Mépris du peuple

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Nos démocratie ont fini par donner le pouvoir à des gens totalement dépourvus de noblesse (et ici j’entends noblesse au sens exclusif de : noblesse d’âme). Nous sommes gouvernés par des intelligences de garçons de café et des vertus de tenanciers de bordel, secondées par des comptables myopes en ce qui concerne la logistique, une bande de mange-merde, de lâches, de gagne-petit, de ratiocineurs séniles, et de crétins. Il n’y a même pas à discuter là-dessus : c’est un fait.

N’est-ce pas précisément la conséquence du mépris de cette noblesse d’âme pour ce qui relève de l’exercice du pouvoir, de la technique, et du commerce? (Prolo de la Lite)

Non. Les nobles commerçaient, concevaient des mécanismes, les faisaient construire, menaient les hommes à la guerre, bâtissaient, etc. Posséder un nom et quelques valeurs symboliques à défendre n’a jamais empêché personne de vouloir bien employer son argent.

Ce sont les commerçants, au pouvoir aujourd’hui, dans la société commerçante dans laquelle nous vivons, qui croient que l’argent possède en lui-même et pour lui-même une justification, justification qui le dispenserait d’avoir à servir autre chose que les appétits des particuliers, même les plus bas et surtout les plus bas, avec une indifférence globale, nivelante par l’estomac, pour le monde et tout le monde. Ce sont eux les premiers qui offrent aux masses imbéciles et vulgaires le pouvoir de donner le la en matière de mode et de normes existentielles. C’est le populo qui absorbe comme une éponge la production de masse des denrées industrielles, c’est donc lui qui décide dans notre monde de ce qui se vendra et de ce qui ne se vendra pas – de ce qui aura droit de cité et de ce qui ne l’aura pas. Or comme dans notre monde on ne croit plus qu’en ce qui se vend… la vraie démocratie, la plus pure, la plus diluante, la plus égalitaire donc la plus indifférente à l’homme dans ce qu’il a de plus haute dignité, c’est la société du commerce qui l’a créée.

Le gros populo se satisferait moins de la merde qu’on lui sert s’il avait le choix d’autre chose. (Kobus van Kleef)

Cet « autre chose » dont il a besoin, si le gros populo était vraiment aussi intelligent qu’on le dit, eh bien il le créerait lui-même.

Parce que dans une démocratie le peuple ce n’est pas les autres, le peuple c’est moi, c’est vous, c’est eux, c’est nous, c’est tout le monde.

Mais personne n’a les couilles, dans ce monde où tout le monde a de quoi grailler, de cesser de penser à la fin du mois, à son épargne, au petit café au lait du lendemain matin, au sucre roux qu’on a ou pas oublié d’acheter, et de commencer à vivre comme si le jour qui vient était le dernier, avec l’urgence aux trousses de donner un sens à la vie, sans assurer ses arrières. Personne n’a plus les couilles de faire « le pas de côté », aujourd’hui, pas même les plus désespérés, les plus miteux, à qui ça ne coûterait rien, pas même ceux qui n’ont rien à perdre parce qu’ils n’ont pas d’enfants.

Que voulez-vous produire de bon avec un peuple aussi bassement matérialiste que celui-là ?

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Ô choir ! Ô se laisser subjuguer ! Perdre la tête… C’est cela que le citoyen-épargnant postmoderne devrait accepter de faire pour redevenir un homme.

C’est cela à quoi aspirent la féminité, la dévotion, l’amour d’aimer, pour elles-mêmes et pour autrui : « Ô sentir la raison ployer et tomber à genoux ! – dans le rire, l’épouvante, l’admiration, le plaisir, la volupté, les larmes ! »

Cet abandon, auquel l’homme résiste, la femme et le fou y vont d’eux-mêmes. C’est leur pente naturelle. Et voilà pourquoi dans une société où tout le monde est forcé de penser de façon bassement matérialiste pour survivre, seules les personnes ayant conservé un grain de folie ou d’inconséquence, comme les femmes hystériques, les têtes brûlées, les grands enfants, les illuminés, les idiots, conserveront à la fin des fins le brin d’insouciance du lendemain et de liberté intérieure qui sont consubstantiels à la résistance d’une humanité à l’intérieur de l’homme.

Oui, mieux vaut avoir des troubles de la personnalité que pas de personnalité du tout. Et le mouvement d’humeur irrépressible, le cri inaudible, le rire solitaire incompris, à tout prendre, valent quand même mieux que l’absence totale de sentiment de soi – de sentiment de sa propre existence – face au puits sans fond de la bassesse qu’est ce monde.

Ah, voir un jour un homme, un vrai, lâcher prise, s’abandonner un peu à ce qui est bon en compagnie de ses contemporains… comme cela, sans calcul, sans réfléchir. Et ses contemporains le suivre… comme l’enfant qui résiste au sommeil et qui finit par céder. C’est cela à quoi nous aspirons tous secrètement. Mais la possibilité de cet instant béni, la possibilité d’un abandon commun dans la chaleur humaine, dans la beauté partagée, l’émulation gratuite, enfin ouverte par un homme courageux, un aventurier généreux des sentiments, et qui serait bon, dénué de désir de vengeance, ni rien à nous vendre, cela devient totalement improbable de nos jours… Et cela devient improbable parce qu’une telle possibilité est constamment barrée par le fait que nous prenons chaque jour davantage de risques – d’être rabaissés, offensés, humiliés, qu’on profite de notre naïveté, de notre vulnérabilité – lorsque nous nous livrons enfin à cœur ouvert à nos frères de condition, aussi bien qu’à un inconnu. L’art du ménagement, de la tractation, s’est répandu partout dans les relations humaines, l’ avarice la plus sordide est la norme, la mesquinerie paranoïaque un pré-requis. Et cela parce qu’on a remplacé les lois du commerce humain qui étaient basées sur la nécessité du don, par les lois du commerce des choses, qui est basé sur la nécessité du gain.

Ce qui est ontologiquement bon ? Sentir qu’il existe quelque chose de plus grand et de plus fort que soi. Et que cette chose vous protège au lieu de vous tuer. Cela vous communique secrètement à l’âme une joie qui est parente avec la confiance en Dieu. Dans un monde libéral/commerçant, celui qui abandonne sa vigilance à autrui, par amour, par admiration, par joie de s’offrir tout entier, par impatience de rencontrer un maître –  celui qui choisit de laisser sa confiance entre les mains de plus fort, de plus beau que lui, par admiration pour la force et pour la beauté en elle-mêmes et pour elle-mêmes – parce qu’il aimerait qu’un jour quelqu’un, s’il voyait en lui force et beauté, fasse la même chose pour lui – celui-là se fait piller et massacrer, et on rit de sa pauvre innocence ! Ce généreux, ce courageux débonnaire, ce serviteur de ce qui nécessite d’être servi, ce serviteur d’un ordre moral supérieur, au lieu de le remercier, on l’appelle désormais un couillon, un raté, un faible et un imbécile.

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Les fils de putes

Je peux très bien concevoir que Dieu laisse aux connards la liberté de crucifier le Christ – mais pas si les connards se figurent pour cela qu’ils sont des émissaires de la volonté divine, des bienfaiteurs de l’humanité, des prêtres sans uniforme. Si l’on laisse aux mauvais hommes la liberté de mal faire, c’est à la condition seule qu’ils soient un gibier de chasse pour ceux qui sont sur terre pour mériter leur paradis. Et il faut, il faut absolument, que les autorités chrétiennes continuent à encourager le monde à choisir la bonne voie. Car c’est là leur seule et unique fonction !

Je parle en termes techniques.

On ne manquera jamais de péché sur terre. Ce qui fait défaut par contre, par les temps qui courent, ce sont les vrais prêtres : ceux capables d’appeler un chat un chat.
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A quel moment est-on mort pour le Siècle ? – Quand on est arrivé un peu précocement à la sagesse – c’est-à-dire quand on est parvenu au doute avant d’être parvenu à l’argent.
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La vérité sur la prostitution, je vais vous la dire – et là je ne parle pas comme les précieux, de prostitution métaphorique ou conceptuelle, mais de bidet sale et de problèmes de capotes percées – la vérité sur la prostitution, encore une fois, et c’est comme pour tout le reste… Il y en a qui peuvent, et d’autres qui ne peuvent pas.

Ca vaut pour ça comme pour ce qui est de faire la manche… Même si vendre son corps, c’est encore plus dur que de faire la manche, quand on a été élevé pour être une personne humaine, et non un esclave ou du gibier de potence.

Une écrasante majorité des saintes martyres du calendrier sont des jeunes femmes belles qui ne voulaient pas passer à la casserole – ou du moins pas de cette façon-là.
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« Travailler, c’est trop dur, et voler, c’est pas beau.
D’mander la charité, c’est quéqu’ chose j’peux pas faire.
Chaque jour que moi j’ vis, on m’ demande de quoi j’vis.
J’ dis que j’ vis sur l’amour, et j’espère de viv’ vieux ! »

http://www.youtube.com/watch?v=XCWIXIEizKM

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La liberté sexuelle que rêvaient soixante-huitards, les new-age, ça n’a rien à voir avec la liberté des notables d’acheter le corps des filles d’ouvriers. Il n’y a rien de « new-age » dans ce vieux stéréotype-là.

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reiser.

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Je pourrais aider certains des «343 salopards » – du moins ceux dont le cœur n’est pas encore totalement corrompu – à y voir un peu clair dans leur fantasme du bordel à la papa… – Les femmes aussi ont leur fantasme de prostitution, et Reiser a fait un joli dessin là-dessus.

Ce à quoi ils rêvent, ce n’est pas aux putes – les putes, ce n’est pas ce qui manque de nos jours… Non, le fantasme d’un Nicolas Bedos, c’est les courtisanes… Et les courtisanes, ça, il n’y en a plus. C’est vrai. Peut-être aussi parce que les intellectuels d’aujourd’hui en grande majorité ne sont plus des gentilhommes, mais de gros dégueulasses… Et je pèse mes mots. Répugnance absolue en ce qui me concerne pour la bassesse de mœurs de ce milieu. Jamais peut-être n’est-on descendu plus bas : les Frères Goncourt qui déploraient déjà en leur temps la putisation galopante des manières de toutes les femmes de leur milieu (la haute société et les cercles littéraires), décrivent avec horreur une abjection morale chez certains de leur contemporains qui n’arrive pas à la cheville, à mon avis, de la densité d’ordure qu’il y a aujourd’hui dans le monde du spectacle et des médias – du moins d’après ce dont j’ai eu personnellement un aperçu ces dernières dix années.

L’amour courtois de la France renaissante n’a strictement rien à voir avec l’infamie du bordel du XIXe. Les crapauds de la croupissante mare littéraire française ont un peu évolué (dans le bon sens, dirais-je) depuis la fange dans laquelle se roulait Houellebecq, mais ce n’est pas encore ça. Si on veut remonter la pente de la barbarie, il va falloir embrayer la cinquième.
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Les 343
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LE truc c’est qu’il faut ne pas confondre putes et courtisanes… On mélange tout, là !

Zahia, la pute à l’attardé mental Ribéri-béri, déguisée en Pompadour ? Non mais allô quoi ?!

On a parmi les signataires du « Touche pas à ma pute », d’un côté des rêveurs, de jeunes romantiques, qui pensent à Sainte Marie-Madeleine, aux chansons de Brassens, à celles d’Edith Piaf, et de l’autre des gros dégueulasses, des vieilles merdes, et je pèse mes mots, qui n’ont rien, mais absolument rien du gentilhomme… Des gars qui voudraient, je ne sais pas, pouvoir acheter des gamines à leur mère crève-la-dalle pour les torturer… enfin vous voyez jusqu’où ça peut aller dans les sociétés primitives où des castes supérieures ont tous les droits sur les inférieures…

Il n’y a aucune raison de s’engouffrer aveuglément dans la brèche de la putisation générale qui est la pente actuelle de notre société. Si les gens doivent absolument se vendre, au moins qu’on y mette les formes… Et rappelons-nous surtout que du simple entretien d’embauche où il faut se « faire valoir » aux yeux d’un employeur lambda, au geste technique qui consiste à baisser sa culotte au sens strict du terme et dire à un inconnu : « chéri est-ce que tu as bien nettoyé ton petit oiseau », il y a un très très grand pas – que tout le monde, encore une fois, ne peut pas franchir.

Pour se prostituer au sens propre (enfin, sale) du terme, il faut devenir un peu psychotique, ou l’être déjà, pour la simple et bonne raison qu’on est obligé pour ce faire de s’instrumentaliser soi-même comme on actionnerait un pantin, donc en quelque sorte de faire sortir l’âme du corps, de ne plus habiter en soi-même (pour y introduire quelqu’un d’autre). C’est la violence la plus grande qu’un être humain puisse s’infliger à lui-même.

Je ne dis pas qu’il ne faut pas prendre en pitié les pauvres femmes (et les pauvres hommes) qui y sont réduits, mais bon sang, on ne va pas ériger la misère comme une norme non plus !

Encore une fois ce n’est pas parce qu’il y a des pauvres marginaux qui souffrent, qu’il faut déplacer le curseur de la norme  dans les marges. D’abord ce n’est pas un service à rendre à ceux qui, avec un peu de volonté, ont encore une chance de s’en sortir. Ensuite parce que ça ne sert strictement à rien. Quel que soit l’endroit où on déplacera la norme, on créera de nouveaux marginaux.

Il faut cesser de vouloir réduire le malheur du monde de cette façon !
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Tu veux qu’on ré-ouvre les maisons-closes ? Très bien. Mais alors de deux choses l’une, mon gars, soit tu admets que n’importe quelle femme puisse devenir une pute vérolée, et donc tu envisages que ta propre mère puisse éventuellement en être une, ce qui veut dire que désormais dans ton monde « fils de pute » ne sera plus une insulte… Soit tu déclares que tu veux bien qu’on prostitue la fille du paysan, la fille de l’ouvrier, mais pas la tienne, auquel cas, c’est clair, tu nous reconstitues une société de caste, avec de vrais bouts d’ancien-régime dedans, mais avec toi dans un trône, à la place du roi.

Le seul problème c’est que moi je ne peux accepter une société de castes qu’à la condition seule qu’elle soit dominée par des gentilshommes. Or la notre est plutôt dominée par des types de la trempe de DSK. Et DSK, c’est tout ce qu’on veut sauf une noblesse d’âme.

Moi je crois en la noblesse, parce que je sais ce que c’est. Mes arrière-grands parents travaillaient sur la terre et dans la maison des Comtes de Bourbon-Parme, donc on ne me fera pas prendre des fils de pute pour des Chevaliers de l’Ordre de la Croix de Malte.

Mon corps est une église

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Chez A-Moy-que-chault, une réponse de simple bon sens au manifeste des 343 salauds :

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J’ai un peu de mal à comprendre que les mêmes personnes qui s’opposent – légitimement – à la Gestation Pour Autrui en arguant que « le corps n’est pas une marchandise » et qu’il faut s’opposer à « la marchandisation de l’humain » soient si tolérantes, voir si favorables, à la prostitution et ne puissent aborder la question, par un étrange retournement mental, que sous un angle purement « libéral libertaire ». Sur ce sujet, il serait impérieux et inévitable de « laisser faire, laisser aller », et tous ceux qui ne partagent pas cet axiome sont dédaigneusement désignés comme des pisses-froid et des puritains névrosés.

Il est vrai que cela permet de jouer les affranchis à bon compte. Pourtant c’est un peu léger, car la prostitution ce n’est pas de la joyeuse gaudriole, de la gauloiserie rabelaisienne et du youp la boum dionysiaque. C’est avant tout de la misère, d’un côté comme de l’autre de l’échange commercial. Et rien que cela mérite mieux que des remarques égrillardes et des exclamations définitives du genre « ça a toujours été comme ça » et « de toute façon, on n’y peut rien ! ».

La prostitution, c’est aussi de la criminalité, des réseaux internationaux mafieux basés sur la violence, le rapt, le viol et la drogue. Une situation qui exige une réponse politique et pénal au-delà de toute considération de morale ou de féminisme. Une réponse qui passe notamment, pour être efficiente, par le retour des frontières et la le contrôle strict de l’immigration, ce que, bien sûr, une Nadaut-Belkacem ne pourra jamais reconnaître.

Evidemment, l’hypocrisie prohibitionniste du gouvernement est absurde mais l’angélisme des petits bourgeois droitards qui n’ont toujours pas fini de se tirer la nouille sur « Nana » et des images de bordels idylliques où ils pourraient croiser leur évêque, leur cousin ou leur général et tromper Marie-Amélie sans risque sanitaire – comme au bon vieux temps – est tout aussi insupportable. La prostitution est un sujet trop sérieux pour être laissé aux viragos « socialistes » tout autant qu’aux pétitionnaires médiatiques en manque de publicité.

Quand à considérer que les attaques contre la prostitution seraient des assauts lancés contre la « virilité » et ses exigences phalliques, c’est tout de même avoir une vision bien basse et maladive de ces deux concepts. Car ce qui se joue entre les cuisses des professionnelles de la vidange tarifée c’est plutôt la résolution des affres de la sous-virilité et des pulsions contrariées, honteuses ou maniaques.

La prostitution est un « fait de société » qui doit être encadré et limité par l’Etat afin de rester un « artisanat » marginal, basé, autant que faire ce peu, sur le volontariat, et non pas une nouveau « secteur d’activité économique », totalement banalisé et intégré au système libéral, simple nouvelle part de marché de l’industrie du divertissement, comme cela peut être la cas en Espagne ou en Allemagne où les « maisons closes » et autres « Eros center » ne sont rien d’autre que des usines à foutre soumises à la même logique du rendement et du stakhanovisme que n’importe quelle activité capitaliste.
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amoyquechault.over-blog.com

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Mon corps est une église : ce n’est pas une marchandise.

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Ci-dessous, je vous donne à lire une apologie de la prostitution dans un journal féminin, sous la forme d’un docu-fiction racoleur. Il s’agit probablement du travail d’imagination d’un(e) pigiste désœuvré – on reconnaît le style mollasson et superficiel, façon bluette vaguement érotique. Des lecteurs s’indignent (à raison, mais sans comprendre qu’ils ont affaire à un faux) devant le récit mièvre d’une étudiante fauchée qui accueille de gentils jeunes notables en mal de tendresse dans sa chambre de bonne… Voilà le rêve des Beigbeder et compagnie : pouvoir se taper de la jeunesse parisienne désargentée et naïve pour seulement quelques bifferons. Et goûter un peu à l’innocence des filles des pauvres ! Effectivement, ça les changeraient singulièrement des petites perverses désabusées-dessalées du monde des médias auxquelles ils ont ordinairement affaire… Ces mêmes petites perverses dessalées qui invoquent dans un style mou, rose-fuschia à paillettes, de gamines immatures pourries-gâtées, un rêve décadent de désagrégation générale des mœurs, dans les journaux féminins :

http://www.madmoizelle.com/se-prostituer-66228

Ce cher Nabucco’…

Je parle de Maurice Barrès pour dire qu’à un moment donné le discours ROMANTIQUE de l’appartenance, hein… l’IMPORTANCE donnée par la.. la.. la… le RÔLE donné par les romantiques à l’appartenance, face à l’idéologie d’un homme des Lumières conçu contre son propre fondement*… eh bien ce discours… MAIS TAISEZ-VOUS !!!

[*L’homme des Lumières n’appartient qu’à lui-même en tant qu’homme – trouve en lui-même en tant qu’homme sa propre justification – c-à-dire qu’il n’appartient qu’à l’Humanité dans sa globalité – et non à un peuple, à une foi, à une terre, aux morts de cette terre, à un sang, aux sangs des aïeux, aux croyances de ces aïeux, à une mythologie collective, à une légende collective, comme c’est le cas pour l’homme romantique, NDLA.]

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C’est marrant, hein. Voilà Finkielkraut devenir franc-fou au moment, juste au moment, où précisément il évoque la notion de ROMANTISME sur un plateau de télévision. Le romantisme, ce sujet en apparence tellement innocent, mais qu’on n’aborde si peu finalement de nos jours, dans son acception historique du moins, parce que… bon… On ne sait plus trop en fait. Comment se fait-il qu’il soit devenu mon indépassable obsession et la pierre d’achoppement de ce philosophe ?

L’hystérie a gagné le sage… L’hystérie aurait-elle encore quelque chose à nous apprendre ? ^^

Quand il a pété un plomb, ce pauvre homme, avec son visage défait, ses yeux cernés, vous ne pouvez pas savoir… Vous ne pouvez pas savoir ce que cela m’a fait. Il m’a vraiment rappelé quelqu’un !

Tiens, je lis dans Wikipédia : Alain Finkielkraut né à Paris le 30 juin 1949… Ça par exemple ! Le 30 juin, c’est aussi le jour de mon anniversaire ! Ha ha ! Décidément…

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Sur Ilys je note ce commentaire :

UnOurs

Finkie et Zemmour se front cracher à la gueule quotidiennement par leurs «frères» juifs…
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Ne pas comparer Finkelkraut et Zemmour, à mon avis.

Finkelkraut est un opportuniste qui a compris que son identité para-européenne ne survivrait pas si le gros corps européens mourrait.

Zemmour, le poisson-volant, l’exception qui confirme malheureusement la règle, est une sorte de Kantorowicz.

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Je réplique aussitôt :

Retirez ce mot, « opportuniste », s’il vous plait… Se remettre en question n’est pas la même chose que retourner sa veste…

Finkielkraut est lui-même un corps qui est en train de mourir… Il est très malade, cela se voit. Savez-vous à quoi l’on pense, lorsqu’on va mourir ? On se pose des questions sur l’au-delà. Peut-être n’est-il pas suffisamment sûr qu’il y ait quelque chose après la vie pour abandonner notre monde d’ici-bas – tel qu’il est, malgré ses défauts – au profit de sa religion ? … Peut-être lui arrive-t-il une sorte de regain de foi à l’envers : une foi qui ne s’attacherait pas la religion de ses pères, mais à tout ce qu’il a aimé ici-bas, et qu’il va quitter de toute façon, et qu’il ne veut peut-être pas voir disparaître pour tout le monde ? … Peut-être a-t-il aimé vivre en France et ne veut-il pas que ses descendants ne la connaissent plus ?

Je vois dans Finkielkraut effectivement quelqu’un qui s’accroche, dans un dernier souffle, au « gros corps européen », qui a compris qu’en tant que juif de la Diaspora, n’en déplaise au jeune état d’Israël, il lui appartenait lui-même corps et âme, ce pourquoi il éprouve de la douleur morale à le savoir mourir.

Au fait, petite question bête, si l’on considère que les juifs sont devenus juifs à partir du moment où ils ont été chassés de Babylone par Nabucco’… [En effet, c’est à partir de ce moment-là qu’ils ont commencé, pour pleurer la perte de leur Temple (en pierre), et aussi dans un même temps pallier à cette perte, à écrire leur temple-Livre, c’est-à-dire la Bible.] … Alors qu’est-ce qu’un juif hors de la Diaspora ?

La seule raison pour laquelle les juifs ont tellement inspiré les occidentaux – ont tellement apporté au monde – par le passé, c’est parce qu’ils se considéraient comme des exilés, qu’ils ont développé une théorie de l’Exil – l’Exil, ou le fait de se sentir étranger au monde – et qu’il existe une certaine puissance d’émotion et de poésie là-dedans. – La nostalgie, la mélancolie, les violons, tout ça…

Ma question est donc simple – elle coule de source pour toute personne qui aime le son du violon – même si elle ne peut évidemment pas plaire aux partisans de l’Etat d’Israël – y a-t-il une judaïté en-dehors de l’Exil ?

Je prends le pari qu’en sentant le souffle de la Camarde sur sa nuque, le bon vieux Finkielkraut a fini par se poser confusément une telle question. ^^

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Souvent j’ai eu cette réponse, quand on me demandait une définition simple du romantisme :

Ce qui est romantique, c’est la Rome antique. Du lierre entre les pierres… La Vénus de Milo qui a perdu ses bras… beaucoup de colonnes tombées… surtout, aucune couleur sur les frontons.

Exercice de style – (Décadence 00)

Sans titre-1

Moi tu vois j’men fous de ce que tu penses de moi. Parce que je te sidère. Et que la sidération c’est plus fort que toi. J’occupe le terrain et j’ai pas honte. Parce qu’occuper le terrain c’est un truc de kador ta vu. Je suis trop une guedin. Tes yeux ils obéissent plus à ton cerveau. Je suis un tank, je m’impose, je t’en impose. Je tiens Warhol par les couilles je le libère quand j’veux. Hypnose c’est mon parfum. Moi j’écris directement sur ton code source, j’passe pas par l’interface. J’ai mes entrées VIP dans ton intelligence, j’ai pas besoin d’être intelligente. Je laisse ça aux larbins.

Morsay-1

Voilà notre argent où qu’y va, voilà notre argent où qu’y va. Lol
On paye nos impôts et puis à la fin y va mettre des comptes en banque en Suisse ! Hé hé…
Et nous on est comme des clochards à pas avoir d’argent. xD
Alors moi je lève mon verre de Schweppes à monsieur Cahuzac !
De Schweppes parce que je suis payé pour faire connaître la marque. ^o^
Je lève mon verre au lascar Cahuzac : va-z-y, faut qu’tu fasses de la garde-à-vue, t’as dépouillé les pauvres français qui travaillent. – Mort de rire !

Grosse dédicasse à tous les vrais travailleurs de France. Vous voyez bien que votre argent il part dans des comptes en Suisse ! Ils baisent des putes de luxe et ils se payent des bouteilles de champagnes à dix-mille euros, ces fils de putes. Et nous on est là comme des cons à boire du Schweppes. Looooloool !
Avec la TVA on paye les cannettes 2 euro. On se prend une arnaque hallucinante.

Faites comme moi ! Ce soir je vais vous montrer dans une deuxième vidéo que je paye pas mes impôts ! Que je ne paye rien du tout, moi. XPTDR – J’investis tout en Algérie ! – Mort de Lol !
J’ai des comptes là-bas, nikez vos races. Les plus grandes stars, soit-disant, se barrent de la France… Ben moi je suis-z-une Star ! Ha ha ! – Et je suis un ministre ! Ha ha ! – Voilà mon pote, give me five !
On paye rien nous ! xD On est pas des paysans. On paye pas nos impôts à Clicli !
– Cli-cliquez bande de salopes. Faites tourner mon bizness. Je vous fourre comme un Seigneur. C’était Morsay !

Réponse

@Millie

Dites moi si je me trompe mais vous affirmez que l’amour est un truc de “faibles” ? :shocked:

Que plutôt qu’aimer en pure perte, il faudrait agir en bon gros bourgeois précautionneux pesant les œuvres d’art comme le gros sel ?

Je suis d’accord sur l’ensemble de votre texte mais ce passage m’a particulièrement horrifié.

Peut être est-ce vos expériences douloureuses avec le genre humain qui vous amènent à penser cela, mais je veux croire qu’il existe encore des gentils au cœur ouvert (qui finissent par se rencontrer la chance aidant) et des méchants au cœur sec que la Retibution karmique achèvera de pourrir l’existence.

Aimer en pure perte quitte à se faire michetonner et battre, ce n’est pas seulement une marque de faiblesse ou d’imbecilité mais la marque d’une présence divine.

Dans le type qui donne tout à une salope, dans la fille qui continuer à prendre soin de son copain qui la cogne, il y a la présence de Dieu.

Le micheton et la femme battue, c’est la preuve que la pureté existe quelque part dans cet Univers objectivement froid et  répugnant (Houellbecq).

Non-calcul et le désintéressement, vive les femmes battues et les michetons ! (ils auront de belles réincarnations) 

A votre avis, mon cher Bollocks, pour quelle raison une femme comme moi affirmerait-elle que l’amour est « un truc de faibles » ? … Vous donnais-je l’impression d’être la personne désignée pour tenir ce genre de propos ? … Ne l’aurais-je pas fait tout simplement dans l’espoir de provoquer – par réaction – un beau discours de vertu courroucée comme celui que vous m’avez tenu ? … – Car quelle femme au fond, je vous le demande, ne rêverait pas de se voir adresser un tel discours ?

A présent, réfléchissez bien, Bollocks, pourquoi était-ce à moi précisément, alors que j’étais justement en train d’exposer avec verve et méchanceté mon mépris des choses du cœur, que vous avez choisi d’ouvrir le vôtre ? … Pourquoi avez-vous réagi ainsi, et comment ai-je pu m’amuser en mon for intérieur de la prévisibilité votre réaction, sinon précisément parce qu’elle illustrait justement, tout en désirant faire le contraire, que pour éprouver l’envie de s’ouvrir de la sorte, le cœur a besoin de se sentir offensé dans sa douceur, menacé de faiblesse… c’est à dire blessé ?

Jeune connasse illustrant par sa bêtise la loi de l’offre et de la demande

Naissance d'un Homme

Naissance d’un Homme

Le récit de Grödion

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La brise je l’ai cherchée, elle est là, au bord de l’eau. Quelle sensation enivrante. Le vent léger effleure mon corps nu (j’ai gardé le maillot, je suis pas seul) d’une caresse voluptueuse. Il est temps d’ouvrir mon coeur. Il y a un côté puéril et sentimental à s’épancher ainsi, à se confesser, à verser dans la sensiblerie et la bleuette, mais je sais pourquoi je fais cela.

Le premier mot qui me vient à l’esprit est HAINE. Haine contre le monde, haine contre la vie, haine contre les hommes, haine contre l’histoire, haine contre mon sort. Mais quand comme moi on a lié sa vie à la haine, la haine, on finit par s’en lasser, par vouloir s’en défaire, par rechercher désespérément l’Amour et la Paix. Par rechercher son contraire. Je pense à elle.

Je suis né un 29 novembre 1984 au « Mellah » de Meknès. Le Mellah est l’ancien quartier juif, le ghetto. Cela faisait déjà une vingtaine d’années que les Juifs du Maroc avaient fait leur aliyah. Je suis un Zerhouni, ma famille est installée à Moulay Idriss-Zehourn depuis au moins le XVIIe siècle. Elle a suivi le Sultan, qui a quitté Fès pour faire de Meknès sa capitale impériale. Mais le fief de ma tribu est situé dans la Chaouia, à environ 50 km de Casablanca. Les Zerhouni sont réputés être des bons-vivants et avoir la tête bien dure : des obstinés et des joyeux drilles. On aime rigoler et s’amuser mais faut pas trop nous faire de crasse par derrière, on aime la franchise et on a le sens de l’honneur. Je crois à la généalogie « physiologique ». Je descends par ma mère d’une grande famille marocaine au service du Sultan depuis toujours : collecte des impôts, armée, administration, commerce. Je n’ai jamais connu mes grands-parents, tous morts avant que je voie le jour, cela a été un manque dans ma jeunesse. Mon arrière grand-père maternelle, caïd de la tribu des Ouled Saïd, grand personnage, a vu sa famille ruinée après la guerre civile, la « Siba » de 1907-1911 : les tribus Berbères rejetant l’autorité du Sultan s’en prennent à ses serviteurs Arabes. Ma famille perd toutes ses terres de la Chaouia (qui assuraient de confortables revenus), ses richesses, ses relations avec le nouveau chef d’Etat et son prestige. Combien de fois lorsque la famille élargie, notre clan de la tribu, était réunie (pour un mariage, une circoncision ou la mort d’un notable) ai-je entendu par la voix des Anciens la complainte pleurant la perte de nos chères terres, cette terre de la Chaouia, fief de notre tribu, que nos ancêtres Banu Hillal avaient héritée du Sultan Almohade en personne pour services rendus en Espagne contre les Croisés et au Maroc contre les tribus Berbères Zénètes, à charge de récolter les impôts pour le Makhzen. Les cousins de ma mère, parmi eux se trouvent aujourd’hui des grosses légumes : un général 4 étoiles, deux sénateurs, un secrétaire du ministre des Affaires étrangères Fassi-Fihri, des maires, des hommes d’affaire. Nous, à la maison nous sommes nés pauvres. Je dirai tant mieux. J’ai mes raisons de penser ainsi : je pense que l’argent est une aliénation, comme le travail. Faire ce qu’on aime, ce pour quoi on est prêt à se lever tous les jours de bon heure et vivre modestement, c’est ma conception du bonheur : je ne voudrai pas faire un travail que je détesterai faire, même si la paye était considérable. Chacun ses principes.

Mon arrière grand-mère était Berbère, de la tribu des Bernoussi, mais dans notre famille nous n’aimons pas les Berbères, qu’ils appellent « les fourmis » ou les « chiens ». Je pense cela remonte à la « Siba ». Pourtant le mélange avec les Berbères a du avoir lieu durant ces siècles. Je suis Zerhouni mais aussi Saïdi, par ma mère. Et je suis surtout Tamimi par mon père. Nos ancêtres paternels sont arrivés au Maroc en provenance du Hedjaz, fuyant les Turcs (sombre histoire), au XIXe siècle : trafiquants d’or et d’esclaves (à ce qu’on dit d’eux). Mon père se sent obligé de parler au nom de ses aïeux : il hait les Turcs, il hait les Wahabbites, il hait les Perses, il hait les Roumis. Il a mille histoires à nous raconter sur la vie de nos ancêtres Bédouins, héritées de son père, qui les a lui-même reçues de son père, etc etc…tradition orale. Nous avons voyagé en famille 2 fois en Arabie Saoudite quand j’étais petit et nous y avons rencontré de lointains « cousins » : magie du tribalisme. Tout se garde. J’aurais aimé vivre comme un Bédouin, vivre la vie dure et frugale des Bédouins de jadis, entre conflits tribaux, razzias, commerces et danses guerrières. J’aurais aimé vivre au VIe siècle, âge d’or des Bédouins : l’esprit chevaleresque des Arabes y atteint sa perfection et sa vénusté. La poésie d’Antara Ibn Chadded donne une idée des moeurs raffinées et civilisées, recouvrant une sauvagerie point encore domptée, de cette période. C’est l’islam qui a foulé au pied la formidable civilisation arabe païenne, ressemblant en de nombreux points à une Grèce Antique restée archaïque. Les Arabes sont morts quand ils ont commencé à dominer. Trop peu nombreux, ils étaient destinés à ne pas garder le pouvoir. Les Omeyyades j’aime lire leur histoire encore et encore : les Arabes les vrais, les illustres, les plus distingués. Féroces, égoïstes, diligents, somptueux, chevaliers, poètes, aimant le vin et les ripailles, le luxe et gardant en même temps la frugalité et la simplicité de leurs origines bédouines. Ce sont les fanatiques religieux chiites, les autres fanatiques, la lie de la société, le bas peuple, les esclaves, les ratés, les non-Arabes (surtout ces chiens de Perses) qui ont renversé les Omeyyades sous le commandement d’Abu al Abbas (Abbassides). Les Arabes avaient perdu le pouvoir à jamais (ils le garderont encore un peu à Cordoue puis Grenade). Je suis né trop tard, j’aurai aimé être un chevalier combattant les Byzantins ou les Perses au VIIIe. De grands combats et du respect entre les adversaires. Avant que les fanatiques prennent le pouvoir au Xe et poussent toujours plus loin le ressentiment et le désir de destruction : les sauvages Berbères et Turcs, dominateurs dans l’islam de ce temps, en ont façonné une religion rétrograde et barbare qui est celle que nous connaissons. Je hais l’islam. Je voudrais que l’on jette une bombe nucléaire sur La Mecque. En finir avec cette idéologie qui nous fais chier et nous fera encore plus chier pour les 2 siècles à venir.

Je me suis souvent demandé si ma personnalité torturée et crépusculaire, celle à laquelle j’essaie d’échapper en vain, ne venait pas de ma date de naissance. Né fin novembre, au seuil de l’hiver, du froid et de la nuit, je devais en épouser la symbolique. Toute ma vie mon coeur a connu l’automne, avec le seul hiver pour horizon. Ou est le printemps ? Quand je crois l’avoir trouvé, il m’échappe encore. Je veux connaître le printemps. Lorsque le destin me faisait une faveur, je ne connaissais que des étés indiens. Toujours l’automne dans mon coeur. Je pense à elle.

A l’âge d’un an, voilà que nous quittons le Maroc pour rejoindre en France mon père ouvrier. Nous nous installons dans cette ville du sud de la France, dans une banlieue (pas encore réputée « difficile », en ce temps-là c’était encore vivable. Mais aujourd’hui c’est un dépotoir). Nous sommes en 1986 et en 1993 je la quitterai pour toujours cette banlieue. 7 ans ça marque une enfance. La banlieue était un paradis. Un royaume pour les enfants. 20 000 habitants enfermés dans un territoire minuscule, on est une grande famille malgré nous. L’école est en face de nôtre bâtiment (énorme blockhaus). Une bande de copains. 2/3 de Marocains, 1/3 d’Algériens et quelques Français dans la banlieue. Nous retournons au Maroc en été : les mois de juillet et août étaient jouissifs. Mais je n’y retourne plus, à cause de la religion. Je n’accepte pas qu’on me dise quoi faire, quoi manger, quoi boire… Et puis leur mentalité arriérée et débile, je n’en peux plus. Là-bas au Bled nous sommes les « Vacanciers » (« Vaconsses » avec l’accent du Bled), ceux qui apportent cadeaux, argents et moeurs relâchées. Et en France nous sommes les « Arabes », ceux qui apportent violences, ruines et moeurs rétrogrades. Chez nous nulle part. En 1993, fin août, nous quittons à jamais la banlieue pour le centre-ville : aucune famille arabe à l’horizon dans notre nouveau quartier. Nous nous « francisons » au contact des FDS.

J’aime depuis toujours la France, ce pays merveilleux. Je veux être Français, je suis Français (?) mais pour mon peuple je suis et je serai toujours Marocain, Arabe, Maghrébin. Je suis surtout musulman pour eux. S’ils savaient ils m’égorgeraient. Mais je les emmerde. Je me fiche d’eux et de leur avis. Les musulmans haïssent les non-musulmans : s’ils pouvaient les réduire en esclavage, les humilier, les massacrer demain, ils le feraient. Mais en position de faiblesse, il faut jouer du sourire et de l’amabilité. Mais moi je n’ai jamais cru en Dieu. Pourquoi ? Parce que depuis tout petit je suis obsédé par la mort. Je trouve ridicule l’existence d’un Dieu alors que la mort est le seul vrai Maître. On ne s’incline que devant la mort. Dieu a du inventer un après-la-mort pour se croire le Maître, mais après la mort il n’y a rien. Comme avant la vie. Je ne crois pas en Dieu et me considère athée. Mais athée jusqu’au bout, je ne m’embarrasse pas de morale sécularisée. Mais… je sais que sous mon armure d’athée, se cache un coeur chrétien. Je sais au fond de moi que si je hais tant l’islam ce n’est pas toutes les raisons que j’énonce mais parce que je suis chrétien. Il me faut relire Nietzsche juste pour empoisonner mon coeur et mon âme. Quand j’étais jeune, en 5e ou 4e, je passais des heures à regarder les livres d’histoire de l’école : ces scènes du moyen-âge, paysans ou château. Et surtout les églises et cathédrales que je trouvais magnifique. Mais mon vrai secret est que je rêvais de devenir moine : je trouvais ces gens admirables. Sacrifier une vie pour quelque chose de plus élevé, vivre dans le sacerdoce et le travail serein, la prière pour sauver les autres avant soi, loin des choses terrestres et des passions humaines. En cours, je restais une heure bloqué sur ce tableau représentant des moines ou des paysans au moyen-âge. J’avais demandé à la responsable du CDI (bibliothèque) de commander le Roman de Renart et je l’avais lu et relu au moins 35 fois en 3 ans. Sans jamais me lasser. Je sais que si j’aime la France, c’est pour son passé. Ses paysans, ses moines, ses rois, ses princesses, de jadis. Je me disais : Charlemagne était l’ami d’Haroun al Rachid. Je me dis que j’aurai aimé être un Arabe converti au christianisme, il y a longtemps, au moyen-âge au milieu des images que je regardais en cours.

J’ai toujours aimé la France, respecté ce pays, sa culture, son histoire. J’aime ce pays à un point qu’on ne pourrait savoir. Mon sang brûle et explose quand j’entends des gens lui manquer de respect. Autour de moi je voyais la famille ou les cousins (surtout) traiter ce pays de manière lâche et obscène : je ne comprenais pas. Si on n’aime pas un pays on le quitte. Personne ne vous regrettera. Sauf si on veut vivre sur le dos du pays d’accueil en parasites. La vraie décadence : ramollissement des instincts, des sens et de la volonté. Moi je voulais être Français depuis que j’ai ouvert ces livres d’histoire à l’école maternelle. Mon âme a trouvé sa maison. Je lisais aussi les livres sur les Arabes Omeyades ou Nasrides de mon frère, mais peu à peu je n’ai plus lu que des livres sur la France. Mon pays. J’ai toujours voulu défendre cette terre contre ses contempteurs, d’ou qu’ils soient. Je sais que beaucoup doivent me prendre pour un traître, un fou, un déséquilibré ou je ne sais quoi : parce que je défends plus ce pays que les Vrais Français. Mais je me fiche de leur avis, depuis toujours. Quand j’étais au collège je suis devenu un fasciste : j’admirai Mussolini et Hitler. Leurs personnalités, leurs oeuvres, le message énergique et libérateur qu’envoyaient leurs discours et leurs politiques. Le culte de la force, du courage, de la beauté, tout cela parlait à mes sens. Ceux qui me disaient « mais Hitler détestait les Arabes », je leur riais au nez. Une fois en seconde, je suis arrivé en cours…crâne rasé ! J’étais fou ? Non, juste joueur. On sait depuis Alexeï Ivanovitch que le joueur n’est pas un fou, juste un oisif. Devant ma famille ou les amis je prenais la défense de Le Pen, ils devenaient hystériques. Ils ne comprenaient pas, mais moi je savais.

En avril 2002, en terminale, j’étais le plus heureux à l’école. Même si j’avais quelques amis venant de villages, ou le FN cartonnait, qui l’étaient aussi. Sacrée journée en plus que ce dimanche 21 avril : on était allé jouer au foot le matin, il faisait très beau, puis l’aprèm avec les footeux on s’est fait un barbecue : il y avait des hippies en short qui disaient « on est pas allé voter, de toute façon ça sera Chirac-Jospin ». Moi j’ai rêvé à voix haute à un triomphe de Le Pen, on s’est moqué de moi, on m’a pris pour un fou. Le soir j’ai jubilé. En 2003 je suis devenu Français, par naturalisation. Le jour de la remise de ma carte d’identité à la mairie, je suis resté assis comme un con prenant 2 mn : puis la secrétaire m’a dit « c’est bon monsieur, vous pouvez partir ». Je ne comprenais pas. Je m’attendais à chanter la Marseillaise, dire combien j’aime cette terre, parler des moines et des paysans dans les tableaux médiévaux, dire combien j’étais fier, honoré et heureux de devenir Français… Mais rien. Juste une signature et ça y est tu es Français. Je suis rentré déprimé alors que ce devait le plus beau jour de ma vie.

Entre-temps, le 11/09/01 m’a définitivement éloigné de l’islam. Le 11/09 est un coup de génie du diable : il a réveillé l’islam endormi et décadent et a préparé les musulmans à livrer, quand ils seront mûrs, la dernière bataille -celle qu’ils perdront. Jusque-là les Musulmans n’étaient pas très pratiquants, y compris dans les pays islamiques. Depuis le 11/09, il y a un regain monstrueux de bigoterie, de fanatisme et volonté de détruire. Le 11/09 est un coup de génie du diable, il ne peut en être autrement. L’Occident est l’ennemi à abattre. Une haine terrifiante existe à l’égard des Occidentaux chez les Musulmans : le ressentiment est tel, qu’ils accepteraient de sombrer avec eux s’ils avaient l’assurance de les détruire. Moi j’aime l’Occident, j’aime l’Europe, la plus belle civilisation que la terre ait comptée, j’aime la France. Plaisir de vivre, art de vivre, fureur de vivre. Je n’accepterai pas de voir l’Europe ou la France mourir sous les coups de ses ennemis musulmans, de les voir salies et avilies. Je suis un traître, mais je suis libre. Mon coeur est plus sage que l’opinion des autres. Quand j’ai lu Taras Boulba j’ai senti mes yeux nager, le coeur soulevé et la lèvre tremblante : je me suis identifié à Andreï bien sûr. J’ai trahi ma race, ma religion, mon peuple et ma famille. Pour les beaux yeux d’une divine créature …? Je pense à elle. Pas encore. Pour l’amour de l’Europe et de la France.

Quand j’ai eu internet, naturellement je suis allé vers les sites dits « réactionnaires ». J’y suis allé sous mon prénom : Hafid, qui signifie « le protecteur ». Mais la seule chose que j’ai jamais protégé dans ces eaux troubles a été mon cul : partout on ne voulait que me le botter. Alors que je venais en paix et en ami. « Takia », « Bougnoule », « Dégages », etc, voilà comment j’ai été très vite accueilli. Je suis Zerhouni vous le savez, la tête bien dure et une haute idée de l’honneur. Alors, au lieu de les insulter à mon tour comme un vulgaire plébéien, je me suis retiré poliment et j’ai donné naissance à Al Mansur Ibn Amir, un Syrien venu en France étudier, un islamiste fou, fanatique, sournois. Tout ce que je déteste. En plus de la catharsis, l’objectif était de laver mon honneur en le faisant se confronter à ceux qui avaient sali mon nom, sans savoir que j’étais leur frère. Leur frère de lait. Par jeu je prenais plaisir à pousser loin le trollage. Mais après quelques mois d’amusement Al Mansur m’a lassé et je n’avais plus la tête à jouer les fanatiques : ceux réels suffisaient déjà à exciter mon dégout et ma haine. Un jour au hasard, je tombais sur cet Albanais-Espagnol chez Ilys, Rodion. Un peu con, un peu naïf, un peu impulsilf : il fallait le parodier, jouer un peu. Grodion prenait vie :
http://ilikeyourstyle.net/2011/01/25/lanonymat-sur-internet/ (comme ici, ou on me prenait encore pour Terby Jr)

Mais voilà en signant Grodion, je ne me doutais pas qu’il y avait une personne qui allait découvrir sous mon trollage ma vraie identité. Et très tôt. Je pense à elle. Comme ici (dernier commentaire, elle a viré les miens :-) ) :
https://raiponces.wordpress.com/2011/01/22/la-foire-aux-questions-folie-collective-ep-03/

Voilà, coincé, découvert, je me devais de révéler ma vraie identité, bien que cela soit parfaitement anecdotique comme dit notre ami, chiant comme une pluie de février, Nicolasbruno.

Dans la vie de tous les jours… Je suis un jeune homme simple, solitaire, aimant cultiver l’esprit et la drôlerie. J’aime la France, c’est mon pays. Je me bats contre moi-même pour qu’il le soit à jamais. Même si quand je vois comment les choses tournent je me dis que je devrai peut-être partir un jour. Je ne veux pas être assimilé à ceux qui la détruisent et la salissent, je ne veux pas voir la racaille et les vipères jubiler de salir ce qui est beau, ce qu’ils ne comprendront jamais. Ils ne sont jamais restés 1 heure à l’école à regarder un tableau médiéval sur des paysans ou des moines, l’âme transie d’amour. Je les hais, je les méprise. Mais je sais que je serai incapable de vivre ailleurs qu’en France : s’il faudra se battre pour ce pays, contre ses odieux ennemis qu’un Dieu maléfique m’a fait leur semblable, je me battrai. Je m’en suis fait le serment à moi-même. Alors comme Andreï fils de Taras, je mourrais pour celle que j’ai choisie, tué par mon père. Le complexe d’Oedipe revisité. Je suis libre, c’est ma seule fierté. Et la liberté coûte cher. On verra si j’en suis digne.

SOURCE

Pour en finir avec l’anti-libéralisme affectif des intellectuels français !

 

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Je préfère voir une Europe définitivement détruite et envahie par l’Immigration qu’une Europe du Libéralisme et du Consumérisme.

(Un commentateur)

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Ces paroles vous disqualifient totalement à mes yeux, cher commentateur. Je les trouve répugnantes…

Vous n’avez donc pas compris que le libéralisme n’était question que des hommes qui le font ?

Fondé par et pour des gentilshommes, – richement éduqués, sans peurs et sans reproches – en un mot qui ne soient nullement aliénés à des idéologies dont ils ne maîtrisent pas les concepts, le libéralisme, exactement comme la démocratie – et j’aurais tendance à penser que l’un ne va pas sans l’autre – est le meilleur des régimes possibles… Construit par et pour des hommes déracinés, sans foi ni loi, qui seraient capable de vendre père et mère pour un sac de pièces d’or, aux yeux de qui sur terre rien ne trouve grâce et tout est bon à donner à manger aux cochons, en revanche, il n’équivaut rien moins qu’au retour à l’état de nature.

S’il n’est là que pour servir les instincts frustes [et « vidanger l’âme par le bas-ventre » (Huysmans copyright)] d’hommes dénués de valeur, le libéralisme, qui n’existe que dans la mesure où précisément des échelles de valeur morales et esthétiques lui pré-existent, et donnent au plus grand nombre le désir de consommer des richesses qui ne sont pas uniquement matérielles (mais aussi spirituelles), alors disais-je le libéralisme effectivement n’a plus aucune raison d’être – et devient d’ailleurs pervers et s’effondre. Car le libéralisme est comme le travail : il doit être un outil, un moyen, et non un but en soi. On mange pour vivre, n’est-ce pas, on travaille aussi pour vivre… mais on ne doit pas vivre uniquement pour manger ou travailler.

L’immigration, l’Islam, contribuent grandement actuellement à saper les bases morales et esthétiques qui avaient permis à l’Occident – dès la fin du XIXe siècle – de se hisser à la hauteur des exigences folles d’un monde libéral où potentiellement tout le mal/le péché du monde étaient pleinement – et à tous – accessibles. Alors nous voilà à présent presque forcés par et pour eux d’en rabattre sur nos exigences… Mais le christianisme aussi – souvenez-vous en ! – consiste en la possibilité du choix entre le bien et le mal ! [Cf Saint Augustin] – Il n’est pas fondé sur des interdits, contrairement aux 2 autres religions du Livre, car nous considérons que celui qui n’est pas libre de choisir le bien, mais seulement contraint de « bien faire », est un homme sans morale personnelle, qui n’a eu à résister à aucune tentation, et qu’on ne peut dès lors pas considérer comme un individu méritant.

En ce sens, le libéralisme est un digne héritier du christianisme… mais à condition seulement de rester chrétien !

Les Vandales, une menace ?

Aujourd’hui, je laisse mon contact le conférencier libertarien Stefan Metzeler écrire l’article à ma place. Irena Adler interviendra ensuite, dans le fil des commentaires attenant, concernant un certain problème qui ébulitionne actuellement ce blog…

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Il y a des choses qu’on a bien du mal à expliquer, à moins d’être vraiment cynique – et là, tout devient lucide, transparent.

Je n’avais pas vraiment payé attention à ce élu Démocrate de NY, Weiner qui a diffusé des images embarassantes sur Twitter et surtout pas à sa femme, excepté que je la trouvais très laide.

Mais voilà, je viens de lire un truc que j’ai de la peine à croire : cette femme, Huma Abadine, est la fille d’un « expert en Islam » Indien et d’une maman Pakistanaise « sociologue ». Elle a « grandi en Arabie Saoudite ». Ca veut dire que son père est un extrémiste payé par les Saoudiens.

Ca fait longtemps qu’elle est l’assistante de Hillary Clinton. Et il y avait des rumeurs qu’elle serait son amante lesbienne.

Et son mari, Weiner, est Juif.

Ce qui est illégal, selon l’Islam. Une femme Musulmane ne peut pas épouser un non-Musulman.

Tout comme les relations homosexuelles.

Pourtant je n’ai trouvé aucune indication que ses parents orthodoxes auraient protesté contre le mariage avec un Juif, ni contre le fait qu’elle ne s’habille pas selon les règles de l’Islam.

Pour commencer, comment est-ce que cette femme liée à l’Islam radical, a-t-elle pu approcher les Clintons?

Comment est-ce possible qu’une potentielle extrémiste soit si proche de la secrétaire d’Etat Americaine? Il est dit que Hillary la consulte concernant les questions sur le Moyen Orient et l’Islam. Incroyable…

La question qui se pose forcément, c’est: combien d’argent Saoudien a transité par cette femme vers les Clintons et les Démocrates?

Pire: les médias proches des Démocrates commencent déjà à parler d’elle comme si elle pouvait avoir une carrière politique. Son marriage – manifestement arrangé – avec un politicien Démocrate jamais marié à 42 ans, connu pour être un type très pénible, ressemble de plus en plus à un calcul politique. Tout comme cette histoire de scandale qui aura sérvi à pousser Weiner dehors.

Il paraît qu’il a envoyé des images à « des jeunes femmes du parti démocrate ». Qui ont très bien pu l’inciter à envoyer ses photos. Trop facile…

Et tout ça pour étendre l’influence de l’Arabie Saoudite et de l’Islam sur les USA.

Il est temps de faire le ménage au parti Démocrate, il me semble!!!

Je ne suis pas le premier à me poser la question et la chose va bien plus loin:

http://www.americanthinker.com/2011/06/the_muslim_brotherhood_and_weiner.html

Il s’avère que Huma est membre de la Muslim Sisterhood, succursale de la Muslim Brotherhood d’Egypte qui cherche à imposer la domination mondiale de l’Islam.

Et c’est une « amie proche des Clintons » et une candidate possible pour le gouvernement Américain…

Hé, Mossad, vous ne faites pas votre boulot!!!

Stefan Metzeler

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« If you don’t care what folks says about dis family, I does! »

Mammy: « If you don’t care what folks says about dis family, I does! »

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Moi je suis pour déchoir provisoirement de leur nationalité les couillons d’immigrés (et surtout enfants d’immigrés) qui se rendent coupables « d’attentat à la dignité de la nation française et de son peuple » (il doit bien y avoir déjà dans le code pénal – ou le code Napoléon – un crime de ce genre qui soit prévu)… Ils seraient condamnés à des travaux forcés non rémunérés d’intérêt général durant une durée fixée à leur jugement – mais ré-évaluable à la hausse au cours du service. Travaux forcés « à l’américaine’ du type remblaiement des routes, nettoyage des fossés, aide aux agriculteurs.. etc. Que des boulots physiques (qui vident la tête) en-dehors des villes, avec chaines (électroniques) aux pieds, sous contrôle judiciaire. Cela ferait de la main-d’œuvre gratuite pour relever la France – à condition surtout de garder ces esclaves modernes (en période probatoire de re-citoyennisation) dans les services publiques, afin qu’ils ne prennent pas les bons emplois des français dans les entreprises privées. En plus ça désengorgerait les prisons.

Un tel traitement réservé aux délinquants serait plus juste, en tous les cas, que de soumettre a-priori tous les postulants au droit d’asile/tous les pauvres gens en voie de régularisation administrative, à des épreuves humiliantes, ou de les parquer dans des zones de quasi-non-droit, comme on voit en Suisse. Seuls les auto-proclamés ennemis de la nations française (les coupables de crimes racistes à l’encontre d’autochtones, les brûleurs de drapeaux.. etc.) connaîtraient le sort des esclaves antiques (qui fut loin d’être toujours aussi cruel qu’on croit).

P.s : Des études économique sérieuses confirment qu’au temps où les chanteurs de blues travaillaient dans nos champs de coton sudistes, leur niveau de vie moyen était supérieur à celui du travailleur rémunéré de base chez les nordistes.(1)
La chose était courante aussi du temps de la Rome antique : les esclaves engagés comme secrétaires particuliers, comptables ou philosophes dans les grandes maisons patriciennes vivaient parfois comme des princes, alors que certains citoyens de base, comme il n’avaient pas le droit de travailler, crevaient de faim…
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Une commentatrice est arrivée sur le thread originel où je finissais à peine de pondre le raisonnement que vous venez de lire, et voilà ce qu’elle m’a dit :

« Je verrais bien la Princesse Raiponce, heureuse et détendue, travailler dans nos champs de coton sudistes tout en chantant du blues… »

Et voilà justement ce que Raiponce y’a raiponçu :

_ Mes ancêtres étaient tous paysans, et pauvres. J’aime la terre, et la cultiver ne me dérangerait pas. Curieusement, j’aime aussi énormément le blues. Je ne le chante pas mais c’est un rythme qui, irrésistiblement, lorsqu’il surgit, me possède. Il ‘me prend par le bas, par le haut’ (Edith Piaf Copyright), et je ne peux m’empêcher de danser cette musique.

On a laissé entendre alors que par ces propos – en vantant la musique des noirs américains, je suppose – je m’éloignais de la (supposée) doxa de la ‘nettocratie franchouillarde’ (sic).

Raiponçe :

_ Je suis française de souche, c’est un fait. Je n’ai pas besoin de ne pas aimer le blues pour prouver mon appartenance à ma terre. C’est la grande différence entre ‘eux’ et moi.

Spéciale dédicace à ceux qui croient que les français de souche n’existent pas.

Bonus tracks :

_ P.s : Ma demi-sœur qui vit à la campagne et qui est aussi pauvre que moi (à la différence qu’elle a deux enfants à charge et plus d’homme à la maison) a justement longtemps travaillé dans une plantation de plantes à fleurs. Repiquer des pots, cassée en deux, toute la journée pour des clopinettes, c’est pire je crois, au niveau physique, que de ramasser du coton.

_ Pp.s : Quant à être heureuse et détendue… je vais vous dire une chose. Pour n’avoir pas peur de se montrer heureux et détendu, il faut avoir souffert suffisamment pour ne plus aimer la souffrance. Regardez ce qui caractérise tous ceux qui n’ont rien vécu : ils font les yeux noirs sur leurs photos, font des régimes, prennent des poses mystiques et romantiques, et déclarent à tout bout de champ que la vie est absurde. Lol !

_ Ppp.s : En ce qui concerne mon hobby préféré, à savoir me faire passer pour une juive, c’est ma façon à moi de montrer que la mystique juive ne m’impressionne pas, ni ne m’intimide : de la considérer comme un jouet, sans plus, dont je peux me rendre maîtresse, mais qui ne sera jamais maître de moi.
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(1) Trouvé chez des adorateurs de Martin Luther King (on ne pourra pas me taxer d’aller chercher mes sources du côté des infréquentables) :

« Après la guerre d’indépendance, le nord de l’Amérique avait consacré une grande partie de son énergie à fonder un système industriel, imposant ainsi son monopole dans le monde minier, sur les transports, et les usines. Quand à lui le sud du pays n’envisageait pas de moderniser ses méthodes de production, ni de stimuler la main d’œuvre…Selon les exploitants sudistes cette dernière bénéficiait d’un meilleur niveau de vie que les ouvriers nordistes .Ils rejetaient tout libéralisme économique pour défendre une société féodale. Pour augmenter leurs profits et résister à la dictature économique du Nord, ils voulaient étendre leurs domaines agricoles. »

« Le nord n’était cependant pas un territoire d’égalité raciale parfaite. En effet le droit de vote n’était par exemple, par accordait à la communauté noire. Et la plupart des noirs se résignaient à devoir exercer de petits métiers demandant peu de qualifications. La ségrégation s’installait petit à petit dans les quartiers, les transports et écoles. »

ICI : http://blackamericans.jimdo.com/avant-martin-luther-king/la-guerre-de-s%C3%A9cession/

Excusez les fautes d’orthographes. Je les ai gardées intactes, justement pour montrer que le blog d’où elles sont issues n’est pas un blog ‘de chez nous’.

[Pour ce qui est de la qualité de vie moyenne en système féodal (hors catastrophes climatiques), comparée à celle des travailleurs de la première révolution industrielle, consultez n’importe quel bon prof d’histoire. Je vous renvois à l’un des miens : monsieur Wanegffelen – que j’ai eu la chance de pouvoir beaucoup apprécier à l’Université Blaise Pascal de Clermont Ferrand – sans pour autant qu’il soit catégorisé ‘réac’ – c’est le moins qu’on puisse dire – et dont je viens d’apprendre sur sa notice Wikipedia qu’il est mort en 2009……]