Cartouches dans ton chargeur. Chaleur dans ta poitrine.

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Charité bien ordonnée commence par soi-même. Jamais un donneur du sang, si généreux soit-il, ne devra donner tout son sang ! La vie est un équilibre fragile !

Au demeurant, quand on a le VIH (c-à-d une dysfonction du système immunitaire) on ne peut plus donner son sang.

Un jour la nature a eu l’idée de foutre une membrane protectrice autour d’un noyau : la première cellule était née !

Définition de l’organisme vivant : possède son propre système moteur au lieu de suivre le cours des choses. Il a une intériorité et une peau.

Le gars qui n’a pas de peau est un écorché ou un grand brûlé : la septicémie le guette. Le « corps de l’état » ne peut pas ne pas avoir de peau.

Pour faire preuve d’hospitalité, il faut avoir une maison. Une maison suppose des murs, une nation aussi.

Le devoir d’hospitalité ne vaut que pour les propriétaires. Vous tuez la propriété : vous tuez l’hospitalité.

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– Tu es mon pauvre !
– Aaaaargh ! NoOoOon !

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Que l’africain n’aime pas qu’on le perçoive comme un faible est une chose.
Que le gauchiste ne veuille pas dire à l’africain :
« Je te fais la charité et je te protège car je te vois comme un faible et qu’il faut protéger le faible » – en est une autre.

Car il faut protéger le faible – c’est la base de la Civilisation

Ce qu’il ne faut pas c’est que le faible se figure que les gens gentils, les gens bon, sont automatiquement des petites bites et des faibles, et que s’ils étaient forts ils se conduiraient autrement.

Sinon cela revient à couver la barbarie dans le sein de la Civilisation.

Quand la Civilisation nourrit la Sauvagerie qui veut la déchirer, c’est exactement comme lorsqu’un parlement vote pour Hitler. #PointGodwinPowa

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– Tu fais le Bien !
– Aaaarrrgh ! Gasp ! Ciel ! Doux Jésus ! NooOooOoon ! Il ne fallait pas que cela soit diiiîîît !

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Considérer l’autre comme un « pauvre » et un « faible », et penser qu’il mérite le respect et la protection pour cela, c’est une conception, au choix : judéo-chrétienne ou marxiste-de-gauche. Dans les deux cas, on reste dans une conception typiquement occidentale.

Il s’agit, en gros, de ne pas crucifier Jésus symboliquement une seconde fois.

Une fois qu’on a admis cela (mais je sais, hélas, que rien que ça, c’est dur à faire admettre à tout le monde!), il faut bien se rendre compte que les « migrants » ne partagent pas forcément (euphémisme) notre conception.

En effet, qu’est-ce qui se passe quand un humaniste accueille chez lui quelqu’un pour qui la raison du plus fort est toujours la meilleure ? – On a affaire-là à un mouton qui accueille en quelque sorte un loup chez lui.

Nous accueillons objectivement chez nous des gens qui, s’ils étaient du bon côté du manche, et si nous étions nous les réfugiés, nous écraseraient sans scrupule car chez eux le « Grand Seigneur » est toujours celui qui se comporte comme un lion cruel et féroce.

Il faut bien comprendre que là où nous nous faisons preuve de ce que nous nommons charité et humilité, ou encore « humanisme » et « ouverture d’esprit », les africains de leur côté, quand ils ont conservé leur mentalité traditionnelle, ne voient que de la faiblesse.

Le plus fascinant dans la situation actuelle, c’est que les bienpensants se figurent qu’il est raciste de parler ainsi. Alors qu’en fait ce sont les bienpensants les racistes. Puisqu’ils ont oublié ce qu’était la mentalité des sociétés traditionnelles et qu’ils refusent de la voir pour ce qu’elle est – c’est-à-dire qu’ils s’illusionnent de toutes leurs forces pour prêter aux africains des préoccupations occidentales qu’ils n’ont pas.

Dans le langage de nos grands-parents, un « sauvage » c’était précisément ça : un homme qui ne connait pas d’autre loi que celle de la jungle.

Je comprends qu’on s’apitoie sur les personnes qui ne savent pas que gentillesse n’équivaut pas forcément à faiblesse. Je le comprends, car il s’agit de la plus grande des misères intellectuelles.

Cependant je ne comprends pas qu’on ne se méfie pas par ailleurs des gens qui ont une telle mentalité !

Car si cette mentalité n’était encore que l’apanage des pauvres migrants, je dirais que nous avons les moyens de leur inculquer nos valeurs qui sont supérieures et meilleures.

Hélas les gens qui ont des valeurs supérieures et meilleures n’ont plus le droit de le dire : c’est devenu TABOU.

C’est devenu le nouveau TABOU majeur de nos sociétés. Et ce tabou a été institué par des élites nouvelles qui hélas ont beaucoup plus de points communs intellectuels avec les « migrants » qu’avec ceux qui les accueillent.

Soixante-huitards, Pro-Israël, Gnostiques/Théosophes/Rosicruciens/Kabbalistes, New-Age, Défenseurs aveuglés de la Nature.. etc.

Tous ces gens ne voient aucun mal à concevoir l’homme comme un « bel animal ». Leurs conceptions ont en commun de n’offrir aucun rempart intellectuel à l’homme, aucune défense contre la prédation.

Pour eux le « sauvage » ne peut être que bon. Et la « sauvagerie », la « barbarie », dans l’acception ancienne, n’existent pas.

La vision-du-monde des nouveaux maîtres du monde ne permet pas de penser la barbarie.

Les bienpensants ne savent que transformer la connotation négative qui était attachée à ces mots en connotation positive.

Or ignorer le mal (au sens éthique pur, nul besoin ici de recourir au religieux) n’a jamais été un moyen efficace de faire le bien.

La connotation négative autrefois attachée aux termes : « sauvage », « barbare », « loup », servait simplement à désigner conceptuellement les ennemis de la Civilisation.

Quand les anciens disaient « l’homme est un loup pour l’homme », ils ne s’en faisaient pas une raison. Ils le déploraient. Car la Civilisation c’était l’art de savoir que : les brutes n’ont pas toujours raison et que ce n’est pas parce que quelqu’un est faible qu’il ne faut pas l’écouter.

Bien sûr, le plus faible n’a pas toujours raison non plus – et la pauvreté n’est pas une vertu en soi – mais c’est un autre débat.

Il faut savoir raison garder et de la mesure avant toute chose. Les Grecs antiques appelaient la démesure l’Übris.

Et c’est l’Übris (et non l’injustice en soi) qu’il tenaient pour l’ennemi suprême de la Civilisation.

Marianne (bien avant que d’être un dérivé kabbalistique de « marane »), est l’héritière n°1 actuelle d’Athènes.

La Civilisation, c’est Athènes et c’est Rome. _ Jérusalem c’est tout ce qu’on veut mais ça n’est pas la Civilisation.

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Ouais le ciel t’aidera mais ne compte pas trop dessus quand même…

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Qui est-ce qui, sur terre, protège (ou du moins tente de protéger) tout humain au titre de son humanité ?

Est-ce Dieu ?

Dans l’hypothèse que Dieu existe, si Dieu pouvait faire le bien tout seul, il pourrait se passer de nous et des religions.

Donc même dans l’hypothèse que Dieu existe, Dieu n’est pas en mesure de faire respecter l’humanité qui est dans l’homme. Du moins il ne le peut pas seul : il a besoin des hommes pour cela.

Dans l’hypothèse que Dieu n’existe pas, même constat : seuls les hommes peuvent protéger ce qu’il y a d’humain dans l’homme.

Conclusion : les hommes sont, dans tous les cas, chargés d’écrire des lois pour « faire régner le Bien » et protéger les faibles. Et en l’absence d’une telle veille, d’un tel souci d’humanité chez l’homme, la nature reprend ses terribles droits.

Le « circumvulus de dévorement » qui caractérise la loi naturelle peut fort bien se passer de nous. Il peut aussi nous préférer des formes de vie plus primitives mais plus résistantes, comme le virus de la grippe (qui est « la vie » aussi) ou les rats. Le symbole du zvastika, ou le signe de ralliement de l’aube dorée en Grèce, sont des « circumvulus de dévorement ». Les nazis, en l’espèce, défendent un ordre naturel qui – et pour cause ! -n’a nullement besoin d’être défendu !

Mais revenons à nos moutons. Je repose ma question première : qui fait la loi sur terre et qui la fait appliquer ? Sur terre, c’est aux hommes de « faire la loi », de « faire le bien », puisque personne d’autre qu’eux ne peut s’en charger.

Or, que leur faut-il aux hommes, pour faire régner la loi ? – Des tribunaux, bien sûr. Et des Lois.

Pour écrire les lois ? – Un système législatif. Pour faire appliquer les lois et seconder les tribunaux ? – Un exécutif.

Qu’est-ce qu’un pouvoir législatif secondé d’un pouvoir exécutif ? – C’est un état.

Qu’est-ce qu’un état ? C’est un territoire. Qui a ses lieux de pouvoir, ses hommes de pouvoir et ses frontières aussi.

Là où il n’y a pas de nation, il n’y a pas d’exécutif faisant appliquer la loi, donc cela devient un espace hors-la-loi – un no man’s land.

Pourquoi des frontières ? Parce que de la même manière qu’on ne peut être Juge et parti, on ne peut régner sur le monde entier sans en léser au moins la moitié : le monde est plein d’irréductibles ennemis.

C’est une très mauvaise idée de renoncer à l’idéal de la démocratie.

Car la démocratie c’est l’institution d’un dialogue permanent au sein des élites. Qui dit dialogue dit acceptation de la diversité des points de vue.

On n’est évidemment pas pour l’acceptation de la diversité des points de vue dans le gouvernement mondial qui se profile. Puisque ce gouvernement mondial est porté par des gens qui se figurent qu’il n’y a (et ne doit y avoir) qu’une Loi. La Loi Divine (ou supposée telle), évidemment.

Or il ne peut il avoir sur la terre de loi qu’humaine. Cf ce qui a été développé précédemment. [Encore une fois, le bien des hommes est entre les mains des hommes seulement.] Et les hommes sont faillibles, et la pensée des hommes est avant tout un ensemble de fruits divers qui ont poussé dans l’histoire, sur les arbres de Nations.

Notre conception de la loi, qui doit protéger les pauvres et les faibles, est une conception à la fois supérieure et typiquement occidentale. L’abandonner c’est perdre l’Humanité toute entière.

Ne pas la défendre pour ce qu’elle est : judéo-chrétienne ET supérieure, c’est perdre l’Humanité entière, oui.

Mais cette conception de ce que doit être la justice civile n’est supérieure que sur le plan moral.

Oublier la morale n’aidera donc pas « la race blanche », contrairement à ce que croient les bas-du-front.

Et ne parler que de « race blanche » sans parler de morale, nous perdra.

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« Faut pas que tu restes là, de toute façon, monsieur.
Il faut aller mourir maintenant, là ! »

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Des gens se croient spirituels en disant que l’Occident mérite son sort :

_ soit qu’il ait trop péché et qu’il doive expier (mais je souhaite à ces gens d’être suffisamment excellents eux-mêmes pour avoir aux yeux de leur Dieu le droit qu’ils s’accordent, de punir et éradiquer du globe la seule société au monde qui ait jamais eut le souci d’accorder des Droits à l’Homme) …

_ soit au contraire qu’il n’ait pas assez péché : « Fallait pas tendre l’autre joue », et que les lois de la nature le rattrapent par un fatidique retour du baton …

Enfin bref, vous aurez compris que quand on veut noyer son chien on l’accuse de la rage…

On s’en prend avec rage au : « Aime ton prochain comme toi-même ». Mais, réfléchissez, était-ce bien nécessaire ? N’y avait-il rien de plus urgent au monde a déconstruire, non ?

En vérité cette sagesse est inattaquable, sauf par les esprits viciés et vicieux : car pour aimer son prochain comme soi-même, il faut d’abord s’aimer soi-même. A défaut d’un prérequis d’amour-propre, la sentence n’est plus intelligible, elle se trouve pour ainsi dire dévaluée.

En réalité, l’Europe, je vais vous faire une confidence, c’était un chouette de beau projet. Si ça s’était passé comme prévu, comme l’avaient imaginé Giscard ou les Verts par exemple, l’Europe serait redevenue la première puissance mondiale haut la main. C’était sa destinée, hein, et ça il faut le savoir. Mais vous comprenez que les restes du monde auraient préféré crever cent fois – et c’est d’ailleurs je crois l’option qu’ils ont choisie – plutôt qu’un tel scénario se réalise. Trop de comptes à régler avec l’ancienne puissance coloniale, même du côté des Américains. Auraient pas pu repasser sous la tutelle des gentils missionnaires. Ont préféré faire faire hara kiri au monde entier. Malins, les gars !

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Ca sent quand même le vieux règlement de compte. Moi j’dis ça j’dis rien.

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Demander à tous les européens de mourir pour faire plaisir au petit Jésus, c’est dans les faits – et quoi qu’on pense du petit Jésus -, s’en prendre au petit Jésus. Ici y’a des rageux qui sortent du bois, moi je dis ça je dis rien…

Le monde entier est jaloux de nous. Et des puissants – jaloux également (à cause de ce que leur aïeul n’était pas le bienvenu chez Madame-la-Marquise) – aident les pauvres du monde entier à les venger de nous.

Madame la Marquise avait parfaitement raison, soit dit entre nous, de ne pas recevoir ces grossiers boutiquiers – américains ou autres. Des gens pour qui le comble de la distinction consiste à manger un fruit avec une fourchette !

Des gens pour qui ni l’élégance des paroles, ni celle des actes, ni même celle du maintien, n’ont jamais eu aucun sens qui vaille ! – Là où y’a d’la gène y’a pas d’plaisir a toujours été leur credo principal.

Des gens pour qui tout se monnaye : une médaille d’honneur, un service rendu, une poignée de main, une gorgée de bière, aussi bien qu’une nuit passée avec une dame du monde !… Des gens, enfin, qui lorsque vous leur parlez de la liberté ou de la vie qui n’ont pas de prix, vous demandent quand même de donner votre estimation !

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Je… je crois que j’ai chopé un sale truc là. Ouille qu’est-ce que ça démange !

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[Les schleus sont à peu près aussi gourds ne ce domaine que leurs supposés rivaux de la dernière guère mondiale, soit-dit en passant. Le même besoin de tout chiffrer les possède (ils leur ont peut-être refilé – ou c’est l’inverse, on ne sait plus) : ils ont en commun de prendre ce trait de caractère d’épicier, cette manie de l’équation, pour le nec plus ultra de l’intelligence.

Alors que le « chiffrage en système » des images, des rêves, des poèmes, n’est que l’artéfact éternel de la décadence… la seule ressource à la disposition des hommes asséchés qui ne comprennent rien à la poésie… une béquille de collégien, rien d’autre, pour faire illusion quand on est dépourvu d’inspiration et d’imagination…

– De quel droit, enfin, se sont-ils arrogés la lourde tâche de juger leur rivaux, – leurs rivaux, siamois en « J’aurais voulu être un artiste« , qu’ils avaient tant et si bien travaillé le siècle précédent à fasciner dans le miroir du Diable ?

– Hitler ? Un cas-social infect. Un faciès de voleur, de frustré, de menteur… Comment des gens qui faisaient supposément tant de cas de leur blondeur ont-ils pu écouter une pauvre cloche comme ça ?

– Il faut tout de même savoir que jamais nos ancêtres n’ont fait tant de cas de la blondeur que n’en font aujourd’hui, influencés par l’extraordinaire vulgarité de la mode actuelle, nos jeunes (et moins jeunes) gens. Ne me dites pas le contraire. Je vois bien à quoi ressemblent les mannequins, les modèles… Les nazis faisaient au marbre ce qu’on fait aujourd’hui à la chair.

– En vérité, les personnes que de toute ma vie j’ai vu les plus influencées dans leur jugement des êtres par la couleur de leurs cheveux étaient des arabes et assimilés, mais ne nous égarons pas…

– Oui, pour en revenir à Hitler, en voilà encore un, de rustre, en voilà encore une, d’imagination mièvre, influencée par la mode et limitée au cliché ! En voilà encore un, de clampin illustre, qui était particulièrement mal placé pour statuer à un si grave tribunal ! 

– Car lorsqu’on n’a aucune définition personnelle de l’Esprit et de la Grâce, car lorsqu’on croit que l’Esprit et la Grâce sont des concept religieux, car lorsqu’on est un australopithèque, enfin, on ne se mêle pas de régler des problèmes de civilisation ! Fin de la digression. ]

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#Fais ton alya en Libéria
#Fais ton Raël en Israël

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Un exemple de grand faible ayant marqué l’histoire : Hitler, s’avisant que son royaume perdait du terrain face à l’avancée d’un autre pouvoir, n’a trouvé rien de mieux à faire que sacrifier sa propre humanité pour leur donner raison.

Règle d’or : on ne sacrifie jamais ni son sens du devoir, ni son humanité, ni son honneur. Ni à ses ennemis, ni à ses amis, ni même à sa famille.

Si chacun en faisait autant, on ne serait pas obligé aujourd’hui de choisir entre le sens de l’honneur et la vie sociale.

Et qu’on ne me parle pas des arabes qui placent leur honneur sous les gounelles de leurs femelles ! Eux-mêmes savent au fond qu’ils dépassent la mesure du raisonnable. J’en suis persuadée. Et s’ils ne le savent pas, c’est à nous de le leur apprendre !

Je ne suis en effet pas contre la colonisation quand il s’agit de faire sortir des territoires entiers de la barbarie.

Mais la bonne colonisation passe par l’instruction scolaire et le souci de l’autre. Rien à voir avec ce qu’ont toujours fait les anglosaxons.

Voyez ce qu’est devenu le Libéria, cette tentative de ré-enraciner les anciens esclaves américains dans un pays factice, tranché à la grosse, volé à des locaux qu’on maltraite… [tiens, ça ne vous rappelle rien ?] C’est aujourd’hui sans doute le pire endroit du monde. Les gens y sont à peine humains. Des morts vivants ou presque.

Les anglosaxons, ces serpents indifférents à la dignité humaine des monceaux de gens qu’ils manipulent au service de leur grossier pragmatisme prédateur, ces serpents, ce sont eux aujourd’hui qui nous rebattent les oreilles avec le respect-des-autres-cultures et l’antiracisme en mousse de la société hors-sol !

Respect des autres cultures mes fesses ! Est-ce qu’il fallait respecter les rites Aztèques, selon vous ?!

Surtout, ce qu’il faut bien comprendre c’est que les blancs de type germain et saxon n’ont pas à être ressuscités. Car ils sont tout ce qu’il y a de moins morts. Liste FORBES : les noms anglo-saxons et germains dominent.

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Le problème c’est que les protestants ne sont pas vraiment chrétiens… si on aime la théologie, je veux dire. Eux, par exemple, ils n’aiment pas.

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LOL ! Cte jeu de dupe ! – Non mais du pt de vue des échecs c 1 beau mouvement.

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Non, pour information, les juifs n’ont pas « inventé le bien et le mal ». Cette idée n’a besoin de personne pour la déconstruire, elle fait cela très bien toute seule : elle est parfaitement ridicule.

Non, Nietzsche ne liquide pas le bien et le mal. Ceci est l’une des plus grandes contre-vérités du monde et l’une des mieux établies.

En réalité Nietzsche ne fait rien d’autre que dire tout au long de son œuvre : « Dieu est mort et Dieu est ressuscité ». – La belle affaire !

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Diviser la tête pour mieux verser du mou de veau dedans

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Quand on pense qu’en France des gens qui ont les même positions de fond sur les sujets brûlants de l’actualité ne peuvent s’unir face à leurs ennemis communs parce qu’ils sont encore séparés dans leur tête par le mur de Berlin !

Rendre étanches les clans idéologiques, comme cela a été fait intensément au XXe siècle, cela revient à considérer que les rivaux ne peuvent s’aimer par-delà la politique et les religions.

C’est criminel parce que cela revient à tuer l’amour – et l’émulation intellectuelle – dans leur substance-même qui est :  un attrait supérieur pour l’altérité.

Cela revient donc à créer du faux sacré (du faux débat & de la conclusion politique pipée) et à tuer le vrai.

Les idéologies sont des instruments bien pratiques pour qui veut empêcher les peuples de s’assembler en nations cohérentes : les idéologies ça passe par-dessus les nations, et ça peut être utilisé pour en faire exploser les cadre législatifs et policiers.

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Dieu pour tous, tous aux abris.

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S’il n’y a qu’un Dieu pour tout le monde, alors c’est comme si Dieu était un fleuve et que les rivaux étaient de chaque côté.

« Nous sommes tous frères ! » – Oh c’te blague ! … Connaissez-vous l’histoire de Romulus et Rémus ? Et Abel et Caïn ? … Non parce que j’en ai des tas d’autres à votre service, des histoires comme ça.

En fait, la géopolitique avec un Dieu unique, à moins de finir en dindon farci de Noël, il faut la penser  strictement comme si l’on était athée.

[Je me demande à ce sujet où ils en sont, au Vatican… non pas que je m’inquiète de l’infaillibilité papale, hein… mais bon.]

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Quand tous les hommes vivront d’amour,
Il n’y aura plus de misère,
Et nous serons morts et pulvérisés, ainsi que toute notre descendance, il n’y aura même plus de cimetières parce que la guerre nucléaire aura servi de juge de paix, mon frère.
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On peut concevoir l’autorité/l’arbitraire de deux manières : source de bienfaits ou éternel ennemi du bonheur. La vérité secrète, c’est que l’arbitraire/l’autorité est ces deux choses à la fois. Simultanément.
L’épanouissement total, la liberté totale, comme la désiraient les hippies – comme la désirait Néron, lorsqu’il se prenait pour un Dieu, est une chose hors d’accès pour l’être humain. Etre humain c’est connaître la finitude – c’est accepter d’en rabattre un peu, c’est se tenir à carreau, même pour des prunes, enfin bref’ c’est la « condition mortelle ».
L’ennemi de la Civilisation, c’est l’hubris – les Grecs antiques, qui sont à l’origine intellectuelle de l’Occident, le savaient.
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« De toute façon, la démocratie est sans issue« , dit-il.
– Comme ta mère ?
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Voilà pourquoi c’est une très mauvaise idée de renoncer à l’idéal de la démocratie. Parce que la démocratie, c’est comme l’apprentissage de la marche : c’est l’idée qu’il faut prendre le risque de la  chute, du lâcher prise, de l’abandon des petites prérogatives mesquines, lorsqu’on veut aller de l’avant. La démocratie, n’en déplaise aux esprit immatures qui ne comprennent que la dévotion veule et vénale à tout ce qui brille, n’est pas une une culture de la pompe dorée et du hiératisme pharaonique, mais une culture du respect de cette idée folle que celui avec qui on n’est pas d’accord puisse avoir raison.
C’est la remise en jeu du pactole par ceux qui mettent éventuellement la main sur la banque, pour que la partie de Monopoly puisse continuer. C’est accepter par avance qu’ils vont un jour perdre le pouvoir, pour ceux qui  atteignent à ses sphères. C’est la rupture de la routine prévue à l’avance, à répétition, permettant un rééquilibrage des forces pour une meilleure adaptation de l’organisme politique aux aléas des actualités et une meilleur réactivité de la nation aux embûches qui se dressent devant elle au quotidien.
Autant dire qu’on est sorti de ce paradigme depuis longtemps. Le lâcher-prise, à nos puissants du jour, ça n’est manifestement pas leur truc. Il ne conçoivent même pas que des gens aient pu un jour envisager de jouer à ce jeu sans tricher. Ils laissent le souci d’ouverture d’esprit, de compréhension de l’autre, et d’adaptation au réel aux péquins – autant dire aux naïfs, à ceux qu’on encule. Ils n’ont pas compris que ce n’était pas un projet d’avenir que d’enculer tous les facteurs naturels du progrès humains, c’est-à-dire tous les gens qui n’ont pas une structure mentale de primitif, d’esclave, d’épicier ripoux ou de nègre incrédule.
Ils rient des gens intelligents qu’ils ont pris au piège de leur propre intelligence, mais en réalité ils devraient pleurer. Ils sont les fossoyeurs du vrai esprit moderne et du projet de modernité originel. Quand tu tues la personne que tu admires sans pour autant parvenir à l’égaler, c’est un peu comme si tu te tuais toi-même ; en fait c’est pire : tu te tires simplement une balle dans les ailes.
Toute idée, – c’est la vérité nue ! -, lorsqu’elle acquière le monopole, devient stérile et bête.
Stérile car la fertilité c’est la sexuation : + et -.
Si des gens intelligent ont cru un jour avec sincérité dans la démocratie, même si la démocratie ne leur promettait pas de devenir les rois mangeurs du monde, c’est parce qu’il ne s’agissait rien moins, en toute objectivité, que du meilleur système possible. En l’état actuel des mentalités, vu comme nous avons régressé, le système démocratique est hélas devenu quelque chose comme une utopie impossible. Mais dites-vous bien que ce n’a pas toujours été le cas.
Ainsi, l’acceptation de la démocratie, c’est l’acceptation d’un pouvoir que chacun peut prendre, mais dont personne n’est le maître. Pas facile à admettre, cela, pour les esprits obtus et manipulateurs qui ont le démon de vouloir connaître l’avenir… et qui veulent qu’il soit sans-surprise, pour pouvoir mener rondement leurs petites affaire… et toujours bien rangé comme une boutique, en ordre de dépenses et de recettes. Cependant l’instabilité politique est la condition-même d’une continuation de l’histoire et de la mémoire, car lorsqu’on s’arrête de se remettre en question dans la vie, on s’abîme.
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# Mais RESPECTE TON PERE, on te dit !
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Pour en revenir au respect de la figure paternelle (dans la famille comme dans la société) : nous devons intégrer la nécessité vitale du maintien de l’ordre, donc d’un arbitraire exécutif, enfin d’une figure d’autorité armée. Car rien qu’au niveau d’un simple individu, intégrer le respect de l’ordre, ça veut dire savoir se tenir droit tout seul.
Lorsqu’il apprend à marcher, l’homme s’adapte aux lois de la gravité et s’appuie sur elles (il ne cherche pas à les détruire). Lorsqu’il veut devenir équilibriste il doit encore mieux apprendre à connaître ces lois. Pas de marche en avant sans gestion de la contrainte et prise en compte d’icelle.
Celui qui prétend ignorer les lois de la gravité se voit toujours rappeler à l’ordre violemment.
« Je vole !  » – dit le soixantehuitard. « Je vous mets au défi de prouver que je ne peux pas voler » – dit le mystique procédurier. Moi, je prends la parole pour dire ce que répond toujours la nature dans ces cas-là : « BOUM ! »
Jouer imprudemment avec la contrainte, c’est bien. Aussi longtemps qu’on a papa-maman derrière pour remplir le rôle de garde-chiourme et penser les plaies. Mais quand les garde-chiourme se retrouvent interdits d’agir, relégués à des fonctions décoratives, mis au pilori lorsqu’ils donnent leur humble opinion, alors cela devient beaucoup plus grave.
Parce qu’alors ce ne sont plus des hommes qui apportent une réponse aux excès d’autres hommes. C’est la Nature, seule interlocutrice encore en lice, qui répond. Et la Nature elle ne répond pas : « Attends, je vais te construire un avion ». Elle répond : « BOUM ! Dans le mur ta face ! »
La haine pure de toute contrainte conduit l’homme à la mentalité servile, qui est la recherche d’un maître pour se faire battre. Quand on refuse les maîtres tolérants et gentils, parce qu’ils sont trop faciles à faire déchoir, on se retrouve à affronter la noire méchanceté du monde – dont jamais personne ne voit le fond. La mentalité servile, qui est l’impossibilité de se conduire bien tout seul sans y être forcé, pousse ceux qui en sont la proie, par rebond, à la vénération des pires instances dirigeantes. Car notre dernier maître, notre suprême maître, celui dont on ne viendra jamais à bout parce qu’on ne le peut pas, est LA MORT. Quand on a ridiculisé toutes les autres figures de l’autorité, il ne reste plus qu’à vénérer la mort. Voilà actuellement où l’on en est.
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Ouh là là ! Putain, com’ chuis vénère, d’un coup !
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« Vous avez du génie », qu’il dit, l’autre, à Maïtena Biraben. C’est à des petits détails comme ça qu’on voit à quel point on est dirigés par des australopithèques. Les gars, ils se sentent une parenté avec l’Afrique, mais ils ont raison ! Ce sont des putains d’étrangers au monde civilisé, qui ne comprennent rien à rien ! Ils ne seraient pas là où ils sont, isolés de tous et de tout par l’argent, y’aurait-il encore un personnage public indéboulonnable de l’assentiment duquel la bonne marche de leurs affaires dépendrait, ce type aurait-il la basse rouerie d’un Raël, la tchatche dysorthographique d’un Jean-Claude Convenant, voudrait-il même se faire appeler Pharaon, ce gars les fanatiserait jusqu’au délire !… façon Marlon Brando en toc, roi-nègre chez les illuminés… Suffirait d’un pied sur la nuque et ce serait pour eux THE révélation mystique.
Non, c’est fou quand même d’aimer l’art à ce point – si ça brille, c’est bien que ça doit être de l’or ! – et d’être à ce point incapable de le comprendre… L’art pour l’art, en fait le truc c’est que ça demande juste un poil de désintéressement. Le désintéressement, oui je sais, pour certain c’est une notion très difficile d’accès.
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Antielfique, moi ? Naaah ! Quelle drôle d’idée !
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Ne pas compter son temps, ne pas compter sa peine, être juste focalisé sur une aspiration à quelque chose de noble, de plus grand que soi, qui enveloppe, qui émeut et qui dépasse, avoir envie de s’oublier là-dedans. Surtout, même si à l’origine on était venu pour ça, ne pas rester dans cette galère pour la seule gloire de complaire ou déplaire à je ne sais quelle figure d’autorité rivale, censée détenir le Sens caché, la Révélation, la Loi… gloire immature que celle-là, ridicule et débile. Mieux vaut cent fois trouver amusant de se lier pour la vie avec l’option intellectuelle qui était simplement la plus absurde, la plus impraticable… Mais partir « gagnant » parce qu’on est sûr de suivre le droit chemin, alors là quel dégoût ! Surtout, à la base, avoir renoncé à quelque chose qui serait le gros lot en bout de course, un but suprême… il n’y en a pas. Puis avoir laissé d’office le bonheur aux gens qui ne se posent pas les bonnes questions… Ce sont des pré-requis. Être là avant tout parce qu’on ne pouvait décemment pas être ailleurs, et non pas réellement parce qu’on était appelé par des voix, mais parce que c’était une question d’amour-propre… La vanité de faire tout pour devenir le meilleur des hommes, le regard plus pointu, le compétiteur le plus énervant : oui ! La vanité de se penser d’ors et déjà comme quelqu’un de meilleur, qui « mérite » ce qu’il va avoir, qui n’est responsable de rien : non ! Oh quelle horreur ! … encore un coup à devenir psychopathe.

Pourquoi l’art pour l’art ? Parce qu’à la base il fallait suivre la voie originale, la voie tracée par les maîtres, parce qu’on avait des Pères à décapiter, enfin une intuition quelconque, éthique ou esthétique, un héritage à défendre… parce qu’on avait quelque chose qui tenait à cœur, un vieux défi, une colère rentrée, parce qu’il fallait en découdre avec le Fatum, parce que ce qu’on avait en magasin c’était du tonnerre de Dieu, parce que c’était une croix qu’on se sentait vaniteusement les épaules de le porter.
‘faut déjà ne plus se soucier des modes, pour créer quelque chose qui relève véritablement de la propriété intellectuelle – dur dur à concevoir, ça, pour des gens qui se tordent le cou en société pour savoir ce qui se fait ce qui ne se fait pas… Avoir du goût, c’est posséder une conception personnelle de ce qui est bel et bon, et pas se laisser imposer une doxa par des prêtres des convenances. C’est être porté par son propre esprit, pas avoir peur de son ombre lorsqu’on commence à dire des choses qu’on n’avait pas prévues. C’est défendre quelque chose à soi que les autres n’ont pas, si possible seul contre le reste du monde, et non pas penser en bande. Et surtout tenir si bien son dada qu’on ne doive plus ce dada à personne. Rien à voir avec de la sorcellerie !  – tellement pathétique qu’ils le croient.
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#La vie est un équilibre fragile, non une quête d’amour éperdue.
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Aucune jouissance véritable n’est donnée pour rien à l’homme en ce monde. – Oh, je ne dis pas pour autant que cela s’achète ! – Non, cela ne s’achète même pas… en tout cas pas à prix d’argent. C’est une autre sorte de monnaie que le bonheur demande… Car toute liberté, toute joie en ce monde, tout miracle, a exigé son comptant de sacrifice en territoire d’Idéal. Ce qui veut dire que des gens qui méritaient moins que quiconque de souffrir ont versé sans répit sur des centaines de générations dans une terre qui n’était parfois même pas la leur, de la sueur, du sang, et des larmes. Ils sont tombés mainte fois à genoux dans la poussière sans pour autant être exhaussés. Ca ne les a pas découragés pour autant, parce qu’il n’y avait rien d’autre à faire sur la terre de toute façon que de continuer à agir pour le mieux et à y croire… Nous autres européens, nos ancêtres ont conquis leurs libertés et leurs droits de haute lutte. Mes ancêtres à moi ont trimé, ont été traités peut-être pire que des bêtes, mais n’en ont pas moins continué toujours à lutter pour ne pas se conduire précisément comme des esclaves et comme des bêtes. Peut-être voulaient-il faire mentir leurs oppresseurs, mais qu’importe ? Ceux qui ont peut-être le plus mal vécu ne sont pas pour autant ceux qui se sont le plus mal comportés. Certains d’entre eux pensaient, peut-être. Certains étaient peut-être plus libres intérieurement qu’on ne le croit. Nous ne le saurons pas. Autrefois, on éduquait les enfants pour se tenir droit quoi qu’il en coûte, et jusqu’au cœur de l’injustice la plus criante, et même si leurs efforts devaient ne pas porter de fruits, même s’ils devaient être inconnus ou sans témoins ou oubliés. Se souvient-on, d’ailleurs, de qui furent les pauvres misères dont on conserve parfois les os dans les églises ? Qui peut croire au demeurant que ce soit la « véracité » de ces reliques qui importe ? – Quelle est-elle, au juste, la seule Véracité qui importe ?
Les autres, s’ils vivent dans des pays arriérés, doivent en faire autant. Ces règles sont éternelles et ne sont pas écrites par les hommes.
lls doivent retrousser leurs manches pour faire de leurs pays d’origine des espaces habitables. Et non transformer la terre entière en un espace hostile pour tout le monde.
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Parce qu’un honnête homme, ça trime comme un forçat… non ?
Attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : la seule volonté de travailler comme une bête de somme ne suffit pas. J’en veux pour preuve que les fainéants ne font pas actuellement tant de mal que n’en font les Stakhanovistes et autre « pro-actifs » dans le monde. Gaston Lagaffe mériterait qu’on lui érige des temples. Et Dieu nous préserve du terrorisme des agités du bocal vide ! Le travail salarié d’une vie entière est une ébriété dont on ne ressort pas vivant, – au même titre que l’opium, la vie file comme en rêve. Elle permet à l’homme d’oublier les vérités les plus élémentaires le concernant. Il va droit à la morgue en se dépêchant, sans passer par la case « que-fais-je-du-temps-qui-m’est-aloué? ». C’est bien pratique.
Une nation de laborieux mangeurs de télévision ne fait en effet pas une grande nation. Car une grande nation, c’est une nation dont le peuple a une âme collective, est également composé d’âmes individuelles, et dont tout cela se met harmonieusement en marche. Or notre « modernité » (qui n’en est plus une) ne va de l’avant que sur le papier, ou du moins elle n’avance plus que dans les seuls domaines techniques et les innovations scientifiques. Malheureusement, lorsque l’évolution humaine au sens élevé du terme, l’évolution de la qualité d’humanité qui est dans les hommes, ne suit pas le perfectionnement des outils que ces hommes utilisent, on sort de l’histoire, et on retourne à la pré-histoire, sans autre forme de procès.
Dépersonnalisation par la Bagnole.
L’outil n’est pas seulement un moyen d’emprise sur le monde. Il peut très bien aussi éloigner l’homme de lui-même, c’est-à-dire lui faire perdre pied avec la réalité. Tenez, la voiture : certains, (je pense en particulier à la génération « sur la route » ), certains l’utilisent pour avaler du paysage, s’approprier leur environnement immédiat et moins immédiat, comme ils le feraient d’un prolongement de leur curiosité enfantine et des fourmis qu’ils ont dans les jambes. D’autres en revanche (et ils sont la majorité) n’utilisent les automobiles que pour se rendre à heure fixe toujours au même endroit, à leur turbin, en empruntant des voies ignobles, des périphériques mornes, sur lesquels il faut fermer les yeux de l’âme pour ne pas les voir – car si on les voyait pour ce qu’ils sont, on n’oserait plus les emprunter. Ces derniers, quand ils entrent dans l’habitacle, suivant un rituel hypnotique qui en vient à les posséder, qui les dissuade souvent, même pour des courses minimes, d’utiliser tout d’autre moyen de locomotion, parce qu’il les rassure par un sentiment de familiarité extrême, régressif, et leur donne une illusion factice de maîtrise… Ces derniers-là se retrouvent comme éloignés de la possibilité d’aborder à nouveau le monde « de plein pied ». Ils ne peuvent plus voir la campagne comme l’indien la voit lorsqu’il se tient debout sur la terre des hommes, comme le chien la sent lorsqu’il pisse joyeusement sur les arbres qui lui plaisent. Car au-travers de leurs vitres courbes, la campagne ressemble déjà à une virtualité. Ils avancent immobile et assis, dans une bulle, sans même plus craindre la mort qui constamment les frôle… et on s’étonne que ces gens votent PS !
Sociétal pour demeurés
Il faut que les crasses bourgeoises qui composent nos élites actuelles soient vraiment bien acculturées, bien primaires, pour avoir cru un seul instant qu’on pourrait combler le manque général de progrès humain, sensible, intellectuel et moral, l’absence d’originalité intrinsèque, le profond défaut d’imagination de notre époque, par des innovations sociétales. Comme si autoriser la sodomie allait nous faire renouer avec la Haute Civilisation ! Pour ces gens, l’idée de Haute Civilisation ne renvoie manifestement pas aux Lumières, aux belles personnes se dessillant les yeux réciproquement dans la politesse et la bonne humeur, inventant une compassion nouvelle sans donner le moins du monde l’impression de se forcer, enfin aux salons du XVIIIe siècle français ; non, pour eux, la reine des cités florissantes demeure la féroce Babylone de l’âge du bronze (à savoir, dans leur imaginaire, une vieille colère, un repoussoir, une vieille honte). Pour eux, Civilisation égale perversité administrative, système pyramidal et débauche. Et voilà tout ce à quoi ils nous destinent, comme faîte et aboutissement de nos humbles destinées nationales ? Il faut qu’ils ne soient pas beaucoup moins arriérés que les fanatiques islamistes pour penser les choses ainsi.
Moyenne intellectuelle de la société mondiale de la bouse et du petit commerce
Enfin, ces gens sont au niveau de la moyenne mentale de la population de leur empire international, je suppose… ce qui, si l’on embrasse du regard la populeuse Chine rurale, les bouseux d’Indonésie, d’Inde, d’Afrique, et même d’Amérique et d’Australie, nous ramène décidément en arrière de quelques milliers d’années, je dirais à vue de nez à un stade de complexité culturelle qui découvre juste l’usage du papier – mais pour s’essuyer les fesses exclusivement.
Arbeit macht frei, c’était à comprendre à quel degré ? J’ai jamais su.
Le seul travail des bras, évidemment, ne garantit pas à l’homme de demeurer un homme. La courbe du chômage n’est pas l’indicatif de tout. Si l’homme ne veut pas attenter à l’humanité qui est en lui, il devra aussi travailler à ne jamais développer cette mentalité typique des esclaves qui consiste à adorer la force et à ne comprendre que les rapports de forces. Cela demande bien plus, vous vous en doutez, que de régler les maigres soucis matérialistes de notre basse prospérité.
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Voyons un peu à présent, si cela vous plait, jusqu’où va se nicher l’amour bas de la force-pour-la-force, et le culte du rapport de force – et jusqu’à quel point cette mentalité barbare empoisonne les rapports entre les êtres dans notre société.

La réflexion qui suit est une dédicace spéciale à Eric Zemmour.

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Dans le registre de l’amour de la force (et du mépris de la faiblesse chez autrui), j’ai identifié un gros nœud gordien spécifique à la condition féminine.
On accuse souvent la femme qui parle comme un homme, qui veut fraterniser avec les hommes, et qui se pense d’abord elle-même comme étant un être humain, on accuse souvent cette femme qui ne prend pas la peine de développer les armes de la séduction bestiale propres à l’attrait particulier de son sexe, de couper les moyens sexuels des mâles. Or j’ai remarqué que, contrairement à ce à quoi on aurait pu s’attendre de prime abord, j’ai remarqué qu’un tel état de fait était le plus souvent reproché à la femme non comme un excès de force, mais comme une situation de faiblesse.
Ne le nions pas, cette réalité de la « débandaison » que les mâles déplorent est parfaitement observable – et dans les deux cas que je vais développer, qui sont pourtant fort éloignés l’un de d’autre :
Les grands chevals secs
Il y a d’abord le cas de la femme qui a complètement gommé la femme en elle, qui est alors devenue « hommasse ». Cette personne a développé d’autres armes sociales que celles avec lesquelles elle était a priori venue au monde. Et dans ce cas précis, il se trouve que le fait qu’elle demeure un individu de sexe féminin est en soi pour elle une cause de faiblesse, puisqu’elle se retrouve à vouloir rivaliser avec les hommes virils sur le terrain de la virilité sans pour autant en posséder tous les attributs. Dans son cas précis, le fait de ne pas « faire bander les hommes » lui sera toujours reproché comme étant son point faible en tant que femme. Tandis qu’en tant qu’homme, on ne lui reprochera non pas tant sa force « virile » que la faiblesse qu’il y à être un homme incomplet. Situation inconfortable pour le moins.
… et les autres !
Il y a ensuite un deuxième cas à mon avis un peu plus intéressant, car encore un peu plus compliqué, qui est le cas de la femme féminine qui ne se soucie nullement de sa féminité. Celle qui se sent pleinement femme, n’a en effet pas besoin de « faire la femme » ou de « jouer à la femme », comme le font les petites filles. Celle qui considère ses attributs féminins comme relevant de l’inné – quelque chose de naturel, donné par la Providence, à quoi l’on ne peut rien changer – peut très bien se mettre à penser par ailleurs, et à parler, « comme un homme », c’est-à-dire franchement, librement, sans tabous. Elle peut le faire sans pour autant que cela n’entre en contradiction profonde, dans sa conscience d’elle-même, avec sa sexualité. Car, à ses propre yeux, les évolutions intellectuelles au travers desquelles elle passe, et à cause desquelles la façon dont elle se donne à percevoir aux autres se modifie, seront identifiées comme relevant d’un acquis délibéré, d’une construction de vie, d’un apprentissage. Or l’inné et l’acquis, même lorsque leur influence est contradictoire (et leur influence est généralement contradictoire dans les êtres) peuvent très bien se superposer sans heurts à l’intérieur d’une même personne. N’est-ce pas également ce qui se passe chez tous les hommes de sexe masculin dont la pensée sort de l’enfance, sort de l’adolescence, puis lorsqu’elle se dégage de la question sexuelle, mûrit ?
Dans l’esprit de cette seconde catégorie de femme (contrairement à la première), il n’y a aucune contradiction foncière entre le fait d’être une femme et le fait de penser comme un homme – puisque dans l’esprit de ces femmes, les femmes sont des hommes aussi (l’inverse n’étant pas vrai).
« La bandaison papa ça se commande pas… ♪ »
Malgré tout, il se trouve que les hommes vont avoir du mal à occulter totalement leur gêne devant un tel paradigme – et devant ce caractère typique de parfaite homogénéité, désinhibée et naïve, avec lequel il se déploie généralement dans les sensibilités pleinement féminines. Pour eux, c’est faire la part trop belle à la femme que de lui permettre à la fois d’être désirable, avec tous les privilèges que cela comporte, et de recevoir de la considération pour ce qu’elle dit comme si elle était un homme à part entière. Cela même se trouve être pour eux souvent une impossibilité, car il leur est difficile de bander, s’ils sont hétéros, pour autre chose que que ce qu’ils perçoivent comme « leur altérité » – ainsi, même là où il n’y aura pas d’altérité intellectuelle a-priori chez la femme, ils auront besoin de continuer à s’en imaginer une, pour alimenter leur libido.
« J’aime pas te voir avec des ciseaux. »
La tendance générale va être de reprocher à ce genre de femme, encore une fois, un certain type de faiblesse : on va lui reprocher également d’être castratrice, mais pas de la même façon qu’à l’autre. On va lui dire qu’elle ne peut pas être désirable si elle ne vient pas au-devant des hommes armée des attributs habituels de la féminité, qui sont en quelque sorte des crocs, des griffes et des chatteries… puisque dans l’imaginaire viril, la féminité est toujours rattachée à une certaine bestialité.
En effet, la femme pleinement humaine ne peut plus décemment être aussi bestiale que les autres – elle va faire preuve d’humanité, de compassion, là où la séductrice se contenterait de tirer sadiquement les ficelles du désir sans même savoir ce qu’elle fait.
On va alors lui reprocher sa douceur-même, sa compassion, son sens de l’amitié, sa générosité, comme autant de tue-l’amour… Parfois, on pensera vraiment ce que l’on dit (dans le cas notamment des garçons les plus immatures ou les moins confiants en eux-mêmes)… mais le plus souvent on s’efforcera de rejeter froidement la femme, même si elle ne dégoûte pas pour de vrai, dans le seul but de la châtier. Le but n’étant pas au fond de demander à la jeune personne de faire des efforts supplémentaires pour se rendre désirable (elle n’en n’a pas forcément besoin, et cela sera de toute façon perçu comme une nuisance supplémentaire), mais d’interdire purement et simplement à la belle entreprenante, bardée de ses sentiments nobles, de ses justes idées, de ses purs élans du cœur, d’obtenir le beurre et l’argent du beurre, c’est-à-dire tous les avantages propres à la condition féminine augmentés des avantages de la condition masculine, sans les inconvénients. Une telle concentration de toutes les richesses humaines naturelles en une seule personne est généralement perçue par le restant de l’humanité entière comme une criante injustice, – à réparer.
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Mais revenons, s’il vous plait, [je sais que la parenthèse est un peu longue] au sujet initial, qui était une analyse des méfaits de la mentalité servile sur les relations humaines.
La mentalité servile appliquée aux rapports amoureux, c’est quelque chose que nous connaissons tous : l’attrait irrépressible pour la force brutale ou le caractère vicieux chez autrui, et la gentillesse perçue à tort comme un aveu de faiblesse, ou la faiblesse en elle-même perçue comme une infamie.
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« SAVOUARE AYMEEEEEER ! ♪ »
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Quand on veut, pour pouvoir aimer pleinement une femme, et n’avoir aucun regret d’en prendre soin, que cette femme ait pour elle toutes les ressources de santé de la bêtise, du vice et de la bestialité, on admet tacitement éliminer la possibilité d’accepter comme partenaire toutes les jeunes personnes qui, de par un excès de sensibilité, donnent l’impression de « puer la faiblesse ».

C’est que ces messieurs identifient l’humanité qui est dans la femme à une sorte de maladie ! – Et ils veulent bien donner la charité pour les malades… mais à la seule perspective de trouver un caractère chez leur femelle procréatrice qui ne serait un caractère en acier trempé, ils frémissent de dégoût ! C’est vrai, ça ! Où irait le monde, si on accordait le droit à la maternité à des femmes qui ne sont ni méchantes, ni viles, ni dotées d’œillères rigides ? Car il est évident que la rouerie la plus sordide et la capacité à l’indifférence la plus éhontée, sont des critères de sélection extrêmement répandus lorsqu’il s’agit pour les hommes « positifs » de trouver une épouse légitime. Peut-être qu’à la perspective de rater leur vie en compagnie de ce genre de femme, ils se sentent moins angoissés que s’ils devaient le faire en la compagnie d’une personne qui en a quelque chose à foutre, ou qui risque d’essayer de leur parler, de pleurer sur leur épaule, de demander de la tendresse… Je ne sais pas.
Or moi, figurez-vous que je n’ai jamais cru en la nécessité absolue d’une telle configuration.
Je ne pense pas que l’on gagne jamais en grandeur à faire taire ceux qui ont envie de s’exprimer et à  réduire les têtes. Les hommes n’ont pas à demander, pour se sentir plus désirables, pour se sentir mieux à l’aise dans leur vie de merde et dans leurs pauvres baskets à la con, à ce que les demoiselles épargnent leur susceptibilité en se faisant toutes palotes et toutes maigrichonnes, en perdant un maximum de confiance en elles-même et en envergure… Ils n’ont pas à exiger que pour leur faire oublier la piètre opinion qu’ils ont d’eux-mêmes, les jeunes filles donnent l’impression de se mépriser elles-mêmes encore plus. Ce n’est pas parce que les vies qui ne brillent pas de ces petits gandins leur font honte, qu’il faut, pour ne pas faire d’ombre à l’ombre, que leurs dulcinées se défassent de la gaieté de leur jeunesse, de leurs qualités morales, c’est-à-dire de leurs propres attraits !
Je ne considère pas que la place que les gens prennent en terme de liberté intérieure soit comme la place qu’ils prennent avec leur fessier sur un banc lorsqu’ils ont engraissé. Je pense que le domaine du Verbe et de l’intelligence est un domaine virtuel où les étendues susceptibles d’être conquises sont énormes, et peut-être même infinies. Je pense que les lois qui régissent le domaine de l’imagination, de la pensée et du rêve ne sont pas les lois kilométriques qui régissent la géographie. Je pense que les personnes de valeur, entre elles, même lorsqu’elles s’affrontent, ne se font jamais d’ombre, mais s’éclairent réciproquement, s’augmentent, se densifient les uns les autres par un jeu d’émulation, comme lorsqu’on met plusieurs ordinateur en réseau pour faire une machine plus puissante que la somme de ses partie.
Je pense que l’esprit humain est en lui-même déjà un prisme, qui produit des lumières qui ne demandent elles-même qu’à être à nouveau, indéfiniment, réfléchies. Je pense qu’il n’y a pas concurrence entre les richesses immatérielles comme il y a concurrence entre les propriétés privées. Je pense que quelqu’un qui s’empare d’une idée n’est pas comme quelqu’un qui s’empare d’un terrain : ce qu’il prend avec lui ne disparait pas pour autant du capital d’autrui. Ainsi en va-t-il du concept qu’un intellect s’approprie à fond : il n’est perdu pour personne, bien au contraire !
Je pense qu’il n’y a pas lieu de se méfier des gens pleins d’ambition nobles et de hauteur de vue, car ces gens sont également ceux qui en général en société ont le plus de douceur, de politesse, de respect pour l’autre, de savoir vivre. Plus une personne est exceptionnelle, normalement, mieux elle sait se domestiquer elle-même pour ne pas  déranger son voisin par l’exercice de son exception. Et quand bien même ? … Je ne crois pas non plus que l’enthousiasme d’une personne qui veut accaparer l’attention parce qu’elle a réellement quelque chose d’important à dire, soit à désigner comme une simple nuisance. « Vous ne m’aurez pas toujours », disait Jésus. Et on n’a pas toujours à côté de soi quelqu’un qui a le feu sacré.
Je crois que le seul véritable savoir-vivre – ou le seul véritable art de rester, en dépit des avanies de l’existence, un être ouvert, aimable et gentil – consiste à rester, comme un enfant qui attend Noël en juillet, à rester disponible à l’avènement des grandes et exceptionnelles choses… et même si l’ennui seul répond à l’appel, à ne jamais se fermer totalement à la possibilité de les voir arriver, est tout ce qui compte. Aussi, je ne pense pas qu’il faille forcément que la femme soit réduite à faire le socle, l’enluminure, le pilier, pour mettre l’homme en valeur. J’observe que les grands hommes ont souvent été portés dans les hautes sphères de l’esprit où ils évoluaient par l’inspiration que leur avait donné l’amour d’une grande dame. Dans ces cas-là on aurait mieux fait de comparer la femme à une musculeuse monture héroïque, à un un Deus ex machina inespéré, au cheval ailé du char solaire, plutôt qu’à une feuille d’Acanthe.
Je pense qu’il n’y a de piédestal qui vaille, pour un homme, que le piédestal fraternel de ceux qui reconnaissent son talent et l’admirent. Or être admiré par des sots est une offense à l’homme de goût, et de la même manière n’être entouré que par des femmes mesquines et bornées devrait inspirer de la honte aux hommes qui prétendent sortir du lot.
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Ah les salauds !
Il y a bel et bien de la mentalité d’esclave en germe, chez l’homme (et en particulier chez l’homme moderne), dans son rapport à la femme. En effet, les hommes que je rencontre en mon siècle me font l’effet d’être majoritairement trop faibles eux-mêmes, trop fragilisés dans leur sécurité narcissique, pour ne pas se sentir comme diminués dans leur propre faculté à être présents au monde, lorsqu’ils se trouvent en présence d’une femme douée d’une certaine aura intellectuelle, non feinte, non mise-en-scène, non instrumentalisée dans un but précis, non courtisane ou opportuniste. Comme si un certain côté « factice » et plat chez la femme, lorsqu’elle cause, leur donnait plus de latitude pour l’aimer. Comme si lorsque la femme était intellectuellement aimable pour de bon, le sentiment se sentait quelque peu entravé par cela, à l’étroit, comme s’il ne fallait pas lui demander de se fixer sur un objet réel. Comme si, enfin, lorsque l’intelligence chez les femmes n’étaient pas qu’un vernis pour briller, qu’une breloque sans grande valeur dont on peut se dépouiller au besoin, ou qu’une sale manie d’érudition creuse prise malgré soi dans les couloirs obscurs des études universitaire, comme si lorsqu’il s’agissait d’un véritable attachement à des idées personnelles, comme s’il fallait que cela soit perçu comme un manque de respect. Et, le plus curieux, c’est qu’en lisant les Goncourt, je me suis rendue compte que ces inhibitions mesquines auxquelles j’étais habituées chez la gente masculine de mon époque n’avaient peut-être pas toujours existé à un tel degré.
Il faut voir un peu les monstrausores (et je ne parle pas-là d’envergure seulement intellectuelle) dont les Balzac, les Victor Hugo, les Musset, les Châteaubriant, vantaient les charmes. Ah ils n’avaient peur, comme l’autre affreux docteur des âmes, du noir continent des folles-en-Dieu et des hystérique solaires, c’est moi qui vous le dis !
—> Je cherche à placer ici un extrait du Journal des Goncourt que je ne retrouve plus.
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REVOIR ANTAN et puis mourir.

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Aujourd’hui, c’est triste à dire, mais sous ses dehors faussement féministe, notre société a en réalité terriblement peur de la féminité, et elle contraint les femmes à ne pas s’aimer en tant que femmes. On leur permet de désirer être tout ce qu’elle peuvent imaginer être dans leurs rêves les plus fous ; dans les faits on les force à désirer être tout qu’elles ne sont pas. On leur permet tous les délires de grandeur sauf le seul dans lequel elles pourraient prendre réellement corps, et tremper un peu la labilité habituelle de leur caractère. On ne leur permet pas de se rêver en parfaites femelles, on ne leur permet pas de jouer leur meilleur rôle… On ne leur permet pas d’accomplir leur vocation de déesse du feu domestiqué, de maîtresse du pays intérieur – le pays du rêve -, d’administratrice de l’âme de ces messieurs, de génératrice secrète des images qui peuplent leurs jeux d’esprit.
Pourtant, si l’on voulait bien larguer de nouveau les amarres, l’expansion intellectuelle serait potentiellement continue dans ce domaine où la conquête n’a pas de limites : le domaine de la liberté intérieure… En voilà encore une, par exception, d’aventure humaine qui a encore de l’avenir ! Mais c’est paradoxalement la part de leur être la moins désireuse d’indépendance, la moins « libre », la moins « rebelle », la plus réactionnaire, la plus conservatrice, la plus obscurément religieuse enfin, qu’il faudrait aux femmes développer pour régner à nouveau sur une telle sphère… Car la femme est la gardienne et la bénéficiaire traditionnelle d’un grand secret triste : le secret nietzschéen de l’éternel retour des droits de la nature et de la nuit. Seulement il lui faut rentrer à nouveau dans son costume traditionnel pour accéder à ses droits sur le Mystère. Pas besoin de maigrir pour cela : accepter de cesser de s’agiter pour rien dans le vide sidérant suffit. Croyez-moi sur parole : ces pouvoirs magiques des femmes, dont la puissance a longtemps été mise en veilleuse par les grands mouvements de Renaissances des hommes, ont devant eux aujourd’hui une voie royale à emprunter.
La femme qui a des lettres, rien qu’en endossant un tablier, peut maintenant être une prêtresse… Nous vivons aujourd’hui dans un monde qui est de plus en plus crédule, gourmand en opiums, féru d’illusionnements mystiques, et qui serait donc facile, pour quelqu’un qui voudrait bien donner un peu d’amour à tout ce pauvre populo errant en carence affective, à mener par le bout du nez.
La féminité est une chose d’essence paradoxale et qu’on ne peut synthétiser autrement que par l’usage des paradoxes. Cependant il y a tout de même quelques grands traits de caractère propre à la maîtresse femme – celle qui est en pleine possession de ses attributs traditionnels sacrés -, qui sont susceptibles d’être exprimés ici. Tenez, il y a ce rapport intime de ce qu’on appelait autrefois « la femme honnête » avec l’économie du don. Aujourd’hui on ne conçoit pas autrement le stéréotype de la femme au foyer que comme une menace dégoûtante et poisseuse pour la société du commerce. Cela est ainsi pour une excellente raison ! En effet l’économie dans laquelle évolue l’épouse bourgeoise à l’ancienne (celle qui donc ne travaille pas) est exclusivement une économie du don. Elle ne s’occupe pas de ses enfants en échange d’un salaire, mais pour la beauté du geste, (que ce soit par devoir, par amour, ou par convention), elle se donne corps et âme à son mari sans contrepartie, (contrairement à la maitresse, elle ne monnaye pas ses charmes), elle tient parfois les cordons de la bourse du ménage, mais sans pour autant que l’argent lui appartienne forcément en son nom propre, elle se fait offrir des tas choses mais s’en achète rarement. Son état ordinaire, qui est un état de disponibilité, de gracieuseté, de bons services, lui demande certes un certain don pour la patience, pour les travaux manuels, humbles et minutieux, mais sa vie est aussi une orgie de temps libre ! Or, quel bien est plus précieux que le temps? Il faut ajouter à cela que la vie entière de la « femme honnête » dans son milieu naturel, comme celle d’une idole votive, consiste en la jouissance permanente de petites offrandes de la part des mâles : la règle en sa présence, ce sont les menues politesses, les galanteries, les égards, les délicates attentions…. Son mariage est également la garantie d’un tout-plein de sécurité, de tranquillité : autant dire pour la femme la santé du corps et la santé de l’esprit. [Clope + pillule + névrose + stress = ma génération qui vivra en moyenne moins longtemps que celle de ma grand-mère.] C’est enfin la certitude pour elle de ne jamais se retrouver abandonnée, livrée à l’infamie de la solitude. [Je n’ai jamais vu une femme qui était faite pour la solitude, quand il est connu que certains hommes la supportent très bien.]
Bien sûr la bonne-maman bourgeoise ne saura jamais ce qu’est l’agression permanente du stress du challenge qui prévaut dans le monde du travail salarié. Mais le calme, le luxe, la volupté, ne valent-ils pas le sacrifice de cette grande connaissance-là ?… Parfois bien sûr, certaines femmes au foyer finissent par comprendre cette vérité cachée : que dans leur situation, si leur mari est très gentil, elles peuvent jouir de tous les avantages de penser et de vivre en femmes libres (comprendre, comme des adolescentes écervelées), sans en encourir le moindre des inconvénient. Évidemment, une femme qui a du temps pour penser est une femme qui a le temps de s’ennuyer des plaisirs ordinaires, et qui peut parfois en venir à rechercher les plaisirs extraordinaire – il faut toujours se méfier de l’eau qui dort. Parfois, on le sait assez, c’est le mari, dans le ménage à l’ancienne, qui n’est pas si gentil ni si compréhensif qu’il le devrait… hélas, il existe, celui qui se paye « sur la bête » de sa fonction de mari nourricier… ou bien c’est la femme qui pousse vraiment le bouchon trop loin, qui fait la folle, qui fait honte à sa famille, et alors dans une société où la figure patriarcale est encore respectée, il y a normalement un retour du bâton qui est au centuple. Dans une certaine mesure, à condition de ne pas basculer du côté de chez les Talibans, c’est l’inévitable revers de la médaille… et dans la mesure où l’on aime un minimum l’ordre et où l’on ne veut pas pour du chaos comme modèle familial, je suis navrée d’admettre que c’est le prix à payer, et que cela se comprend.
On n’est jamais à l’abri, c’est sûr, de se retrouver enfermée dans la cage sa propre liberté intérieure, comme un joli petit oiseau dépourvu de bras, lorsqu’on compte sur autrui pour faire bouillir la marmite et régler tous les détails bassement matériels du quotidien. Mais cet avertissement vaut tout aussi bien pour un roi fainéant que pour une femme ! Comme quoi l’idée que l’on se fait de l’indignité de la condition traditionnelle féminine en Occident est une chose toute relative.
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On n’a pas non plus une réputation de « sexe faible » pour rien.
Le schéma est pourtant simple. Il se trouve aujourd’hui une grande quantité de femmes qui sont « libres » de se faire malmener tout le temps par l’agitation stérile et angoissante de leur vie de femmes libres, comme il se trouvait autrefois tout plein de femmes soumises qui étaient surtout soumises à leur petit confort, de femmes dépendantes qui l’était à la façon dont la perle est dépendante de son écrin, dont est dépendant le chat d’appartement de son radiateur et de ses croquettes. Et il faut ajouter à cela que pour compenser les terribles martyres (à la Camille Claudel) de la jalousie intellectuelle des hommes (une jalousie qui existe encore plus que jamais… comme quoi les lois ne refont pas les gens…), certaines femmes considérées autrefois comme des éternelles mineure par leurs maris, ont pu exploiter largement les petits a-côtés ambivalents de ce statut bâtard, pour se payer impunément de bonnes tranches de rigolade.
Enfin, je remarque que chez la femme qui a fait de longues études pour gagner sa croûte, il n’y a pas autant d’amour sincère des lettres, des beaux-arts et des grandes œuvres, qu’il n’y en avait chez celles qui jadis dérobaient le savoir aux hommes comme l’auraient fait de petits Prométhées. Les filles les plus spirituelles restent celles qui ont le plus de culot – or j’en ai vu peu de cette race qui aimaient aller à l’école. Quant à évaluer si les universitaires d’aujourd’hui sont plus érudites que les poétesses de jadis, pour ma part je ne m’y risquerais pas, et de toute façon j’ai toujours préféré les gens qui se cultivaient eux-même comme on cultive un beau jardin rempli de fleurs choisies, à ceux qui se forçaient à engraisser du ciboulot comme on retourne un champ de maïs de la Beauce.
On ne connaît plus ça aujourd’hui, la féminité pas honteuse d’elle-même. Je crois qu’elles nous feraient un peu peur, si nous les revoyions, certaines des femmes illustres de notre temps jadis. Les véritables femmes-enfant conservent encore de nos jours par-ci par-là des petites expressions de folie. C’est normal : la folie est la redevance habituelle que payent ceux qui font des excès de rêve.
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On n’est pas sérieux quand on a deux-mille ans
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Non, il ne s’est jamais agi pour nos aïeux d’enfermer une pauvre chose sans âme dans un harem ! Il n’y a jamais eu de harems chez nous et les femmes chrétiennes ont toujours été gratifiées d’une âme.
Il s’agissait seulement de demander à une femme qu’on épousait de s’illustrer dans l’art de faire ce que la nature l’avait dotée pour faire – manger, dormir, gazouiller avec ses enfants, arranger sa maison, se livrer à de menus hobbies, flemmasser -, parce que c’était sa vocation et que personne ne songeait à penser l’ordre du monde autrement. Cela, dites-vous bien, sans aucune contrepartie sonnante et trébuchante. Une telle simplicité aujourd’hui nous dépasse. Nous aurions peur de vivre sans but précis, de n’être pas payées, à couler des jours heureux sans « projets » ni ambition surréelles. Nous aurions peur d’être surprises à contempler le paysage, à « ne rien faire ». Nous sommes des divertis épileptiques. Nous n’avons, pour la plupart, plus de notion de ce qui était le rapport des anciens à la texture du temps.
Une épouse, quand on était un homme, il fallait en avoir une. C’était aussi bête que ça. Souvent la bourgeoise, comme la matrone, prenaient des amants. Cela était convenu. On ne parlera même pas de la dame noble, dont l’ancien rôle courtois consistait purement et simplement à entretenir des flirts avec les messieurs dont elle voulait augmenter sa clientèle et celle de son mari… – les désirs charnels de ces dames pouvaient être des ordres ! Dans la société d’autrefois, dans la mesure où le mariage était conçu comme une sécurité sociale avant tout – la seule sécurité sociale avant l’invention de la sécurité sociale – on avait encore la dignité de ne pas confondre avec le petit poison d’amour, cette chose on-ne-peut-plus nécessaire et sérieuse qu’était un toit sur la tête, une famille, un nom. Les vieux avaient plus que du bon-sens, ils avaient du savoir-vivre… et de l’indulgence pour la part la plus fragile en eux.
Il n’y a rien de plus fragile dans les êtres, de plus facile à malmener, que la part de leurs souhaits les plus profonds, que la part de leurs vœux les plus païens. Elle est difficile à exaucer sans que l’équilibre social qui maintient les fonctions vitales des gens à flot ne s’en retrouve malmené. Et il faut beaucoup d’indulgence entre les êtres pour qu’un peu de bonheur ici-bas soit accessible. Car le plaisir étant le fruit du mariage du désir et de la contrainte du désir, il faudrait accorder aux individu, pour faire leur bonheur, à la fois la joie de se voir interdire leur joie et la joie de se l’accorder.
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