ça ? … Quand on fait un battage infernal au sujet de l’influence considérable de ces gens… que fait-on d’autre à part nourrir encore et toujours leur délire de toute-puissance qui les pousse à se croire légitimés à agir n’importe comment ?

Illustration ultime :

_ Quand ce sont les mêmes gens qui : 1) encouragent sur le net les intellectuels français à se rebeller contre le Grand Remplacement, 2) participent activement aux côtés de nos élites PS au pouvoir, à la grande ouverture des vannes de l’invasion migratoire… Où est la logique ?

_ La logique je vais vous la dire : elle consiste à prendre les gens intelligents dans une tenaille intellectuelle. Il s’agit de les contraindre à s’identifier, bon gré mal gré, aux méchants-racistes-nazis-ségrégationnistes de naguère, en les poussant de part et d’autre – contraints et forcés par la mauvaise tournure des évènements – à se révolter contre les étrangers qui les envahissent.

A qui profite le crime ? Je vais vous le dire également :

_Il profite à ceux qui ne veulent pas que les peuples blancs européens sortent du rôle éternel du « flic méchant » dans lequel le XXe siècle les a englués. [Alors que l’Occident, c’est bien plus que ça. L’Occident, c’est le Génie.]  il profite à ceux qui veulent continuer de nourrir toute culpabilité aliénante qui va avec, et tout le commerce établi autour de cette culpabilité.

_ Il profite aux pouvoirs suprêmes (Europe ou Gouvernement Mondial) qui viendront en Europe et ailleurs remettre de l’ordre dans tout ça, et qui pourront ainsi le faire au nom du peuple européen et des intellectuels européens, sans que l’on n’ait besoin de chercher plus loin la motivation réelle de leurs actes et la vraie origine du mal.

_ Il profite à ceux qui ne savaient pas jusque-là comment faire pour contraindre l’Occident à l’esclavage, autrement qu’avec de l’eau de rose, du sucre et de la bienpensance, – cela à cause des préventions de l’Occident contre tous les systèmes totalitaire, et surtout à cause du mauvais souvenir des nazis. Il profite donc à ceux-là qui pourront désormais faire remarcher les armes à feu dans nos rues, établir une surveillance accrue des services secret et de la police sur les civils, employer tous les moyens de coercition imaginable, toujours sous couvert de sauver le peuple occidental de la vermine, et sans plus encourir le risque d’être discrédités en étant identifiés aux nazis.

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Voyez à ce sujet le passage suivant de la chanson de Nino Ferrer :

Lune et dollars, matraque et rêves,
La matraque, c’est ce qui prend plus longtemps.

On fait la croix sur ce qui reste,
La croix de guerre évidemment,

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Allez zou’ !

Finalement c’est AMQC qui a raison.

A quoi cela me sert-il de continuer à bloguer dans l’état actuel des choses ?

A conserver l’espoir de me faire voler une ou deux idées par des mecs qui ont la visibilité publique que je n’ai pas ?

Putain mais l’encule monumentale ! … et quelle déprime !

Non, le jeu n’en vaut pas la chandelle. Je n’aime plus personne dans ma société. Ni dans les autres sociétés du monde, d’ailleurs – partout ailleurs ils ont le cul encore plus sale que chez nous.

Rien que des collabos partout. Des petits kapos, qui veulent goûter à la soupe.

On ne fera rien de bon rien avec de telles recrues, et c’est tant mieux.

Je vous dis salut !

La fin des Bardes

Pourquoi à votre avis y a-t-il une crise des vocations dans le showbizness ?

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Parce que cela commence à se voir un petit peu trop que c’est toujours la pureté qu’on prostitue…

Si encore on prostituait le vice… mais non, mais non !

Pas assez « juicy », le vice. Pas assez goûteux. Qui aime le vice ? Certainement pas les vicieux !

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La vertu croit toujours s’en tirer par l’exposition d’elle-même, n’est-ce pas ?

Elle croit, par son beau visage clair exposé au soleil, réfléchissant la lumière du soleil, rédimer tout…

Vanité, pour le coup. Oui, en la demeure, je l’accorde à l’Ecclésiaste, il y a bel et bien vanité !

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« Je ne suis pas Dieu mais je suis fait à son image… Je donne l’image de lui… Je perpétue le souvenir de ce qui fait son essence… » – pense le Barde.
Mais l’activité du Barde aujourd’hui se limite à distraire le monde de l’essentiel,
en lui faisant croire que beauté et vertu sont encore d’actualité
alors que ça n’est plus le cas.

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L’exposition de la « Possibilité d’une Vertu, d’une Beauté, d’un Bonheur »,
ne sont plus que des leurres destinés à tromper les esclaves sur la profondeur réelle de leur asservissement.
Il s’agit de faire durer le plaisir de ceux qui exploitent le filon (le filon de la Vertu et de la Beauté des autres) jusqu’à son épuisement.

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Ca y est, il est quasiment épuisé.
Ils ne savent plus où trouver des divertissements qui soulèvent encore le cœur des foules.
Ils sont prêts à utiliser l’image d’Hitler, et même à ressusciter Hitler à la manière du Docteur Frankenstein,
aujourd’hui, si nécessaire,
pour ranimer un peu le zinzin qui les fait vivre.
Mais déjà les foules n’ont presque plus en-vie. Or sans l’en-vie, le capitalisme s’écroule.
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Car voilà, au petit jeu de la prostitution, au petit-jeu de la vente d’elle-même, elle ne s’en tire plus, la beauté.
Elle s’en tire de moins en moins.

Il y a eu Edith Piaf et il n’y aura plus Edith Piaf.

Car dans un monde où rien n’est gratuit, l’amour n’a plus qu’à faire ses bagages.

L’amour se donne, il ne se vend pas. Et si des salauds font leur beurre sur le dos de l’amour (qui jusque-là, fort de la pureté de sa nature, s’en foutait bien), cela ne peut pas durer éternellement. Arrive un moment où si l’amour n’a plus du tout sa place, où si l’amour voit qu’il est instrumentalisé partout, arrive un moment où l’amour cesse d’être l’amour… arrive un moment où il préfère le suicide.
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La vertu et la beauté ont décidément été trop dévaluées dans notre monde pour jouer encore le jeu. Elles sont affamées ! Il n’y a plus rien à becqueter ici-bas pour elles !
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Croient-ils que l’Amour puisse se contenter de la virtualité ?

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Quand aujourd’hui la vertu et la beauté se prennent encore « au jeu »,
quand aujourd’hui elles se donnent encore pour la beauté du geste (ce qui est dans leur nature)
alors elles ne le font plus désormais que pour sauver un ordre qui est décidément bien trop celui qui concourt précisément à leur humiliation systématique et à leur perte.
Trop mauvais marché ! On n’achète plus !
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L’Amour devient économiste… et s’arme intellectuellement contre ses oppresseurs !

Vous avez réussi cela. Mon Dieu !
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Les meilleures oies blanches aujourd’hui démissionnent avant même que d’être jamais entrées dans la carrière
Les oies sauvages sont parties à tire-d’aile, on ne les verra plus.

Parce qu’on se fout décidément bien trop de leur gueule !

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***

Reprise en mode mineur de tout ce qui a été précédemment développé

Tiens, c’est marrant, on ne la voit plus, elle…

Elle faisait des jingles sur Canal, non ? M’a toujours été sympathique cette gonzesse…

Quand on parle du sang de l’oie répandu sur la neige, hein…

Je sais pas comment cette image vous parle, mais elle parle, c’est un fait.

***

Il faudrait trouver le « canal », la fréquence, sur laquelle sonne la Vérité… apprendre à reconnaître cette fréquence, comme le chien reconnaît l’appel de son maître… et trouver le moyen de ne communiquer entre nous que dans cette tonalité-là.

Il y a parfois des athées dont la voix « sonne » juste, et même plus juste que celle de bien des prêtres…

Il y a évidemment des athées fort bons et fort loyaux, et qui ont tout à apprendre aux mystiques. C’est un fait.

Pourquoi moi, qui suis allée jusqu’au délire dans la foi, jusqu’au sommet de ce qu’on appelle l’accès de mysticisme, pourquoi moi ne jetais-je pas les athées aux ordures ? … pourquoi cherchais-je donc à penser aussi l’athéisme ? … Mais la question suppose la réponse ! … Mais c’est la preuve-même de mon désintéressement dans la recherche de la Vérité !

***

La vérité est si obscurcie en ces temps et le mensonge si établi, qu’à moins d’aimer la vérité, on ne saurait la reconnaître.

Blaise Pascal / Pensées

***

Pourquoi dit-on des Goncourt qu’ils furent des précurseurs du naturalisme ? Parce qu’à l’origine le naturalisme – dans leur esprit -, c’était ça :

Lundi 3 juin 1889, Journal :

Oui, c’est positif : le roman, un roman tel que FORT COMME LA MORT (de Maupassant), à l’heure actuelle n’a plus d’intérêt pour moi.  Je n’aime plus que les livres qui contiennent des morceaux de vie vraiment vécue et sans préoccupation de dénouement, et non arrangée à l’usage du lecteur bête, que demandent les grandes ventes… Non, je ne suis plus intéressée que par les dévoilements d’âme d’un être réel, et non de l’être chimérique qu’est toujours un héros de roman par son amalgame avec le mensonge et la convention.

Inutile de préciser que les tenants officiels du Naturalisme qu’on fait lire dans les écoles ont trahi l’idée première du mouvement telle qu’elle a été définie par leurs maîtres… Les Goncourt (et surtout Edmond qui vécut le plus longtemps) sont des maîtres qui ont tant et tant été enviés de leur vivant par leurs rejetons nombreux, que ces derniers (à l’exception peut-être de Jules Renard qui les appelle les « Papas » dans son Journal) ne leur ont même pas fait la politesse de témoigner après leur mort, à la postérité, de tout ce qu’ils leur devaient. Zola par exemple les a plagié cent fois, et a fait à partir d’idées qui n’étaient pas souvent à lui, une œuvre essentiellement de nature racoleuse et commerciale, mais aujourd’hui on ne s’en souvient plus. Quand la Postérité (en laquelle les Goncourt avaient encore la naïveté d’avoir la foi) est une chienne pareille pour des Grands Hommes, on a l’impression que la mort les fait mourir deux fois : de corps et d’esprit.

***

SANS TRANSITION :

Regardez ce que je notais déjà en février 2014 :

https://raiponces.wordpress.com/2014/02/20/enc-oui-mais-avec-tendresse/

Qu’on m’appelle monomaniaque si l’on veut.

***

Ca c’est un petit cadeau pour A Moy Que Chault :

Allez fais pas de bétises, y’a plein d’gens qui t’aiment… Tiens, XXXXXXX, elle croyait qu’il était impossible d’entrer en communication avec toi, et que j’étais folle de prétendre pouvoir le faire… Elle en pinçait grave pour les productions de ton esprit… au point même où elle ne voulait pas croire que tu puisses être vraiment laid en écrivant aussi bien. Chacun il a bien ses propres souffrance silencieuses, mon petit pote. ^^

***

On m’a dit un jour : « Il y a des auvergnats qui sont feuges »,

… mais pourquoi n’y aurait-il pas des feuges qui seraient devenus auvergnats ?

Pur génie, lol !

REVOIR ANTAN (l’info continue) _ #Loi #Runes #Secrets_druidiques

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Baudelaire a écrit :

Le paganisme et le christianisme se prouvent réciproquement. La Révolution et le culte de la Raison prouvent l’idée du sacrifice. La superstition est le réservoir de toute vérité.

Je vais plus loin et je dis :

L’ATHEISME PROUVE LA RELIGION, l’athéisme et la religion se supposent réciproquement comme le pré-requis l’un de l’autre. Pas de religion possible, et encore moins de solidité théologique, sans un certain préjugé d’athéisme, qui est le signe qu’on possède encore sa raison.

***

J’avais entendu dire ceci à un homme d’esprit, il y a quelques temps :

Nous vivons les temps les plus chrétiens du monde, jamais on n’a vu tant de gens pieux.

Je m’étais récriée. Le christianisme ne se limite pas à une prostration solitaire d’homme moderne en proie au doute absolu, qui prie dans l’attente d’un miracle. Aussi les temps ne sont pas particulièrement chrétiens. Les gens sont prêts à croire à tout et n’importe quoi pourvu que ça les sauve. Hérésies comprises.
Par contre il est vrai de dire que l’air du temps est à la piété. Seulement si la piété est un autre nom pour la passivité des faibles et des vaincus, alors dites-vous bien que la religion qui mènera tous ces pauvres gens désaxés par le bout du nez ne sera pas une religion créée par des gens pieux. Elle sera au contraire la création des derniers individus – les plus roués, les moins dubitatifs, les moins rêveurs – qui auront à la fin des fins conservé la tête sur les épaules.

***

Quand on postule que l’athéisme est une invention moderne, je trouve qu’on oublie un peu vite l’évidence suivante : que l’homme a vraisemblablement inventé Dieu à seule fin de s’expliquer quelque chose qui à la base lui était totalement incompréhensible, à savoir : sa mort. La religion naît de l’incompréhension primordiale du sens de la vie, et non l’inverse.

Si jadis on a présenté la piété comme une vertu, n’était-ce pas tout simplement parce que la piété était déjà considérée par les anciens comme n’allant pas de soi ?…

En effet, si la piété avait vraiment été une telle évidence pour tout le monde dans les époque primitives, alors pourquoi aurait-on même jugé bon d’inventer un mot pour la nommer ?

Supposons une société qui ne conçoit pas le doute ; cette société est-elle en mesure de conceptualiser l’absence de doute, et de la prôner ? Ici nous entrons dans le domaine de l’Absurde.

Il est évident que la non-croyance en Dieu, ou si l’on préfère le non-souci de Dieu, a toujours été une tentation humaine. Sinon il n’y aurait jamais eu dans les temps anciens ni menteurs, ni voleurs, ni avocats, ni fins politiques. Car ces gens-là sont des gens qui jouent avec les lois. Or, quoi qu’on en dise, le fait de jouer avec les lois signale toujours peu ou prou chez l’homme une certaine capacité de décontraction, de recul ironique, vis-à-vis des autorités. Cependant, quelle autorité ancienne ne fondait pas sa légitimité dans le droit divin ? Il n’empêche ; contre vents et marées, jouer avec les lois – même divines – reste dans la nature de l’intelligence humaine.

***

A tous ceux qui se figurent que la religion est un luxe, une beauté inutile, dont il aurait pourtant été facile de se passer, il est aisé de prouver en quoi elle est au contraire très utile à la société.

En effet, l’homme parfaitement matérialiste, celui qui sait qu’il va mourir et mourir définitivement, comme l’a fort justement fait remarquer l’infâme Robespierre (poil au derrière), n’a aucune raison raisonnable de « jouer le jeu »… – à savoir, le jeu des convenances sociales, le jeu du respect de l’ordre établi.

Ceux qui nient l’immortalité de l’âme se rendent justice.

Maximillien de Robespierre

Car alors, toute folie de sa part, toute trahison envers l’ordre établi (un ordre établi qui peut bien se passer de lui au demeurant, et qui lui survivra de toute façon), n’a aucune raison de ne pas apparaître  à l’homme comme la façon la plus spirituelle de se rendre justice à lui-même de son humaine condition… Ainsi, toute infamie ayant un quelconque intérêt pratique, toute bassesse un peu délectable, se présente à lui comme une occasion sublime de prendre par avance sa vengeance sur l’injustice indépassable de sa condition. C’est ce qu’on appelle la pensée nihiliste.

La pensée nihiliste est profondément rationnelle. Elle consiste simplement à douter de tout, et à tirer de ce doute universel certaines conséquences existentielles qui s’imposent. Le nihiliste trouve ainsi le moyen de rire de la mort. Il n’en pleure plus.

Au nihilisme, il n’y a qu’une réponse à apporter – une réponse rationnelle s’entend, puisque le nihiliste ne veut rien accepter qui ne soit pas rationnel -, et c’est la réponse de Blaise Pascal.

 Il n’est pas certain que tout soit incertain.

Blaise Pascal

Pour bien comprendre cette phrase, il faut la traduire en langage mathématique. Je vous laisse faire.

***

De là, de toute éternité, provient évidemment toute haine, toute rage, tout ressentiment : de la lucidité. La vie est injuste de nature, et il faut être idiot, aveugle ou lâche pour ne pas s’en rendre compte. Ainsi, les gens qui pratiquent les opiums sont évidemment des doux. Mais leur douceur à eux est une facilité. Tandis que la douceur chez les lucides est un exercice mental des plus difficiles.

Opter pour la douceur quand on est un lucide, c’est la définition éternelle de la sagesse, dans toutes les sociétés humaines.

***

Dans la série américaine House of Cards, j’ai entendu le personnage principal (un anti-héros du nom de Frank Underwood, devenu Président des Etats Unis), dans un accès d’iconoclasme profanateur, demander au Christ :

Pourquoi y a-t-il des gens qui meurent, si Dieu est bon ?

Rares sont les croyants en mesure actuellement de répondre à cette question. Ils aiment trop leur vie et leur Dieu pour cela.

Autrefois, quand on souffrait davantage de souffrances matérielles, liées aux corps, je pense que la question se posait moins. On priait pour que la souffrance cesse, et l’on accueillait plus souvent la mort comme une délivrance.

En revanche, là où les croyants sont devenus trop douillets aujourd’hui pour songer aux implications réelles, relatives à la bonté supposée de Dieu, du fait que la mort existe, un athée suffisamment cultivé et honnête pourra continuer de répondre à la question de Frank Underwood sans sourciller.

Il suffira à l’athée de se souvenir – comme évoqué plus haut – que Dieu n’a pas inventé la mort, mais que Dieu a été inventé en premier lieu pour pallier au problème philosophique de la mort.

Il remettra le problème à l’endroit et les moutons seront bien gardés.

***

Jamais il ne viendrait à l’esprit d’un athée que la mort puisse avoir été inventée par Dieu . Cela lui paraîtrait absurde.

Or, en effet, même du point de vue des religions, l’athée a raison. Si l’on y regarde d’un peu plus près, même dans la Bible on trouve, en préambule à tout, le schéma suivant : une nuit éternelle, c’est-à-dire la mort, précédant l’apparition du Verbe créateur. Exactement selon le même scénario, il y avait chez les grecs antique un Chaos primordial avant l’apparition d’Eros.

Ainsi, dans l’esprit des premiers hommes, il est évident que ce point-là n’a jamais été remis en question : il faisait nuit avant que le jour ne se lève. Il faut être un vrai illuminé, comme seul l’homme moderne peut-être illuminé, pour s’imaginer l’existence possible d’une lumière sans ombre, d’une vie sans la mort, ou d’un long jour sans nuit.

La mort entre dans ce fameux « cahier des charges » [expression que j’adore] des bons Pères Goncourt, auquel Dieu, s’il existe, a sans recours possible été soumis pour construire le monde.

Je les paraphrase : « Il a dû faire la nuit pour faire le jour, il a dû faire l’hiver pour faire l’été.. etc. » Ici nous entrons dans le domaine de la poésie.

***

Quoi qu’il en soit, et bien plus sûrement encore que la cigarette, qu’il y soit contraint ou non par un « cahier des charges », Dieu tue. C’est la plus élémentaire des certitudes.

Dans quelle mesure, alors, a-t-on pu à un moment donné imaginer un Dieu qui soit à la fois tueur et bon ? Dieu serait-il un psychopathe ? Il a fallu que des prêtres aient une mentalité singulièrement proche de celle des athées pour qu’ils en viennent à célébrer une religion pareille !

En effet, le premier réflexe de la piété est un réflexe de peur, face à l’iniquité des lois naturelles (ce « circumvulus de dévorement » dont parlent les Goncourt). Supposer que le Créateur soit bon, c’est supposer que le Créateur de la Création ait des « projets » pour nous autres les hommes, qui dépassent et annulent les lois ordinaires qui régissent sa Création (à savoir : le lion dévore la gazelle et les moutons sont bien gardés).

Cela revient également, de la part de ces prêtres, à avoir épuisé tout les possibles de la religion, tous les entre-deux indulgents des paganismes, et à s’être dit enfin : à tout prendre, s’il y a la moindre possibilité qu’un Dieu existe, essayons en dépit du bon sens de nous adresser à lui et de lui parler de nos misères. Car s’il n’y a jamais eu personne pour écouter nos misères, alors l’ordre naturel, la loi de la jungle, leur iniquité intrinsèque, se suffisent largement pour expliquer comment va le monde, – on n’a pas besoin d’avoir recours à d’autres explications -, et alors cela signifie qu’en définitive les cieux, de toute éternité, ont toujours été vides, et qu’il n’y a jamais eu là-haut personne qui dictait sa volonté. Auquel cas, on n’a plus rien à perdre, moralement parlant, à désobéir à n’importe quelle loi humaine – car il n’y a plus que la peur et la lâcheté qui nous y contraignent encore.

« Comment alors pourrait-on imaginer – en dépit du bon sens – un Dieu qui voudrait notre bien ? » , se sont dits ces gens-là.

***

Je vais vous donner la réponse :

Le propre de ce qui est vivant étant de mourir, le Dieu bon serait celui qui se chargerait de la mort à notre place, et qui par conséquent ne nous demanderait pas d’en endosser la responsabilité. De cette façon il protégerait l’humanité qui est dans l’homme, en prenant avec lui ce qui relève de « la bête ».

Ce que j’écris-là peut paraître tiré par les cheveux, mais c’est selon le même exact procédé intellectuel, qu’on accorde au Juge de condamner les hommes à des peines d’emprisonnement, alors qu’on n’accorderait jamais ce droit à un simple citoyen. C’est la fonction en elle-même, c’est le vêtement du magistrat, c’est sa mission telle qu’elle a été décrétée en haut lieu, selon un sens de l’histoire qui nous dépasse, qui portent seules la responsabilité des peines infligées dans le tribunal, et non l’homme caché sous la fonction et le vêtement. C’est l’investiture du magistrat, le fait que le magistrat soit donc investi d’un pouvoir qui le dépasse, qui autorise le magistrat à condamner des hommes à souffrir, sans pour autant que cette souffrance infligée ne soit considérée par la société comme un crime. On peut donc légitimement dire que la République prend avec elle, dans l’assurance de de l’intérêt supérieur de sa propre mission, « la part qui relève de la bête » dans le difficile office qui consiste à trancher ici-bas ce qui est juste et ce qui est injuste, et qu’elle le fait en dessinant arbitrairement dans la ville les limites physiques et symboliques de l’« espace sacré » qu’est le Palais de Justice.

Le travail du Juge qui parle au nom de la République est en cela parfaitement comparable à celui du chamane sous au travers de la bouche duquel une divinité s’adresse à la communauté.

Voilà expliqué le dogme qui préfère Abel à Caïn. Caïn était de la race primitive des ogres : animal intelligent, solidaire en cela des animaux, il ne voyait pas pourquoi, si l’homme mangeait des animaux, l’homme étant un loup pour l’homme, il ne voyait pas pourquoi le cannibalisme devait être interdit. Mais Abel qui avait la charge d’un troupeau établit une distinction arbitraire entre l’homme et l’animal. Il était berger de son troupeau, et Dieu était son berger. Il chargeait donc Dieu d’endosser à sa place « la part de la bête » dans le geste sacrificiel qui précédait chaque repas composé de la chair de ses protégés.

Ainsi se justifie la théologie ; elle a recours (entre autre), pour ordonnancer le monde, à la règle mathématique suivante permettant de déterminer le nombre d’or :

Si le rapport de la petite partie à la grande est le même que celui de la grande au Tout, alors ce rapport est égal au nombre d’or.

De même, on voit ici également justifié supérieurement le mythe d’Abraham sacrifiant son fils Isaac au « vrai » Dieu, et voyant son fils sauvé. Le « vrai » Dieu étant celui qui prend sur lui « la part de la bête », on pourrait sans s’inquiéter accepter de commettre des pires crimes en son nom. Mais le « vrai » Dieu ne prenant sur lui « la part de la bête » que parce qu’il veut le bien de l’homme, il est par ailleurs impossible qu’il laisse accomplir les pires crimes en son nom.

Morale de cette histoire : en l’absence d’une hypothétique intervention du Dieu-le-Père lui-même, qui nous ferait savoir à coup sûr sa volonté, il vaudra toujours mieux s’en remettre à notre sens moral qui nous dicte de ne pas accomplir ce que nous savons être avilissant pour l’homme.

A ce propos, il faut introduite un important Nota Bene :

Les musulmans ne se réclament-ils pas d’Ismaël ?

Selon l’Islam, Isaac ayant été le fils préféré, il a été symboliquement sacrifié et réellement sauvé. Cependant, son demi-frère aîné, Ismaël, né d’une esclave à l’époque où l’épouse légitime d’Abraham était encore infertile, a été écarté de la famille d’Abraham et jeté avec sa mère en exil dès la naissance du petit favori. Il n’a certes pas été exposé à la lame du couteau de son père, mais il n’a pas été sauvé par Dieu non plus.
Mahomet voyait dans Ismaël le seul véritable sacrifié. Il voyait dans celui qu’il avait décrété être l’ancêtre de sa race celui qui, pourtant également fils d’Abraham, avait été sacrifié dans les faits (et non dans les paroles), et par Abraham et par Dieu.

Et si Mahomet avait jeté-là les bases d’une sorte d’avatar précoce du nihilisme ?

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Je ne suis pas en mesure de juger les enfants du déserts. Pour ma part, je ne les connais pas. Car je ne sais même pas si je suis fille d’Abraham.

Ce que je sais, c’est que je suis la fille des arbres, la filles des sources, la fille de la France de Giono :

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Chez les Romains, Dis Pater est un dieu assez obscur assimilé à Pluton. Or, d’après Jules César2, « (…) Les Gaulois se vantent d’être issus de Dis Pater, tradition qu’ils disent tenir des druides. C’est pour cette raison qu’ils mesurent le temps, non par le nombre des jours ; mais par celui des nuits. Ils calculent les jours de naissance, le commencement des mois et celui des années, de manière que le jour suive la nuit dans leur calcul (…) »

SOURCE : Wikipedia

Et après ? Qu’importe d’être enfant de l’ombre et des choses obscures… Qu’importe à partir du moment où l’ombre suppose et justifie supérieurement la lumière ?… Qu’importe si l’on admet que seule la pensée non religieuse est susceptible de prouver la religion ?

On raconte dans le mythe que Merlin l’Enchanteur qu’il fut le fruit des amours d’une puissance démoniaque et d’une vierge. Il fut pourtant célébré au moyen-âge comme une sorte de prophète druidique, un précurseur visionnaire du catholicisme maison.

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SUPPLEMENTS D’ENQUÊTE
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Encore aujourd’hui on considère juridiquement que le juge, le soldat, le médecin, et le fou, ne sont pas responsables des souffrances qu’ils infligent. Qu’ont-ils en commun ? Ils sont possédés. Les uns par leur fonction (la fonction est le nouveau nom du sacerdoce – le sacerdoce c-à-d la dignité du « sacrificateur » antique), les autres par leurs visions. Certains par les deux. La condition de « possédé » n’est-elle pas quelque peu avilissante pour tous ? – Les Goncourt qualifiaient toutes les professions qui commandent d’être parfaits à des hommes qui ne peuvent pas l’être, des professions infâmes. – A tout le moins est-elle dangereuse pour l’âme de ceux qui se retrouvent dans cette position-là. Ils se retrouvent comptables du divin. Car il y a un devoir d’exemplarité tel lié au « sacerdoce », qu’on est en droit de considérer peu ou prou comme un meurtrier tout juge, tout soldat, tout médecin, (et tout fou), qui n’agit pas directement sous la férule de l’inspiration divine.

Ici c’est la Millie moyennâgeuse qui parle. ^^

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Pourquoi Disney, par excellence, règne-t-il chez les bouffeurs de barbaque ?

La chose est paradoxale, mais si on relit ma définition de Caïn, on s’aperçoit qu’il y a dans ce paradoxe quelque chose de cohérent. Auto-citation :

« Caïn était de la race primitive des ogres : animal intelligent, solidaire en cela des animaux, il ne voyait pas pourquoi, si l’homme mangeait des animaux, l’homme étant un loup pour l’homme, il ne voyait pas pourquoi le cannibalisme devait être interdit. »

Les américains ne sont pas des cannibales… mais presque. Voyez à cet égard le poème de Philippe Muray (qui avait un certain pouvoir de vision) :

« Un américain, deux américains.. etc.
Ca se mange sans faim.. etc. »

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Les Goncourt affirment que, quand ils sont détendus, et un peu ivres, les américains de la caste éclairée de leur époque se laissent aller à se vanter de composer la population blanche la plus importante et la plus blanche du monde.

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Le frère aîné de Victor Hugo s’appelait Abel.

A ce sujet des ogres, consultez-donc mon article intitulé La mala educaciòn, deuxième-moitié _ Revoir Antan, où j’écrivais ceci :

« Je revois Victor Hugo, ce fantastique mangeur… quel est son génie ? Son génie est la définition-même du génie : il est celui qui par excellence jette des ponts, il est le réfléchissant multiple et infini, le kaléidoscope géant qui avec trois billes de couleur vous refait le plan de la construction d’une étoile. Vous lui donnez deux rien, et il vous rend une correspondance gigantesque, une amitié de quinze an entre deux atomes, ceci durant l’espace de temps d’un battement de cil. Victor Hugo, c’est un gouffre dont l’écho ne finit pas. C’est la démultiplication du réel jusqu’à re-création. Un simple craquement d’allumettes entré dans la machine et vous entendez brailler des forêts.
Je crois que Victor Hugo s’empare du monde car il a l’habitude de prendre chaque information qui lui parvient comme si elle lui était personnellement adressée. Il a été habitué, sans doute, à ce que le monde, le savoir, l’existence, s’adresse à lui comme un précepteur à l’ancienne mode, les yeux dans les yeux, d’homme à homme. »

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Il y a, dit-on, ceux qui vivent dans le Livre, et ceux qui en écrivent…
Il y a aussi manifestement ceux qui ont un pied de chaque côté.
Pour moi c’est cette troisième caste seulement qui possède le génie.

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« Ce sont des ponts entre les matières,  – des ponts ! -, dont on a besoin ! », concluais-je dans mon article intitulé : Raiponce à Talents Différents, la dépression chez les surdoués.

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Allons petit feuge, n’aie pas peur… Ils ne sont pas xénophobes… Ils sont xénovores !

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« AVOIR LA WIN »

Petit cours de déduction runique.

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Wunjō est la huitième rune du Futhark et de la famille de Fehu / Fraujaz / Freyr. Elle est précédée de Gebō et suivie de Hagalaz. Son nom anglo-saxon est Wynn, qui signifie « joie ».

Cette rune notait à l’origine le son [w]. Comme ce son, typique des langues germaniques anciennes, ne possédait pas de signe dans l’alphabet latin, la rune y fut empruntée comme lettre supplémentaire pour écrire le vieil anglais, en gardant sa forme (Ƿ) et son nom de wynn ou wen. Elle persista quelque temps en moyen anglais avant d’y être progressivement remplacée par l’usage d’un double U uu qui devint par la suite le W moderne.

Seul le poème runique anglo-saxon décrit cette rune :

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Anglo-saxon :
ᚹ Wenne bruceþ, ðe can weana lyt
sares and sorge and him sylfa hæfþ
blæd and blysse and eac byrga geniht.

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Traduction en français :
Il apprécie la joie, celui qui ne connaît pas la misère,
la peine et le chagrin, et qui lui-même possède
vie et bonheur et une demeure bien protégée.

SOURCE : Wikipedia

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« To win », « To be well », « To have wealth », autant de mots anglais qui sont corrélés à cette rune.

— > si on ajoute à cela une parenté certaine avec l’auxiliaire « will », qui nous parle de la volonté : « To want », « To will », « To have some willingness »,

Qu’est-ce que cela donne ?

Cela donne comme conclusion que la notion du BIEN selon les anglo-saxons primitifs était peu ou prou la suivante :

Le Bien (qui englobe le bien-être) est ce que l’on ne peut pas ne pas vouloir.

Tel est le sens à mes yeux du poème runique :

C’est une vision extrêmement fataliste du bien : ceux qui l’ont l’apprécient, ce qui veut dire qu’en aimant leur bien-être, ils aiment ce qu’ils ont et ce qu’ils sont, or aimer ce qu’on a et aimer ce que l’on est, c’est être bien dans sa peau, bien dans sa vie, et c’est être aussi quelqu’un de bien, donc non seulement ils se sentent bien mais ils sont des gens bien, qui aiment ce qu’il est bon d’aimer.

De l’autre côté du destin, ceux qui n’ont pas le bien-être continuent malgré tout de le désirer, ce qui fait qu’ils ne sont pas bien parce qu’ils veulent ce qu’ils n’ont pas, et que cela les conduit à ne pas s’aimer eux-même et à détester les autres, ce qui fait d’eux des insatisfaits, c’est-à-dire des gens pas-bien.

On remarquera que les germains et les anglo-saxons pratiquaient, avant l’avènement du christianisme, la plus fataliste des religions. Les Eddas ne racontent rien d’autre qu’une Apocalypse. Ils racontent que tout finira, comment tout finira, et selon eux tout est déjà écrit.

Est-il besoin de préciser que je n’aime pas cette philosophie ?

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En exclusivité pour vous ce soir d’apocalypse :

ET VOICI POURQUOI LES BOBOS NE SONT PAS DE GAUCHE

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Les Goncourt ont eu encore ce mot éclairant :

Aujourd’hui la société se divise en deux partis, deux passions, la cléricale et la républicaine, l’hypocrisie et l’envie.

Ceci est ma définition à moi de la gauche et de la droite.

Deux passions agitent le cœur de mon royaume chrétien : le ressentiment de celui qui se prend pour un justicier (celui qui n’a pas la Win, donc) et l’hypocrisie pharisaïque protéiforme, l’Eglise, qui se reconstruit toujours, telle la plante grimpante, peu importe le Graal (pourvu qu’on ait l’ivresse), sur les cendres du dernier martyr.

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Savez-vous alors pourquoi les Bobos ne sont pas de gauche ?

Les Bobos disent : « Je suis heureux comme je suis ». Ce sont des happy few. Leurs vertus sont la simplicité et le bien-être.

Or la gauche, par définition, c’est l’Envie.

Je suis de gauche parce qu’on m’a transmis quelque chose qui est à la fois une morsure et un virus, dont jamais on ne se défait, et qui s’appelle l’Envie. L’Envie de ceux qui ont des sous, l’Envie de ceux qui ont de l’esprit, l’Envie de ceux qui sont Elus, l’Envie des parisiens, l’Envie des Pharisiens, l’Envie des forts et des beaux, qui s’accompagne immanquablement de la certitude profonde, impossible à détromper, de n’être pas tout ce que l’on envie, mais aussi de la volonté la plus puissance du monde de le devenir, coûte que coûte.

L’Envie est comme une maladie. Mais pour autant, faut-il la soigner ? Car c’est une maladie qui ressemble à s’y méprendre à l’amour. [Pour la petite histoire, c’est un garçon juif, pauvre et en grande souffrance psychique et physique, qui, il y a bien des années, m’a révélé cela.]

Tout dans un Bobo dégage et veut dégager cette impression : « Tout est bien. »

Tout est bien, vraiment ? Etes-vous sûr monsieur le soixante-huitards et messieurs-dames ses émules ?

« Tout est bien », en politique, c’est le règne du fait-accompli. Or le fait-accompli est a-politique. Or ce qui est a-politique est de droite, n’importe quel vieux briscard de gauche qui connaît ses mots-d’ordre vous le dira.

Les bobos, les écolos et les soixante-huitards disent qu’il faut faire corps avec la nature. En cela ils me rappellent les poésies runniques.

Il faut faire corps avec la nature, vraiment ? Il faut faire corps avec le cosmos ?

Il y en a donc qui ne font pas corps avec la nature et le cosmos ?

Tiens donc !

Ceux qui sont en-dehors du cosmos, qui sont-ils ?

Dites-moi, je veux voir des OVNI, ça m’intéresse !

Mon pote

Ce matin j’ai failli ne pas réussir à me lever. Ca me fait toujours ça quand j’ai l’intuition d’un mauvais lendemain qui me vient dans le sommeil. Alors je m’accroche à l’oreiller, aux rêves… Y’a plus que le sommeil comme réconfort de nos jours pour les braves.

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C’est ainsi que les méchants gagnent…

22 Juillet 2015, 00:38am

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Publié par amoyquechault.over-blog.com

Il n’y a pas de « crise économique » qui tomberait du ciel comme la chtouille sur le bas clergé, il y a un système d’exploitation et de confiscation de type mafieux pensé, organisé et dirigé par une oligarchie rapace mondialisée. Et voir des armées de connards en costumes cintrés, qui pointent à 2500 ou 3000 par mois, se sentir solidaires de ce grand braquage parce que, tout fienteux de la terreur de perdre leur “job”, ils se pensent du bon côté du manche alors qu’ils ne sont que des domestiques, des valais serviles et à qui on jette quelques piécettes afin qu’ils continuent à vider les chiottes et a assurer la sécurité de l’entrée, est peut-être le plus tragique et le plus pathétique. On les fait tapiner en les laissant fantasmer sur des cercles auxquels ils n’auront jamais accès., et ils deviennent alors, avec enthousiasme et même fierté, les chiens de garde d’une caste qui les méprise et leur pisse à la raie. A grands coups de promesses d’augmentations, de primes ridicules, de titres ronflants , de séminaires annuels dans un coin à putes, de “plans de développement de carrière”, on les fait patienter et s’exciter comme des clébards devant de pauvres morceaux de sucre. Ils adoptent le même imaginaire que leurs exploiteurs mais sans en avoir les moyens et se branlent sur les catalogues glaçés de bagnoles, de voyages et de bateaux que leurs patrons peuvent s’offrir grâce à leur complicité et leur frénétique dévouement. Chaque jour ils travaillent donc avec sérieux, efficacité, talent, conviction, acharnement même, pour un système qui les humilie, les spolie, les maintient dans une dépendance infantile et ruine, par sa voracité et son amoralisme, tout ce à quoi ils se disent attachés: famille, nation, tradition, culture, honneur, amour…

A 65 ou 70 ans, ils crèveront, épuisés et bourrés de médocs, dans un pavillon à crédit, entre une troisième femme hystérique et des gamins collés à leur Ipad, en se disant, peut-être, qu’une autre vie était possible.

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Avant-hier, ou le jour d’avant encore, je ne sais plus, j’ai découvert le film AMARCORD de Fellini. Je ne l’avais  jamais vu. Curieux, non ? J’ai pleuré, à la fin, mais pleuré… Il paraît que l’Italie aussi, va être sacrifiée comme la Grèce. Cela ne m’étonne pas. D’abord Athènes, et puis Rome… Les plus belles villes du monde, ses centres successifs au cours de l’Histoire, sombrant les uns après les autres avec la fin de l’Histoire. C’est logique. Qu’est-ce qui vient après Rome, je vous le donne en mille… Qu’est-ce qui vient, sinon Paris ?

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Respirer

21 Juillet 2015, 02:37am

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Publié par amoyquechault.over-blog.com

Il faudrait un temps suspendu, juste une parenthèse puisque l’on sait que rien ne peut durer. Il faudrait un droit à l’évasion temporaire, une permission de quelques jours, une autorisation d’essayer malgré tout. Juste un moment pour croire, pour oublier, pour se prendre au jeu de ses fantasmes et de ses pauvres rêves. Il faudrait pour un temps n’avoir plus d’âge, plus de parents, plus de morale, plus d’amis, plus d’angoisses, plus de doutes. Quelques journées de plein soleil, d’abandon radieux. Il faudrait un prolongement des songes, une brève éternité sans réveil. Son petit film à soi, sa super-production à compte d’auteur, éphémère pellicule. Etre l’acteur, le héros pourquoi pas, le salaud magnifique. Un moment sans honte, sans peur, sans culpabilité, sans pudeur… Des heures fleuries au fond de la Toscane, une robe colorée de noir, des sourires, des rires, des clichés… Le pluie peut-être aussi. Un tissu qui colle au corps, une peau qui frémit, qui palpite, qui s’offre, sans passé, sans histoire, sans espoir, sans tricherie… Etre sûr que ce n’est pas l’image d’un autre qui se dessine derrière les paupières closes, puisque l’on est seul au monde. Maître et bourreau. Tyran passager mais absolu. Quelques heures, un peu plus peut-être, détaché de toutes convenances et de toutes fatalités. Se foutre du monde que l’on domine enfin. Etre toujours vers, bien sûr, mais se sentir un temps papillon. Et se brûler les ailes au feu de la lumière à peine allumée.

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Dans le livre de Jünger qui s’intitule Au-dessus-des-falaises-de-marbre, il est question d’anciens combattants qui se font ermites, et qui observent depuis les hauteurs la progression de celui qu’on appelle : « Le Grand Forestier ». C’est déjà de l’Héroïc Fantasy, eh oui. Jünger est non seulement de la même génération , mais aussi de la même inspiration que Tolkien. Ils sont (avec tant d’autres, qui leur étaient peut-être encore supérieurs, mais qui ont été malheureusement fauchés avant de donner leurs fruits), de cette grande génération de génie qui a été massivement sacrifiée dans les tranchées de 14/18. Sauf qu’à la différence de Tolkien, qui a adopté à fond le Larvatus ProDeo cartésien, Jünger a toujours été très franc du collier, eaussi son Héroïc Fantasy à lui ne s’est jamais cachée de prétendre être un peu prophétique. C’est ainsi d’ailleurs qu’elle a toujours été lue. Voilà pourquoi Jünger, contrairement à l’autre, n’est pas considéré par la critique comme un entertainer, mais comme quelqu’un de dangereux. Jünger se voyait comme un visionnaire parce qu’il était un voyant. Rien pourtant que de très logique.

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S’éloigner

21 Juillet 2015, 00:47am

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Publié par amoyquechault.over-blog.com

Il faut se préserver des gens comme on se préserve du froid, de l’exposition aux miasmes des diverses maladies ou des souillures télévisuelles. Les gens sont toxiques, et quoi que l’on prétende, on n’échappe pas à l’influence, insidieuse, vérolante, urticante, sournoise, d’un milieu, d’une ambiance… Dès lors que l’on tolère à sa table, sur son coin de zinc, dans un salon, une assemblée, les professionnels du ragot, les artistes du dénigrement, les mythomanes chroniques, les ricaneurs sentencieux, les caméléons épuisés par la rapidité de leurs transformations chromatiques, les couards prétentieux, les eunuques littéraires, les petites salopes toujours d’accord avec celui qui parle le plus fort, les « camarades » qui ripaillaient la veille au soir avec les pires crapules, les plus complètes nullités et écoutaient le sourire aux lèvres les dégueulasseries que l’on déversait sur votre compte ou celui de vos proches, on est complice, on est faible, on s’abaisse… Il faut se séparer, discriminer, choisir, ostraciser… Plutôt la solitude que le marécage.

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Fin de cycle

28 Juin 2015, 23:16pm

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Publié par amoyquechault.over-blog.com

Nous qui pensions qu’on allait pouvoir continuer à vivre tanquillou comme des sales cons hédonistes, égoïstes, décérébrés et futiles sans que personne ne vienne nous faire chier… Raté. C’est moche…

En même temps, ça va remplir les hôpitaux mais vider les cabinets de psy… La hiérarchie des problématiques va en être légèrement bouleversée. Les drames psycho-métaphysiques vont céder la place à deux ou trois trucs plus sérieux. On va ainsi notamment pouvoir tester la virilité des « hussards » littéraires et calculer, au chronomètre professionnel, le temps des ralliements. Il faudra d’ailleurs fixer des gages : « Tu as posté sur internet plus de 50 citations sur l’honneur, la force et le combat, tu dois baisser ton froc au moins 5 minutes après les autres… Allez, quatre minutes parce qu’on est sympa… Sinon tu prends ton Pléiade de Bernanos dans le cul. » Les guignols de fin de soirées fans du Hamas vont aussi pouvoir se payer un petit bain de réalité qui, sans être très ragoûtant, n’en sera pas moins savoureux. Ils auront beau sortir leurs références historico-livresques pour expliquer que cela n’a rien à voir, je crains que leurs subtilités ne leur soient que d’un fort relatif secours face au revanchard social demi mongolien fou d’Allah… J’ai bien peur que le pin’s « Touche pas à mon pote » ne sauve pas plus le gauchiste de l’égorgement que la photo de Khomeyni ne préserve l’anarcho-droitiste de la sodomie rituelle… Dont il tirera peut-être d’ailleurs une certaine satisfaction. Après tout, tant qu’on le laisse déblatérer dans des salons, peu importe les humiliations…

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Folklore

28 Juin 2015, 20:32pm

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Publié par amoyquechault.over-blog.com

« Le folklore, dans les espaces autorisés, et selon les codes répertoriés, est admis. Les différences dans la consommation individuelle de soi, de son corps, du catalogue des plaisirs tarifés sont admises. Mais des croyances qui mettent en jeu la vie ou la mort, des religions qui soient tout ce qu’est une religion, raison de vivre ou de tuer, des vies qui expriment des passions, des folies ou des engagements sans retour, voilà ce que nous ne saurions plus voir! La frénésie du jugement suit de peu le relativisme affiché. »

Hervé Juvin, « La grande séparation » Gallimard le débat

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L’autre

25 Juin 2015, 12:25pm

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Publié par amoyquechault.over-blog.com

« Qu’on le veuille ou non la France est née royaume, elle ne tient que par ses ruines encore debout, et la république y loge non sans malaise: l’héritage lui fait mal, lui fait honte, elle voudrait pouvoir s’en passer, le balancer dans les ténèbres de la préhistoire. Elle en a contracté une sorte de délire contagieux qui nous précipite vers la vérité des autres, n’importe quelle vérité pourvu qu’elle ne porte pas l’odieux poinçon de la croix et du lys. Feu de tout bois pour le bûcher où se consument trop lentement les vérités reçues et demandons à l’hérétique, au barbare, au druide, à l’étrusque, au généticien, au yogui, au bambara, au spoutnik, au zoulou, au lama, au rabbin, au marabout, au maçon, au fakir, au cyclotron, à l’iroquois, au rotary, au physiocrate, au samoyède, au chimpanzé s’il le faut les leçons et lumières qui renverront une bonne fois l’ordre classique au folklore de grand-papa, cet ordre dont nous n’avons plus qu’à rougir et qui voudrait encore qu’on mourût pour lui. »

Jacques Perret, « Du tac au tac », éditions Via Romana.

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Lazare

15 Juin 2015, 22:59pm

|Publié par amoyquechault.over-blog.com

Tout, quand vous voulez, Seigneur, est possible,
Le verrou se tire au seuil du cachot,
Le fusil s’abaisse au bord de la cible,
Les morts qu’on pleurait sortent du tombeau.

Devant le tombeau, vous pleuriez aussi,
Devant le tombeau où dormait Lazare :
Aux jours de ce monde il fut votre ami,
Vous avez brisé ses sombres amarres.

Compagnon de Dieu, Lazare mon frère,
Viendrez-vous demain, viendrez-vous ce soir,
O vous né deux fois aux joies de la terre,
Patron à jamais des derniers espoirs ?

Près du monument se tient invisible
La petite fille aux yeux de matin.
Tout, quand vous voulez, Seigneur, est possible,
L’enfant Espérance a joint les deux mains.

Je remets, Seigneur, aux plis de sa robe
La peine des miens, l’étreinte du coeur :
Que l’enfant me rende, à l’heure de l’aube
Le jour de la terre, – ou, sinon, d’ailleurs.

Robert Brasillach – 4 février 1945,

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MERCI XAVIER EMAN !

<3

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Notre Père qui êtes aux cieux
Que Votre Nom soit sanctifié
Que Votre Règne arrive
Que Votre Volonté soit faite
Sur la terre comme au ciel.
Accordez-nous chaque jour notre pain quotidien
Pardonnez-nous nos offenses
Comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés
Eloignez-nous de la tentation
Et protégez-nous du mal,
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Amen.