Mon pote

Ce matin j’ai failli ne pas réussir à me lever. Ca me fait toujours ça quand j’ai l’intuition d’un mauvais lendemain qui me vient dans le sommeil. Alors je m’accroche à l’oreiller, aux rêves… Y’a plus que le sommeil comme réconfort de nos jours pour les braves.

_______________________________________________________________________

C’est ainsi que les méchants gagnent…

22 Juillet 2015, 00:38am

|

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Il n’y a pas de « crise économique » qui tomberait du ciel comme la chtouille sur le bas clergé, il y a un système d’exploitation et de confiscation de type mafieux pensé, organisé et dirigé par une oligarchie rapace mondialisée. Et voir des armées de connards en costumes cintrés, qui pointent à 2500 ou 3000 par mois, se sentir solidaires de ce grand braquage parce que, tout fienteux de la terreur de perdre leur “job”, ils se pensent du bon côté du manche alors qu’ils ne sont que des domestiques, des valais serviles et à qui on jette quelques piécettes afin qu’ils continuent à vider les chiottes et a assurer la sécurité de l’entrée, est peut-être le plus tragique et le plus pathétique. On les fait tapiner en les laissant fantasmer sur des cercles auxquels ils n’auront jamais accès., et ils deviennent alors, avec enthousiasme et même fierté, les chiens de garde d’une caste qui les méprise et leur pisse à la raie. A grands coups de promesses d’augmentations, de primes ridicules, de titres ronflants , de séminaires annuels dans un coin à putes, de “plans de développement de carrière”, on les fait patienter et s’exciter comme des clébards devant de pauvres morceaux de sucre. Ils adoptent le même imaginaire que leurs exploiteurs mais sans en avoir les moyens et se branlent sur les catalogues glaçés de bagnoles, de voyages et de bateaux que leurs patrons peuvent s’offrir grâce à leur complicité et leur frénétique dévouement. Chaque jour ils travaillent donc avec sérieux, efficacité, talent, conviction, acharnement même, pour un système qui les humilie, les spolie, les maintient dans une dépendance infantile et ruine, par sa voracité et son amoralisme, tout ce à quoi ils se disent attachés: famille, nation, tradition, culture, honneur, amour…

A 65 ou 70 ans, ils crèveront, épuisés et bourrés de médocs, dans un pavillon à crédit, entre une troisième femme hystérique et des gamins collés à leur Ipad, en se disant, peut-être, qu’une autre vie était possible.

______________________________________________________________________

Avant-hier, ou le jour d’avant encore, je ne sais plus, j’ai découvert le film AMARCORD de Fellini. Je ne l’avais  jamais vu. Curieux, non ? J’ai pleuré, à la fin, mais pleuré… Il paraît que l’Italie aussi, va être sacrifiée comme la Grèce. Cela ne m’étonne pas. D’abord Athènes, et puis Rome… Les plus belles villes du monde, ses centres successifs au cours de l’Histoire, sombrant les uns après les autres avec la fin de l’Histoire. C’est logique. Qu’est-ce qui vient après Rome, je vous le donne en mille… Qu’est-ce qui vient, sinon Paris ?

________________________________________________________________________

Respirer

21 Juillet 2015, 02:37am

|

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Il faudrait un temps suspendu, juste une parenthèse puisque l’on sait que rien ne peut durer. Il faudrait un droit à l’évasion temporaire, une permission de quelques jours, une autorisation d’essayer malgré tout. Juste un moment pour croire, pour oublier, pour se prendre au jeu de ses fantasmes et de ses pauvres rêves. Il faudrait pour un temps n’avoir plus d’âge, plus de parents, plus de morale, plus d’amis, plus d’angoisses, plus de doutes. Quelques journées de plein soleil, d’abandon radieux. Il faudrait un prolongement des songes, une brève éternité sans réveil. Son petit film à soi, sa super-production à compte d’auteur, éphémère pellicule. Etre l’acteur, le héros pourquoi pas, le salaud magnifique. Un moment sans honte, sans peur, sans culpabilité, sans pudeur… Des heures fleuries au fond de la Toscane, une robe colorée de noir, des sourires, des rires, des clichés… Le pluie peut-être aussi. Un tissu qui colle au corps, une peau qui frémit, qui palpite, qui s’offre, sans passé, sans histoire, sans espoir, sans tricherie… Etre sûr que ce n’est pas l’image d’un autre qui se dessine derrière les paupières closes, puisque l’on est seul au monde. Maître et bourreau. Tyran passager mais absolu. Quelques heures, un peu plus peut-être, détaché de toutes convenances et de toutes fatalités. Se foutre du monde que l’on domine enfin. Etre toujours vers, bien sûr, mais se sentir un temps papillon. Et se brûler les ailes au feu de la lumière à peine allumée.

________________________________________________________________________

Dans le livre de Jünger qui s’intitule Au-dessus-des-falaises-de-marbre, il est question d’anciens combattants qui se font ermites, et qui observent depuis les hauteurs la progression de celui qu’on appelle : « Le Grand Forestier ». C’est déjà de l’Héroïc Fantasy, eh oui. Jünger est non seulement de la même génération , mais aussi de la même inspiration que Tolkien. Ils sont (avec tant d’autres, qui leur étaient peut-être encore supérieurs, mais qui ont été malheureusement fauchés avant de donner leurs fruits), de cette grande génération de génie qui a été massivement sacrifiée dans les tranchées de 14/18. Sauf qu’à la différence de Tolkien, qui a adopté à fond le Larvatus ProDeo cartésien, Jünger a toujours été très franc du collier, eaussi son Héroïc Fantasy à lui ne s’est jamais cachée de prétendre être un peu prophétique. C’est ainsi d’ailleurs qu’elle a toujours été lue. Voilà pourquoi Jünger, contrairement à l’autre, n’est pas considéré par la critique comme un entertainer, mais comme quelqu’un de dangereux. Jünger se voyait comme un visionnaire parce qu’il était un voyant. Rien pourtant que de très logique.

________________________________________________________________________

S’éloigner

21 Juillet 2015, 00:47am

|

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Il faut se préserver des gens comme on se préserve du froid, de l’exposition aux miasmes des diverses maladies ou des souillures télévisuelles. Les gens sont toxiques, et quoi que l’on prétende, on n’échappe pas à l’influence, insidieuse, vérolante, urticante, sournoise, d’un milieu, d’une ambiance… Dès lors que l’on tolère à sa table, sur son coin de zinc, dans un salon, une assemblée, les professionnels du ragot, les artistes du dénigrement, les mythomanes chroniques, les ricaneurs sentencieux, les caméléons épuisés par la rapidité de leurs transformations chromatiques, les couards prétentieux, les eunuques littéraires, les petites salopes toujours d’accord avec celui qui parle le plus fort, les « camarades » qui ripaillaient la veille au soir avec les pires crapules, les plus complètes nullités et écoutaient le sourire aux lèvres les dégueulasseries que l’on déversait sur votre compte ou celui de vos proches, on est complice, on est faible, on s’abaisse… Il faut se séparer, discriminer, choisir, ostraciser… Plutôt la solitude que le marécage.

________________________________________________________________________

Fin de cycle

28 Juin 2015, 23:16pm

|

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Nous qui pensions qu’on allait pouvoir continuer à vivre tanquillou comme des sales cons hédonistes, égoïstes, décérébrés et futiles sans que personne ne vienne nous faire chier… Raté. C’est moche…

En même temps, ça va remplir les hôpitaux mais vider les cabinets de psy… La hiérarchie des problématiques va en être légèrement bouleversée. Les drames psycho-métaphysiques vont céder la place à deux ou trois trucs plus sérieux. On va ainsi notamment pouvoir tester la virilité des « hussards » littéraires et calculer, au chronomètre professionnel, le temps des ralliements. Il faudra d’ailleurs fixer des gages : « Tu as posté sur internet plus de 50 citations sur l’honneur, la force et le combat, tu dois baisser ton froc au moins 5 minutes après les autres… Allez, quatre minutes parce qu’on est sympa… Sinon tu prends ton Pléiade de Bernanos dans le cul. » Les guignols de fin de soirées fans du Hamas vont aussi pouvoir se payer un petit bain de réalité qui, sans être très ragoûtant, n’en sera pas moins savoureux. Ils auront beau sortir leurs références historico-livresques pour expliquer que cela n’a rien à voir, je crains que leurs subtilités ne leur soient que d’un fort relatif secours face au revanchard social demi mongolien fou d’Allah… J’ai bien peur que le pin’s « Touche pas à mon pote » ne sauve pas plus le gauchiste de l’égorgement que la photo de Khomeyni ne préserve l’anarcho-droitiste de la sodomie rituelle… Dont il tirera peut-être d’ailleurs une certaine satisfaction. Après tout, tant qu’on le laisse déblatérer dans des salons, peu importe les humiliations…

________________________________________________________________________

Folklore

28 Juin 2015, 20:32pm

|

Publié par amoyquechault.over-blog.com

« Le folklore, dans les espaces autorisés, et selon les codes répertoriés, est admis. Les différences dans la consommation individuelle de soi, de son corps, du catalogue des plaisirs tarifés sont admises. Mais des croyances qui mettent en jeu la vie ou la mort, des religions qui soient tout ce qu’est une religion, raison de vivre ou de tuer, des vies qui expriment des passions, des folies ou des engagements sans retour, voilà ce que nous ne saurions plus voir! La frénésie du jugement suit de peu le relativisme affiché. »

Hervé Juvin, « La grande séparation » Gallimard le débat

________________________________________________________________________

L’autre

25 Juin 2015, 12:25pm

|

Publié par amoyquechault.over-blog.com

« Qu’on le veuille ou non la France est née royaume, elle ne tient que par ses ruines encore debout, et la république y loge non sans malaise: l’héritage lui fait mal, lui fait honte, elle voudrait pouvoir s’en passer, le balancer dans les ténèbres de la préhistoire. Elle en a contracté une sorte de délire contagieux qui nous précipite vers la vérité des autres, n’importe quelle vérité pourvu qu’elle ne porte pas l’odieux poinçon de la croix et du lys. Feu de tout bois pour le bûcher où se consument trop lentement les vérités reçues et demandons à l’hérétique, au barbare, au druide, à l’étrusque, au généticien, au yogui, au bambara, au spoutnik, au zoulou, au lama, au rabbin, au marabout, au maçon, au fakir, au cyclotron, à l’iroquois, au rotary, au physiocrate, au samoyède, au chimpanzé s’il le faut les leçons et lumières qui renverront une bonne fois l’ordre classique au folklore de grand-papa, cet ordre dont nous n’avons plus qu’à rougir et qui voudrait encore qu’on mourût pour lui. »

Jacques Perret, « Du tac au tac », éditions Via Romana.

________________________________________________________________________

Lazare

15 Juin 2015, 22:59pm

|Publié par amoyquechault.over-blog.com

Tout, quand vous voulez, Seigneur, est possible,
Le verrou se tire au seuil du cachot,
Le fusil s’abaisse au bord de la cible,
Les morts qu’on pleurait sortent du tombeau.

Devant le tombeau, vous pleuriez aussi,
Devant le tombeau où dormait Lazare :
Aux jours de ce monde il fut votre ami,
Vous avez brisé ses sombres amarres.

Compagnon de Dieu, Lazare mon frère,
Viendrez-vous demain, viendrez-vous ce soir,
O vous né deux fois aux joies de la terre,
Patron à jamais des derniers espoirs ?

Près du monument se tient invisible
La petite fille aux yeux de matin.
Tout, quand vous voulez, Seigneur, est possible,
L’enfant Espérance a joint les deux mains.

Je remets, Seigneur, aux plis de sa robe
La peine des miens, l’étreinte du coeur :
Que l’enfant me rende, à l’heure de l’aube
Le jour de la terre, – ou, sinon, d’ailleurs.

Robert Brasillach – 4 février 1945,

________________________________________________________________________

MERCI XAVIER EMAN !

<3

.

Notre Père qui êtes aux cieux
Que Votre Nom soit sanctifié
Que Votre Règne arrive
Que Votre Volonté soit faite
Sur la terre comme au ciel.
Accordez-nous chaque jour notre pain quotidien
Pardonnez-nous nos offenses
Comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés
Eloignez-nous de la tentation
Et protégez-nous du mal,
.
Amen.
Publicités