Féminisme vrai

Réponse à un soixante-huitard

sur la tyrannie des portes closes

(Ceci est une re-publication)

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CITATIONS OCCIDENTALES TAGGED : #PUDEUR :

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Le grand mérite de la pudeur est de donner du prix aux caresses.
Paul Morand ; Journal d’un attaché d’ambassade (1916-1917)

« L’amour véritable s’enveloppe toujours des mystères de la pudeur, même dans son expression, car il se prouve par lui-même, il ne sent pas la nécessité, comme l’amour faux, d’allumer un incendie. »
Honoré de Balzac

« Ce n’est pas par pudeur que je ne montre pas mes enfants à tous les passants. C’est parce que je n’ai pas les moyens de payer la rançon. »
Pierre Desproges ; Fonds de tiroir (édition 1990)

La pudeur est le corset de la vertu, elle l’empêche de tomber.
Citation de Jean Louis Auguste Commerson ; Petite encyclopédie bouffonne (1860)

« Chez nous, quand ça se tait, il faut avoir l’oreille fine pour distinguer la pudeur de l’indifférence. »
Les taiseux  [ Jean-Louis Ezine ]

« Il s’en est allé, le respect des serments. La pudeur n’est plus. »
Tragedies completes  [ Euripide ]

« Tout nous vient de l’orgueil, même la patience. L’orgueil, c’est la pudeur des femmes, la constance du soldat dans le rang, du martyr sur la croix. L’orgueil, c’est la vertu, l’honneur et le génie, c’est ce qui reste encor d’un peu beau dans la vie, La probité du pauvre et la grandeur des rois. »
Alfred de Musset — Premières poésies – La Coupe et les lèvres

« La pudeur sied bien à tout le monde mais il faut savoir la vaincre et jamais la perdre. »
Oeuvres complètes (édition 1859)  [ Montesquieu ]

« Les favoris, les hommes en place mettent quelquefois de l’intérêt à s’attacher des hommes de mérite, mais ils en exigent un avilissement préliminaire qui repousse loin d’eux tous ceux qui ont quelque pudeur. »
[ Sébastien-Roch Nicolas de Chamfort ]

« La mer est patente et secrète ; elle se dérobe, elle ne tient pas à divulguer ses actions. Elle fait un naufrage, et le recouvre ; l’engloutissement est sa pudeur La vague est hypocrite ; elle tue, vole, recèle, ignore et sourit. Elle rugit, puis moutonne. »
Les Travailleurs de la mer [ Victor Hugo ]

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Ecoute-moi bien vieux débris, j’ai rien contre les bals populaires, je suis pas un calotin, j’ai rien contre la baise, tu te trompes d’interlocuteur. Mais la baise-pour-la-baise, ce n’est pas l’amour. Il ne faudrait pas tout confondre. La plupart des gens baisent aujourd’hui sans amour. La supposée libération sexuelle n’a rien arrangé de ce côté-là. Quand on a soi-disant « libéré » les femmes en 68, on a surtout lancé la mode de les pousser à se forcer à faire l’amour quand elles n’en avaient pas envie, – on leur a filé la frousse de passer pour des bêcheuses, et voilà tout.

Faire la révolution pour se voir accorder le /droit/ d’entrer dans les dortoirs des filles, c’est minable : l’accès aux filles n’est pas un /droit/ et ne l’a jamais été. Une fille ça se courtise, ça se mérite, et ça accorde ou non ses faveurs. Ca n’est pas un self-service avec égalité devant le self-service.

Si vous aviez été en ce temps-là le petit fiancé officiel d’une gentille gonzesse toute simple, qui désirait avoir des enfants, avec qui vous comptiez vous marier, eh bien vous auriez peut-être vu d’un mauvais œil que des hippies qui étaient dans l’air du temps viennent la convaincre de transformer son cul en buffet gratuit pour eux.

Qui gagne quoi à ce petit jeu ?

Au lieu de penser à votre bite, pensez un peu à cette jeune fille, à son avenir à elle… A l’avenir de cette fille qui est peut être belle dans sa prime jeunesse, mais qui va un jour vieillir, comme tout le monde… cette fille qui à un moment donné échange un fiancé qui l’aime – qui l’aime en tant que personne, (pas en tant qu’expérience sexuelle/psychédélique, entre deux champis et une bière) – et qui la respecte (comme on respecte la future mère de ses enfants, avec qui on va vieillir, aux côtés de laquelle on sera enterré) -, contre des relations nombreuses et toutes plus superficielles les unes que les autres, avec des mecs super-charismatiques, soit-disant « libres » dans leur tête, mais qui finiront bien-entendu par la regarder comme une putain, si ce n’est comme une loque humaine…

Vous me direz peut-être que les hommes d’après soixante-huit ne sont plus censés regarder la « femme libérée » comme une prostituée… Mais comme vous l’avez écrit vous-même, le désir masculin n’est pas quelque chose de propre et qui sent la rose. Les hommes seront toujours les hommes, c’est-à-dire des gros porcs attirés par la bidoche comme un courtier est attiré par l’or. Les hommes, tout en ne désirant rien tant que d’obtenir des rabais, ne prêtent des vertus qu’à ce qui se fait rare et cher. C’est-à-dire que plus les dortoirs sont fermés, plus les filles sont désirables derrière la porte.

Ouvrez un dortoir de filles aux quatre vents : il cesse aussitôt d’être « un dortoir de filles », et dès lors il perd l’essentiel de son attrait initial. [ /digression/ C’est le paradoxe de Lévy Strauss concernant la forêt vierge : si vous allez visiter une forêt vierge, elle cesse aussitôt d’en être une – puisque la vraie définition de la forêt vierge, c’est la forêt où l’homme n’a jamais mis les pieds. Ainsi en va-t-il de toute forme d’altérité : aussitôt qu’on considère l’autre comme l’un des siens, et que l’on cesse de le considérer précisément comme un « autre », alors tous les préceptes biblique relatifs à l’hospitalité et au respect dû à « l’autre », s’en retrouvent déplacés. Leur « autre » véritable ne se trouve jamais là où les gauchistes le croient. /fin de la digression/] Ouvrez un corsage de femme aux quatre vents… retirez le corsage, comme en Afrique noire : les seins constamment exhibés perdent alors la plus grande partie de leur qualité érotique sur le marché impitoyable du désir masculin occidental qui cote les appâts des femmes en bourse en fonction de la jalousie avec laquelle ils sont gardés.

Ce n’est pas Dieu qui veut ça. Pas besoin de croire en Dieu pour observer le phénomène dont je parle. C’est l’inhumanité intrinsèque de la Loi Naturelle qui est en cause. [Cette loi naturelle que les babos célèbrent sans arrière pensée – les débiles ! – et dont ils ne se rendent toujours pas compte à l’heure actuelle qu’elle est l’antithèse absolue de l’humanisme.] C’est la loi naturelle à laquelle appartient entièrement le désir masculin. Cette même loi qui veut que le paon fasse le paon… que le loup mange l’agneau… que l’individu le plus maigre et le plus faible d’une meute de loup soit celui auquel on donne constamment des coups, celui qui ne peut jamais se reproduire, celui qu’on laisse toujours le moins se nourrir.

Pour qu’une fille belle et de grande valeur conserve un certain nombre de courtisans à ses pieds dans notre monde – un monde de faux-semblants, qui se ment lui-même sur la nature réelle (libérale, capitaliste, injuste) de l’économie du désir -, il faut qu’elle ait compris cela. C’est-à-dire qu’il faut qu’elle continue envers et contre tout de conserver la porte de son propre « dortoir » pudibondement close. – En dépit de « l’ouverture officielle des portes » telle qu’elle est clamée par les sirènes progressistes des politiques et des journaux. Et cela à seule fin de susciter encore un peu de curiosité primitive aux jeunes hommes – cette curiosité qu’ils sont censés éprouver envers le caractère supposé « inconnaissable » de l’autre sexe, et qui est consubstantielle des sentiments amoureux qui accompagnent normalement la bandaison chez les jeunes.

Sans interdits préliminaires, il n’y a pas de libération possible. L’imagination du désir se nourrit des impossibles, de la tyrannie arbitraires des « portes closes ». Et la jouissance est un chemin, l’amour une quête, qui perd toute puissance et toute humaine vertu, si l’on s’avise de supprimer d’un coup de balais hygiénique tous les écueils traditionnels qui jadis se dressaient entre le chevalier servant et sa Dame.

Cela, vous le savez très bien au fond. Baiser pour baiser, c’est bousiller tout l’intérêt potentiellement majeur de la chose, c’est bousiller tout l’héritage français de l’amour courtois, c’est en un mot comme en cent, réduire l’amour à la pornographie.

– D’où le caractère par-définition hypocrite, honteusement philistin, de l’esprit soixante-huitard :

—> On fait genre qu’on ne sait pas qu’on est des porcs, au nom de quoi on s’autorise – comme jamais auparavant l’on ne s’était encore autorisé – à se conduire effectivement comme des porcs, mais sans plus permettre à quiconque d’attacher de connotation négative à la chose, ce pourquoi on croit dur comme fer que la merde va se mettre comme par magie à embaumer la rose. Bravo !

C’est tout de même mal connaître la vie que de penser que les meufs qui accumulent les expériences sexuelles soient plus épanouies que les autres. Comme si le désir masculin était quelque chose d’ontologiquement « beau », comme si à chaque jet de sperme sur sa gueule, la fille se retrouvait enluminée comme une icône. Il y a des filles qui y ont cru, figurez-vous – tellement la propagande est bien faite. Mais pas un seul homme n’y croit jamais, bien au fond de lui. Quand il éjacule sur la gueule d’une fille, au fond, bien au fond, c’est un peu aussi comme s’il lui crachait à la gueule. Certes, ça le fait jouir, mais osez prétendre qu’il n’y a pas un fond de mépris là-dedans, et vous serez vraiment la crème des hypocrites – au point de mériter pour de bon qu’on vous crache à la gueule, pour vous rappeler un peu ce que c’est que d’avoir une dignité offensée…

Comme si les filles pouvaient impunément se faire des pendants d’oreilles avec des couilles, sans que cela ne change en rien le regard que les hommes portent sur elles… On sait très bien que les filles qui se refusent davantage suscitent toujours davantage de convoitise ! On le sait ! Et cependant on éduque des jeunes filles dans l’idée que ce n’est pas une fatalité. Parce que soi-disant : « Rien n’est une fatalité », et il ne faudrait pas idéalement que ç’en soit une. A d’autres ! Le seul cas où un homme ne méprise pas un tantinet une femme quand il lui fait l’amour, c’est le cas particulier où il en est réellement, éperdument, amoureux. Or on ne peut être amoureux de quelqu’un dont on ignore superbement, au moment où on lui enfonce quelque chose dans le cul, et la sensibilité-propre, et le passé, et les valeurs morales… ou qu’on a rencontré la veille dans une partouze. Ce qui nous ramène au point de départ.

Avant la « révolution sexuelle », les filles se refusaient, mais sans bien comprendre pourquoi, par obéissance envers leur père et monsieur de curé, « par principe »… Depuis la « révolution sexuelle », celles qui ont conservé un peu de jugeote, la jugeote de ne pas se donner à n’importe qui, de ne pas se donner sans discernement, juste « pour faire des expériences », ce ne sont plus grosso modo que les garces manipulatrices et les Témoins de Jéhova… les « filles malignes » qui-ont-tout-compris-à-la-vie » et les religieuse fanatiques… les intrigantes, les peaux de vache, celles qui capitalisent sur leur cul, sur leurs vices, celles qui savent qu’il faut « créer le désir » en créant la frustration, « faire monter les enchères »… et puis les emburkinées. Voilà, désormais, c’est à peu près tout ! Beau progrès humain.

Finie, aujourd’hui, la possibilité d’une innocence, d’une absence de préméditation dans la pudeur… Les innocentes, depuis 68, elles se contentent de passer à la casserole. Pourquoi cela, me direz-vous ? Eh bien parce qu’elles /ne voient pas le mal/ précisément, pardi !

– Elles ne voient pas le mal, et du coup, bercées par l’hypocrisie générale qui « embaume » le désir masculin comme s’il était destiné à sentir la rose, bercées par les sirènes lénifiantes de cette société – dangereuse sans qu’il n’y paraisse -, où personne n’aura jamais le courage moral de les informer de la véritable nature du désir masculin, elle tombent en plein dedans ! – en plein dedans le mal, c’est-à-dire dans la déchéance physique et psychologique.

– Ce n’est pas tant qu’elles se souillent elle-mêmes en agissant ainsi, entendons-nous bien… Elles ne se « souillent » pas : puisqu’elles ne comprennent pas vraiment de quoi il retourne ; ce sont des innocentes. Le problème c’est qu’un nombre considérable d’hommes, tout au long de leur vie, vont les traiter objectivement comme de la merde pour la façon dont elles se bradent, et qu’elles ne comprendront jamais pourquoi, parce qu’elles ne sauront jamais comment le monde tourne, ce que c’est que l’être humain, comment la société fonctionne… et cela uniquement par la faute des bluettes perverses dans lesquelles leur vertu a été d’abord conservée, puis foutue, meurtrie, trahie.

Elles, il faut bien que vous compreniez, elles, les oies blanches nourrie de mystique des années 70, elle pensent que l’amour, c’est quelque chose de spirituel, et que baiser avec un inconnu c’est en quelque une sorte accéder à un geste pur, de pure folie, de pur courage, un peu comme s’il s’agissait d’aller à la messe de l’amour…. La confiance en l’autre, la liberté, la fuite en avant dans la modernité, la croyance en la possibilité d’un rapport nouveau aux hommes, la beauté de la spontanéité, tout ça.. etc. De vraies oies blanches qu’on mène à l’abattoir avec des promesses de bonheur fleuries !

1

Elle n’a pas encore de plumes la flèche qui doit percer son flanc

Et dans son coeur rien ne s’allume quand elle cède à ses galants.

Elle se rit bien des gondoles, des fleurs bleues, des galants discours,

Des Vénus de la vieille école, celles qui font l’amour par amour.

Des Vénus de la vieille école, celles qui font l’amour par amour.

2

N’allez pas croire davantage que le démon brûle son corps

Il s’arrête au premier étage, son septième ciel, et encore !

Elle n’est jamais langoureuse, passée par le pont des soupirs,

Et voit comme des bêtes curieuses, celles qui font l’amour par plaisir

Et voit comme des bêtes curieuses, celles qui font l’amour par plaisir

3

Croyez pas qu’elle soit à vendre quand on l’a mise sur le dos

On est pas tenu de se fendre d’un somptueux petit cadeau.

Avant d’aller en bacchanale elle présente pas un devis

Elle n’a rien de ces belles vénales, celles qui font l’amour par profit

Elle n’a rien de ces belles vénales, celles qui font l’amour par profit

4

Mais alors, pourquoi cède-t-elle, sans coeur, sans lucre, sans plaisirs ?

Si l’amour vaut pas la chandelle, pourquoi le joue-t-elle à loisirs?

Si quiconque peut sans ambages, l’aider à dégrafer sa robe,

c’est parce qu’elle veut être à la page que c’est la mode et qu’elle est snob.

c’est parce qu’elle veut être à la page que c’est la mode et qu’elle est snob.

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Avant que les bourgeois explosent l’institution du mariage et présentent le travail pour les femmes comme une libération, ils auraient dû demander leur avis à la génération précédente des paysannes et des ouvrières… Le travail des femmes qui s’usent la santé et les nerfs comme des esclaves, sur des tâches ingrates, au mépris de leur féminité, le travail qui éloigne les femmes de leurs enfants, qui fait foirer leur vie de famille, c’est une libération, peut-être ?

Les femmes qu’un monde du travail concentrationnaire, sournoisement partisan (partisan de l’idéologie libérale, qui vénère aveuglément un veau d’or et lui sacrifie aveuglément des vies humaines), empêche d’avoir la quantité de sommeil que leur santé de femme réclame, empêche de rêver, d’avoir une vie intérieure… elles sont libres ces femmes, peut-être ?

Les femmes dont tout le mode de pensée et de vie, dont le mode de fonctionnement relationnel, dans le privé aussi bien que sur leur lieu de travail, est formaté par cette confusion générale – voulue en haut lieu – entre un esclavage de tous les jours auquel on donne honteusement le nom de liberté, et ce que c’est que la liberté véritable… ces femmes-là, elles sont libres, peut-être ?

Elles appellent leur Devoir quotidien de femmes libres, un ordinaire de ruminant voué à l’abattoir, qui consiste pour l’essentiel à courber l’échine devant plus puissant, plus riche que soi, plus enviable, à marcher sur sa propre fierté, à manger de l’humiliation, à fermer son cœur, à recracher des idées reçues, pour progresser dans l’échelle sociale, ou tout simplement ne pas se retrouver à la rue… Et vous, vous pensez qu’il n’y a rien de plus urgent dans des circonstances pareilles que de les inciter à libéraliser encore un petit peu plus leurs mœurs ? Mais vous-voulez donc qu’il n’y ait plus une once de saine intimité réflexive à l’intérieur de ces femmes ? Vous voulez-donc en faire un matériau inerte qui s’évalue, se transforme, s’optimise et se fait-valoir sans merci ? – Mais vous êtes un criminel !

Le mariage était autrefois une institution qui protégeait la femme – qui protégeait sa féminité des outrages du labeur pénible, des outrages de l’absence de temps-pour-soi, des outrages du jeu hiérarchique pipé qui a cours dans la société civile des travailleurs… Tout le monde autrefois savait ça : le mariage était considéré comme une prison pour l’homme, qui n’y trouvait que des devoirs contraignants ou presque, et un lieu de pouvoir à prendre pour la femme. D’ailleurs nos arrières-grands-mères ont massivement vécu plus longtemps que nos arrières-grands-pères. Tandis que l’espérance de vie de la génération pillule+clope & surbooking… figurez-vous qu’elle a sérieusement reculé ! Eh oui c’est comme ça que va la vie en Occident, mon ptit gars, aujourd’hui ! La v’la la belle avancée sociale pour les femmes qui travaillent ! Fières d’êtres les esclaves et les petits capo frustrés et enrégimentés du Grand Capital qui leur prend tout et ne leur rend rien, – à part le gîte, le couvert, les surgelés et la belle auto -, voilà ce que sont devenues les lectrices de Marie-Claire aujourd’hui !

Houellebecq a raison de dire que les soixante-huitards se comportaient comme des nazis, déjà en leur prime jeunesse, lorsqu’ils célébraient la beauté de leurs corps nus et de leur mysticisme de la nature – éliminant par-là même de leurs cercles « idéaux » les gens trop laids…

Les gens trop laids ou trop peu charismatiques, en tout cas mal-aimés, étant généralement moins confiants en la nature que les autres, et par extension en la nature humaine, ils sont également plus mal disposés à entrer dans la confiance aveugle et « ravie de la vie » qu’exige ce type de mystique… Il se sont donc exclus spontanément du mouvement hippie, et cela dès les origines. C’était un cercle vicieux.

Ce que Houellebecq n’a peut-être pas vu, c’est que le parallèle entre le nazime et la pensée soixante-huitarde ne s’arrête pas là. Voyez un peu aujourd’hui quels types de discours tiennent Attali, Bergé, ou même Cohn Bendit…

« Marche sur l’eau, vole comme un oiseau, danse avec le diable – ou crève », c’est cela la morale des gens qui ne daignent jamais que « penser le surhomme », et qui pour cela ont renoncé à penser l’Homme.

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