OK. Je vous fais quand même un dessin et je me barre.

—> On s’y attaquait aux Droits de L’homme… voilà pourquoi la Réacosphère a d’abord plu en haut lieu… et voilà pourquoi elle a attiré du beau monde.

Eux aussi ils entendaient s’attaquer aux Droits de l’Homme.

_ Nous, nous prétendions nous moquer de l’hypocrisie des pouvoirs publiques qui galvaudaient nos plus hautes valeurs, qui se faisaient des T-Shirts racoleurs avec nos tabous civilisationnels sacrés.

Eux ils entendaient réellement s’attaquer aux Droits de l’Homme.

_ Nous, on avait oublié. On ne voulait pas dire ça. Enfin pas comme ça. On voulait juste un peu plus de liberté de rire. Et de médire. Refaire l’histoire comme les parents, sur un bout de comptoir, sur un bout de papier.

Eux ils voulaient juste se débarrasser des Droits de l’Homme.

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« Est-ce que vous vous rendez vraiment compte de ce que cela signifie ?! », ai-je hurlé à mes petits camarades.

Mes petits camarades ont ri. Ils voulaient continuer de jouer avec les mots, avec les concepts, avec la vie.

Ils avaient perdu le goût de vivre, ils se foutaient de tout, leurs mères, leurs frangins, leurs nanas, pour eux c’était qu’du cinéma…

Mais… la faute à qui ?
Pas la faute à ces pauvres bougres d’aspirants-intellectuels, pas la faute à ces pauvres pingouins en costard-cravate, forcés de bosser ou mourir, avec le flingue de la société sur la tempe.
Pas leur faute à eux, par leur faute à eux, les petits hommes blancs sérieux et bilieux, attachés par le cou à la peine de chaque jour, à un destin sans surprise, à un destin sans amour et sans joie… Moi je les ai aimés, parce qu’ils étaient quand même de braves types, qui pour la plupart allaient tous les jours de la semaine au charbon, des pauvres petits garçons dont l’enfance s’était finie trop tôt, dont la pauvre vie de forçats se résumait à continuer de faire bouillir la marmite, la satanée marmite dans laquelle ils cuisaient eux-même tous nus, la marmite de leur civilisation.

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***

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Est-ce que vous connaissez l’histoire de Pierre qui Criait au Loup, bande de fiottasses ?

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Cela se passait dans un petit village à côté de la forêt. En une période antérieure à l’histoire qui nous intéresse, il y avait eu des loups dans cette forêt.

Depuis quelques temps Pierre s’amusait à crier : « Au loup ! » alors qu’il n’y avait plus de loups. Juste pour le plaisir de lire la peur sur le visage des gens.

Pierre croyait-il que les loups n’existaient pas ?

Pourtant, s’il n’y avait jamais eu de loups mangeurs d’enfants dans la forêts, alors Pierre n’aurait jamais fait peur à personne en criant : « Au Loup ! ».

Les loups n’étaient pas un mythe mais bel et bien une réalité – la fin tragique de l’histoire du petit Pierre-qui-riait-au-loup, le prouve. Seulement, c’était une réalité qui n’était peut-être pas encore d’actualité, ou qui ne l’était plus pour l’instant.

Depuis quelques temps, tout laissait à penser que les loups avaient disparus. On ne les voyait plus. Ce qui a laissé l’occasion à Pierre de plaisanter à leur sujet. Où les loups étaient-ils passés durant cet intervalle de temps ? Le conte originel ne le dit pas.

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Vous rappelez-vous les paroles de la chanson ?

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Les hommes avaient perdu le goût
De vivre, et se foutaient de tout
Leurs mères, leurs frangins, leurs nanas
Pour eux c´était qu´du cinéma
Le ciel redevenait sauvage,
Le béton bouffait l´paysage…

[…]

Les hommes, ils se foutaient de tout ? Et alors… ça a fait venir les loups ?

Mais Pierre, le petit Pierre, est-ce qu’il n’était pas par excellence l’un de ces petits bonhommes qui se foutaient de tout ?

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Attirés par l´odeur du sang
Il en vint des mille et des cents
Faire carouss´, liesse et bombance
Dans ce foutu pays de France
Jusqu´à c´que les hommes aient retrouvé
L´amour et la fraternité….

[…]

L´amour et la fraternité… denrée rare.

Autant dire que la libération n’est pas pour demain.

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***

Maintenant montons la complexité du discours d’un cran :

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L’homme étant un loup pour l’homme, surtout quand il se fout de tout,

Pierre étant l’un de ces hommes qui se fout de tout,

Pierre n’est-il pas lui-même un loup ?

***

Allez encore une marche :

N’y aurait-il pas intérêt, pour un loup, à sortir un jour de la forêt grimé en petit garçon et à se conduire comme Pierre-qui-criait-au-loup ?

Si ! Il y aurait pour le loup un intérêt certain à se conduire ainsi, s’il en était capable :

1 _ Faire ressurgir constamment le souvenir de la peur du Loup, sans a-propos, sans charité ni pudeur, ni sens de la mesure, et sans que jamais rien ne se passe, est propre à endormir la méfiance des gens.
[–> Voyez à ce sujet ce qu’on appelle la « pornographie mémorielle ».]

2 _ Utiliser la peur du loup pour alimenter des jeux, banalise le signal d’alarme que les hommes ont fabriqué pour se prémunir de lui, et le jour où le « mythe » (ainsi déréalisé) sort à nouveau du bois, les hommes qui n’y croyaient plus se retrouvent totalement désorganisés.

***

Toujours plus haut :

Si Pierre, en réalité, n’avait pas été Pierre, mais avait été le loup… alors il n’aurait pas fallu s’étonner de ce que tout le temps de ses jeux dangereux, le loup ne fût pas sorti du bois… Le loup était déjà là ! Le loup était au milieu du village… simplement les villageois ne le reconnaissaient pas !

*************

Illustration pratique :

_ Quand à l’école on bourre les enfants de « Devoir de Mémoire », à quoi aboutit-on, sinon au contraire exact de l’effet recherché ? – Les enfants deviennent prêts à faire ce que sans cela ils n’auraient sans doute pas osé : rire de l’horreur, rire de la guerre. Une bonne façon de préparer ces jeunes à devenir eux-mêmes de la chair à canons, vous ne trouvez pas ?

_ Quand partout le terme « j*if » est employé, à tout propos, et par la communauté feuge, et par les ennemis de la communauté feuge… que fait-on d’autre sinon encore et toujours banaliser des tabous civilisateurs (or la civilisation c’est le tabou) et attiser le fantasme autour de ça ? … Quand on fait un battage infernal au sujet de l’influence considérable de ces gens… que fait-on d’autre à part nourrir encore et toujours leur délire de toute-puissance qui les pousse à se croire légitimés à agir n’importe comment ?

Illustration ultime :

_ Quand ce sont les mêmes gens qui : 1) encouragent sur le net les intellectuels français à se rebeller contre le Grand Remplacement, 2) participent activement aux côtés de nos élites PS au pouvoir, à la grande ouverture des vannes de l’invasion migratoire… Où est la logique ?

_ La logique je vais vous la dire : elle consiste à prendre les gens intelligents dans une tenaille intellectuelle. Il s’agit de les contraindre à s’identifier, bon gré mal gré, aux méchants-racistes-nazis-ségrégationnistes de naguère, en les poussant de part et d’autre – contraints et forcés par la mauvaise tournure des évènements – à se révolter contre les étrangers qui les envahissent.

A qui profite le crime ? Je vais vous le dire également :

_Il profite à ceux qui ne veulent pas que les peuples blancs européens sortent du rôle éternel du « flic méchant » dans lequel le XXe siècle les a englués. [Alors que l’Occident, c’est bien plus que ça. L’Occident, c’est le Génie.]  il profite à ceux qui veulent continuer de nourrir toute culpabilité aliénante qui va avec, et tout le commerce établi autour de cette culpabilité.

_ Il profite aux pouvoirs suprêmes (Europe ou Gouvernement Mondial) qui viendront en Europe et ailleurs remettre de l’ordre dans tout ça, et qui pourront ainsi le faire au nom du peuple européen et des intellectuels européens, sans que l’on n’ait besoin de chercher plus loin la motivation réelle de leurs actes et la vraie origine du mal.

_ Il profite à ceux qui ne savaient pas jusque-là comment faire pour contraindre l’Occident à l’esclavage, autrement qu’avec de l’eau de rose, du sucre et de la bienpensance, – cela à cause des préventions de l’Occident contre tous les systèmes totalitaire, et surtout à cause du mauvais souvenir des nazis. Il profite donc à ceux-là qui pourront désormais faire remarcher les armes à feu dans nos rues, établir une surveillance accrue des services secret et de la police sur les civils, employer tous les moyens de coercition imaginable, toujours sous couvert de sauver le peuple occidental de la vermine, et sans plus encourir le risque d’être discrédités en étant identifiés aux nazis.

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Voyez à ce sujet le passage suivant de la chanson de Nino Ferrer :

Lune et dollars, matraque et rêves,
La matraque, c’est ce qui prend plus longtemps.

On fait la croix sur ce qui reste,
La croix de guerre évidemment,

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