CAER VIP

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30 réflexions sur “CAER VIP

  1. Bonjour Millie et bonne année.
    Je vois avec plaisir que j’ai à nouveau accès à votre ô combien indispensable blog
    Bien à vous
    Nicolasbruno

  2. Je suis au regret de vous annoncer très chère correspondante qu’il n’y a rien au bout du lien diabolique ci-dessus

        • Je suis retournée – par acquis de conscience – jeter un œil à la petite clique. Rien de passer en revue leurs profils à la con, j’ai failli vomir.

          Pauvre gens désœuvrés, méchants et bêtes. Inepte coterie de traîne-savates et de demi-moches, e-mondains de carnaval, apprentis pique-assiettes qui voudraient avoir l’air mais qui n’ont même pas la chanson. Des dégénérés pour la plupart qui ne peuvent tenir debout sans reposer frileusement leurs arrogantes têtes de piafs pleines de vide sur une vérité révélée. Le plus souvent totalement dépourvus d’imagination, toujours vicieux, parfois tarés, systématiquement lâches. Sourires en coin, sourires larbins. Revanchards, cancanneurs, trouillards, libidineux, frustrés. Me donnent presque envie de redevenir degauche. C’est dire le dégoût.

          Très-honnêtement, si vous sortiez de ce milieu, vous vous rendriez peut-être compte que je ne suis pas une personne si exceptionnelle que ça ; mais que ce ce sont vos amis qui sont en-dessous de tout.

  3. « « Je pense, donc je suis », a conclu Pascal, dont la biographie témoigne qu’il a fait l’expérience de la faille dont je parle – sous-entendu, si je postule que je-ne-suis-pas, alors ma pensée n’a plus d’auteur et dès lors elle se décompose, frappée d’idiotie. »

    Ce n’est pas Pascale mais Descartes, et il dit ça parce qu’il veut savoir ce dont on peut être certain, ie « je doute de tout donc je suis au moins certain que je doute »
    Ce que je suis, avant tout, ce n’est pas une identité mais une nature. L’identité n’est que ce qui se porte comme un masque ou un costume pour donner forme à notre nature.

    • Je voulais parler de l’expérience du « gouffre », qui stimule l’apparition d’une Espérance. C’est tout.

      Cela vaut /aussi/ pour Pascal, ne vous en déplaise. Même s’il n’a pas exposé le problème sous le même angle que Descartes, certaines de ses Pensées témoignent du fait qu’il lui a été confronté maintes fois. Voilà pourquoi je dis que sa biographie témoigne pour lui : il s’agit chez Pascal d’une aventure existentielle. La peur du vide de laquelle jaillit une source. La source de toute connaissance.

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      Charles BAUDELAIRE (1821-1867)

      Le gouffre

      Pascal avait son gouffre, avec lui se mouvant.
      – Hélas ! tout est abîme, – action, désir, rêve,
      Parole ! et sur mon poil qui tout droit se relève
      Maintes fois de la Peur je sens passer le vent.

      En haut, en bas, partout, la profondeur, la grève,
      Le silence, l’espace affreux et captivant…
      Sur le fond de mes nuits Dieu de son doigt savant
      Dessine un cauchemar multiforme et sans trêve.

      J’ai peur du sommeil comme on a peur d’un grand trou,
      Tout plein de vague horreur, menant on ne sait où ;
      Je ne vois qu’infini par toutes les fenêtres,

      Et mon esprit, toujours du vertige hanté,
      Jalouse du néant l’insensibilité.
      Ah ! ne jamais sortir des Nombres et des Etres !

      • Ce que je voulais dire c’est que Descartes ne voulait pas parler de ce phénomène justement.
        Pascal critique son « je pense comme je suis » comme ultime certitude, et le remplace par la certitude que « je vais mourir » (d’où l’apparition du gouffre)

        « si je postule que je-ne-suis-pas, alors ma pensée n’a plus d’auteur et dès lors elle se décompose, frappée d’idiotie »

        Si je postule que je ne suis pas, je continue d’être comme un « je », un sujet qui dit ne pas exister. Je ne crois pas que l’expérience de l’angoisse soit une disparition du « je », mais l’expérience de la mort comme étant notre destin ultime. Et l’espérance est le moment où l’idée de la mort est surmontée et où quelque chose de nouveau nous est donné, qui répond à un questionnement antérieur à l’angoisse.
        Il ne s’agit pas de douter de son existence propre, mais au contraire de se réconcilier avec la réalité, à travers un conflit interne entre les déterminations issues du passé qui ne veulent pas disparaître car elles se tiennent comme un mur devant notre regard pour nous cacher la mort (comme une sorte de courant par lequel on se « laisse porter », ce qui évite de trop regarder vers le futur où se tient l’inévitable fin), et la nécessité dans laquelle on se trouve de se lancer dans une nouvelle direction.

        « La peur du vide de laquelle jaillit une source. La source de toute connaissance. »

        Le piège c’est de voir dans l’angoisse un phénomène qui nous relie à l’absolu, et cette absolu est alors pensé sur le mode de la vérité platonicienne (vérité vs apparences). C’est de là que vient le postulat par lequel vous voyez avec l’angoisse l’apparition d’une vérité plus profonde, divine, opposée aux autres vérités qui elles pourraient n’être qu’apparence. Une vérité n’a pas besoin d’être absolument certaine pour être vérité, sinon rien ne pourrait être vrai, puisque nous ne sommes certains de rien. Dans toute vérité, il y a une part de mystère, et placer la vérité-issue-de-l’angoisse au-dessus de toute autre vérité est parfaitement arbitraire.

        « Celui qui doute à propos de lui-même, ne se retrouverait-il pas prisonnier en lui-même, comme un chien pris de panique dans un « Palais des glaces », qui n’aurait aucune sortie a-priori? – ou plus exactement, qui n’aurait pour issues de secours que des issues a-priori, (des préjugés nécessaires concernant la direction à prendre) ? – Car la porte de sortie, pour cet esprit qui doute de lui-même – en tant qu’il n’existe pas d’autre preuve de ce qu’il existe que le fait qu’il reçoive la sensation d’exister – cette porte de sortie peut-elle être autre chose – au moins de son propre point-de-vue-qui-doute d’exister – qu’un postulat ? »

        Je ne crois pas qu’il y ait besoin d’un quelconque postulat pour vivre, il suffit de se défaire du préjugé selon lequel on a besoin de certitudes absolues pour agir.
        Par « vivre », j’entends échanger avec les autres, travailler, pratiquer des activités, etc, l’homme par nature est happé par ce qu’il fait. Le doute solipsiste n’est qu’une activité parmi les autres, une simple occurrence dans le cours de notre vie, durant laquelle l’homme se rend compte qu’il en sait finalement très peu sur le monde qui l’entoure.

        L’identité est un autre problème, mais peut-être qu’ici la solution s’il y en a une se trouve dans l' »espérance » qui suit le « gouffre », c’est-à-dire un phénomène capable de donner à un homme une certaine vérité, car le but est de trouver quelque chose qui soit assez puissant (donc assez beau) pour ne pas être exposé au doute*, et non une simple détermination purement abstraite, n’est-ce-pas?
        *ou plutôt au sentiment de ne pas mener une vie sincère?
        (cette partie m’a été soufflée par Heidegger cf. http://www.revue-klesis.org/pdf/6._Sylvaine.pdf – p.93)

        « que vous avez l’impression de loger ailleurs »

        C’est une impression tout à fait normale et vécue par tout être humain à un moment de sa vie, mais être humain c’est endosser son costume jusqu’au bout, parce qu’il n’y a pas d’autre solution, sinon c’est le nihilisme c’est-à-dire le rejet de la réalité et le refus de vivre en son sein.

        « – Et si nous poussions toutes les personnes que leurs aliénations familiales et ancestrales pèsent, à en faire autant ? Un blabla re-créateur vaut bien un nom de famille ! C’est cela, à coup sûr, en quoi consiste le « pari » freudien. »

        Ça s’appelle la réalisation d’un homme nouveau, ou la table-rase du passé. Tout ce que ça peut réaliser c’est couper l’homme de toute possibilité de se reconnaître dans un passé qui soit le sien. Les juifs étaient peut-être plus « spirituels », mais ils avaient (ont) une identité bien établie, qui ne changeait pas, le fait d’être juif, qu’ils transmettaient à chaque nouvelle génération (le rôle d’une identité, lier les générations d’un même peuple entre elles, puis les individus au sein d’une génération)

        Donald Duck

        PS: vous devriez lire Martin Heidegger, le philosophe de l’angoisse par excellence

        • Tg le freudien. Même pas la peine de lire ton sermon jusqu’au bout : je te vois venir avec tes gros sabots.

          Si Freud te permet de passer par-dessus Descartes, Pascal et Baudelaire (p-e les trois plus grands génies français), comme s’il en allait de simples obstacles au salut, alors c’est que Freud c’est de la merde.
          –> Ce Qu’il Fallait Dire, et ce que j’ai toujours dit.

  4. « La peur du vide de laquelle jaillit une source. La source de toute connaissance. »

    Pascal n’a-t-il pas eu sa grande révélation mystique, celle qui a causé dans sa vie un véritable revirement, un hapax, suite à un accident de char où il faillit justement, physiquement, /tomber dans le vide/ ?

    – Ce royaume éclairé que l’homme-qui-doute rejoint parfois en esprit, à force de contempler son propre vide, Pascal le connut pour ainsi dire dans sa chair et sur terre : il le vit au fond d’un ravin. Pour moi, c’est un homme qui, à force d’infirmités physiques, comme il était depuis ses dix-huit ans constamment perclus de douleur, et comme il s’en était remis entièrement à Dieu pour les surmonter, se retrouva en situation de vivre sa vie comme en un rêve… Comme si ce qui lui restait de conscience de sa matérialité avait été emporté par un voisinage trop permanent avec la mort. Cet infirme, par la force du christianisme (ce miroir de la foi chrétienne qui donne aux déshérités un reflet inversé : celui de leur héritage dans le royaume des cieux), devint paradoxalement un avatar du dieu Hermès, le messager des Dieux aux pieds ailés.

  5. « Tout à coup mon anxiété tomba, une félicité m’envahit comme quand un médicament puissant commence à agir et nous enlève une douleur : je venais de prendre la résolution de ne plus essayer de m’endormir sans avoir revu maman, de l’embrasser coûte que coûte, bien que ce fût avec la certitude d’être ensuite fiché pour longtemps avec elle quand elle remonterait se coucher. »

    Royaume platonicien des idées?

    « –> Ce Qu’il Fallait Dire, et ce que j’ai toujours dit. »

    C’est tellement ce qu’il fallait dire qu’il fallait aussi couper la chique à une parole antagoniste (ou perçue comme telle dans un élan paranoïaque) « Ce Qu’il Fallait Dire & Ce Qu’il Fallait Faire »..

    Tout ce que je voulais dire c’est qu’on peut être mystique sans être superstitieux, et qu’il vaut mieux être guidé par quelque chose de positif que par la peur (ça fait 200 ans que les conservateurs s’opposent au changement par peur et tout ce temps ils n’auront été rien d’autre que les éternels cocus de l’histoire)
    Si ce qu’on cherche c’est une forme de vertu qui prenne place dans un monde raisonnablement stable dont l’avenir ne soit plus sombre et inquiétant, alors il faut être PATIENT, ATTENDRE que le monde ait quelque chose à nous offrir (ou non) pour mettre en forme nos dispositions spirituelles, comme un concept permet de cerner quelque chose qui n’était en premier lieu qu’à l’état latent.
    Il faut accepter le fait que notre génération ne sera peut-être pas celle d’un quelconque « renouveau spirituel », que peut-être après la noblesse, les cultures régionales voir le christianisme, nous serons parmi les perdants de l’histoire, ceux qui devaient disparaître dans le mouvement des choses.
    Mais de toute façon la vie ne se résume pas au grandiose et bien souvent la quête de la transcendance n’est qu’un moyen pour ne pas avoir à faire face à son existence médiocre.

    Ce qu’il fallait dire, etc

    • « Royaume platonicien des idées? »

      Je ne comprends pas le lien entre la citation (citation de qui?) et la question. Pourquoi cette question à ce sujet ? … mystère.

      « C’est tellement ce qu’il fallait dire qu’il fallait aussi couper la chique à une parole antagoniste (ou perçue comme telle dans un élan paranoïaque) »

      Peut-être. Mais c’est quand même ce que je devais dire. :)

      « Tout ce que je voulais dire c’est qu’.. »

      Vous aussi il y a des choses que vous devez dire ? :)

      « on peut être mystique sans être superstitieux »

      On peut sans doute, mais moi je suis d’un tempérament superstitieux. La superstition m’a empêché de faire bien des conneries là où la raison ne m’était plus que d’un bien maigre secours…

      La superstition est le réservoir de toutes les vérités, a dit Baudelaire… [Oui, encore lui!] ^^

      « il vaut mieux être guidé par quelque chose de positif que par la peur »

      Pourquoi ?

      La peur de Dieu, par exemple, est un bon guide… Non ?

      C’est quoi un guide « positif » ? François Hollande ? ^^

      « ça fait 200 ans que les conservateurs s’opposent au changement par peur et tout ce temps ils n’auront été rien d’autre que les éternels cocus de l’histoire »

      C’est quoi être un conservateur ?

      Moi les principaux conservateurs que je vois dans notre monde, sont des gens (assez moisis par ailleurs) qui se réclament à tout bout de champ du progrès et de la modernité. Comme quoi. ^^

      « Si ce qu’on cherche c’est une forme de vertu qui prenne place dans un monde raisonnablement stable dont l’avenir ne soit plus sombre et inquiétant »

      Ouaye, y’en a qui cherchent ça, sûrement. Moi mon credo ça serait plutôt la Prière du Para, ‘voyez ? ^^

      « ATTENDRE que le monde ait quelque chose à nous offrir »

      Nanan, moi jsuis de la race des Alexandre le Grand, je fraye mon propre chemin, je tranche le nœud gordien, j’attends pas que la vérité me tombe toute cuite, portée par l’air du temps, dans le bec.
      Y’a deux races d’hommes : celle qui attend les décrets du Ciel et celle qui les écrit… Je suis de cette dernière. ^^

      « Il faut accepter le fait que notre génération ne sera peut-être pas celle d’un quelconque « renouveau spirituel » »

      Mais je m’en fous de ma génération… Je ne suis pas ma génération, sinon ma génération se serait reconnue en moi, et donc je ne serais pas dans la situation que vous déplorez. ‘Voyez, c’est tout simple, si ma génération ne se reconnait pas en moi, alors moi non plus je ne me reconnais pas en elle, et me voilà libérée d’en attendre quoi que ce soit ! Faut juste avoir les couilles d’admettre qu’on ne va pas se faire des potes avec les convictions pour lesquelles on vit, ensuite tout va bien. Je continue à vivre pour ce pourquoi je vis. Peu m’importe le contexte.

      J’ai encore et toujours – quoi qu’il advienne – des amis-pour-la-vie dans les livres des bibliothèques. Encore une fois. Et cela me suffit si je suis un Anarque. [J’utilise ici le masculin parce qu’on n’est pas anarque selon son sexe, sexualiser ce terme serait juste grotesque.]

      « nous serons parmi les perdants de l’histoire, ceux qui devaient disparaître dans le mouvement des choses. »

      Je ne suis pas « nous ». Et l’histoire n’est pas écrite avant qu’on l’écrive. Encore une fois.

      Vous êtes un être tellement superficiel ! ^^

      « Mais de toute façon la vie ne se résume pas au grandiose »

      Non, mais l’ignoble est ce dont se nourrit le noble. Du grandiose au ridicule il n’y a qu’un pas, disait Napoléon, et ce pourrait être la devise majeure du romantisme…
      Ce qui est grand, dans la vie d’un homme, ce n’est pas d’habiter au Parnasse, c’est d’apprendre à vivre noblement l’ignominie de sa condition. Les grandes souffrances – les plus muettes – font les plus beaux yeux. Les tragédies – ces frises qu’on peint aux murs des Églises, qu’on sculpte aux frontons des meubles des nations – naissent dans la terre mêlée au sang et aux larmes, pas de la rencontre entre un cul et un coussin de soie.

      « la transcendance n’est qu’un moyen pour ne pas avoir à faire face à son existence médiocre. »

      Si je suis miséreuse, et que ma misère est chrétienne, cela signifie que je vis constamment en la présence de mon Dieu, au plus près de lui qu’on puisse se tenir ici-bas. Je n’appelle pas cela de la médiocrité. La transcendance chrétienne donne au pauvre un miroir qui le rend riche, aussi il inverse les valeurs, mais il ne les nivelle pas.
      La médiocrité – tout ce que j’abhorre – c’est le nivellement, tout ce qui est ignoble car « moyen ».

      NB : Je ne suis pas miséreuse, ni matériellement ni en esprit, de toute façon.

      « Ce qu’il fallait dire, etc »

      Ce que vous « deviez » donc me dire c’est que je suis médiocre et que je dois m’en accommoder. Cela relève de l’injure pure et simple. De la calomnie aussi, accessoirement.
      Pourquoi le « deviez »-vous donc ? A qui, à quelle théorie du monde ou de l’esprit le devez-vous, pourquoi vous devez-vous à vous-même de me faire du mal, de m’offenser ?
      Livrez-vous donc, je trouve tout cela très intéressant. :)

      • Bon ok je reconnais mes torts, j’ai tendance à croire naïvement que ce que je dis peut être entendu dans le même sens par les autres que par moi. Je vais faire ce que je peux pour être aussi clair que possible dans les limites de mes moyens.

        « Ce que vous « deviez » donc me dire c’est que je suis médiocre et que je dois m’en accommoder. Cela relève de l’injure pure et simple. De la calomnie aussi, accessoirement.
        Pourquoi le « deviez »-vous donc ? A qui, à quelle théorie du monde ou de l’esprit le devez-vous, pourquoi vous devez-vous à vous-même de me faire du mal, de m’offenser ? »
        Tout ce que j’ai dis qui pouvais être pris pour de la méchanceté gratuite, n’était que de l’ironie, cette phrase était de l’ironie.
        L’ironie, au contraire de la méchanceté, se veut constructive. Cf Socrate

        Eh non je suis en fait un grand sadique qui écrit des pavés pour faire souffrir les gens
        Je suis membre de la secte des Bogulos et mon but est de détruire moralement mes interlocuteurs avec ma verve rhétorique pour que mon gourou puisse faire d’eux ce qu’il désire
        « -_-

        « Je ne comprends pas le lien entre la citation (citation de qui?) et la question. Pourquoi cette question à ce sujet ? … mystère. »
        C’est du Proust. Du côté de chez Swann, chapitre 1.
        C’était une réponse à ça:
        « Ce royaume éclairé que l’homme-qui-doute rejoint parfois en esprit, à force de contempler son propre vide » 
        « Je voulais parler de l’expérience du « gouffre », qui stimule l’apparition d’une Espérance. C’est tout. »
        Qu’est-ce que vit Proust si ce n’est ce dont vous parlez? Et où faudrait-il y voir un quelconque « royaume éclairé »?
        Moi je n’y vois que l’établissement d’une résolution dû à son désir contrarié de recevoir la visite de sa mère (gouffre/anxiété → espérance/félicité)

        « La superstition est le réservoir de toutes les vérités, a dit Baudelaire… [Oui, encore lui!] ^^ »
        Peut-être que ce qu’il veut dire c’est que le fond de la vérité est la croyance en elle (à rebours de la recherche cartésienne d’une certitude absolue -mais impossible-) Mais si la vérité est la vision d’une « chose dans sa vérité », alors ce qui déborde de la simple description de la chose aperçue n’est plus de l’ordre de la vérité mais plutôt de la spéculation.
        Il y a un gouffre, mais est-ce bien nécessaire d’y voir le néant ou l’infini, d’y voir quelque chose d’autre qu’un gouffre?
        Il y a une lumière, mais est-ce nécessairement la lumière de Dieu?
        On peut catégoriser le monde à l’aide de superstitions si on veux, moi je crois que ce qui a fait la grandeur de l’occident c’est la distinction entre vérité et spéculations métaphysiques.

      • Ce ne sont pas exactement les mots de Proust… Vous avez pris des libertés avec l’original… au moins un mot.

        Pour le reste, je ne vous suis pas. Vous m’ennuyez.

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