La carte d’identité

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Le chef de l’attentat islamique contre Charlie Hebdo a laissé sa carte d’identité sur les lieux de son crime… Des tas de conspis psychotent. Au fond je crois que je les aime bien, moi, les conspis… Ils sont à mes yeux une sorte barrière infranchissable de l’irrationnel contre ceux qui veulent faire la police dans ce domaine. Des sortes d’anarchistes levés contre les flics de la pensée (et des rêves)… Le totalitarisme Orwellien a trouvé sa répartie – également effrayante. Mais, aux grands maux les grands remèdes, non ? Hum.

Le type oublie sa carte d’identité… En d’autres circonstances un psy aurait crié à l’acte manqué. En l’occurrence l’acte n’était pas vraiment manqué, je vous ferai dire : le type qui a laissé sa carte d’identité avait vraiment l’intention de laisser sur terre son enveloppe charnelle… et d’ailleurs il l’a fait. Hum. L’enveloppe charnelle estampillée aux armes de la République… cela nous mène assez loin, finalement. Poésie très noire.

« Personne ne connaît mon nom, et personne ne connaît ce refuge… » Ernst Jünger

Il faut tout de même avoir vraiment une mentalité de bourgeois peureux et matérialiste pour ne pas comprendre ce geste-là. Les terroriste n’étaient pas là comme des bandits venus faire un casse, ils ne prévoyaient pas de partir cacher un magot dans le maquis, puis de rester tout le restant de leur vie en cavale, ou de partir siroter des cocktails dans les Bermudes. Ces gens n’aiment pas suffisamment la vie pour songer à leurs arrières. Eux, ce qu’ils visent, ça n’existe pas ici-bas. Ce qu’ils veulent, ce qu’ils ont été formés pour atteindre, c’est le paradis là-haut. Point. Il n’y a qu’aux bourgeois que ce genre de « projet » de vie paraît impossible, car précisément ce n’est pas un projet de vie.

Ce que visent les kamikazes islamiques lorsqu’ils font un attentat c’est :

1) répandre la terreur de leur Dieu. Ils veulent que nous admettions leur Dieu comme le plus grand, en avouant qu’il nous fait peur. A moi perso il ne me fait pas peur, parce que j’ai des idéaux d’une puissance spirituelle qui écrase les leurs sans mal, et passe à mille pieds au-dessus de leurs pauvres têtes de bois brut. Mais ceux qui ne vivent que pour manger et bosser, je comprends qu’ils soient actuellement en train d’écarquiller les yeux comme des soucoupes. Fallait pas accepter de se diminuer à ce point, voilà ce que j’ai à dire aux bourgeois.

2) devenir célèbres pour ce qu’ils ont fait. Aider les inspecteurs à mettre un nom sur leur forfait, c’est en quelque sorte le signer, et donc empêcher que d’autres gens le récupèrent à leur propre compte.

3) mourir l’arme à la main, en combattants, si possible sous les balles de l’ennemi – pour bien que l’ennemi comprenne qu’ils lui déclarent la guerre. Le plus vite dans ce cas-là était le mieux : ils VOULAIENT être rattrapés et en finir rapidement. Ils n’entendaient pas survivre à leurs « œuvres », cela ne faisait pas partie du « contrat avec Allah » pour obtenir le paradis.

Pour comprendre ça il suffit de connaître un peu la psychologie de base du fanatique. Imaginez-les comme des fervents de la secte du Temple Solaire, si vous avez encore du mal à prendre pour argent comptant ce que je vous explique.

Ces gens-là – ceux qui ont ce profil-là d’agresseurs -, il faut avant tout les voir comme des fainéants. Il n’aiment pas le travail, ni surtout l’effort intellectuel. Ils n’aiment pas suivre des règles compliquées, ils n’aiment pas apprendre à soumettre leurs pulsions. Ils n’ont pas envie de faire l’effort de devenir civilisés. Ils ne sont pas suffisamment masochistes ou retors pour cela. A leur yeux, la civilisation, cela représente une montagne impossible à gravir… trop de boulot, trop d’effort, pour obtenir au final quelque chose qui ne les fait pas suffisamment fantasmer.

[Digression] La République, pour les faire fantasmer, il faudrait qu’elle leur tienne la dragée haute. Car ils méprisent les gens qui leur font la charité sans contre-partie. Ils sont vis-à-vis de la République comme des hommes vis-à-vis d’une belle qui se donne trop facilement : elle a beau être belle et pleine de qualités morales, elle n’est pas suffisamment méprisante et altière – elle n’a pas suffisamment un comportement « aristocratique »– pour leur intimer le respect. Elle se donne simplement, quand eux voudraient un peu la voler, un peu la forcer. S’ils n’arrachent pas un peu leur pitance à un ennemi fantasmé, celle-ci en perd tout piment à leurs palais barbares, elle en perd et son goût et son prix. C’est cela l’esprit racaille ; c’est cela l’esprit du désert. Les hommes du désert utilisent le même mot pour « mansuétude » et pour « nuage de pluie » (Anna / Hannah / Adnane). Pour eux, un nuage de pluie c’est rare ou bien ça n’en est pas vraiment un. [Digression]

Cependant, ils ont tout de même certaines qualités morales : ils sont en quelque sorte assez francs du collier, ils vont droit au but sans passer par les finasseries concoctées par les prêtres et les puissants pour faire marcher les veaux. En effet, la religion a probablement été inventée en premier lieu par les prêtres et les puissants pour alléger le poids de la vie aux pauvres gens : on leur enlevait la peur de la mort, et ainsi ils devenaient plus détendus, moins pressés de jouir de tout tout-de-suite, donc mieux disposés à passer leur vie à la perdre au boulot, comme les petites fourmis inconscientes que la nature attache à l’accomplissement de travaux collectifs qui les dépassent.

Eux, les fondamentalistes, ils ont poussé la logique de la religion dans ses retranchements ultimes, jusqu’à en annuler tous les bienfaits. Ils disent en quelque sorte (en filigrane) aux prêtres et aux puissants la chose suivante : « Puisque nos vies de pauvres gens ici-bas ne valent rien et qu’il faut que nous perdions nos jours sur terre à mériter une vie éternelle après la mort, autant abréger le plus rapidement cette phase de pure souffrance nécessaire en accédant directement à la vraie vie par un acte d’éclat ». Je dis que les fondamentalistes sont des gens qui sont dotés de certaines qualités morales, car il faut leur rendre justice sur ce point (on doit toujours rendre justice à ses ennemis, Confucius) : ils ne veulent pas vivre la vie terne du mec lambda qui passe sa vie à chier, à baiser, à bouffer, ils n’aiment pas non plus la promiscuité dans les grandes villes, et veulent couper court à toutes les compromissions de la vie sociale.

Cependant, comme je disais, tout cela, ces raccourcis oiseux, procèdent avant tout d’une grande fainéantise intellectuelle : au final ils restent définitivement de mauvais élèves revanchards qui veulent damer le pion à leurs maîtres de religion (comme aux maîtres du monde) en répondant juste aux questions que tout le monde se pose, sans passer par la case travail. En cela ils restent hélas encore et toujours de bons enfants soumis.

Mais leur principal problème (la fainéantise intellectuelle est vraiment la mère de tous les vices), c’est qu’il ne leur est visiblement jamais venu à l’esprit qu’ils pouvaient aussi vivre non pour autrui (pour la gloire de Dieu ou pour rendre la monnaie de sa pièce à l’Occident, ou pour damer le pion à divers maîtres) mais simplement pour eux-mêmes. Pour faire cela, évidemment, il leur faudrait admettre qu’on ne se cultive pas pour faire plaisir à un maître d’école, mais avant tout parce que le savoir est une richesse et une source inépuisable de plaisirs secrets… qu’on ne respecte pas les lois de la cité pour faire des mamours aux flics, mais simplement parce qu’on vit plus confortablement à l’intérieur d’une cité en bon état de marche que dans la jungle parmi les bêtes… et qu’il n’y a peut-être pas de paradis à la clef des bonnes actions, mais que l’honneur et la dignité d’un homme consistent précisément à essayer de continuer d’être bon même s’il sait que la vie est injuste et qu’on va tous mourir… Une difficile lucidité que celle-là, et certainement pas accessible à tous ses prétendants, je sais.

Pour faire face à l’injustice constitutive de la vie, que jamais aucune religion ne résoudra (sinon y’aurait pas de jeu, pardi !^^), et dont la grosse môman République n’est nullement responsable (elle ne peut pas être responsable de tout, allons !), il leur faudrait évidemment un courage énorme… un courage de longue haleine, un courage de fond, l’héroïsme profond et grave des PATER FAMILIAS… ils ne l’ont pas parce que leur tempérament est fondamentalement puéril et féminin : ils veulent aller à l’essentiel sans passer par le chemin ronceux.

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Faire le point sur les égorgeurs du Levant, _ puisqu’il le faut.

Lu chez Woland :

Si H. L. Mencken avait su…

J’étais sur le point de remplacer la devise de ce blog par cette citation de Mencken que j’aime beaucoup et qui dit « tout homme normal doit, parfois, être tenté de se cracher dans les mains, de hisser le drapeau noir et de commencer à trancher des gorges »… Je me suis ravisé en réalisant que c’est exactement ce que les petits rigolos de l’Etat Islamique font.

Ils nous auront vraiment tout salopé ces enfoirés.

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Oui mais ils tranchent quelles gorges, ces débiles-profonds ? Les gorges de leurs pauvres, de leurs faibles d’esprits, de leurs coreligionnaires, des petits commerçants qui ouvrent leur devanture le mauvais jour, des dubitatifs de passage qui ont posé la mauvaise question, des bonnes femmes qui vont le nez au vent, qui sont tenues coupables d’avoir été désirées, de gens qui n’ont rien fait à part leur disconvenir ou désobéir à je ne sais quels préceptes religieux aberrants de leur cru… des préceptes au demeurant que je vois bien évoluer toutes les semaines en pire, au gré des décisions toujours plus arbitraires du Calife…

Qui sont ces égorgeurs du Levant ? Des gens qui veulent être Saigneurs à la place des Saigneurs, Tyrans à la place des Tyrans, Calife à la place du Calife, mais qui ne remettront jamais en cause l’injustice des mauvais gouvernements, ni la tyrannie en elle-même et pour elle-même.

Qu’ont-ils donc en commun avec nos révolutionnaires français ? – Nos révolutionnaires ont certes commis des crimes monstrueux, ils se sont certes vautrés dans le sang, mais souvenons-nous tout de même qu’ils l’ont fait mus par des intentions qui en grande partie étaient bonnes – et même naïves. Certes, l’enfer est pavé des bonnes intentions. Ça ne veut pas dire pour autant qu’il ne faille plus n’en avoir que de mauvaises…

Ces gens-là, au Moyen-Orient, lèvent le drapeau noir au nom de Dieu et contre l’humanité elle-même, au mépris de l’humanité qui est à l’intérieur d’eux-mêmes. Ils ne le font pas au nom de celle-là !

Que vaut-il mieux, des gens qui nient la possibilité-même de l’humanisme ? Ou des petites gens qui, à l’image de la grenouille, ayant à un moment donné voulues se faire plus grosses le bœuf, s’étant laissés aveugler par la lumière brillante mais trompeuse de concepts philosophiques très pointus – trop pointus pour eux -, en sont venus à commettre l’irréparable pour la seule dérisoire raison qu’ils avaient à un moment donné développé un espoir fou : rendre immédiatement le monde plus fraternel, plus juste, plus généreux, meilleur ?

Les islamistes sont des gens de l’obscurité, des obscurantistes, pas des partisans de la Lumière… ils ne se battent pas pour découvrir la vérité sur quoi que ce soit : pour eux il n’y a rien à découvrir, leur vérité étant une vérité révélée. Ils se moquent bien de ceux qui argumentent posément de ce qui est vrai et de ce qui est faux.

Il n’y aura jamais d’argumentaire qui tienne fasse à ces gens qui sont des brutes d’avant-la-parole.

Ces gens sont des gens qui croient qu’on peut avoir raison sans jamais réfléchir, ni réactualiser sa pensée, ni se poser des questions nouvelles : mais uniquement en suivant des règles (parfois totalement floues, et cependant indiscutables), écrites (mais mal écrites) dans un vieux livre à auteurs multiples qui ressemble à un patchwork, et dont la plupart des soit-disant vérités-révélés demeurent (pour les esprits encore vivants) sujettes à interprétations.

Ces gens ne vivent pas dans le réel mais dans un livre. Ils appartiennent aux origines obscures du monde, où la peuple n’écrivait pas, mais pensait que « tout était écrit ».

Ils ne veulent pas de la civilisation : ils combattent la civilisation. Ils ne veulent pas du progrès : ils croient toute possibilité de progrès humain impossible. Pourtant l’Histoire leur démontre qu’ils ont tort.

L’homme s’est parfois montré capable, au moins à échelle individuelle, d’échapper à sa « nature » profonde, qui était basse, et d’accéder à un vrai et moral libre-arbitre, de faire preuve de grands actes de bravoure sacrificiels et de grande générosité. L’homme est capable de travailler sur lui-même et d’accéder à un sentiment aigu de ce que serait une vraie noblesse d’âme !

Or ces gens et leur dogme religieux n’exploitent rien de ce qui est potentiellement grand, beau et généreux en l’homme, ils n’exploitent aucunement sa volonté de bien-faire : ils n’exploitent que ses pulsions les plus meurtrières et les plus mortifères. Ils n’exploitent en l’intellect-même de leurs partisans aucune véritable qualité : ils demandent uniquement à leurs plus grands supposés « savants » et à leurs étudiants les plus assidus, de faire preuve d’une infinie soumission à la « Vérité Révélée », c’est-à-dire qu’ils ne leur demandent rien d’autre que la servilité intellectuelle la plus crasse.

Quel rapport y-a-t’il entre eux et le Waldgänger qui, persécuté par un monde de faux-semblants où des illusions dangereusement spirituelles se font passer pour la Vérité (où même des illusionnistes retirent son droit de Cité à la Vérité, par pure vanité, par pure envie), se réfugie dans l’ombre pour y préserver de la vulgarité générale, de la méchanceté, une Connaissance supérieure, inaccessible au vulgus pecum bestial ?

Quel rapport y-a-t’il entre le djihadiste et le Loup des Steppes de Hermann Hesse ? L’un veut tout saloper à n’importe quel prix… Quand l’autre ne sait juste comment sauvegarder ce qu’il a de plus précieux – sachant que tout ce qui est vraiment précieux est vulnérable et fragile ! – et s’arme comme il peut contre une meute de moutons anthropophages qui l’assiège. Des millénaires d’évolution les séparent !

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Lu chez Culturalgangbang :

Le porno de masse

Le porno, aujourd’hui, ne sert plus à bander mais à ricaner, à discuter, à socialiser… ou à faire de l’art. Sorti du placard où l’on planquait les cassettes VHS, il est partout et n’est plus choquant, ni transgressif, ni même excitant… il a tristement envahi le quotidien pour devenir « amusant ». On en rit à une tablée de collègues, hommes et femmes confondus, sans que gêne ou confusion n’affleure.

Le porno est devenu inoffensif, c’est-à-dire normal. Il faut en rire, et notamment avec les femmes. Personne ne doit s’en offusquer. Surtout pas elles. Et alors qu’elles se disent « blessées » par une publicité de femme-objet ou « outrées » par les conceptions d’un Zemmour, elles ne doivent pas voir comme oppressant qu’un collègue mâle leur mette sous le nez une vidéo où elles avalent un pénis jusqu’à la garde.

A l’heure de l’égalité des sexes, l’homme et la femme font partie de la même bande d’amis, boivent des bières ensemble et sont en quelque sorte de simples « potes » qui baisent… Alors pourquoi pas partager le hard ?

[…]

La diffusion générale du porno doit permettre à ces femmes d’intéruioriser ce qu’il convient d’offrir aux hommes. L’environnement imprégné de porno exerce une certaine pression sociale pour se normaliser. A la fin, l’homme de Cro-Magnon n’aura plus à traîner la femme par les cheveux pour l’emmener satisfaire ses envies : c’est elle qui lui tendra sa crinière. Elle se comportera comme une traînée pour mieux ressembler à Rihanna.

Mais bien sûr, ne le dites pas : vous seriez affreusement pudibond, puritain, moralisateur… Voire même on vous reprocherait de vous mêler des affaires des autres. Chacun est libre. Si vous n’aimez pas, vous n’avez qu’à ne pas regarder.

Porno grand public. Porno de masse. C’est cela qui menace la dignité et le respect de la femme, bien plus que le port du voile ou le sexisme soi-disant omniprésent.

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« Porno grand public. Porno de masse. C’est cela qui menace la dignité et le respect de la femme, bien plus que le port du voile ou le sexisme soi-disant omniprésent. »

D’accord pour dire que le sexisme est loin d’être omniprésent dans notre société. Même si par bien des aspects, bien des féministes sont misogynes, car elles (et ils) détestent profondément la féminité (et même en ont peur). Le féminisme pèche en ce qu’il équivaut souvent à une haine de la féminité à l’intérieur de la femme, et à une politique systématique d’éradication d’icelle, dans une perspective de « virilisation » et d’endurcissement de l’individu féminin. Les féministes sont rarement des gens très sentimentaux, vous observerez par vous-même… Bien des hommes ayant une certaine façon-de-voir puritaine, bien des hommes ayant peur de la féminité, ayant été élevés comme pour faire de bons petits curés, trouvent leur compte dans le féminisme, qui peut être employé par eux comme une façon d’ « hygiéniser » la femme en la rendant plus semblable à l’homme, donc perçue par eux comme moins « dangereuse ».

En réalité les hommes (des manipulateurs et des faibles, en général) qui ont peur de la Femme et qui ne demandent qu’à l’assujettir et à la museler pour qu’elle prenne moins de place, trouveront toujours une façon d’arriver à leurs fins. Le féminisme est pour eux une arme supplémentaire. Hier en Occident; les femmes étaient assujetties surtout physiquement à la « loi du phallus » (mais on peut dire sans risque de se tromper qu’en leur for intérieur beaucoup étaient plutôt libres – car elles se savaient dans les fers). Aujourd’hui, un nombre considérable d’entre elles le sont psychiquement, car elles identifient mal où se trouvent les sources réelles de leurs diverses aliénations – le plus souvent elles participent elles-même activement à ces divers dogmes qui les aliènent – et d’autant qu’elles ne se méfient pas, car elles se croient libres (la bonne blague!).

C’est à l’aune de telles constatation que certains musulmans prétendent que le voile « libère » la femme. Une telle affirmation peut paraître idiote à première vue, c’est-à-dire vu de l’extérieur, mais il faut rendre à César ce qui lui appartient, il y a tout de même une logique interne à l’œuvre là-dedans. Les musulmans font partie de ces hommes à la fois « manipulateurs et faibles » qui ont peur de la femme, car ce sont (tout comme les protestants et les juifs) des puritains, des gens avides de pureté, qui cherchent à « hygiéniser » la vie. Leur solution pour remédier à leur peur de la féminité est toute simple : considérant que la féminité est dangereuse pour l’homme et par extension pour la société, c’est-à-dire qu’elle est à proprement parler un « monstre », ils ont décidé qu’il valait mieux éviter de la « monstrer » en place publique, où de toute façon elle était en danger de mort, car exposée à la juste vindicte des hommes et de la société, et qu’il valait mieux à tout prendre, pour lui conserver une existence, la « mettre à l’ombre », la cacher, comme on cache un produit toxique dans un bocal ou comme on cache dans des vêtements ses parties intimes. En quelque sorte, le musulman dit aux femmes : « Pour vivre heureuses, vivez cachées ».

Si le musulman avait raison, il devrait s’ensuivre une chose toute simple : ses femmes non seulement devraient être effectivement heureuses, mais aussi et surtout (ce dont serait assez facile de s’assurer à mon avis si c’était effectivement le cas), devraient être des parangons de féminité. Selon le principe du musulman, sa femme, en étant conservée « intacte » dans sa féminité sous le voile, est censée être plus ontologiquement « Femme » que la femme-qui-fait-l’homme de l’Occident. Or, que voit-on, lorsque les « voilées » s’expriment ? On voit des femmes qui n’ont pas l’habitude peut-être de soigner leur apparence et de se surveiller en public, en tout cas des femmes en général très arrogantes, avec des voix de crécelles, parlant fort et ne sachant pas se tenir, disant tout haut sans pudeur certaines choses fort intimes ou susceptibles de choquer ou blesse… C’est là mon œil d’observateur qui transcrit ses sensations, rien de plus. Mais je fais confiance curieusement à mon œil d’observateur.

La vraie féminité épanouie, supposément « dangereuse », si elle existe et n’est pas qu’un mythe, il faudrait sans doute se la représenter sous la forme d’une odalisque au bain : cette rêverie d’Orient typiquement romantique de chez nous. … Indolence, douceur, « eau qui dort », esprit à-demi ensommeillé, présence presque surréaliste d’un rêve en marche lente, aimable félin aux griffes rentrées, fille de Poséidon en liaison directe et involontaire avec des forces primordiales qu’il faut flatter pour ne pas qu’elles se déchaînent…

Depuis quand n’a-t-on pas vu venir d’Orient ce genre de fille-là ?

Le voile islamique ne semble donc non seulement pas une solution, mais plus encore il semble bien être un mensonge lui-aussi. Une hypocrisie de plus au service de la haine et de la vantardise des idéologues.

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Voulez-vous savoir ce qu’est le mal de l’Occident ?

En Occident, il y a des gens bien, il y a des gens qui ne demandent qu’à apporter leur humble petite contribution, à apporter leur petite pierre à l’édifice civilisationnel, pour la beauté du geste, et par foi en la civilisation, il y a des gens qui pensent bien et droit, qui aiment le bon-sens, sans arrière-pensée, qui ne sont mus que par des bonnes intentions et qui réfléchissent toujours aux conséquences de leurs pensées et de leurs actes.

Et puis il y a toute une gangue de merde humaine autour de ceux-là, qui cherche comme une foule de cancres ligués contre une poignée de bons élèves, qui cherche de toutes ses force à les faire taire et à les étouffer. Une gangue composée d’espèces de « sceptiques » jaloux, qui ne vivent que pour prouver que la perfection n’est pas de ce monde, qui n’existent que pour décourager toute personne s’efforçant de faire au mieux, et de devenir meilleure que les autres… Ils agissent ainsi parce que les gens de bien leur font honte, sans doute… honte de leurs propres incapacités, de leurs propres erreurs.

La gangue de ceux qui se confortent les uns les autres dans l’idée qu’on ne peut rien attendre de bon de l’homme, voilà ce qui étouffe les âmes libres qui tentent de conserver leur intégrité.

Voulez-vous savoir quel dogmes par excellence correspondent à cette définition ? Que vous le vouliez ou non, moi je vais vous le dire. Ceux qui par excellence ne veulent pas croire qu’on puisse attendre quelque chose de bon de l’Homme*, ceux qui par excellence sont sceptiques et défaitistes vis-à-vis de l’Homme*, ce sont ceux qui ont en commun de lire la Bible au pied-de-la-lettre : les protestants, les juifs et les musulmans. CQFD.

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*Dans « l’Homme », j’inclus bien sûr la femme, puisque la femme appartient au genre humain.